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ELEMENTS
POUR UNE TELE-VISION DE LA TELEVISION

par
Guillaume PIGEARD de GURBERT
Ce n’est pas parce qu’on regarde beaucoup la télévision
qu’on la voit bien. La télévision est d’abord une technique
audiovisuelle et ensuite un secteur économique. L’évolution principale
de la télévision ces trente dernières années est un changement d’ordre
technique dont les effets et les conséquences dépassent largement le
domaine de la technique audiovisuelle mais engagent des bouleversements
dans la réception, l’interprétation et l’utilisation des images. Pour
percevoir ce changement et en mesurer l’importance il suffit de comparer
n’importe quel programme actuel de n’importe quelle chaîne avec
n’importe quel programme des années 70 ou 80 : ici des plans qui durent
plusieurs minutes, là des plans qui excèdent rarement 10 secondes. Le
Nombre de Plans par Minute (NPM) a en effet augmenté de façon
vertigineuse, du fait de la multiplication des caméras utilisées
simultanément, au point que l’unité de mesure d’un plan télévisuel est
désormais la seconde. Prenons par exemple le programme pour enfants
« Casimir, l’île aux enfants » de la fin des années 1970 et comparons-le
avec un programme actuel : la différence première, indépendamment de la
valeur du contenu, concerne la Durée Moyenne des Plans (DMP) : 1 à 2
minutes d’un côté, 4 à 10 secondes de l’autre. Et alors, dira-t-on ? Le
principal effet d’une telle accélération du flux d’images est d’une part
d’interdire tout développement d’une même image ou idée en l’atomisant
en une multiplicité d’images ou d’idées plus ou moins disparates, et
d’autre part de placer l’esprit du téléspectateur sous tutelle, dans un
état de fascination télévisuelle. Que cet affolement de la durée moyenne
des plans appartienne en propre à l’utilisation actuelle de la
télévision ou qu’il vienne de l’industrie cinématographique, des clips
vidéo ou de l’univers des jeux vidéo importe peu.
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Dans un centre d'accueil pour
les victimes de violences. (Reuters)
Une étude alerte sur la hausse des
actes commis par les conjoints ou les ex.
Plus d’une violence
volontaire sur quatre constatées en France
en 2007 a concerné une femme majeure, victime de
son conjoint ou de son ex-conjoint. C’est l’un
des principaux enseignements de la vaste enquête
que publie aujourd’hui l’Observatoire national
de la délinquance (OND), chargé de la
divulgation des statistiques et études
officielles de la délinquance en France. Les
services de police et de gendarmerie ont
enregistré l’année dernière 47 573 faits de
violences volontaires sur des femmes, soit 25,6
% de l’ensemble des violences sur personnes de
15 ans et plus. Ce constat est d’autant plus
vertigineux qu’il s’accompagne d’une forte
accélération des actes commis contre les femmes
depuis trois ans (+ 31,1 % par rapport à 2004),
il est vrai dans un contexte général de hausse
des violences «auquel celles sur les femmes
majeures par conjoints contribuent de façon
croissante», analyse l’OND.
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Cyril Rizk est responsable des statistiques de
l’observatoire national de la délinquance (OND), qui
publie aujourd'hui une vaste enquête concluant à une
hausse des violences faites aux femmes ces dernières
années.
Recueilli par JACKY DURAND
Les violences
conjugales sont-elles déterminantes dans la
hausse générale des violences volontaires ?
Cette hausse que vous évoquez concerne les faits
constatés par la police et la gendarmerie, et
effectivement entre 2006 et 2007, alors que le
nombre de violences sur personnes de 15 ans et
plus a augmenté de 12.835 faits constatés (+
7,5%), près de 60% de cette hausse était
composée de faits de violences volontaires sur
femmes majeures par conjoint ou ex-conjoint. On
peut rappeler qu’en 2006, la législation a
élargi la notion de violence par conjoint aux
ex-conjoints, ce qui a pu entraîner une partie
de la hausse.
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Directrice du Centre de ressources et de
développement des compétences de l’ANPE Antilles
Guyane, je recherche désespérément quelqu’un qui
pourrait faire une intervention
Lutte contre les
discriminations à l’embauche aux Antilles pour un
public de directeurs d’Agence Locale pour l’emploi
Contact :
Gaby.lugiery_at_anpe.fr
Tel 0590 38 37 90
Fax 0590 38 37 80
P : 0690 35 83 00
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LA DROITE en outre-mer
ressemble à un champ de ruines. Yves Jégo,
secrétaire d'Etat à l'outre-mer, en est bien
conscient. " Il faudra dix ans pour reconstruire
l'UMP, détecter des trentenaires, les faire monter ",
constate-t-il avec résignation. En attendant, il
faut préparer les élections régionales de 2010.
L'ancien porte-parole de l'UMP a donc décidé de
créer le Cemapom, ou Club des élus de la majorité
présidentielle en outre-mer. " Il a vocation à
rassembler tous les politiques qui se reconnaissent
dans l'action de Nicolas Sarkozy, qu'ils soient de
l'UMP ou d'une autre formation, explique Yves
Jégo. Pour les régionales, il faudra rassembler à
droite. Les têtes de liste ne pourront être
crédibles que si elles réalisent une grande
alliance. "
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Quand l'Occident n'entend pas le
jazz

