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ELEMENTS POUR UNE TELE-VISION DE LA TELEVISION


 par Guillaume PIGEARD de GURBERT

Ce n’est pas parce qu’on regarde beaucoup la télévision qu’on la voit bien. La télévision est d’abord une technique audiovisuelle et ensuite un secteur économique. L’évolution principale de la télévision ces trente dernières années est un changement d’ordre technique dont les effets et les conséquences dépassent largement le domaine de la technique audiovisuelle mais engagent des bouleversements dans la réception, l’interprétation et l’utilisation des images. Pour percevoir ce changement et en mesurer l’importance il suffit de comparer n’importe quel programme actuel de n’importe quelle chaîne avec n’importe quel programme des années 70 ou 80 : ici des plans qui durent plusieurs minutes, là des plans qui excèdent rarement 10 secondes. Le Nombre de Plans par Minute (NPM) a en effet augmenté de façon vertigineuse, du fait de la multiplication des caméras utilisées simultanément, au point que l’unité de mesure d’un plan télévisuel est désormais la seconde. Prenons par exemple le programme pour enfants « Casimir, l’île aux enfants » de la fin des années 1970 et comparons-le avec un programme actuel : la différence première, indépendamment de la valeur du contenu, concerne la Durée Moyenne des Plans (DMP) : 1 à 2 minutes d’un côté, 4 à 10 secondes de l’autre. Et alors, dira-t-on ? Le principal effet d’une telle accélération du flux d’images est d’une part d’interdire tout développement d’une même image ou idée en l’atomisant en une multiplicité d’images ou d’idées plus ou moins disparates, et d’autre part de placer l’esprit du téléspectateur sous tutelle, dans un état de fascination télévisuelle. Que cet affolement de la durée moyenne des plans appartienne en propre à l’utilisation actuelle de la télévision ou qu’il vienne de l’industrie cinématographique, des clips vidéo ou de l’univers des jeux vidéo importe peu.

 

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Une étude alerte sur la hausse des actes commis par les conjoints ou les ex.

JACKY DURAND

 

  Plus d’une violence volontaire sur quatre constatées en France en 2007 a concerné une femme majeure, victime de son conjoint ou de son ex-conjoint. C’est l’un des principaux enseignements de la vaste enquête que publie aujourd’hui l’Observatoire national de la délinquance (OND), chargé de la divulgation des statistiques et études officielles de la délinquance en France. Les services de police et de gendarmerie ont enregistré l’année dernière 47 573 faits de violences volontaires sur des femmes, soit 25,6 % de l’ensemble des violences sur personnes de 15 ans et plus. Ce constat est d’autant plus vertigineux qu’il s’accompagne d’une forte accélération des actes commis contre les femmes depuis trois ans (+ 31,1 % par rapport à 2004), il est vrai dans un contexte général de hausse des violences «auquel celles sur les femmes majeures par conjoints contribuent de façon croissante», analyse l’OND.

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  Cyril Rizk est responsable des statistiques de l’observatoire national de la délinquance (OND), qui publie aujourd'hui une vaste enquête concluant à une hausse des violences faites aux femmes ces dernières années.

Recueilli par JACKY DURAND

 

Les violences conjugales sont-elles déterminantes dans la hausse générale des violences volontaires ?
Cette hausse que vous évoquez concerne les faits constatés par la police et la gendarmerie, et effectivement entre 2006 et 2007, alors que le nombre de violences sur personnes de 15 ans et plus a augmenté de 12.835 faits constatés (+ 7,5%), près de 60% de cette hausse était composée de faits de violences volontaires sur femmes majeures par conjoint ou ex-conjoint. On peut rappeler qu’en 2006, la législation a élargi la notion de violence par conjoint aux ex-conjoints, ce qui a pu entraîner une partie de la hausse.

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Sociologie culturelle

Directrice du Centre de ressources et de développement des compétences de l’ANPE Antilles Guyane, je recherche désespérément quelqu’un qui pourrait faire une intervention

Lutte contre les discriminations à l’embauche aux Antilles pour un public de directeurs d’Agence Locale pour l’emploi

Contact :

Gaby.lugiery_at_anpe.fr

Tel 0590 38 37 90

Fax 0590 38 37 80

P : 0690 35 83 00

 

