Le Canada soutient-il indirectement la corruption en Haïti via les Journées de la diaspora 2026 ?

L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, avalise-t-il l’appui public des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 à la corruption au Fonds national de l’éducation ?

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

  1. MISE EN CONTEXTE FACTUELLE

Les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) se sont tenues à Montréal du 17 au 19 avril 2026. Durant ces Assises, les JIDH2026 ont accordé, sur le mode d’un actif partenariat institutionnel, une ample tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE). Ce partenariat institutionnel et politique est explicitement mentionné sur le profil Facebook du Fonds national de l’éducation, dès le 18 avril 2026, dans les termes suivants : « À Montréal, le Directeur général du FNE invite la diaspora haïtienne à s’engager dans un projet éducatif moderne et inclusif pour Haïti. (…) Partenaire principal de cette édition, le Fonds national de l’éducation (FNE) s’inscrit au coeur de cette mobilisation, en contribuant activement aux échanges à travers une délégation conduite notamment par son Directeur général, Monsieur Elysé Colagène. L’institution y défend une orientation claire : faire de l’éducation le socle d’une transformation durable, en mobilisant de manière structurée les ressources les compétences et l’expertise de la diaspora haïtienne ». Au cours de ces Assises, les JIDH2026 ont offert une ample tribune politique et propagandiste à Élysée Colagène, l’actuel directeur général du Fonds national de l’Éducation (FNE).

Peu de temps après la clôture de ces Assises, nous avons fait paraître le 23 avril 2026, sur Rezonòdwès, l’article intitulé « À Montréal, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation ». Cet article consigne notre première prise de position publique et amplement documentée sur les JIDH 2026. Cet article s’articule en une lettre ouverte adressée à Elmano Endara Joseph, journaliste du quotidien Le National paraissant en Haïti et qui a commis dans ce journal un texte fort complaisant et dénué de distance critique. Dans notre article du 23 avril 2026 nous analysons la participation du directeur du Fonds national de l’éducation (FNE) aux Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) et nous mettons en lumière le dispositif idéologique et politique des JIDH au titre d’une délictueuse passerelle institutionnelle entre le FNE et la diaspora haïtienne. L’article du 23 avril 2026 a été actualisé et publié le 28 avril 2026 en Martinique sur le site Madinin’art sous le titre « JIDH 2026 : vitrine ou camouflage ? » et, le 29 avril 2026, il est paru sur le site Fondas kreyòl en Martinique sous le titre « Demande formelle d’une enquête exhaustive sur la participation du chancelier de l’Université de montréal, M. Srantz Saintellemy, aux Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ». L’article du 23 avril 2026, « À Montréal, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation » a été diffusé en Haïti sur les 17 plateformes régionales du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH) et sur le fil info de l’Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA).

Dans notre article du 23 avril 2026, nous avons rigoureusement démontré, références documentaires à l’appui, que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont servi de vitrine complaisante et propagandiste au Fonds national de l’éducation (FNE), un organisme de l’État haïtien au cœur de graves allégations de corruption et de détournement de centaines de millions de Gourdes de 2011 à 2025. Notre analyse précise qu’en offrant une vaste tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE), les JIDH2026 ont avalisé et légitimé, sans aucun examen critique, un organisme de l’État haïtien impliqué dans des détournements massifs de fonds publics.

NOTE — Il est utile de ne pas perdre de vue que la saga du Fonds national de l’éducation créé en 2011 par le PHTK néo-duvaliériste et légalisé en 2017 rappelle celle instituée par le dictateur François Duvalier pour asseoir un vaste système de corruption et de « pompage » des ressources financières du pays à travers la Régie de tabac et des allumettes dès le milieu des années 1960. L’une des caractéristiques opérationnelles de cette régie de la dilapidation gangstérisée était l’utilisation d’un « compte non-fiscal » créant un monopole du tabac. Ce dispositif a par la suite été instrumentalisé dans d’autres entreprises gouvernementales qui ont servi de caisse noire et sur lesquelles aucun bilan n’a été trouvé. Dans son ouvrage « Idéologie de couleur et classes sociales en Haïti » (Presses de l’Université de Montréal / Cidihca, 1987), la sociologue Micheline Labelle nous enseigne qu’« une grande part des recettes extra-budgétaires, provenant surtout de la Régie du tabac et des allumettes et représentant au moins 40% des recettes totales de l’État, alimente largement les dépenses en frais militaires non encourues par le budget de la défense (Girault, 1975 : 62). On sait que cet organisme est le grand pourvoyeur de fonds du budget de répression et que le gouvernement refuse encore la fiscalisation de ses comptes, en dépit des demandes de rationalisation administrative (…) de tous les organismes internationaux à ce jour ». De la Régie de tabac et des allumettes à l’actuel Fonds national de l’éducation qui n’est pas soumis au moindre contrôle du Parlement haïtien au demeurant asphyxié par le PHTK, la filiation duvaliériste est historiquement établie et une telle donnée historique ne figure certainement pas dans les critères d’attribution par l’International des importantes sommes transférées à Haïti dans le domaine de l’éducation (source : « Corruption, détournement de fonds publics, népotisme : le Fonds national de l’éducation défie et échappe encore à la Justice haïtienne ». Par Robert Berrouët-Oriol. Rezonòdwès, 21 août 2025).