Miles
Davis disait souvent que ce dont il était avant
tout question dans sa musique - et, plus
généralement, dans le jazz -, ce qui en faisait
le coeur, l’essence, c’était le “son” (sound).
Une déclaration très difficile à comprendre pour
un Occidental. Car ce que Miles désignait par ce
mot apparemment limpide de “son”, ce n’était ni
l’exceptionnelle création sonore de ses
compositions, ni le minutieux travail
d’arrangement orchestral auquel il les
soumettait, ni encore le timbre si spécifique de
sa trompette. C’était une “attitude” et une
“vision du monde”, reposant sur une définition
très éloignée de la nôtre de ce qu’est (doit
être) la musique.
C’est de ce décalage, pour ne pas dire de ce
gouffre, entre des présupposés musicaux
différents, voire aux antipodes les uns des
autres, que sont nés bien des quiproquos, des
malentendus, sinon même, comme le soutient le
philosophe et musicologue Christian Béthune dans
un ouvrage qui fera date, Le Jazz et
l’Occident, une “mésentente” (au sens
étymologique du terme) durable, et peut-être non
encore totalement levée, dans la réception du
jazz par l’Occident. Auteur d’un précédent
Adorno et le Jazz (1), Béthune est, en
vérité, bien placé pour savoir à quel point même
de grands esprits ont pu se tromper sur le jazz.
Son livre peut d’ailleurs se lire aussi comme un
bêtisier de jugements tous aussi obtus les uns
que les autres, comme lorsque dans les années
20, en France, on voyait dans le jazz une
musique “bruyante” et tout à la fois un art
“primitif” et le reflet du “monde déshumanisant
de la machine” !
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Comprendre ou juger ?
Saisir systématiquement la justice
dans les cas de catastrophes qui choquent l'opinion est
inutile. Même les victimes ont besoin d'un meilleur
cadre
par Daniel Soulez- Larivière
et Simon Foreman
L'actualité judiciaire en
matière de catastrophes
collectives (épilogue de
l'affaire du mont Sainte-Odile,
procès AZF, instruction des
affaires de l'amiante) oblige à
se demander à quelles fins on a
recours à la justice. Sert-elle
à juger des individus suspectés
d'avoir commis des infractions,
ou s'agit-il d'exercices
pédagogiques à l'attention des
victimes et du public ? En
sommes-nous arrivés à utiliser
la scène judiciaire pour remplir
une fonction essentiellement
explicative et pédagogique ?
Quand il s'agit de traiter une
catastrophe collective frappant
l'opinion publique, le ministère
de la justice organise de
véritables procès de masse, mis
en scène comme un grand
spectacle, celui d'un procès
politique, au sens originel du
mot. Hier, une salle de 750
places était louée dans un parc
d'expositions pour juger le
crash du mont Sainte-Odile,
bientôt une de 1 500 places à
Toulouse pour l'affaire AZF. Et
si un jour un avion très gros
porteur s'écrase, il faudra le
Palais omnisport de Bercy pour
accueillir les milliers de
personnes directement ou
indirectement concernées par la
tragédie. Un tel déploiement de
moyens permet-il pour autant de
rendre la justice ?
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Pour vendre des médicaments,
inventons des maladies