Sociologie culturelle

  LA DROITE en outre-mer ressemble à un champ de ruines. Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, en est bien conscient. " Il faudra dix ans pour reconstruire l'UMP, détecter des trentenaires, les faire monter ", constate-t-il avec résignation. En attendant, il faut préparer les élections régionales de 2010. L'ancien porte-parole de l'UMP a donc décidé de créer le Cemapom, ou Club des élus de la majorité présidentielle en outre-mer. " Il a vocation à rassembler tous les politiques qui se reconnaissent dans l'action de Nicolas Sarkozy, qu'ils soient de l'UMP ou d'une autre formation, explique Yves Jégo. Pour les régionales, il faudra rassembler à droite. Les têtes de liste ne pourront être crédibles que si elles réalisent une grande alliance. "

 

Quand l'Occident n'entend pas le jazz

 Miles Davis disait souvent que ce dont il était avant tout question dans sa musique - et, plus généralement, dans le jazz -, ce qui en faisait le coeur, l’essence, c’était le “son” (sound). Une déclaration très difficile à comprendre pour un Occidental. Car ce que Miles désignait par ce mot apparemment limpide de “son”, ce n’était ni l’exceptionnelle création sonore de ses compositions, ni le minutieux travail d’arrangement orchestral auquel il les soumettait, ni encore le timbre si spécifique de sa trompette. C’était une “attitude” et une “vision du monde”, reposant sur une définition très éloignée de la nôtre de ce qu’est (doit être) la musique.

C’est de ce décalage, pour ne pas dire de ce gouffre, entre des présupposés musicaux différents, voire aux antipodes les uns des autres, que sont nés bien des quiproquos, des malentendus, sinon même, comme le soutient le philosophe et musicologue Christian Béthune dans un ouvrage qui fera date, Le Jazz et l’Occident, une “mésentente” (au sens étymologique du terme) durable, et peut-être non encore totalement levée, dans la réception du jazz par l’Occident. Auteur d’un précédent Adorno et le Jazz (1), Béthune est, en vérité, bien placé pour savoir à quel point même de grands esprits ont pu se tromper sur le jazz. Son livre peut d’ailleurs se lire aussi comme un bêtisier de jugements tous aussi obtus les uns que les autres, comme lorsque dans les années 20, en France, on voyait dans le jazz une musique “bruyante” et tout à la fois un art “primitif” et le reflet du “monde déshumanisant de la machine” !

 

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Sociologie culturelle

Comprendre ou juger ?

Saisir systématiquement la justice dans les cas de catastrophes qui choquent l'opinion est inutile. Même les victimes ont besoin d'un meilleur cadre

 

par Daniel Soulez- Larivière et  Simon Foreman

  L'actualité judiciaire en matière de catastrophes collectives (épilogue de l'affaire du mont Sainte-Odile, procès AZF, instruction des affaires de l'amiante) oblige à se demander à quelles fins on a recours à la justice. Sert-elle à juger des individus suspectés d'avoir commis des infractions, ou s'agit-il d'exercices pédagogiques à l'attention des victimes et du public ? En sommes-nous arrivés à utiliser la scène judiciaire pour remplir une fonction essentiellement explicative et pédagogique ?

Quand il s'agit de traiter une catastrophe collective frappant l'opinion publique, le ministère de la justice organise de véritables procès de masse, mis en scène comme un grand spectacle, celui d'un procès politique, au sens originel du mot. Hier, une salle de 750 places était louée dans un parc d'expositions pour juger le crash du mont Sainte-Odile, bientôt une de 1 500 places à Toulouse pour l'affaire AZF. Et si un jour un avion très gros porteur s'écrase, il faudra le Palais omnisport de Bercy pour accueillir les milliers de personnes directement ou indirectement concernées par la tragédie. Un tel déploiement de moyens permet-il pour autant de rendre la justice ?

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Pour vendre des médicaments, inventons des maladies

Nouveaux médicaments
Les nouvelles techniques publicitaires de l’industrie pharmaceutique


  La méthode avait déjà fait la fortune du docteur Knock de Jules Romains : chaque bien-portant entrant dans son cabinet en ressortait malade, et prêt à débourser sans compter pour être guéri. A son image, ayant atteint les limites du marché des malades, certaines firmes pharmaceutiques se tournent désormais vers les bien-portants pour continuer à croître. Et emploient pour cela les techniques de publicité les plus avancées.

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Lettre ouverte à
Alfred MARIE-JEANNE

  Créole en court vient de participer en tant que co-producteur à la réalisation du court métrage « Au nom du père » que vous avez bien voulu soutenir. Ce film produit par la société Marakudja’films, société Martiniquaise de cinéma en court métrage, a été pour nous l’occasion de vérifier « in situ » les conditions particulières de tournage au format 35mm, mais aussi et surtout la situation pour le moins singulière des intermittents Martiniquais du cinéma et de l’audiovisuel.