Le 11 mai 2026 nous avons publié sur divers sites, aux États-Unis, au Canada et en Haïti l’article intitulé « Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’Haïti ».  

Un partenariat institutionnel, politique et idéologique

Dans cet article de 22 pages amplement documenté, nous avons une fois de plus démontré que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont servi de vitrine complaisante et propagandiste au Fonds national de l’éducation (FNE), un organisme de l’État haïtien au cœur de graves allégations de corruption et de détournement de centaines de millions de Gourdes de 2011 à 2025. Notre analyse précise qu’en offrant une vaste tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE), les JIDH2026 ont légitimé, sans aucun examen critique, un organisme impliqué dans des détournements massifs de fonds publics.

De manière rigoureuse et documentée nous avons mis en lumière la réalité du partenariat institutionnel, politique et idéologique institué entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation (FNE). Nous avons démontré que les JIDH 2026 ont servi de plateforme propagandiste de légitimation politique au Fonds national de l’éducation promu au rang de « Partenaire principal » de l’événement (voir le profil Facebook du Fonds national de l’éducation, 18 avril 2026 ; la mention Fonds national de l’éducation « Partenaire principal de l’événement » apparaît également dans le journal Le National daté du 21 avril 2026). Organisme public créé pour financer l’éducation en Haïti, le FNE a été mis sur pied en 2011 par Michel Martelly et Laurent Lamothe, les deux caïds en chef du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste. Le FNE, légalisé en 2017 et placé sous la juridiction du ministère de l’Éducation nationale d’Haïti, est l’objet, en Haïti, d’enquêtes approfondies de l’ULCC (l’Unité de lutte contre la corruption) pour :

  • opacité de sa gestion et malversation financière,

  • absence de reddition de comptes,

  • absence d’états financiers annuels de 2011 à 2025,

  • absence d’audits des états financiers annuels de 2011 à 2025,

  • gestion non conforme aux lois haïtiennes,

  • des faits de détournement de plusieurs centaines de millions de Gourdes.

TABLEAU 1Fiche synthèse

 

Période

Événement et documents

Source

Oct. 2024 – Fév. 2025

Subventions irrégulières (163 millions de Gourdes)

Gestion FNE

8 déc. 2025

Rapport ULCC : abus de fonction, détournement (163 millions de Gourdes)

Rapport ULCC

9–10 déc. 2025

Premiers articles de presse

RHINEWS

17 déc. 2025

Analyse Le National

Le National

Avril 2026

Mise à jour Gazette Haïti

Gazette Haïti

 

Notre article du 11 mai 2026 précise que l’appel lancé à la diaspora haïtienne par l’actuel directeur du FNE, Élysée Colagène, en vue d’un soutien massif à l’éducation en Haïti relève à la fois de l’imposture et d’une stratégie de prédation qui porte la marque de fabrique du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste, à savoir :

(a) mettre sur pied une machine kleptocratique dont les recettes ne sont pas budgétisées et qui n’ont jamais fait l’objet d’états financiers ni d’audits des états financiers de 2011 à 2026 ;

(b) habiller cette machine kleptocratique d’un vernis de légitimité juridique (Loi du 17 août 2017) ;

(c) administrer cette machine kleptocratique en dehors du moindre contrôle du Parlement et selon les recettes managériales des « zenglendo à cravate ».

Nous avons de la sorte précisé que c’est aussi à ce niveau que les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 ont avalisé le système de la corruption au FNE et amplement contribué à sa légitimation internationale et dans la communauté haïtienne du Canada. Les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 portent ainsi une lourde et scabreuse responsabilité de complicité institutionnelle : celle du « blanchiment de crédibilité » d’une institution haïtienne qui ne dispose guère en Haïti de la moindre crédibilité dans les milieux éducatifs.

