— Par Michèle Bigot —
Qu’il est étrange d’assister à une représentation du texte adapté de Camus au lendemain d’un premier tour des élections portant le RN en tête des suffrages et dans l’attente d’un deuxième tour ne promettant guère de lendemains qui chantent. Alors même que ce texte fut écrit en février 1941 au lendemain de la défaite de la France face au nazisme triomphant. Peut-on y puiser quelque espoir?
Oui et non, répondra la critique pondérée. Oui, car cette adaptation est un hymne au théâtre et à l’humanisme en général, en forme de pied-de-nez au totalitarisme qui monte. Pierre Martot qui incarne à merveille la figure de l’homme absurde portant son désespoir et sa révolte en étendard, illuminant notre nuit d’une lucidité vengeresse, portant haut la fierté des humains, laquelle consiste à accepter sa condition en dehors de toute transcendance. En tant qu’homme de théâtre, Camus voit dans l’art dramatique et le jeu des acteurs une parfaite image de l’humaine condition, se résumant au corps qu’il incarne dans sa finitude consentie et même revendiquée. En ce sens Pierre Martot continue et sublime ce message , par son jeu épuré quoique fortement incarné, sa diction claire, sa gestuelle éloquente non moins que par le jeu avec les rythmes et les tonalités.

Mercredi 26 juin 19h 30
Après la crise sanitaire liée au Covid-19 qui a mis à mal le monde du spectacle, le théâtre en France connaît un regain surprenant. Selon l’enquête
— Par Michèle Bigot —
— Par Michèle Bigot —
« Des jours entiers, des nuits entières » de Xavier Durringer, est une œuvre théâtrale singulière composée de fragments, de monologues et de dialogues sans lien narratif évident. Xavier Durringer, réputé pour sa capacité à créer une langue orale et instinctive, nous livre ici une série de « bouts de textes » et de petits événements croqués à chaud, tel un grand jeu de cartes où chaque texte apporte sa propre fin. Cette structure éclatée reflète la vie moderne et ses complexités, mêlant des histoires d’amours et de fric, de crises et de résolutions.
Évènement : l’Autre Bord Compagnie revient sur les planches du Théâtre Aimé Césaire avec une nouvelle création amateurs.
Édouard Glissant propose une réflexion profonde sur la mise en contact des cultures. À travers HDN, il défend une dynamique de la diversité contre l’idéologie de l’Un et de l’unique, en célébrant une poétique des humanités et du vivant. L’auteur s’oppose à une vision linéaire et unique de l’histoire, préférant une approche plurielle et relationnelle qui reflète la complexité des expériences humaines. Reliée aux différentes réalités du monde, sa pensée invite à percevoir autrement les beautés infimes de la planète, abordant des thèmes comme l’identité, l’écologie, le racisme, et la mondialisation. Transformé en conteur, il nous fait vivre l’histoire de la colonisation et de l’esclavage, une histoire faite de sang, de chaînes, de domination, mais aussi de luttes pour la liberté et la justice. Il célèbre les héros de la résistance et de l’indépendance, engageant le spectateur dans une marche épique depuis la terre mère africaine jusqu’aux Amériques en passant par l’Europe.
— Par Hélène Lemoine —
D’après
Alice Carré
Présentation :
— Par Selim Lander —
— Par Hélène Lemoine —
New Babylon, 2048. Un jeune empereur accédant à un pouvoir sans limites s’en sert sans limites pour sauver son monde.
— Par M’A —
Construite avec un humour grinçant et en miroir de situations vécues, de témoignages et des messages laissés sur le répondeur de la ligne téléphonique créée pour le spectacle, Ne quittez pas [s’il vous plaît] fait entendre ces voix trop souvent réduites au silence.
–– Par Janine Bailly ––