Il m’apparaît plus qu’important d’attirer votre attention sur la nécessité de soutenir l’activité cinématographique de façon réelle. Il y a une urgence politique à considérer ce secteur comme un secteur culturel à part entière : source d’emploi, de savoir faire, espace de création.

En effet, à l’occasion de nos recherches en personnel technique pour le film, nous avons pu observer que la plupart des techniciens Martiniquais formés aux techniques des métiers du cinéma dans le cadre d’école ou dans le cadre de pratique sur les plateaux de tournage, finissent par déserter leurs postes. La raison invoquée est toujours la même « pas assez de tournage »

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Sociologie culturelle

"Les politiques sont plurilingues : ils parlent le français, la langue de bois, la langue de pute, la langue de vipère…"

Louis-Jean Calvet

  Toute sa vie, Louis-Jean Calvet a vécu dans les mots. Ils nourrissent depuis plus de quarante ans sa passion pour la linguistique. Les mots de Bizerte, où il est né - le sicilien, le maltais, l'arabe et le français des rues de son enfance. Les mots de Ferré, de Brassens et de toute la chanson « poétique » française, qu'il connaît sur le bout de la langue et sur laquelle il a beaucoup écrit. Et tous les autres mots : ceux qu'on parle sur les marchés africains, un de ses terrains d'enquête favoris. Ceux d'argot, et même ceux de Nicolas Sarkozy, qu'il étudie à la loupe depuis deux ans avec son compère Jean Véronis. A 66 ans, ce linguiste engagé est célébré par ses amis et ses anciens élèves dans un ouvrage collectif intitulé Les Boîtes noires de Louis-Jean Calvet. « Un peu tôt pour m'embaumer », sourit ce globe-trotteur plurilingue et fumeur de pipe. Pour l'embaumer, sans doute, mais pas pour lui faire dire ce qu'il a sur les lèvres, et sur le coeur.

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L'incroyable pacte de 17 ados américaines

Enceintes sans pères

Élèves dans le même lycée du Massachusetts, elles ont toutes décidé de débuter leur grossesse et d'élever leurs enfants ensemble. Il pourrait y en avoir d'autres.

  Cela faisait quelque temps que les scénaristes américains se penchaient sur le sujet des grossesses adolescentes, la plupart du temps sous la forme de comédie, comme «Juno» ou «En cloque, mode d'emploi». Mais aucun d'entre eux n'avait sans doute été jusqu'à imaginer une histoire aussi ahurissante que celle relatée par Time Magazine.

A l'approche des vacances, pas moins de 17 élèves sur les 1.200 élèves de Gloucester High School, dans le Massachusetts, sont enceintes. Soit quatre fois plus que les années précédentes.

Intriguée par cette recrudescence inhabituelle de grossesses, la direction du lycée a dû attendre le mois de mai pour en comprendre les raisons. Plusieurs élèves venues faire des tests de grossesse à l'infirmerie de l'établissement, se sont révélées être étonnement déçues de ne pas être enceintes. D'autres en revanche accueillaient la nouvelle de leur grossesse par des cris de joie et des projets de fête.

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Foyer. L’avant-projet de loi prévoit une délégation plus souple de l’autorité parentale.

CHARLOTTE ROTMAN

  Aujourd’hui, 1,6 million d’enfants vivent dans une famille recomposée. Avec un beau-parent qui s’est invité et investi (parfois) sur le tard, après une séparation. Un adulte dont les droits et devoirs ne sont pas définis. Le gouvernement a mis au point une réforme pour lui donner un «statut». C’était déjà, l’an dernier, l’une des missions confiées à Xavier Bertrand par Nicolas Sarkozy qui souhaitait «soutenir et aider toutes les familles, sans exclusion, pourvu qu’elles soient des lieux de repères affectifs et moraux». Depuis, le chantier a avancé. L’avant-projet de loi qui circule depuis vendredi, et que Libération a consulté, explore plusieurs pistes qui changeront le quotidien de ces familles.

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François de Bernard philosophe, président du Germ (Groupe d’études et de recherche sur les mondialisations).

   «Le désert croît !» lance Zarathoustra, et il est possible d’entendre ce leitmotiv comme une interprétation saisissante de l’époque que nous vivons. Une époque où la privation, la dépossession, et, finalement, la désertification des imaginaires, des volontés et des désirs semblent l’emporter sur à peu près tous les fronts. L’une des figures de ce triomphe est le cycle dévaluation, démotivation, démobilisation.