Les nouvelles
techniques publicitaires de
l’industrie pharmaceutique
La méthode avait déjà fait la
fortune du docteur Knock de
Jules Romains : chaque
bien-portant entrant dans son
cabinet en ressortait malade, et
prêt à débourser sans compter
pour être guéri. A son image,
ayant atteint les limites du
marché des malades, certaines
firmes pharmaceutiques se
tournent désormais vers les
bien-portants pour continuer à
croître. Et emploient pour cela
les techniques de publicité les
plus avancées.
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Lettre
ouverte à Alfred MARIE-JEANNE
Créole en
court vient de participer en tant que co-producteur à la
réalisation du court métrage « Au nom du père » que vous
avez bien voulu soutenir. Ce film produit par la société
Marakudja’films, société Martiniquaise de cinéma en
court métrage, a été pour nous l’occasion de vérifier
« in situ » les conditions particulières de tournage au
format 35mm, mais aussi et surtout la situation pour le
moins singulière des intermittents Martiniquais du
cinéma et de l’audiovisuel.
Il m’apparaît plus qu’important d’attirer
votre attention sur la nécessité de soutenir l’activité
cinématographique de façon réelle. Il y a une urgence
politique à considérer ce secteur comme un secteur
culturel à part entière : source d’emploi, de savoir
faire, espace de création.
En effet, à l’occasion de nos recherches
en personnel technique pour le film, nous avons pu
observer que la plupart des techniciens Martiniquais
formés aux techniques des métiers du cinéma dans le
cadre d’école ou dans le cadre de pratique sur les
plateaux de tournage, finissent par déserter leurs
postes. La raison invoquée est toujours la même « pas
assez de tournage »
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la lettre |
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"Les politiques sont
plurilingues : ils parlent le français, la langue de
bois, la langue de pute, la langue de vipère…"

Toute sa vie, Louis-Jean Calvet a vécu dans les mots.
Ils nourrissent depuis plus de quarante ans sa
passion pour la linguistique. Les mots de Bizerte, où il
est né - le sicilien, le maltais, l'arabe et le français
des rues de son enfance. Les mots de Ferré, de Brassens
et de toute la chanson « poétique » française, qu'il
connaît sur le bout de la langue et sur laquelle il a
beaucoup écrit. Et tous les autres mots : ceux qu'on
parle sur les marchés africains, un de ses terrains
d'enquête favoris. Ceux d'argot, et même ceux de Nicolas
Sarkozy, qu'il étudie à la loupe depuis deux ans avec
son compère Jean Véronis. A 66 ans, ce linguiste engagé
est célébré par ses amis et ses anciens élèves dans un
ouvrage collectif intitulé Les Boîtes noires de
Louis-Jean Calvet. « Un peu tôt pour m'embaumer
», sourit ce globe-trotteur plurilingue et fumeur
de pipe. Pour l'embaumer, sans doute, mais pas pour lui
faire dire ce qu'il a sur les lèvres, et sur le coeur.
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L'incroyable pacte de 17 ados
américaines

Élèves dans le même lycée
du Massachusetts, elles ont toutes décidé de débuter
leur grossesse et d'élever leurs enfants ensemble. Il
pourrait y en avoir d'autres.
Cela faisait quelque
temps que les scénaristes américains se penchaient
sur le sujet des grossesses adolescentes, la plupart
du temps sous la forme de comédie, comme «Juno» ou
«En cloque, mode d'emploi». Mais aucun d'entre
eux n'avait sans doute été jusqu'à imaginer une
histoire aussi ahurissante que celle relatée par
Time Magazine.
A
l'approche des vacances, pas moins de 17 élèves sur
les 1.200 élèves de Gloucester High School, dans le
Massachusetts, sont enceintes. Soit quatre fois plus
que les années précédentes.
Intriguée par cette recrudescence inhabituelle de
grossesses, la direction du lycée a dû attendre le
mois de mai pour en comprendre les raisons.
Plusieurs élèves venues faire des tests de grossesse
à l'infirmerie de l'établissement, se sont révélées
être étonnement déçues de ne pas être enceintes.
D'autres en revanche accueillaient la nouvelle de
leur grossesse par des cris de joie et des projets
de fête.
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Foyer.
L’avant-projet de loi
prévoit une délégation plus
souple de l’autorité
parentale.
Aujourd’hui, 1,6 million
d’enfants vivent dans
une famille recomposée.
Avec un beau-parent qui
s’est invité et investi
(parfois) sur le tard,
après une séparation. Un
adulte dont les droits
et devoirs ne sont pas
définis. Le gouvernement
a mis au point une
réforme pour lui donner
un «statut». C’était
déjà, l’an dernier,
l’une des missions
confiées à Xavier
Bertrand par Nicolas
Sarkozy qui souhaitait
«soutenir et aider
toutes les familles,
sans exclusion, pourvu
qu’elles soient des
lieux de repères
affectifs et moraux».
Depuis, le chantier a
avancé. L’avant-projet
de loi qui circule
depuis vendredi, et que
Libération a
consulté, explore
plusieurs pistes qui
changeront le quotidien
de ces familles.
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François de Bernard
philosophe,
président du Germ (Groupe d’études
et de recherche sur les
mondialisations).
«Le désert croît !»
lance Zarathoustra, et il
est possible d’entendre ce
leitmotiv comme une
interprétation saisissante
de l’époque que nous vivons.
Une époque où la privation,
la dépossession, et,
finalement, la désertification des
imaginaires, des volontés et
des désirs semblent
l’emporter sur à peu près
tous les fronts. L’une des
figures de ce triomphe est
le cycle dévaluation,
démotivation, démobilisation.
La
dévaluation, tout d’abord,
initie le processus dont il est
question. A cet égard la
dévaluation du dollar américain
doit être rapprochée de la
dévaluation des cursus
universitaires ; la dévaluation
de l’action politique de celle
des pratiques religieuses ; et
la dévaluation des engagements
militants de celle des services
publics et gratuits… Le désert
socioculturel contemporain
s’alimente de la dévaluation. On
dévalue beaucoup, à tours de
bras, souvent sans distinction,
et l’on réévalue très peu, ou
seulement sous la contrainte,
comme paralysés par le risque
d’erreur historique. Il n’y a
donc ni balance ni équilibre
global des dévaluations et des
réévaluations, mais un
glissement progressif de toute
la société vers cette négativité
que l’on pourrait encore nommer
«dépréciation universelle».
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Nicolas Sarkozy au
cœur des
médias