  1. ALLOCUTION DE L’AMBASSADEUR DU CANADA EN HAÏTI, ANDRÉ FRANÇOIS GIROUX, AUX JOURNÉES INTERNATIONALES DE LA DIASPORA HAÏTIENNE 2026, le vendredi 17 avril 2026 (cliquer sur le lien suivant pour écouter l’enregistrement : https://www.youtube.com/watch?v=ejyvxGfa6Lg)

Le site Web officiel des Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) a publié une galerie de photos d’officiels du gouvernement canadien souriants, extasiés et apparemment « ravis » de participer à un événement grandiose qui, en réalité, s’est révélé être une surréaliste et tapageuse mise en scène : celle de l’avalissement, par les JIDH 2026, de la corruption au Fonds national de l’éducation (FNE). Parmi les officiels qui représentaient le gouvernement canadien l’on reconnait l’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, ainsi que la ministre canadienne de la Santé, originaire d’Haïti, Marjorie MichelNOTE – Sur le plan formel et protocolaire, sur le registre de la représentation officielle du Canada aux JIDH2026, l’on observe que le gouvernement canadien était officiellement représenté par deux fonctionnaires de haut niveau, Marjorie Michel et André François Giroux. Il est tout à fait invraisemblable que deux fonctionnaires canadiens de si haut niveau n’aient pas été adéquatement avisés –avant leur participation aux JIDH2026–, de la présence du Fonds national de l’éducation au titre de « Partenaire principal de l’événement » : les services gouvernementaux canadiens sont dépositaires de dossiers analytiques fort bien documentés sur la corruption en Haïti et, singulièrement, sur la corruption au Fonds national de l’éducation… Il est tout aussi invraisemblable que les services gouvernementaux canadiens –dépositaires de dossiers analytiques fort bien documentés sur les organismes de la communauté haïtienne au Canada–, ne disposent pas de données factuelles sur la gestion et le financement des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026… Il est tout à fait invraisemblable que deux fonctionnaires canadiens de si haut niveau puissent un jour plaider aventureusement « l’ignorance » de l’état des lieux de la corruption au Fonds national de l’éducation… D’ailleurs, une question mérite d’être soulevée : l’ambassadeur André François Giroux disposait-il d’un mandat formel du ministère des Affaires étrangères du Canada l’autorisant à participer aux Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026… et à y prononcer une allocution au nom de l’État canadien et qui reflète la position officielle du Canada ? Question liée : l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, était-elle a minima au courant de la présence de l’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, aux JIDH 2026 ? Cette question n’est pas fortuite au regard du poids électoral et politique des communautés haïtiennes au Canada, à Montréal et à Toronto notamment, ainsi que des engagements publics du Canada en ce qui a trait à l’établissement de l’État de droit en Haïti.

REMARQUE – Juriste de formation, membre de la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies de 1996 à 1999, l’ambassadeur André François Giroux est un fin connaisseur des procédures et des règlements de la représentation diplomatique : il est invraisemblable qu’il n’ait pas eu en sa possession la « fiche technique » des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 avant de participer à cet événement… La participation de la représentation diplomatique canadienne à des événements publics obéit à des procédures protocolaires strictes visant à garantir la cohérence de l’action extérieure du Canada. Toute présence officielle doit être autorisée par Affaires mondiales Canada et s’inscrire dans les priorités stratégiques du pays. Les diplomates doivent respecter les règles de neutralité politique, éviter toute prise de position publique non validée et suivre les lignes directrices de communication établies par le ministère. Les interventions publiques sont préparées selon des notes d’allocution approuvées, et les interactions avec les médias doivent se conformer aux protocoles de communication. La sécurité personnelle et institutionnelle est encadrée par des directives opérationnelles, notamment lors d’événements à risque. Enfin, la représentation canadienne veille à maintenir une conduite exemplaire, conforme aux normes éthiques du service extérieur, afin de préserver l’intégrité, la crédibilité et la constance de la diplomatie canadienne.

Au terme d’une minutieuse recherche documentaire, nous avons retracé la version intégrale de l’allocution prononcée par l’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, aux JIDH 2026.

Synthèse de l’allocution de l’ambassadeur André François Giroux aux Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026

A. Introduction : salutations, contexte et reconnaissance de la diaspora

L’ambassadeur André François Giroux a débuté son allocution en saluant les organisateurs des JIDH 2026, les participants venus d’Haïti et de la diaspora, ainsi que les représentants institutionnels présents. Il a insisté sur la valeur stratégique de la diaspora haïtienne, qu’il décrit comme un acteur essentiel du développement, un réservoir de compétences, et un pont entre Haïti et le monde.

Il a rappelé que le Canada entretient avec Haïti une relation historique, humaine et politique profonde, marquée par une solidarité constante, notamment dans les domaines :

  • de la gouvernance démocratique,

  • de la sécurité,

  • de l’éducation,

  • de la santé,

  • et du développement communautaire.

L’ambassadeur a situé son intervention dans un contexte de crise multidimensionnelle en Haïti, soulignant que la diaspora joue un rôle crucial dans la résilience du pays.

B. Diagnostic de la situation en Haïti : insécurité, effondrement institutionnel et urgence d’agir

L’ambassadeur Giroux a dressé comme suit un portrait de la situation actuelle en Haïti. Il a évoqué :

  • la violence des groupes armés,

  • l’effondrement des institutions publiques,

  • la paralysie des services essentiels,

  • la crise humanitaire,

  • et la fragilisation extrême de l’État de droit.