La dévaluation, tout d’abord, initie le processus dont il est question. A cet égard la dévaluation du dollar américain doit être rapprochée de la dévaluation des cursus universitaires ; la dévaluation de l’action politique de celle des pratiques religieuses ; et la dévaluation des engagements militants de celle des services publics et gratuits… Le désert socioculturel contemporain s’alimente de la dévaluation. On dévalue beaucoup, à tours de bras, souvent sans distinction, et l’on réévalue très peu, ou seulement sous la contrainte, comme paralysés par le risque d’erreur historique. Il n’y a donc ni balance ni équilibre global des dévaluations et des réévaluations, mais un glissement progressif de toute la société vers cette négativité que l’on pourrait encore nommer «dépréciation universelle».

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Nicolas Sarkozy au cœur des médias

Quelle liberté pour les médias?

  Nicolas Sarkozy est-il le grand marionnettiste qui tire les ficelles des médias ? L'éviction surprise de Patrick Poivre d'Arvor (PPDA) de la présentation du "20 heures" de TF1, après vingt et un ans de service, a de nouveau mis au centre du débat le rôle que pourrait jouer le chef de l'Etat dans les nominations internes aux rédactions. Les preuves ? Il n'y en a pas. Les soupçons ? Ils sont légion.

Joint au téléphone par Le Monde, lundi 9 juin, après son déjeuner avec Nonce Paolini, le directeur général de TF1, qui venait de lui annoncer officiellement son départ du "20 heures", PPDA affirmait sans détour que "cette décision était politique". "Comme à tout le monde, cette rumeur m'était revenue aux oreilles mais, franchement, je ne pouvais pas imaginer que le chef de l'Etat mette son nez dans ces affaires", expliquait-il. "Pour moi, cette décision est politique car, officiellement, on ne me reproche rien et aucun motif ne m'a été signifié", poursuit le journaliste.

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La preuve par Turgot

Anne-Robert Jacques Turgot

Une réforme ne se juge pas à son intention. Tout est affaire d’exécution.

  L’ETAT, lourdement déficitaire, a perdu peu à peu sa marge d’action et doit emprunter chaque année davantage pour financer la charge de la dette. Dans le peuple, la colère gronde, attisée par la hausse des denrées de base, qui rogne le pouvoir d’achat. Tout le monde réclame des réformes – on n’a que trop attendu ! -, mais chacun en redoute les effets pour lui-même. Nous sommes en 1774, et toute ressemblance avec la situation présente, etc.

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Leïla Babès professeure de sociologie des religions à l’université catholique de Lille.

 

 Invité dans l’émission de France 2 On n’est pas couché du 17 mai, vous avez reproduit, à peu de chose près, le contenu de l’article publié par le Figaro (19 septembre 2006) et qui vous avait valu une condamnation à mort sur Internet. A l’époque des faits, le choc produit par les menaces qui pesaient sur vous, et l’urgence de la mobilisation contre cette atteinte à la liberté d’expression, me paraissaient plus importants qu’une réponse dont, de surcroît, je n’aurais souhaité pour rien au monde qu’elle fût interprétée par vos détracteurs comme un témoignage à charge. C’est pourquoi je m’étais bornée à intervenir sur votre site pour expliquer en quelques mots les raisons de mon soutien, et mon désaccord avec le contenu de votre brûlot.

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Paix et cannabis

Cannabis

  Dans la vallée de la Bekaa, l'exploitation du haschich suit le rythme des conflits. La paix fragile qui s'installe au Liban ne fait pas l'affaire des producteursAussi fragile semble-t-elle, la paix civile qui s'installe entre les différentes factions du Liban ne fait " pas du tout " l'affaire d'Ali Hassan. " Si l'armée n'est pas occupée à maintenir l'ordre dans les différentes régions du pays, se désole l'agriculteur, elle va revenir dans la vallée détruire nos récoltes. " Mains puissantes et bonne bouille ronde de paysan craquelée par le soleil, Ali Hassan, propriétaire de plusieurs dizaines d'hectares de bonnes terres fertiles au pied du Mont-Liban, cultive des tomates, de l'orge et des pommes de terre. Pour ces cultures-là, rien à craindre des soldats évidemment.

L'inquiétude d'Ali concerne le petit champ d'un hectare de cannabis qu'il a planté en mars et qui commence, sous nos yeux, à donner de jolies petites feuilles fines et dentelées.