Nicolas Sarkozy est-il le
grand marionnettiste qui tire les ficelles des médias ?
L'éviction surprise de Patrick Poivre d'Arvor (PPDA) de
la présentation du "20 heures" de TF1, après vingt et un
ans de service, a de nouveau mis au centre du débat le
rôle que pourrait jouer le chef de l'Etat dans les
nominations internes aux rédactions. Les preuves ? Il
n'y en a pas. Les soupçons ? Ils sont légion.
Joint
au téléphone par Le Monde, lundi 9 juin, après
son déjeuner avec Nonce Paolini, le directeur général de
TF1, qui venait de lui annoncer officiellement son
départ du "20 heures", PPDA affirmait sans détour que
"cette décision était politique". "Comme à tout
le monde, cette rumeur m'était revenue aux oreilles
mais, franchement, je ne pouvais pas imaginer que le
chef de l'Etat mette son nez dans ces affaires",
expliquait-il. "Pour moi, cette décision est
politique car, officiellement, on ne me reproche rien et
aucun motif ne m'a été signifié", poursuit le
journaliste.
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La preuve
par Turgot

Une réforme ne se juge pas
à son intention. Tout est affaire d’exécution.
L’ETAT,
lourdement déficitaire, a
perdu peu à peu sa marge
d’action et doit emprunter
chaque année davantage pour
financer la charge de la
dette. Dans le peuple, la
colère gronde, attisée par
la hausse des denrées de
base, qui rogne le pouvoir
d’achat. Tout le monde
réclame des réformes – on
n’a que trop attendu ! -,
mais chacun en redoute les
effets pour lui-même. Nous
sommes en 1774, et toute
ressemblance avec la
situation présente, etc.
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Leïla Babès
professeure de sociologie des
religions à l’université catholique de Lille.
Invité dans
l’émission de France 2 On n’est pas couché du
17 mai, vous avez reproduit, à peu de chose près, le
contenu de l’article publié par le Figaro
(19 septembre 2006) et qui vous avait valu une
condamnation à mort sur Internet. A l’époque des
faits, le choc produit par les menaces qui pesaient
sur vous, et l’urgence de la mobilisation contre
cette atteinte à la liberté d’expression, me
paraissaient plus importants qu’une réponse dont, de
surcroît, je n’aurais souhaité pour rien au monde
qu’elle fût interprétée par vos détracteurs comme un
témoignage à charge. C’est pourquoi je m’étais
bornée à intervenir sur votre site pour expliquer en
quelques mots les raisons de mon soutien, et mon
désaccord avec le contenu de votre brûlot.
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Paix et
cannabis

Dans la vallée de la Bekaa, l'exploitation du
haschich suit le rythme des conflits. La paix
fragile qui s'installe au Liban ne fait pas
l'affaire des producteursAussi fragile
semble-t-elle, la paix
civile qui s'installe
entre les différentes
factions du Liban ne
fait " pas du tout "
l'affaire d'Ali Hassan.
" Si l'armée n'est
pas occupée à maintenir
l'ordre dans les
différentes régions du
pays, se désole
l'agriculteur, elle
va revenir dans la
vallée détruire nos
récoltes. " Mains
puissantes et bonne
bouille ronde de paysan
craquelée par le soleil,
Ali Hassan, propriétaire
de plusieurs dizaines
d'hectares de bonnes
terres fertiles au pied
du Mont-Liban, cultive
des tomates, de l'orge
et des pommes de terre.
Pour ces cultures-là,
rien à craindre des
soldats évidemment.
L'inquiétude d'Ali
concerne le petit champ
d'un hectare de cannabis
qu'il a planté en mars
et qui commence, sous
nos yeux, à donner de
jolies petites feuilles
fines et dentelées.
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La réintroduction de poissons dans le lac Azueï redonne
espoir aux pêcheurs haïtiens

