En clôture de La Nuit des Idées », à la Villa Chanteclerc, le 28 janvier 2021 le texte suivant de Patrick Mathelié-Guinlet a rencontré un certain succès.

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
..2020 : “annus horribilis” avec 2 “haines”, quoiqu’avec un seul n ça fonctionne aussi
..car on peut dire qu’on l’aura quand même eue bien dans le cul, cette année-ci…
..Si je n’avais la poésie de l’écriture pour vous crier sans masque tout ce que je ressens OK
..et m’inventer un ailleurs meilleur dans un lendemain mélomane,
..la vie ne serait qu’une routine irrespirable sans aucun espoir de changement
..et d’un ennui bien plus mortel que le virus !
..Je ne supporte plus la décadence du moment,
..cette mise en parenthèses de la plus élémentaire humaine intelligence et du bon sens dans une sorte de boucle du temps…
..Pour les uns, le virus est un prétexte,
..voire une aubaine, source de pouvoir et de profit
..(ainsi n’est-il pas par exemple au sens littéral la cause qui précède l’écriture de ce texte ?),
..pour d’autres un révélateur, une catalyse, voire une catharsis…

An maladi mové ki té ka fè bet pè
Dapré “Le loup et le chien” de Jean de La Fontaine
Face à la tragédie qui se joue en Haïti, dont des habitants sont chaque jour assassinés par un gang ou tués par des policiers, et spoliés par un pouvoir corrompu, l’écrivain se tourne vers la poésie, comme un flot de lumière face à la noirceur de l’existence.
— Par Jérôme Béglé —
Deux raisons, en ce mois de janvier, de sauver de l’oubli un manuscrit, sans titre, de
La jeune femme de 22 ans seulement a déclamé des vers célébrant une « Amérique unie » lors de l’investiture de Joe Biden, mercredi. Sa prestation a été saluée par de nombreuses personnalités.
Man konvotjé kò-mwen
Le romancier et poète Louis-Philippe Dalembert, que les lecteurs du National avaient (re)découvert dans l’entretien qu’il a accordé le 8 septembre 2020 à notre collaborateur Robert Berrouët-Oriol («
Cécile Vidal :
Brève présentation de la situation linguistique en Haïti : entre monolinguisme et bilinguisme
Un ami me signale la parution à
— Par Laurence Houot —
« Le libre exercice de l’esprit critique et de nos capacités d’analyser les problèmes récurrents de l’enseignement supérieur au pays sont lourdement assautés et précarisés ces derniers mois », nous écrit l’un des enseignants de l’Université d’État d’Haïti avec lesquels nous avons l’habitude d’échanger. Il désigne ainsi, par-delà les difficiles conditions de travail en lien avec le Covid 19, la situation politique du pays qui affecte quotidiennement les citoyens : forte recrudescence des enlèvements contre rançon, hausse des assassinats ciblés notamment dans les quartiers populaires, gangstérisation du pouvoir d’État sous la houlette du parti présidentiel, le PHTK néo-duvaliériste lié aux gangs armés, institutionnalisation de la corruption et de l’impunité, etc. À cela s’ajoute le fait que le Parlement, dysfonctionnel depuis janvier 2020, n’exerce aucun contrôle de l’action gouvernementale et le président Jovenel Moïse, dépourvu de légitimité et constamment contesté par la population, gouverne par décrets anticonstitutionnels ayant force de loi (plus d’une trentaine depuis environ huit mois). L’illégalité et l’inconstitutionnalité de ces décrets ont été publiquement dénoncées par la Fédération des Barreaux d’Haïti dans sa résolution du 3 juin 2020.
Nous vivons une drôle d’époque… et pas seulement en raison de la crise sanitaire, d’autres virus s’étant infiltrés au cœur de nos sociétés, que l’on pensait plus subtiles ! Si l’on en croit certains mouvements féministes, comme aussi cette inscription relevée à Paris sur les murs d’une certaine faculté, il faudrait donc avec d’autres me clouer au pilori pour avoir, pendant plus de quarante ans, distillé le poison de la poésie ronsardienne à des générations d’élèves. À des classes où d’innocentes jeunes filles auraient, par ma seule faute d’enseignante inconsciente, été
Ladjé kò… débayonné
Arrête de boire ou de fumer pour cesser d’oublier et réagir, réaliser…
Manta 131, Histoire interdite, Anges noirs aux portes de l’enfer, voici trois nouvelles hantées par les cauchemars, les illusions et abominations de mondes où l’espoir est banni. Il suffit d’un meurtre perpétré dans des conditions atroces pour que la vie de Charlemagne Legba bascule à tout jamais. Cet enquêteur solitaire finit par accepter son destin de guerrier éternel évoluant hors du champ étroit et linéaire de l’espace-temps. Désormais, il affrontera des périls tant humains que surnaturels car il refuse le fatalisme et la soumission aux forces occultes. Les adeptes de la Philosophie du Mal sont légion au sein de la Martinique ou des « Martiniques ». Charlemagne Legba, gardien mélancolique sans joie, c’est un John Shaft désabusé errant dans la quatrième dimension. Un ouvrage où le fantastique, l’horrifique, l’uchronie, l’ironie malmènent la psyché du lecteur.
La Très Grande Librairie, est une librairie en ligne qui propose à la vente des livres d’occasion.
Par un des hasards dont l’édition n’est même pas l’organisatrice, deux femmes qu’on soupçonne de préférer la littérature à la paraphrase jouent en cette fin d’année, pour notre plus grand plaisir, à l’écriture exquise.
Jéra an souba Makouba, s’en alla a gran pa anba de l’anbabwa pou fouyé dé Yanm-bwa.
Depuis de trop longues semaines déjà, le théâtre nous manque cruellement, et