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Economie

La réintroduction de poissons dans le lac Azueï redonne espoir aux pêcheurs haïtiens

le lac Azueï

   Les 248 habitants de Madan Belizè font partie de cette majorité des Haïtiens qui survit dans l'extrême pauvreté. Au bout d'une piste rocailleuse, au milieu de cactus et de massifs d'épineux, les masures en torchis sont éparpillées en bordure du lac Azueï, appelé aussi étang saumâtre, à la frontière de la République dominicaine. Longtemps, les habitants se sont nourris des poissons du lac. Cette ressource s'est épuisée, et les villages du bord du lac n'ont survécu que de l'élevage de quelques chèvres.

Depuis quelques mois, l'espoir renaît à Madan Belizè. Grâce à la ténacité de Patrick Vilaire, un sculpteur qui multiplie les programmes de développement dans les communautés pauvres, et à l'expertise de Valentin Adé, un Ivoirien émigré en Haïti après un doctorat en pisciculture à l'université Auburn (Alabama, Etats-Unis). Avec un financement de la coopération française, 250 000 euros, les deux hommes ont créé une ferme piscicole, qui produit des alevins pour les pêcheurs du lac Azueï. Ces alevins, d'une trentaine de grammes lorsqu'ils sont plongés dans des cages en plastique dans les eaux du lac, sont le fruit d'un croisement hautement symbolique entre des spécimens venus d'Egypte et d'Israël.

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Sylvie Brunel professeur des universités à Paris-Sorbonne, ancienne présidente d’Action contre la faim.

 

    Il a suffi d’une baisse conjoncturelle de production de 10 %, liée à de mauvaises récoltes dans les grands pays producteurs de l’hémisphère Nord et en Australie, pour que le monde s’affole : nous courons à la famine !

Pourtant, cette flambée s’explique d’abord pour des raisons spéculatives et des achats de précaution : peur de manquer, volonté de certains grands pays exportateurs, comme la Thaïlande et le Vietnam de réserver leur production à leur marché interne, opérations boursières se sont conjuguées pour créer l’illusion d’une pénurie mondiale. Pourtant, si de tels emballements des cours se sont déjà produits par le passé, en 1973-1974 ou en 1996-1997, ils mettent aujourd’hui en évidence l’extrême vulnérabilité et la dépendance de nombreux pays en développement à l’égard de leurs importations alimentaires. Au moment de la crise de la dette, la plupart d’entre eux ont fait le choix, sous la pression des institutions financières internationales, d’ouvrir leurs frontières et de nourrir les citadins grâce aux marchés mondiaux. La surproduction dans les pays du Nord, liée aux sommes investies dans l’agriculture, avait créé un excédent de denrées alimentaires qu’Europe et Etats-Unis ont pris l’habitude d’exporter. Le prix mondial du blé, du maïs, du riz s’est ainsi établi au niveau du producteur le plus compétitif, d’autant plus compétitif que les subventions à l’exportation puis, quand l’OMC les a interdites, les aides directes au revenu agricole ont tiré à la baisse les cours mondiaux, sans relation aucune avec les coûts de production réels.

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La nouvelle donne alimentaire mondiale

Robert B. Zoellick,
Président de la Banque mondiale

  La crise présente fournit l'occasion de transformer la hausse de la demande en nourriture en opportunité de progrès.

Ces images troublantes devraient pousser à l'action la communauté internationale : émeutes en Haïti,  manifestations en Egypte, violences dans de nombreux autres pays, toutes provoquées par la hausse des prix des denrées alimentaires. Selon les estimations du groupe de la Banque mondiale, le doublement des prix alimentaires sur les trois dernières années pourrait aggraver la situation de pauvreté que vivent 100 millions de personnes dans les pays à faibles revenus. Et il ne s'agit pas d'un problème passager : réalités démographiques, évolution des comportements alimentaires, prix de l'énergie, culture des biocarburants et changements climatiques, laissent craindre une hausse durable des prix alimentaires.

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Sociologie culturelle

Ethnopsychiatrie haïtienne : un modèle possible (1)

Ethnopsychiatrie

  C’est tout le peuple qui déplore de jour en jour la détérioration de la qualité de vie de la famille haïtienne. Des chercheurs, des praticiens, des analystes se penchent de plus en plus sur toutes les dimensions du drame social haïtien. L’auteur de ce texte, ethnopsychiatre, pense que plus que jamais la prise en charge de la santé mentale du pays, de la santé mentale de chacun en particulier devient une priorité. Il a participé au colloque : Haïti-Québec-Canada : vers un partenariat en santé mentale (Montréal, 24-25 avril 2008). La réalisation de ce colloque est une importante contribution à l’exploration du thème de la santé mentale des Haïtiens aussi bien en diaspora qu’en Haïti. Le docteur Raphaël a choisi d’aborder le sujet de l’ethnopsychiatrie comme une façon de s’assurer de l’adéquation des soins en santé mentale, tenant compte de la pluralité culturelle trop souvent négligée dans le pays. Nous publions en trois parties de larges extraits de sa communication au colloque de Montréal.