Les 248
habitants de
Madan Belizè
font partie de
cette majorité
des Haïtiens qui
survit dans
l'extrême
pauvreté. Au
bout d'une piste
rocailleuse, au
milieu de cactus
et de massifs
d'épineux, les
masures en
torchis sont
éparpillées en
bordure du lac
Azueï, appelé
aussi étang
saumâtre, à la
frontière de la
République
dominicaine.
Longtemps, les
habitants se
sont nourris des
poissons du lac.
Cette ressource
s'est épuisée,
et les villages
du bord du lac
n'ont survécu
que de l'élevage
de quelques
chèvres.
Depuis
quelques mois,
l'espoir renaît
à Madan Belizè.
Grâce à la
ténacité de
Patrick Vilaire,
un sculpteur qui
multiplie les
programmes de
développement
dans les
communautés
pauvres, et à
l'expertise de
Valentin Adé, un
Ivoirien émigré
en Haïti après
un doctorat en
pisciculture à
l'université
Auburn (Alabama,
Etats-Unis).
Avec un
financement de
la coopération
française, 250
000 euros, les
deux hommes ont
créé une ferme
piscicole, qui
produit des
alevins pour les
pêcheurs du lac
Azueï. Ces
alevins, d'une
trentaine de
grammes
lorsqu'ils sont
plongés dans des
cages en
plastique dans
les eaux du lac,
sont le fruit
d'un croisement
hautement
symbolique entre
des spécimens
venus d'Egypte
et d'Israël.
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Sylvie Brunel
professeur des universités à Paris-Sorbonne,
ancienne présidente d’Action contre la faim.
Il
a suffi d’une baisse conjoncturelle de
production de 10 %, liée à de mauvaises
récoltes dans les grands pays
producteurs de l’hémisphère Nord et en
Australie, pour que le monde s’affole :
nous courons à la famine !
Pourtant, cette flambée
s’explique d’abord pour des raisons
spéculatives et des achats de précaution :
peur de manquer, volonté de certains grands
pays exportateurs, comme la Thaïlande et le
Vietnam de réserver leur production à leur
marché interne, opérations boursières se
sont conjuguées pour créer l’illusion d’une
pénurie mondiale. Pourtant, si de tels
emballements des cours se sont déjà produits
par le passé, en 1973-1974 ou en 1996-1997,
ils mettent aujourd’hui en évidence
l’extrême vulnérabilité et la dépendance de
nombreux pays en développement à l’égard de
leurs importations alimentaires. Au moment
de la crise de la dette, la plupart d’entre
eux ont fait le choix, sous la pression des
institutions financières internationales,
d’ouvrir leurs frontières et de nourrir les
citadins grâce aux marchés mondiaux. La
surproduction dans les pays du Nord, liée
aux sommes investies dans l’agriculture,
avait créé un excédent de denrées
alimentaires qu’Europe et Etats-Unis ont
pris l’habitude d’exporter. Le prix mondial
du blé, du maïs, du riz s’est ainsi établi
au niveau du producteur le plus compétitif,
d’autant plus compétitif que les subventions
à l’exportation puis, quand l’OMC les a
interdites, les aides directes au revenu
agricole ont tiré à la baisse les cours
mondiaux, sans relation aucune avec les
coûts de production réels.
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La nouvelle donne alimentaire
mondiale
Robert B. Zoellick,
Président de la Banque mondiale
La
crise présente fournit l'occasion de transformer la
hausse de la demande en nourriture en opportunité de
progrès.
Ces images
troublantes devraient pousser à l'action la communauté
internationale : émeutes en Haïti, manifestations en
Egypte, violences dans de nombreux autres pays, toutes
provoquées par la hausse des prix des denrées
alimentaires. Selon les estimations du groupe de la
Banque mondiale, le doublement des prix alimentaires sur
les trois dernières années pourrait aggraver la
situation de pauvreté que vivent 100 millions de
personnes dans les pays à faibles revenus. Et il ne
s'agit pas d'un problème passager : réalités
démographiques, évolution des comportements
alimentaires, prix de l'énergie, culture des
biocarburants et changements climatiques, laissent
craindre une hausse durable des prix alimentaires.
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Ethnopsychiatrie haïtienne : un modèle possible (1)