Il a insisté sur le fait que l’impunité est l’un des moteurs principaux de la crise actuelle en Haïti. Il a rappelé que le Canada a sanctionné plusieurs acteurs haïtiens impliqués dans la corruption, le financement des gangs ou la déstabilisation politique, et que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie internationale coordonnée. NOTEL’ambassadeur canadien s’est toutefois gardé d’identifier ouvertement les politiciens haïtiens sanctionnés par le Canada, notamment les deux principaux caïds du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste, l’ancien président Michel Martelly et l’ancien premier ministre Laurent Lamothe –les « parrains-fondateurs » du Fonds national de l’éducation en 2011. Ils ont été lourdement sanctionnés par le Canada et les États-Unis.

Les sanctions sont consignées principalement dans les documents :

  • du gouvernement du Canada (Affaires mondiales Canada – AMC),

  • du gouvernement des États-Unis (Département du Trésor – OFAC).

Ces documents sont publics, datés, et ils détaillent les motifs : corruption grave, abus de fonction, participation au financement de gangs.

Documents officiels du Canada (sanctions 2022–2023) / Communiqué d’Affaires mondiales Canada, 20 novembre 2022

Sanctions contre Michel Martelly, Laurent Lamothe, Jean Henry Céant.

Motifs :

  • participation à des actes de corruption grave,

  • soutien financier à des gangs armés déstabilisant Haïti,

  • mesures prises sous la Loi sur les mesures économiques spéciales (Haïti).

Durant son allocution, l’ambassadeur a rappelé que la sécurité est la condition préalable à toute reconstruction durable et que le Canada soutient les efforts visant à rétablir un environnement stable en Haïti.

C. Le rôle du Canada : engagement, coopération et principes directeurs

L’ambassadeur André François Giroux a exposé les axes de l’engagement canadien en Haïti, articulés autour de trois piliers :

a) Sécurité et stabilisation

  • Appui à la Mission multinationale de soutien à la sécurité.

  • Soutien logistique, formation et équipement pour les forces de l’ordre haïtiennes.

  • Coopération avec les partenaires régionaux et internationaux.

b) Gouvernance, lutte contre la corruption et État de droit

  • Appui aux institutions judiciaires et de contrôle.

  • Soutien aux initiatives de transparence et de reddition de comptes.

  • Renforcement des capacités administratives.

c) Développement durable et inclusion sociale

  • Programmes en éducation, santé, égalité des genres.

  • Soutien aux organisations communautaires.

  • Initiatives visant à renforcer la résilience économique.

Il a insisté sur le fait que le Canada agit selon des principes de partenariat, de respect, et de responsabilité partagée et non dans une logique d’ingérence.

D. La diaspora haïtienne : un acteur incontournable du changement

L’ambassadeur a consacré une partie importante de son allocution à la diaspora, qu’il décrit comme :

  • un moteur d’innovation,

  • un relais de compétences,

  • un acteur économique majeur,

  • un vecteur de stabilité sociale,

  • un partenaire stratégique du Canada.

Il a rappelé que les transferts financiers, les initiatives entrepreneuriales, les projets communautaires et les engagements professionnels de la diaspora constituent une force structurante pour Haïti.

Il appelle la diaspora à :

  • renforcer ses réseaux,

  • soutenir les initiatives locales,

  • participer aux débats sur la gouvernance,

  • contribuer à la reconstruction institutionnelle.

E. Appel à la responsabilité collective et à la mobilisation

Dans la dernière partie de son discours, l’ambassadeur André François Giroux a adopté un ton plus solennel. Il affirme que la crise haïtienne ne peut être résolue sans une mobilisation collective, incluant :

  • les Haïtiens d’Haïti,

  • la diaspora,

  • les partenaires internationaux,

  • les institutions régionales,

  • et les acteurs de la société civile.

Il a insisté sur la nécessité d’un consensus national haïtien, condition indispensable à toute transition politique crédible.

Il a conclu son allocution en réaffirmant que le Canada restera un partenaire engagé, constant et solidaire, mais que la solution doit venir d’abord des Haïtiens eux‑mêmes, dans un esprit de responsabilité et de dialogue.

L’ambassadeur a terminé son allocution sur une note d’espoir :

  • Il a exprimé sa confiance dans la capacité du peuple haïtien à surmonter les épreuves.

  • Il a réaffirmé l’engagement du Canada à accompagner Haïti dans la durée.

  • Il a remercié la diaspora pour son rôle essentiel dans la préservation du lien entre Haïti et le monde.