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Les recettes d’un polar pas si noir

Héros positifs et esprit optimiste : la trilogie se démarque.
 par Sabrina Champenois

  Dans le genre emballement culturel, tant inattendu qu’ininterrompu, et basé principalement sur le bouche-à-oreille, difficile ne pas songer à l’autre sensation du moment, Bienvenue chez les Chtis. L’analogie n’est pas que contextuelle. Il y a aussi le fond, le texte, l’esprit (la philosophie ?). Millénium a beau émarger au rayon polar-roman noir, un optimisme s’en dégage, qui tranche avec une production plutôt portée au pessimisme ou, au minimum, à la mélancolie. L’école nordique est d’ailleurs experte en la matière, le cas suédois le plus fameux étant la série d’Henning Mankell qui met en scène le commissaire solitaire et dépressif Kurt Wallander.

Valeurs rassurantes. Millénium fourmille de salauds très salauds, qui doivent leur prospérité à une société gangrenée (par l’idéologie notamment, avec l’incontournable épouvantail extrême droite). Mais l’ensemble (quasiment 2000 pages) fait triompher des valeurs pour le moins rassurantes : droiture, perspicacité, ténacité, solidarité. Ce sont les qualités qu’incarnent sans jamais vraiment faiblir ses héros, même face à la pire adversité - même sous la torture. Bref, le nerf de Millénium est fondamentalement sympathique, et optimiste.

Stieg Larsson, qui était journaliste, tricote son affaire autour d’un duo composé du journaliste Mikael Blomkvist et de l’informaticienne hacker Lisbeth Salander. Blomkvist, la quarantaine épanouie (entre autres sexuellement), est la star d’un petit magazine indépendant (Millénium) spécialisé dans l’investigation politico-sociologique. La presse l’a surnommé «Super Blomkvist». Salander a, elle, mauvaise réputation : c’est une psychopathe, bonne à enfermer, voilà ce qu’affirme même son tuteur. Il est vrai que cette as de l’informatique de 25 ans, que Larsson a imaginée d’après Fifi Brindacier dont il était fan (1), est aussi capable de la plus grande violence physique malgré un physique de crevette. Qu’elle soit tatouée, piercée, farouche, et plutôt lesbienne, n’arrange pas son cas.

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Espace freudien

 

 

  La polémique sur le décret réglementant le statut de psychothérapeute s'embrase à nouveau. Alors que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d'Etat un projet de décret débattu depuis près de cinq ans avec la communauté psy, c'est désormais un projet annexe d'arrêté qui met le feu aux poudres.

Ce "document de travail", signé des ministères de la santé et de la recherche, définit avec précision le contenu de l'enseignement théorique et pratique des futurs psychothérapeutes. La communauté psy dénonce une immixtion du gouvernement dans la définition du soin psychique et l'instauration d'"une psychothérapie d'Etat".

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Les psychanalystes
savent-ils débattre?

par Roland Sabra

  Sous la direction de Daniel Widlöcher, vient de paraître aux Editions Odile Jacob un ouvrage qui porte comme titre cette question. A travers quatre exemples de débats qui ont traversé, sans omettre d'y laisser des traces durables la psychanalyse, autour de l'enfant entre Anna Freud et Mélanie Klein en 1943; autour du lacanisme et du kleinisme en 1972; autour d'une innovation théorique, l'attachement de John Bowlby, entre Laplanche Widlöcher et Fornagy en 2000; et plus récemment en 2004, entre Jacques-Alain Miller et Daniel Widlöcher sur l'avenir de la psychanalyse; à travers l'étude de ces débats donc, l'ouvrage tente de répondre au souhait formulé dès 1912 par le disciple préféré de Freud, Sandor Ferenczi qui faisait l'hypothèse que "les psychanalystes, une fois "guéris" de leurs névroses (notez le pluriel), par leur propre psychanalyse, pourraient dépasser les rivalités, les ambitions et la mauvaise foi habituelles".

Je vous laisse deviner ce qu'il en est! Ailleurs, comme en Martinique...