C’est tout le peuple qui déplore
de jour en jour la détérioration
de la qualité de vie de la
famille haïtienne. Des
chercheurs, des praticiens, des
analystes se penchent de plus en
plus sur toutes les dimensions
du drame social haïtien.
L’auteur de ce texte,
ethnopsychiatre, pense que plus
que jamais la prise en charge de
la santé mentale du pays, de la
santé mentale de chacun en
particulier devient une
priorité. Il a participé au
colloque : Haïti-Québec-Canada :
vers un partenariat en santé
mentale (Montréal, 24-25 avril
2008). La réalisation de ce
colloque est une importante
contribution à l’exploration du
thème de la santé mentale des
Haïtiens aussi bien en diaspora
qu’en Haïti. Le docteur Raphaël
a choisi d’aborder le sujet de
l’ethnopsychiatrie comme une
façon de s’assurer de
l’adéquation des soins en santé
mentale, tenant compte de la
pluralité culturelle trop
souvent négligée dans le pays.
Nous publions en trois parties
de larges extraits de sa
communication au colloque de
Montréal.
Lire la
suite
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Les recettes d’un
polar pas si
noir

Héros positifs et esprit
optimiste : la trilogie se
démarque.
par
Sabrina Champenois
Dans le
genre emballement culturel,
tant inattendu
qu’ininterrompu, et basé
principalement sur le
bouche-à-oreille, difficile
ne pas songer à l’autre
sensation du moment,
Bienvenue chez les Chtis.
L’analogie n’est pas que
contextuelle. Il y a aussi
le fond, le texte, l’esprit
(la philosophie ?).
Millénium a beau émarger
au rayon polar-roman noir,
un optimisme s’en dégage,
qui tranche avec une
production plutôt portée au
pessimisme ou, au minimum, à
la mélancolie. L’école
nordique est d’ailleurs
experte en la matière, le
cas suédois le plus fameux
étant la série d’Henning
Mankell qui met en scène le
commissaire solitaire et
dépressif Kurt Wallander.
Valeurs rassurantes.
Millénium fourmille de
salauds très salauds, qui
doivent leur prospérité à une
société gangrenée (par
l’idéologie notamment, avec
l’incontournable épouvantail
extrême droite). Mais l’ensemble
(quasiment 2000 pages) fait
triompher des valeurs pour le
moins rassurantes : droiture,
perspicacité, ténacité,
solidarité. Ce sont les qualités
qu’incarnent sans jamais
vraiment faiblir ses héros, même
face à la pire adversité - même
sous la torture. Bref, le nerf
de Millénium est
fondamentalement sympathique, et
optimiste.
Stieg Larsson, qui était
journaliste, tricote son affaire
autour d’un duo composé du
journaliste Mikael Blomkvist et
de l’informaticienne hacker
Lisbeth Salander. Blomkvist, la
quarantaine épanouie (entre
autres sexuellement), est la
star d’un petit magazine
indépendant (Millénium)
spécialisé dans l’investigation
politico-sociologique. La presse
l’a surnommé «Super Blomkvist».
Salander a, elle, mauvaise
réputation : c’est une
psychopathe, bonne à enfermer,
voilà ce qu’affirme même son
tuteur. Il est vrai que cette as
de l’informatique de 25 ans, que
Larsson a imaginée d’après Fifi
Brindacier dont il était fan
(1), est aussi capable de la
plus grande violence physique
malgré un physique de crevette.
Qu’elle soit tatouée, piercée,
farouche, et plutôt lesbienne,
n’arrange pas son cas.
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La polémique sur le décret
réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors
que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de
décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est
désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.
Ce "document de travail", signé des ministères
de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de
l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La
communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition
du soin psychique et l'instauration d'"une psychothérapie d'Etat".
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Les
psychanalystes savent-ils débattre?

par
Roland Sabra
Sous la direction de Daniel
Widlöcher, vient de paraître aux Editions Odile Jacob un
ouvrage qui porte comme titre cette question. A travers
quatre exemples de débats qui ont traversé, sans omettre d'y
laisser des traces durables la psychanalyse, autour de
l'enfant entre Anna Freud et Mélanie Klein en 1943; autour
du lacanisme et du kleinisme en 1972; autour d'une
innovation théorique, l'attachement de John Bowlby, entre
Laplanche Widlöcher et Fornagy en 2000; et plus récemment en
2004, entre Jacques-Alain Miller et Daniel Widlöcher sur
l'avenir de la psychanalyse; à travers l'étude de ces débats
donc, l'ouvrage tente de répondre au
souhait formulé dès 1912 par le disciple préféré de Freud, Sandor Ferenczi qui
faisait l'hypothèse que "les psychanalystes, une fois "guéris" de leurs névroses (notez le pluriel), par leur propre psychanalyse,
pourraient dépasser les rivalités, les ambitions et la
mauvaise foi habituelles".
Je vous
laisse deviner ce qu'il en est! Ailleurs, comme en
Martinique...
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Propos sobres sur une
supposée « nouvelle économie »
du psychisme et de la sexualité

