Samedi 9 novembre à 19h – Fonds-St-Jacques
« Traces. Discours aux Nations Africaines » de Felwine Sarr est une réflexion engagée qui invite la jeunesse africaine à se réapproprier son histoire et à imaginer une voie autonome, libérée des cadres hérités de la colonisation. Dans ce texte, l’économiste et écrivain sénégalais appelle à une « décolonisation des esprits » pour construire un projet de civilisation proprement africain, affranchi des modèles occidentaux qui ont longtemps dominé.
Sur scène, le comédien Étienne Minoungou prête sa voix à ce texte, incarnant avec sobriété et profondeur le message de Sarr. Face au public, il se dresse, porteur d’un récit de retour et de renouveau : celui d’un homme ayant quitté l’Afrique pour y revenir avec une parole d’espoir. Loin du simple monologue, cette prise de parole devient un dialogue avec la salle, où le public est invité à prendre part à la réflexion et à envisager avec lucidité les défis et les possibilités qui s’ouvrent à l’Afrique contemporaine.
L’accompagnement musical de Simon Winse, avec ses rythmes inspirés des traditions africaines, vient ponctuer et enrichir le texte, soutenant les moments-clés et offrant une texture sonore qui s’intègre subtilement à la voix de Minoungou.


« La petite fille que le soleil avait brûlée » d’
L’Université des Antilles et ETC Caraïbe_Centre caribéen des dramaturgies contemporaines présentent le Festival culturel universitaire Les Théâtrales de Novembre
Avec les comédiens de l’atelier théâtre du SERMAC.
Par Selim Lander —
Entre croire et savoir
Depuis sa première au Théâtre du Vieux-Colombier en 2015, l’adaptation de 20 000 Lieues sous les mers par Christian Hecq et Valérie Lesort, deux figures créatives de la Comédie-Française, continue de fasciner le public. Cette mise en scène du roman culte de Jules Verne, un chef-d’œuvre de la littérature fantastique publié en 1870, a remporté en 2016 le Molière de la création visuelle, récompensant ainsi un travail minutieux et audacieux de scénographie et de manipulation de marionnettes. Ce succès l’a propulsé en tournée dans toute la France, emmenant les spectateurs de tous âges dans un monde sous-marin où l’imaginaire se déploie avec une intensité rare.
— Par Selim Lander —
C’est à Julie Duclos qu’il est donné d’ouvrir à Rennes la nouvelle saison du Théâtre National de Bretagne. Nous avions aimé le 
Pour la première fois depuis sa création, l’association Textes En Paroles lance un appel à écriture théâtrale avec une thématique : 


Roméo et Juliette
Firmine Richard est sur scène comme un poisson dans l’eau. Olympe de Gouges, elle se la joue tranquille, en féministe et défenseuse pugnace de la place des acteurs et actrices domiens dans les productions françaises. Elle va, vient de son petit lit d’où elle écrit fébrilement au-devant de la scène. Elle est dans sa cellule et elle raconte sa vie : fille d’un noble qui ne l’a pas reconnue mais éduquée, mariée à un homme modeste, elle lutte pour les droits des femmes et l’égalité, quelle que soit la nationalité, des êtres humains tout spécifiquement de ceux qui ont connu l’esclavage.
Comme à son habitude, au théâtre de l’Oulle, Julie Timmerman empoigne le plateau et le spectateur. Pas de décors : le juste nécessaire ( une table, un fauteuil, un grand tableau) qui permet les changements à vue. De façon quasi obsessionnelle, les murs sont recouverts d’affiches, de photos, de cartes : il convient d’expliquer pour bien comprendre, pour convaincre, faire exister sa pensée. Et il faut aller vite, vite, pardon papa Brecht, car aujourd’hui c’est le temps des fake news, du Big Data.
Une ombre vorace, texte et m.e.s. Mariano Pensotti
— Par Michèle Bigot —
— Par Michèle Bigot —
— Par Michèle Bigot —