3. ANALYSE CRITIQUE DE L’ALLOCUTION DE L’AMBASSADEUR ANDRÉ FRANÇOIS GIROUX AUX JIDH 2026 AU REGARD DE LA CORRUPTION AU FONDS NATIONAL DE L’ÉDUCATION (FNE)

A. Un discours diplomatique centré sur l’impunité mais silencieux sur le Fonds national de l’éducation

L’ambassadeur André François Giroux a situé la lutte contre l’impunité le cœur de son allocution. Il a dénoncé :

  • la corruption systémique,

  • les réseaux politico‑économiques,

  • les élites prédatrices,

  • et l’effondrement des mécanismes de reddition de comptes.

L’on observe cependant, malgré la gravité des scandales amplement documentés qui sévissent au Fonds national de l’éducation (FNE) –détournements des finances de l’État, absence d’états financiers, absence d’audits des états financiers, opacité financière, kleptocratie, enquêtes de la Cour supérieure des comptes et de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC)–, que l’ambassadeur André François Giroux n’a pas mentionné une seule fois, explicitement, le Fonds national de l’éducation au chapitre de la corruption et de l’impunité en Haïti. Tel que nous l’avons précisé précédemment, il est tout à fait invraisemblable qu’un fonctionnaire canadien de si haut niveau n’ait pas été adéquatement avisé –avant sa participation aux JIDH2026–, de la présence du Fonds national de l’éducation au titre de « Partenaire principal de l’événement » : les services gouvernementaux canadiens sont dépositaires de dossiers analytiques fort bien documentés sur la corruption en Haïti et, singulièrement, sur la corruption au Fonds national de l’éducation

Évocation à géométrie variable de l’impunité en Haïti, discrétion « œcuménique », mémoire sélective ou « oubli » préfabriqué ? Un angle mort majeur

Le lourd et encombrant silence de l’ambassadeur André François Giroux sur le vaste système de corruption au Fonds national de l’éducation interpelle et s’avère problématique pour plusieurs raisons :

  1. Le Fonds national de l’éducation est l’un des plus grands scandales financiers récents en Haïti.

  2. Il est invraisemblable que l’ambassadeur André François Giroux ne soit pas au courant de ce dossier qui est certainement amplement documenté dans les archives de la Gendarmerie royale du Canada et dans celles des services consulaires du ministère des Affaires étrangères du Canada.

  3. Le Fonds national de l’éducation et son directeur, Élisée Colagène, ont été invités par les JIDH 2026 au titre de « partenaire principal », ce qui soulève un enjeu majeur de crédibilité éthique.

  4. La diaspora et les partenaires internationaux ont droit à une position claire sur la gestion des fonds publics destinés à l’éducation.

En ne nommant pas explicitement, ouvertement, le Fonds national de l’éducation durant son allocution, l’ambassadeur André François Giroux alimente le déni de réalité et l’aveuglement sur l’écosystème de la corruption dans le secteur de l’éducation en Haïti. Il oblitère et laisse intact le plus emblématique « modèle » de corruption institutionnelle en Haïti.

B. Une dénonciation générale de la corruption qui évite les cas concrets

L’ambassadeur a évoqué :

  • les sanctions canadiennes,

  • les acteurs haïtiens impliqués dans la corruption,

  • les réseaux criminels,

  • les élites politiques sanctionnées.

Mais il n’a ni abordé ni identifié :

  • les fonds publics détournés,

  • les institutions impliquées dans la corruption institutionnelle systémique en Haïti,

  • les mécanismes de prédation,

  • les responsabilités administratives et politiques.

L’allocution de l’ambassadeur André François Giroux a ainsi emprunté la voie d’une abstraction funambulesque qui dilue, absout et évacue les responsabilités éthiques et politiques : en se cantonnant au périmètre d’une dénonciation générale et désincarnée de l’impunité en Haïti, son allocution :

  • évite de nommer les institutions défaillantes,

  • ne distingue pas les niveaux de responsabilité politique,

  • ne propose pas de pistes concrètes pour les secteurs les plus touchés,

  • laisse dans l’ombre les fonds destinés à l’éducation, pourtant essentiels à la reconstruction du pays.

Le « silence œcuménique » observé par l’ambassadeur André François Giroux à propos du Fonds national de l’éducation est un fort révélateur : à bien le comprendre, il permet d’illustrer de quelle manière –aux yeux d’un diplomate de carrière et fin connaisseur de la situation politique d’Haïti–, l’impunité peut être abstraitement « dénoncée » sans que cela n’ouvre la voie à des conséquences administratives, judiciaires et politiques…

C. Une mise en scène délictueuse de l’impunité : la participation du Fonds national de l’éducation aux Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026

Les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 ont été publiquement interpellées et critiquées pour avoir :

  • invité le directeur du Fonds national de l’éducation,

  • présenté le FNE comme un partenaire institutionnel majeur,

  • offert une ample tribune à une institution dépourvue de légitimité et de crédibilité en Haïti et visée par des enquêtes de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) pour corruption et détournement des finances publiques,

  • interdit de facto tout débat public sur les rapports d’enquête de l’ULCC au cours des ateliers. NOTE – Voir en fin d’article le listage des études publiées par le linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol sur la corruption au Fonds national de l’éducation.