par Pierre-Henri Castel
J’aborderai le thème de ce
colloque avec un mélange de
perplexités et d’inquiétudes qui
risquent de prendre ici plus de
poids que son objet lui-même :
la sexualité. Il ne me semble
pas, en effet, que la sexualité
puisse devenir un problème, y
compris en psychanalyse, sans
que deviennent en même temps
problématiques les données
scientifiques, les concepts, les
arguments, les stratégies
rhétoriques, les idéologies, les
usages politiques et sociaux des
notions savantes ou informelles
qui isolent la « sexualité »
comme telle. La sophistication
des discours qu’on tient dessus
n’y change rien ; c’est comme
imaginer qu’avant qu’on
l’examine sous le microscope,
telle cellule s’était développée
naturellement sur une lame de
verre, en baignant par miracle
dans le bon colorant.
Il en va de même avec l’approche
clinique en psychanalyse.
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Les « nouvelles
pathologies » ne renouvellent pas la clinique analytique

Chapitre 1 du livre "Des fondements de
la clinique analytique" de Erik Porge
Il
existe aujourd'hui, parmi les analystes, un courant qui
prétend découvrir l'existence de « nouvelles pathologies ».
Sur quoi sont fondées les méthodes qui ont permis de les
isoler ? Celles-ci sont-elles compatibles avec la
psychanalyse ?
Pour commencer, je M'interrogerai sur les facteurs généraux
qui président à l'isolement de types cliniques.
Parmi ceux-ci, il y a l'intrication de facteurs individuels
et collectifs, ou plus précisément la conception explicite
ou pas que l'on se fait de ces rapports. Ce qui s'isole
comme pathologie individuelle croise des enjeux collectifs,
politiques, économiques, sociaux, professionnels, et ce,
aussi bien en médecine, en psychiatrie qu'en psychanalyse.
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Le système Pina Bausch
s'essouffle

Jusqu'où le système Pina
Bausch peut-il encore passer sans casser ? A quel point la
chorégraphe allemande tire-t-elle consciemment sur les mêmes
ficelles spectaculaires sans en mesurer l'usure ? Que nous
apporte aujourd'hui Pina Bausch que nous n'ayons déjà
expérimenté avec elle depuis des années ? Dès les premières
minutes de sa nouvelle pièce, Bamboo Blues, présentée
au Théâtre de la Ville, lundi 16 juin, un flot de questions
nous déborde. La sensation d'enfiler de vieux chaussons pour
arpenter un circuit chorégraphique que l'on connaît
quasiment par coeur suscite un méchant trouble.
Jouer l'innocence et la
découverte devant une pièce évidemment belle, inventive,
irréprochable ou presque, pourquoi pas ! Mais le sentiment
de déjà-vu, de surimpression confuse entre les images qui
défilent devant nous et celles dont on se souvient
l'emporte. La structure du spectacle, apparue en 1989 avec
Palermo Palermo, créé en Sicile - alternance de solos
et de petits sketches sur un mixe sono mondiale monté sec -,
a pris ici un pli indéfroissable à force de se répéter.
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Avec le temps, William Forsythe
privilégie formes expérimentales et
radicalité

Le chorégraphe
William Forsythe est saturé. A la
limite de craquer, selon certains de
ses collaborateurs. Trop de tournées
à droite, à gauche, de trains,
d'avions, de projets qui
s'enchaînent au pied levé. Trop.
Entre Francfort (Allemagne), où
l'Américain est installé depuis
1984, Dresde (Allemagne) et Zurich
(Suisse), les trois villes qui le
soutiennent et le produisent, il
multiplie les spectacles.
De passage au
Théâtre de Chaillot, à Paris, du 19
au 21 juin avec Decreation,
solide cauchemar autour d'une scène
de ménage, il s'affiche dans la
foulée au festival Montpellier
Danse, où il présente Heterotopia,
pièce conçue à l'origine pour un
public de quatre-vingts personnes
qu'il met en scène pour deux cents
spectateurs entourant l'action. "
Ça ne va pas, j'ai accepté la chose,
mais ce n'est pas juste par rapport
à la proposition ",
ronchonne-t-il, assis dans un studio
du Théâtre de Chaillot.
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Luc Bondy dévoile "
Les Bonnes "

