Par Selim Lander. Le constat n’est pas nouveau : Les créations au théâtre de textes écrits spécialement pour le théâtre se font rares. Ce n’est pas que ces textes, pourtant, fassent défaut. Au contraire, le stock ne cesse d’augmenter, et sur un rythme accéléré, les gens qui écrivent pour le théâtre étant de plus en plus nombreux. Il y a donc un paradoxe : d’un côté une inflation de textes, de l’autre côté une surabondance de spectacles bâtis à partir d’autres objets littéraires : correspondance, roman, poésie, quand il ne s’agit pas purement et simplement d’improvisation. Les auteurs contemporains de théâtre ont beaucoup de mal à se faire jouer tandis que les spectateurs se voient confrontés à des spectacles (qu’on ne saurait appeler des pièces) qui ne comblent pas nécessairement leur amour du théâtre.
On a connu cette sorte de déception, mardi dernier, avec Le Cœur des enfants léopards. Bien que nous ne l’ayons pas lu, le texte de départ, un roman du congolais Wilfried N’Sondé, ne devrait pas être en cause, à se fier aux récompenses qu’il a reçues : le Prix de la Francophonie et le Prix Senghor.




—Le metteur en scène et comédien Jérôme Savary est mort lundi soir des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans, à l’hôpital franco-britannique de Levallois-Perret, dans la banlieue parisienne, a annoncé mardi 5 mars sa famille.
La nature toute entière est une cérémonie continuelle – un festin. 



—C’est la troisième année que les élèves de l’Atelier théâtre post-bac et de l’option musique du Lycée de Bellevue s’associent pour mettre en scène leur talent. Après le succès d’« Au temps pour moi ! » (2011) et de « Tu te rencontres ! » (2012), cette année encore, c’est à partir d’un thème que les jeunes comédiens et musiciens ont laissé libre cours à leur dynamisme et à leur créativité.

–Par Roland Sabra–
–Bérard Bourdon, membre dès 1975 de l’équipe qui anime le CMAC et co-fondateur du » poutyi pa téat » en 1980, nous est apparu comme l’un de ceux qui pourraient nous parler de I’histoire du théâtre à la Martinique. il a accepté de répondre à nos questions.








Si Platon a écrit toute sa philosophie sous la forme de dialogues, transformer ce théâtre des idées en spectacle vivant impose une véritable épreuve dramatique. Derrière chaque mot, le metteur en scène doit déceler (ou inventer) une intention, une situation, des non-dits… Bref, élaborer le sous-texte qui, sur scène, en dit plus long que les paroles échangées ; cet ensemble de signes qu’on appelle théâtralité. Au contraire, s’en remettre aux seules idées philosophiques, se réfugier derrière la force (si grande soit-elle) des sujets traités par Platon, c’est renoncer à tout projet véritablement scénique, et condamner le spectateur au plus opaque des ennuis.