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Propos sobres sur une supposée « nouvelle économie » du psychisme et de la sexualité

"Nouveau psychisme"

par Pierre-Henri Castel

 J’aborderai le thème de ce colloque avec un mélange de perplexités et d’inquiétudes qui risquent de prendre ici plus de poids que son objet lui-même : la sexualité. Il ne me semble pas, en effet, que la sexualité puisse devenir un problème, y compris en psychanalyse, sans que deviennent en même temps problématiques les données scientifiques, les concepts, les arguments, les stratégies rhétoriques, les idéologies, les usages politiques et sociaux des notions savantes ou informelles qui isolent la « sexualité » comme telle. La sophistication des discours qu’on tient dessus n’y change rien ; c’est comme imaginer qu’avant qu’on l’examine sous le microscope, telle cellule s’était développée naturellement sur une lame de verre, en baignant par miracle dans le bon colorant.

Il en va de même avec l’approche clinique en psychanalyse.

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Les « nouvelles pathologies » ne renouvellent pas la clinique analytique

"Nouvelles pathologies"???

Chapitre 1 du livre "Des fondements de la clinique analytique" de Erik Porge

  Il existe aujourd'hui, parmi les analystes, un courant qui prétend découvrir l'existence de « nouvelles pathologies ». Sur quoi sont fondées les méthodes qui ont permis de les isoler ? Celles-ci sont-elles compatibles avec la psychanalyse ?

Pour commencer, je M'interrogerai sur les facteurs généraux qui président à l'isolement de types cliniques.

Parmi ceux-ci, il y a l'intrication de facteurs individuels et collectifs, ou plus précisément la conception explicite ou pas que l'on se fait de ces rapports. Ce qui s'isole comme pathologie individuelle croise des enjeux collectifs, politiques, économiques, sociaux, professionnels, et ce, aussi bien en médecine, en psychiatrie qu'en psychanalyse.

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Danses

Le système Pina Bausch s'essouffle

Bamboo Blues

  Jusqu'où le système Pina Bausch peut-il encore passer sans casser ? A quel point la chorégraphe allemande tire-t-elle consciemment sur les mêmes ficelles spectaculaires sans en mesurer l'usure ? Que nous apporte aujourd'hui Pina Bausch que nous n'ayons déjà expérimenté avec elle depuis des années ? Dès les premières minutes de sa nouvelle pièce, Bamboo Blues, présentée au Théâtre de la Ville, lundi 16 juin, un flot de questions nous déborde. La sensation d'enfiler de vieux chaussons pour arpenter un circuit chorégraphique que l'on connaît quasiment par coeur suscite un méchant trouble.

Jouer l'innocence et la découverte devant une pièce évidemment belle, inventive, irréprochable ou presque, pourquoi pas ! Mais le sentiment de déjà-vu, de surimpression confuse entre les images qui défilent devant nous et celles dont on se souvient l'emporte. La structure du spectacle, apparue en 1989 avec Palermo Palermo, créé en Sicile - alternance de solos et de petits sketches sur un mixe sono mondiale monté sec -, a pris ici un pli indéfroissable à force de se répéter.

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Avec le temps, William Forsythe privilégie formes expérimentales et radicalité

Heterotopia

  Le chorégraphe William Forsythe est saturé. A la limite de craquer, selon certains de ses collaborateurs. Trop de tournées à droite, à gauche, de trains, d'avions, de projets qui s'enchaînent au pied levé. Trop. Entre Francfort (Allemagne), où l'Américain est installé depuis 1984, Dresde (Allemagne) et Zurich (Suisse), les trois villes qui le soutiennent et le produisent, il multiplie les spectacles.

De passage au Théâtre de Chaillot, à Paris, du 19 au 21 juin avec Decreation, solide cauchemar autour d'une scène de ménage, il s'affiche dans la foulée au festival Montpellier Danse, où il présente Heterotopia, pièce conçue à l'origine pour un public de quatre-vingts personnes qu'il met en scène pour deux cents spectateurs entourant l'action. " Ça ne va pas, j'ai accepté la chose, mais ce n'est pas juste par rapport à la proposition ", ronchonne-t-il, assis dans un studio du Théâtre de Chaillot.

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Théâtre

Luc Bondy dévoile " Les Bonnes "

Les bonnes de jean genet

  Beaucoup en rêvent, Luc Bondy va le faire : mettre en scène Cate Blanchett au théâtre. Au printemps 2007, l'actrice australienne est venue à Vienne avec son mari, Andrew Upton, qui codirige avec elle un théâtre à Sydney. Ils voulaient voir Le Roi Lear, de Shakespeare, mis en scène par Luc Bondy, dont Andrew Upton connaissait le travail : il avait déjà vu Hercules, l'opéra de Haendel, à New York, et Cruel and Tender, la pièce de Martin Crimp, à Londres.