Beaucoup en
rêvent, Luc Bondy va le faire : mettre en scène Cate Blanchett au théâtre. Au
printemps 2007, l'actrice australienne est venue à Vienne avec son mari, Andrew
Upton, qui codirige avec elle un théâtre à Sydney. Ils voulaient voir Le Roi
Lear, de Shakespeare, mis en scène par Luc Bondy, dont Andrew Upton
connaissait le travail : il avait déjà vu Hercules, l'opéra de Haendel, à
New York, et Cruel and Tender, la pièce de Martin Crimp, à Londres.
Cate Blanchett, elle, allait à
la découverte. Après la représentation du Roi Lear, elle a demandé à Luc
Bondy de la diriger dans Grand et petit, de Botho Strauss. Cela se fera
en 2010. La création aura lieu en mars à Sydney. Ensuite, le spectacle ira à
Londres un mois, puis à Vienne dans le cadre du WienerFestwochen, le Festival
que dirige Luc Bondy, puis en Allemagne, à la Ruhr Triennal. En tout, Grand
et petit devrait être joué soixante-dix fois.
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Les Français ne sont pas prêts à travailler plus pour gagner plus
Malgré la baisse du pouvoir d'achat, 79% des salariés préfèrent profiter
de leurs RTT plutôt que les faire racheter par leur entreprise. C'est ce que
révèle un sondage publié lundi.
Plus des trois quarts des salariés n'envisagent pas de faire racheter des
jours de RTT cette année, contre 11% qui pensent faire usage de cette
possibilité créée en février par le gouvernement, selon un sondage LH2/Les
Echos/L'Institut de l'entreprise, publié lundi.
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Au Venezuela, la révolution est en marche,
mais pas l'économie, malgré la manne pétrolière

Relancer la
production ",
affirmait une
banderole, mercredi
11 juin, derrière le
président
vénézuélien Hugo
Chavez au moment où
celui-ci annonçait
des mesures visant à
atteindre cet
objectif. "
L'investissement,
c'est le Venezuela ",
proclamait un autre
slogan. On aurait pu
en ajouter un
troisième : il est
urgent de contenir
l'inflation.
Produire plus,
investir et freiner
la hausse des prix
sont les trois
priorités
économiques
actuelles du
socialisme
vénézuélien. En
dépit du boom
pétrolier, qui va
rapporter environ 75
milliards de dollars
(48,9 milliards
d'euros) en 2007 -
le pays est le 10e
producteur mondial
de brut -, la
croissance a
décliné.
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La crise financière s'apaise mais la crise économique
s'aggrave

L'économie
américaine va mal. Les dégâts de la crise financière,
provoqués par l'effondrement des subprimes, ces crédits
immobiliers à risque, sont visibles. Mardi 29 avril, le
président des Etats-Unis, George W. Bush, a affirmé que
l'activité économique était " très lente " et estimé
que cela se refléterait dans les chiffres de la croissance
du premier trimestre publiés mercredi.
Ces chiffres
appartiennent-ils déjà au passé ? Sur les marchés règne le
sentiment que le pire de la crise financière est peut-être
passé. Que les subprimes, qui ont suscité une véritable
psychose chez les investisseurs de part et d'autre de
l'Atlantique, seront, bientôt, un mauvais souvenir.
Pour preuve, la
Bourse qui a atteint des plus bas entre janvier et mars, aux
Etats-Unis comme en Europe, se stabilise. Le dollar, qui
avait plongé à des niveaux historiques face aux principales
devises, en particulier face à l'euro, se redresse. Le
billet vert, qui s'est échangé jusqu'à 1,60 euro le 22
avril, est remonté à 1,55 euro. La quasi-totalité des
analystes interrogés par l'agence Bloomberg présagent
désormais que la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a
réduit de manière agressive ses taux pour contrer la crise,
annoncera, mercredi soir, une nouvelle baisse de 0,25 point,
portant le loyer de l'argent de 2,25 % à 2 %. Mais celle-ci
devrait être la dernière avant un certain temps. " C'est
encore un peu hésitant mais l'on commence à penser à un
scénario de sortie de crise. Et si tel est le cas, la Fed
n'a plus de raison de baisser ses taux ", explique
Christian Parisot, économiste chez Aurel Leven.
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Barack
Obama, un destin américain
Au début d'août 2007, Barack
Obama traversait une
mauvaise passe. Hillary
Clinton s'était nettement
détachée dans les sondages.
Elle avait même pu se
permettre le luxe de
participer à la conférence
nationale des blogueurs de
gauche, à Chicago, un public
qui ne demandait qu'à en
découdre avec la "maison
Clinton". Barack Obama
était venu aussi, en voisin.
Il n'était accompagné que de
Robert Gibbs, son
porte-parole, et Reggie
Love, son camarade de
basket-ball et garde du
corps.
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Présentation
de
l’ouvrage
de
Dominique
Berthet
André
Breton,
L’éloge
de
la
rencontre. Antilles,
Amérique,
Océanie.
par
Cécile BERTIN-ELISABETH
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