Ce proverbe existe probablement dans notre langue créole bien que le temps m’ait manqué pour le retrouver.
Ceci veut dire : « Ce que nous vivons est le fruit de nos actes, nous sommes entièrement responsables de nos actes et de leurs effets « .
Rapporté à la situation actuelle en Martinique : Nous sommes tous responsables par nos ‘ non-actes ‘, notre passivité, de l’embourbement, la déliquescence, la violence que nous vivons.
Si l’on considère l’actualité de ces derniers mois et plus près encore de ces deux dernières semaines :
· Une médiation qui n’en était pas une et qui de toute évidence n’a abouti qu’à un échec.
· Un directeur du CHU qui jette l’éponge.
· Un ordre de grève dont la liste des revendications parait impensable à toute personne sensée, grève renouvelée à un rythme hebdomadaire.
· Des actes de pillages qui ne tiennent ni de la revendication, ni de l’expression d’une idéologie mais certainement d’un fond terroriste et liberticide.
Ces évènements ne font que conforter ce lit dans lequel nous nous sommes glissés, non pas depuis deux ans, mais plus de deux générations.

Cette semaine, je suis interpellé par un évènement qui, sous couvert de présenter la primauté et l’infaillibilité de la justice dans nos sociétés occidentales, révèle à mes yeux à quel point elle peut être l’objet de manipulations absurdes.
Il serait temps de sonner l’alerte sur le désastre économique qui s’annonce pour la Martinique au cours de l’année 2022 et voire au delà. Considérant l’attitude de la population vis a vis des moyens qui nous ont été donnés pour une sortie de crise sanitaire, à savoir la vaccination , premier stade à franchir pour un redémarrage de l’activité économique, il ne faut pas s’attendre à être sur les rangs de la reprise qui devrait se faire au cours de l’année à venir. Des confinements et couvre-feux de façon cyclique nous pendent au nez. Comment envisager une activité économique stable et profitable à tous dans ces conditions…
Il m’a fallu passer à proximité d’une déchèterie pour me rendre compte d’une autre catastrophe qui se produit en Martinique, occultée par la place qu’occupe la crise du coronavirus et le bruit assourdissant de l’intox qu’elle génère. Il y a pourtant des inquiétudes réelles à avoir au sujet du combat des employés du Syndicat Martiniquais de Traitement et Valorisation des Déchets (SMTVD).
Le drame qui se déroule dans la France d’outremer, pour ma part en Martinique, autour de la pandémie du covid 19, n’est pas sans rappeler les drames familiaux. Tout y est : attachement et rejet, volonté d’imposer la ‘ droite ligne ‘ et révolte, dialogues de sourds et propos irrationnels.
J’ai sous les yeux la dernière mise à jour du suivi du taux de vaccination dans la Caraïbe. Document publié par la firme Mitsy Ellis-Simpson / MJS & Associates reçu sur What’SAp . Dans cette liste, il y a quelques mois les Antilles francophones ne figuraient pas. Depuis le document est plus complet et je m’en félicite. Etabli par un organisme anglophone, qui nous intègre maintenant dans le monde caribéen.
Je ne peux m’empêcher d’observer qu’il y en a tout de même. Il suffit de considérer le trafic routier.
Récemment les médias se sont faits l’écho : « Bientôt un palace aux Trois-Ilets ! «.
Au sujet du « Scandale du chlordécone » , nous avions besoin que soient apportés au débat, afin d’être éclairés, d’autres éléments de réflexion que ceux avancés par les associations et parties civiles. Il était temps que la justice s’exprime en donnant des réponses précises aux interrogations légitimes, à l’émoi, à la colère, exprimés ces dernières semaines et, afin d’éviter les actions inconsidérées qui ne peuvent plus être qualifiées d’actions militantes. L’interview du Procureur de la République donne des éléments précis sur la chronologie des faits mais aussi nous rappelle que nous sommes dans un état de droit. Le droit prime sur nos révoltes et frustrations.
Au cours de la semaine passée, les médias se sont faits l’écho du futur développement du TCSP avec la construction de nouvelles lignes dont une faisant déjà partie, me semble-t-il, du précédent projet.
Et le scandale est encore plus grand car la majorité, jusque là silencieuse, ne réagit pas massivement contre un groupuscule dont le travail de sape de notre société se poursuit depuis près de quarante ans afin d’instaurer ses terribles valeurs.
3 000 manifestants à Fort-de-France, 800 000 à Paris (350 000 d’après les forces de l’ordre). C’est bien là le triomphe de la démocratie dans notre république Laïque!
Présentation faite à l’occasion de la Journée Nationale du Peuple Garifuna au Guatemala,
La 46e conférence annuelle de l’association des historiens des Caraïbes aura lieu à Fort-de-France et à Schœlcher en Martinique du dimanche 11 mai au vendredi 16 mai 2014. Les inscriptions seront ouvertes le dimanche après-midi, et les séances débuteront dans l’après-midi. La fête de la conférence et notre dîner dansant annuel – tous les deux fortement recommandés et étant les éléments centraux de cette organisation – auront lieu jeudi soir, le 15 mai, et l’option d’un voyage à des lieux historiques à proximité, y compris à Saint-Pierre, est prévu pour le vendredi 16 mai. Veuillez faire vos plans de voyage en conséquence.