L’on observe, en toute rigueur, qu’il existe un délictuel décalage entre le discours de l’ambassadeur André François Giroux et le contexte politique des Journées internationales de la diaspora haïtiennes 2026.

L’ambassadeur du Canada en Haïti –en intervenant sur le mode d’une « mémoire oublieuse » et sélective au cours d’un événement montréalais où le FNE avait le statut de « Partenaire principal », de « Fier partenaire »–, a couvert de son « honorabilité diplomatique » une opération politique de crédibilisation d’une institution haïtienne, le FNE, gangrénée par la corruption et visée, en Haïti, par les enquêtes de l’ULCC pour corruption et détournement des finances publiques. André François Giroux a pu ainsi dénoncer abstraitement et de manière désincarnée la corruption en Haïti sans mentionner une seule fois le FNE, ce qui a été perçu comme une caution implicite à l’avalissement de la corruption au Fonds national de l’éducation durant les Journées internationales de la diaspora haïtiennes 2026. Autrement dit, l’allocution d’André François Giroux a été perçue comme une caution diplomatique et politique du Canada à l’écosystème de la corruption généralisée au Fonds national de l’éducation, alors même que le Canada a officiellement sanctionné les deux principaux caïds du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste, l’ancien président Michel Martelly et l’ancien premier ministre Laurent Lamothe qui sont à l’origine de la création du Fonds national de l’éducation en 2011. La sanction prise par le gouvernement canadien est datée du 20 novembre 2022, elle a été adoptée au motif de la participation avérée de Michel Martelly et de Laurent Lamothe à des actes de corruption grave et de leur soutien financier à des gangs armés déstabilisant Haïti (voir les « Documents officiels du Canada (sanctions 2022–2023) » / « Communiqué d’Affaires mondiales Canada, 20 novembre 2022. Sanctions contre Michel Martelly, Laurent Lamothe, Jean Henry Céant »).

Ce que l’allocution de l’ambassadeur canadien en Haïti oblitère et évacue : quarante ans de luttes de la société civile haïtienne contre l’impunité (1986–2026)

Depuis la chute de la dictature des Duvalier en 1986, la société civile haïtienne mène une lutte continue, multiforme et souvent périlleuse contre l’impunité. Cette lutte s’est structurée autour d’organisations de défense des droits humains, de mouvements citoyens, de syndicats, de médias indépendants et de réseaux communautaires. Elle s’est déployée dans un contexte marqué par la fragilité institutionnelle, la violence politique, la corruption systémique et l’absence chronique de justice.

Dans les années 1980 et 1990, les organisations pionnières comme le RNDDH (Réseau national de défense des droits humains), la POHDH et la CRESFED ont documenté les violations des droits humains, exigé des procès pour les crimes de la dictature et dénoncé les exactions commises par les forces armées et les groupes paramilitaires. Leur travail a permis de constituer les premières archives citoyennes sur les crimes politiques, malgré l’absence de volonté étatique de poursuivre les responsables.

À partir des années 2000, la lutte contre l’impunité s’est élargie à la corruption, au blanchiment d’argent, aux exécutions extrajudiciaires, aux violences policières et aux crimes économiques. Des organisations comme la Fondation Je Klere, le CARDH (Centre d’analyse et de recherche en droits humains) et l’OCNH ont joué un rôle central dans la veille citoyenne, la production de rapports, la formation juridique et la mobilisation publique.

Le procès contre Jean‑Claude Duvalier : une bataille inachevée pour la justice

Le retour inattendu de Jean‑Claude Duvalier en Haïti, le 16 janvier 2011, a rouvert une page sombre de l’histoire nationale et ravivé les revendications de justice portées depuis des décennies par les victimes de la dictature. Dès son arrivée, plusieurs organisations de défense des droits humains, dont le RNDDH, la POHDH et la FJKL, ont déposé des plaintes pour crimes économiques, arrestations arbitraires, tortures et disparitions forcées. En 2012, la Cour d’appel de Port‑au‑Prince a rendu une décision historique en reconnaissant que les crimes contre l’humanité reprochés à Duvalier étaient imprescriptibles, ouvrant ainsi la voie à une poursuite judiciaire sans précédent contre un ancien chef d’État haïtien. Malgré cette avancée majeure, le processus a été entravé par des lenteurs administratives, des pressions politiques et un appareil judiciaire fragilisé. Duvalier a comparu brièvement devant la justice en février 2013, mais sans véritable confrontation avec les victimes ni examen approfondi des accusations. Son décès, le 4 octobre 2014, a mis fin à l’action publique, laissant un sentiment d’inachevé et de frustration profonde parmi les survivants et les familles des victimes. Ce procès avorté demeure un symbole puissant : celui d’une justice haïtienne qui a tenté, pour la première fois, de briser l’impunité d’un ancien dictateur, mais qui n’a pu mener à terme une procédure pourtant essentielle à la mémoire collective et à l’État de droit.