Cate Blanchett, elle, allait à la découverte. Après la représentation du Roi Lear, elle a demandé à Luc Bondy de la diriger dans Grand et petit, de Botho Strauss. Cela se fera en 2010. La création aura lieu en mars à Sydney. Ensuite, le spectacle ira à Londres un mois, puis à Vienne dans le cadre du WienerFestwochen, le Festival que dirige Luc Bondy, puis en Allemagne, à la Ruhr Triennal. En tout, Grand et petit devrait être joué soixante-dix fois.

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Economie

Les Français ne sont pas prêts à travailler plus pour gagner plus

  Malgré la baisse du pouvoir d'achat, 79% des salariés préfèrent profiter de leurs RTT plutôt que les faire racheter par leur entreprise. C'est ce que révèle un sondage publié lundi.
Plus des trois quarts des salariés n'envisagent pas de faire racheter des jours de RTT cette année, contre 11% qui pensent faire usage de cette possibilité créée en février par le gouvernement, selon un sondage LH2/Les Echos/L'Institut de l'entreprise, publié lundi.

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Au Venezuela, la révolution est en marche, mais pas l'économie, malgré la manne pétrolière

Chavez et Castro

   Relancer la production ", affirmait une banderole, mercredi 11 juin, derrière le président vénézuélien Hugo Chavez au moment où celui-ci annonçait des mesures visant à atteindre cet objectif. " L'investissement, c'est le Venezuela ", proclamait un autre slogan. On aurait pu en ajouter un troisième : il est urgent de contenir l'inflation.

Produire plus, investir et freiner la hausse des prix sont les trois priorités économiques actuelles du socialisme vénézuélien. En dépit du boom pétrolier, qui va rapporter environ 75 milliards de dollars (48,9 milliards d'euros) en 2007 - le pays est le 10e producteur mondial de brut -, la croissance a décliné.

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La crise financière s'apaise mais la crise économique s'aggrave

Crise economique et financière

  L'économie américaine va mal. Les dégâts de la crise financière, provoqués par l'effondrement des subprimes, ces crédits immobiliers à risque, sont visibles. Mardi 29 avril, le président des Etats-Unis, George W. Bush, a affirmé que l'activité économique était " très lente " et estimé que cela se refléterait dans les chiffres de la croissance du premier trimestre publiés mercredi.

Ces chiffres appartiennent-ils déjà au passé ? Sur les marchés règne le sentiment que le pire de la crise financière est peut-être passé. Que les subprimes, qui ont suscité une véritable psychose chez les investisseurs de part et d'autre de l'Atlantique, seront, bientôt, un mauvais souvenir.

Pour preuve, la Bourse qui a atteint des plus bas entre janvier et mars, aux Etats-Unis comme en Europe, se stabilise. Le dollar, qui avait plongé à des niveaux historiques face aux principales devises, en particulier face à l'euro, se redresse. Le billet vert, qui s'est échangé jusqu'à 1,60 euro le 22 avril, est remonté à 1,55 euro. La quasi-totalité des analystes interrogés par l'agence Bloomberg présagent désormais que la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a réduit de manière agressive ses taux pour contrer la crise, annoncera, mercredi soir, une nouvelle baisse de 0,25 point, portant le loyer de l'argent de 2,25 % à 2 %. Mais celle-ci devrait être la dernière avant un certain temps. " C'est encore un peu hésitant mais l'on commence à penser à un scénario de sortie de crise. Et si tel est le cas, la Fed n'a plus de raison de baisser ses taux ", explique Christian Parisot, économiste chez Aurel Leven.

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Barack Obama, un destin américain

   Au début d'août 2007, Barack Obama traversait une mauvaise passe. Hillary Clinton s'était nettement détachée dans les sondages. Elle avait même pu se permettre le luxe de participer à la conférence nationale des blogueurs de gauche, à Chicago, un public qui ne demandait qu'à en découdre avec la "maison Clinton". Barack Obama était venu aussi, en voisin. Il n'était accompagné que de Robert Gibbs, son porte-parole, et Reggie Love, son camarade de basket-ball et garde du corps.

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Littératures

Présentation de l’ouvrage de Dominique Berthet

André Breton, L’éloge de la rencontre.
Antilles, Amérique, Océanie
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par

Cécile BERTIN-ELISABETH

André Breton, L’éloge de la rencontre.