— Les ContreChroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
Est-il possible d’exiger la parfaite égalité entre les Français d’Auvergne et les ceux de Martinique, en même temps que le droit pour ces derniers à une franche intégration dans la Caraïbe ? La Caraïbe, on aime s’en dire partie prenante, par commodité géographique, par réflexe culturel ou par ambition de jouer de cette diplomatie « économique », annoncée sans modestie par le président Serge Letchimy.
On évoque la communauté caribéenne dans les discours, les colloques, les envolées identitaires, aujourd’hui la lettre enflammée visant à la mise en œuvre de la réparation du crime contre l’humanité. Mais pour l’essentiel, la Martinique regarde ailleurs. Vers Paris, vers l’Europe, vers un Centre qui n’est ni maritime ni voisin, mais administratif et mental, quoique non « métropole ». Un centre auquel la Martinique voue un attachement religieux au nom de la sacro-sainte « continuité territoriale » sollicitée pour nous protéger des 70% d’augmentation prévus du ciment martiniquais1. En effet, un pied dans l’assimilation et un autre dans un imaginaire multiple, ici caribéen, la Martinique politique cultive une étrange duplicité : la quadrature qui ressort des exigences du peuple, demandeur de « plus d’Etat », d’une part, et, d’autre part, de leurs élus qui voudraient « plus de peuple ». Lire Plus

À sa création, le SERMAC avait pour mission de faire connaître le 22 mai 1848 comme date fondatrice de la libération du peuple martiniquais. Depuis 2005, cette mission s’est élargie : rassembler les Martiniquais autour d’une célébration artistique et mémorielle.
Sixième partie
Par Reem Kherici, Gari Kikoïne | Avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius
Portée par le collectif Zomatchi et mise en scène par Kocou Yemadje, la création théâtrale Olubakaka, inspirée de Wôlôguèdè, la chaîne incarcérée de Flavien Zountchémin, s’impose comme une œuvre à la fois poignante et profondément engagée. Soutenue par la section Atlantique Ouest de l’Association des professeurs de français du Bénin, qui a su mobiliser un large public scolaire, cette représentation a rassemblé apprenants et enseignants autour d’une expérience artistique d’une rare intensité.
Si la victoire idéologique de l’assimilation s’avère désormais incontestable , mais alors quid de la pertinence du concept en gestation de créolisation qui devrait changer la donne pour la nouvelle génération des Antilles ?
✨ Espaces littéraires
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Tribune collective
— Par Camille Loty Malebranche —
Enchaînés
En 1998 à la Sorbonne, lors du colloque “Poétiques d’Édouard Glissant” qui s’était tenu du 11 au 13 mars 1998 à la Sorbonne, l’événement fut cette déclaration tenue par Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau et Wole Soyinka, réclamant la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, en guise de conclusion imprévue au colloque international ; Pétition à l’appui.
Quand la quête mémorielle devient obstacle à toute pensée en capacité de se projeter sur l’avenir du développement économique ?
Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les
En France, depuis 2006, le 10 mai est la « journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Retour en cinq questions sur les travaux et les lieux qui permettent de poursuivre la réflexion sur l’histoire de la traite et de l’esclavage.
Pour sa seconde édition, le festival Ciné Communes, initié par l’association Protea, poursuit une ambition forte : créer un dialogue vivant entre le cinéma et la mémoire. Baptisée « Ciné Mémoires », cette nouvelle programmation invite à explorer les récits qui construisent notre héritage commun et éclairent notre réalité contemporaine.
— Par Jean Samblé —
Roland Ménil
Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) organise la 26e édition du Konvwa ba reparasyon du 8 au 22 mai 2026, entre Sainte-Anne et Le Prêcheur. Douze communes participent à cette manifestation placée cette année sous le thème : « Pèp Nèg Annou Fè Yonn Kont Anpwazonman, jénosid, ékosid, épistémisid. Pou Lavi ».
— Par Gary Klang —
Entre 2015 et 2024, l’expérimentation du vapotage par les lycéens est passé de 35,1% à 46%. C’est ce que constate notamment l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives dans une étude publiée le 29 avril 2026. 