La décennie 2010–2020 marque un tournant : l’affaire PetroCaribe déclenche la plus vaste mobilisation citoyenne contre la corruption de l’histoire haïtienne. Le mouvement #KotKobPetroCaribeA fédère artistes, juristes, journalistes et jeunes militants autour d’une exigence claire : la reddition de comptes. Cette mobilisation, bien que réprimée, a profondément transformé la conscience citoyenne et placé la lutte contre l’impunité au cœur du débat public.

Depuis 2020, la société civile fait face à une impunité aggravée par l’effondrement de l’État, la montée des groupes armés et la capture des institutions par des réseaux politico‑économiques. Malgré cela, des organisations comme le Réseau national de défense des droits humains, la FJKL et le Centre d’analyse et de recherche en droits humains continuent de documenter les massacres, les enlèvements, les violations des droits humains et les détournements de fonds publics.

La société civile haïtienne demeure aujourd’hui l’un des derniers contre‑pouvoirs fonctionnels du pays. Ses luttes ont permis de préserver la mémoire des crimes, de maintenir la pression sur les institutions, d’informer la communauté internationale et de nourrir l’exigence collective de justice. Toutefois, l’impunité reste structurelle, alimentée par la faiblesse judiciaire, la corruption, la violence armée et l’absence de volonté politique. La lutte se poursuit, plus difficile mais plus essentielle que jamais.

Tableau synoptique : 40 ans de lutte contre l’impunité en Haïti

 

Période

Acteurs clés

Types de luttes

Résultats / Impacts

1986–1995

RNDDH, POHDH, CRESFED Documentation des crimes de la dictature, dénonciation des exactions militaires Premières archives citoyennes, pression pour des procès, émergence d’une culture des droits humains

1995–2005

Organisations de droits humains, syndicats, presse indépendante Lutte contre les exécutions extrajudiciaires, violences policières, corruption administrative Renforcement du plaidoyer, rapports internationaux, consolidation du rôle de la société civile

2005–2015

FJKL, CARDH, OCNH

Lutte contre la corruption, surveillance des institutions, formation juridique Professionnalisation du monitoring citoyen, dénonciation des réseaux politico‑économiques

2016–2020

Mouvements citoyens (#KotKobPetroCaribeA), artistes, journalistes Mobilisation de masse contre la corruption (PetroCaribe), enquêtes citoyennes Plus grande mobilisation anticorruption de l’histoire haïtienne, pression internationale accrue

2020–2026

RNDDH, FJKL, CARDH, collectifs citoyens

Documentation des massacres, dénonciation des gangs, lutte contre la capture de l’État Maintien d’un contre‑pouvoir malgré l’effondrement institutionnel, visibilité internationale

 

Sur le registre de l’éthique politique, il faut prendre toute la mesure que l’ambassadeur du Canada en Haïti avait l’obligation d’élaborer son allocution politique en lien avec les réalités du terrain qui sont d’ailleurs amplement connues du gouvernement qu’il représente en Haïti. Il aurait dû de la sorte :

  • rappeler les obligations légales du Fonds national de l’éducation consignées dans la Loi du 17 août 2017 « portant création et fonctionnement du FNE »,

  • mentionner l’absence d’états financiers et l’absence d’audits des états financiers au FNE de 2011 à 2017 et de 2017 à 2026,

  • souligner l’importance de la transparence dans les fonds éducatifs,

  • encourager la diaspora à exiger des comptes,

  • soutenir toute action en Justice mise en route, en Haïti, par l’Unité de lutte contre la corruption et/ou la Cour supérieure des comptes,

  • appeler à une réforme administrative et politique du FNE.

POSITION OFFICIELLE DU CANADA EN MATIÈRE DE CORRUPTION

ET DE BLANCHIMENT D’ARGENT

La position officielle du Canada en matière de corruption et de blanchiment d’argent est définie dans plusieurs documents gouvernementaux.

Référence centrale : le cadre canadien de lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption.

1. Communiqué officiel du gouvernement du Canada, ministère des Finances, 7 mars 2025

Titre : Le gouvernement renforce le cadre de lutte contre le blanchiment d’argent du Canada grâce à de nouvelles modifications réglementaires. (Source : Gouvernement du Canada (Canada.ca).

Ce communiqué constitue la position officielle la plus claire et la plus récente du Canada. Il dispose que :

  • le Canada renforce son cadre de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes ;

  • les modifications réglementaires visent à rendre le régime plus robuste et efficace ;

  • la lutte contre le blanchiment d’argent est liée à la lutte contre la criminalité transnationale, notamment le trafic de fentanyl ;

  • le Canada agit pour protéger l’intégrité du système financier.

2. Évaluation nationale des risques – 2025

Titre : Évaluation des risques inhérents au recyclage des produits de la criminalité et au financement des activités terroristes au Canada 2025. (Source : Gouvernement du Canada (Canada.ca).

Ce document expose :

  • la compréhension officielle du gouvernement sur les risques de blanchiment d’argent ;

  • les secteurs les plus vulnérables ;

  • les priorités stratégiques du Canada ;

  • les obligations des institutions financières et des entités déclarantes.

3. Mandat officiel du CANAFE (Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada) Source : Gouvernement du Canada (Canada.ca)

Le CANAFE est l’unité de renseignement financier du Canada. Sa mission officielle est de :

  • détecter, prévenir et dissuader le blanchiment d’argent ;

  • protéger l’intégrité du système financier ;

  • superviser les entités assujetties à la loi ;

  • transmettre des renseignements aux corps policiers.

Le CANAFE constitue la référence opérationnelle du Canada en matière de corruption et de lutte contre le blanchiment d’argent.

Position du Canada sur la corruption liée au blanchiment d’argent

La politique canadienne est explicitement intégrée dans :

a) Les sanctions canadiennes contre les acteurs corrompus

b) Les initiatives de Sécurité publique Canada

Exemple — Communiqué du 27 février 2025 – Sécurité publique Canada : « Des enquêteurs financiers et des procureurs collaborent pour faire face aux dernières menaces de blanchiment d’argent ».

Ce communiqué réaffirme :

  • la lutte contre le crime organisé,

  • la coopération internationale,

  • l’importance de la répression de la corruption liée au blanchiment d’argent.

Ce document constitue la référence sécuritaire et judiciaire du Canada.

Synthèse des références officielles

 

Domaine

Référence officielle

Source

Cadre réglementaire

Modifications réglementaires 2025

Canada.ca

Analyse stratégique

Évaluation nationale des risques 2025

Canada.ca

Opérations et supervision

Mandat du CANAFE

Canada.ca

Lutte contre la corruption liée au blanchiment

Communiqué Sécurité publique Canada (2025)

Canada.ca

 

NOTE — La position officielle du Canada en matière de corruption et de blanchiment d’argent repose sur :

  • un cadre réglementaire renforcé (Mmnistère des Finances, 2025),

  • une évaluation nationale des risques (2025),

  • le mandat du CANAFE,

  • les initiatives de Sécurité publique Canada.

LISTAGE DES ARTICLES DU LINGUISTE-TERMINOLOGUE ROBERT BERROUËT-ORIOL 

CONSACRÉS À LA CORRUPTION AU FONDS NATIONAL DE L’ÉDUCATION (2024 – 2026)

1 — Le Fonds national de l’éducation en Haïti, un système mafieux de corruption créé par le PHTK néo-duvaliériste. Rezonòdwès, 20 avril 2024.

2 — La corruption au Fonds national de l’éducation en Haïti : ce que nous enseignent l’absence d’états financiers et l’inexistence d’audits comptables entre 2017 et 2024. Madinin’Art, 3 mai 2024.   

— En Haïti le Fonds national de l’éducation, haut-lieu de la corruption, tente de s’acheter une impunité « à vie » à Radio Magik9. Haïti Inter, 7 janvier 2025.

— En Haïti, la corruption généralisée au Fonds national de l’éducation met encore en péril la scolarisation de 3 millions d’écoliers . Rezonòdwès, 18 février 2025.

5 — Le parachutage de Sterline CIVIL à la direction du Fonds national de l’éducation : vers le renforcement de la corruption et de l’impunité dans le système éducatif national d’Haïti. Rezonòdwès, 5 mars 2025.

– L’occultation de la corruption au Fonds national de l’éducation : nouvelles acrobaties de Sterline Civil, profuse « missionnaire » du PHTK néo-duvaliériste . Rezonòdwès, 17 juin 2025.

7 — Corruption, détournement de fonds publics, népotisme : le Fonds national de l’éducation défie et échappe encore à la Justice haïtienneRezonòdwès, 21 août 2025.

8 — Les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) de Montréal avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation.  

Rezonòdwès, 23 avril 2026.

 

9 — Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’HaïtiMadinin’art, 11 mai 2026. 

 

10 — Tonton-macoutique tentative d’intimidation du linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol : les Journées internationales de la diaspora haïtienne de Montréal avalisent une fois de plus la corruption au Fonds national de l’éducation d’Haïti. Madinin’art, 15 mai 2026. 

(*) Robert Berrouët-Oriol

Linguiste-terminologue

Ancien responsable de la coopération inter-universitaire

à la Banque de terminologie du Québec

(Gouvernement du Québec, Office québécois de la langue française)

Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée

de l’Université d’État d’Haïti

Conseiller spécial, Conseil national d’administration

du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH)
Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA)

Membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones

Montréal, le 22 mai 2026