Lettre d'information de Madinin'Art

 

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   A Paris, un Noir ou un Maghrébin a plus de chance de se faire contrôler par la police qu'un Blanc. Pas vraiment surprenant mais une étude vient d'en faire la démonstration.

«Contrôle au faciès», «délit de sale gueule», «profilage racial», quels que soient les termes que l'on préfère retenir, c'est une réalité en France. A grande échelle. Une étude menée par deux chercheurs du CNRS et rendue publique ce mardi vient apporter la démonstration scientifique de cet état de fait jusqu'alors ressenti mais non quantifié. Selon cette étude, un Noir a six fois plus de chances d'être contrôlé par la police qu'un Blanc, un Arabe (ou perçu comme tel) 7,8 fois plus.

Les chercheurs, Fabien Jobard et René Levy, dont l'étude a été financée par une fondation américaine, l'Open society institute (créée par le milliardaire Georges Soros) se sont concentrés sur les opérations de police menées entre octobre 2007 et mai 2008 dans deux espaces parisiens: à la gare du Nord et à Châtelet-les-halles.

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LE PROGRAMME DU FESTIVAL DE FORT-DE-FRANCE 2009

 

Théâtre

L'avenir du théâtre antillais sera carnavalesque
ou ne sera pas
?

par Roland Sabra

 Stéphanie Bérard est "Assistant Professor de littérature française et francophone" à l'Université de Virginie aux Etats-unis. Elle publie un essai " Théâtre des Antilles, traditions et scènes contemporaines." chez l'Harmattan dans la collections "Images plurielles". Il faut d'abord saluer le style de l'essai qui use d'une langue claire, compréhensible par tous, sans pour autant affadir le propos ce qui n'est pas si fréquent. On pourra regretter que l'éditeur, (par souci d'économie? ait choisi une taille de police un peu petite, ce qui ne facilite pas la lecture et que la relecture du tapuscrit  n'ait pas fait l'objet d'un peu plus d'attention pour les coquilles inévitables mais aussi pour corriger quelques confusions conceptuelles par exemple entre "hypotexte" et "hypertexte" ( p.47), outils que l'auteure emprunte au linguiste Gérard Genette.

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Petites Annonces

A louer

Appartement duplex 113 m2.  très clair, salon, salle à manger, 2 chambres. dressing, cave, salle d'eau, salle de bains, rangements, Vue sur la mer.  Résidence de Cluny. Libre début juillet.

Loyer 990 Euros charges comprises

Contact : madininart@laposte.net

 
Sociologie culturelle

ATV affaire de gros sous ou intérêt commun ?

par J-G VOISIN

  L’existence d’ATV a été, depuis sa création, quelque peu chancelante.

Née sur les cendres de TCI, ATV a été dirigée par quelques 3 groupes à ce jour.

Aujourd’hui, et dans l’attente de la décision du Tribunal le 7 juillet, certains Martiniquais se  demandent s’ils ne devraient pas prendre part, au titre du citoyen, à l’édification d’une télé au service du plus grand nombre.

Avec ses moyens ATV a pu faire de la production d’émissions de proximité en tachant de répondre aux

attentes de tous et notamment la jeunesse. A notre avis, avec des moyens financiers supplémentaires les JRI(Journalistes Reporters d’Images) qui remplissaient déjà leur mission d’information auraient pu être stabilisés et confortés dans la qualité de leur métier. La grande production propre a une télé de qualité aurait pu être plus accessible à ATV.

Quant aux débats et autres émissions de services, les téléspectateurs pouvaient apprécier la diversité des sujets et l’approche différente de chaque journaliste-animateur.

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Danses

Pina Bausch est morte

AFP/THOMAS LOHNES
Pina Bausch remercie après avoir reçu le prix Goethe, à Francfort, le 28 août 2008.

  La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est morte mardi 30 juin à l'âge de 68 ans, a annoncé le Tanztheater de Wuppertal, en Allemagne, dont elle dirigeait la compagnie depuis 1973. Sa mort, à l'hôpital, fut "inattendue et rapide, cinq jours après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer", a indiqué la porte-parole, précisant qu'"elle était encore dimanche dernier sur scène avec sa compagnie, à l'Opéra de Wuppertal".

Philippine Bausch était née le 27 juillet 1940 à Solingen, dans la Ruhr, où ses parents tenaient un hôtel-restaurant-café. A tout juste 15 ans, elle intègre l'école pluridisciplinaire autour de la danse fondée par Kurt Joos à Essen, avant de partir, en 1958, pour New York avec une bourse pour la Juilliard School. Cette danseuse déliée y triomphe, mais revient quatre ans plus tard dans son pays natal pour diriger la compagnie attachée à l'école d'Essen.

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L'art de la menace du Brésilien Bruno Beltrao

  Pour être envoyé, c'est envoyé. Balancé net comme un missile sur sa cible. Cinquante minutes de fureur, de surprise, d'invention, c'est H3, chorégraphié par le Brésilien Bruno Beltrao pour neuf danseurs masculins de la compagnie hip-hop Grupo de rua, basée à Niteroi (Brésil). Créée en 2008, cette pièce redoutable est programmée au festival Montpellier Danse avant une tournée en France à la rentrée.

On le savait déjà, on en est sûr dorénavant. Bruno Beltrao, 29 ans, sait faire de la danse hip-hop un outil chorégraphique jamais vu. Quel que soit le biais par lequel on attaque le spectacle - gestuelle, occupation du plateau, dramaturgie -, H3, cinquième opus présenté en France depuis 2002 (la compagnie a été créée au Brésil en 1996), tient le coup avec une sobriété qui frôle l'ascétisme. La bande-son est fine comme une semelle de basket usée d'avoir trop frappé le bitume : elle se réduit à un brouhaha urbain lointain grêlé de quelques percussions. 

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Espace Freudien

Téhéran en crise, ou le retour aux sources de la révolution de 1979

Lorsqu'il perd son autorité, le régime est comme un chat suspendu au-dessus du précipice.

 par Slavoj Zizek

  Quand un régime autoritaire approche de sa crise finale, sa dissolution suit en général deux étapes. Avant son effondrement, une mystérieuse rupture se produit : les gens réalisent tout d'un coup que la partie est terminée, et ils cessent d'avoir peur. Non seulement le régime perd sa légitimité, mais l'exercice du pouvoir est perçu comme une réaction de panique impuissante.

Nous connaissons tous la scène classique des dessins animés dans laquelle le chat se trouve au-dessus d'un précipice mais continue de marcher sans tenir compte de l'absence de sol sous ses pattes ; il commence à tomber lorsqu'il baisse les yeux et aperçoit le gouffre. Lorsqu'il perd son autorité, le régime est comme un chat suspendu au-dessus du précipice.

Dans Le Shah (éd. 10-18, 1994), une description classique de la révolution de Khomeyni, Ryszard Kapuscinski situait le moment précis de cette rupture : un manifestant qui se trouvait à un carrefour de Téhéran refusa de bouger lorsqu'un policier lui ordonna de partir, et le policier embarrassé s'en alla ; en quelques heures, tout Téhéran avait entendu parler de cet incident et, bien que les combats de rue se soient poursuivis pendant des semaines, tout le monde savait d'une certaine façon que la partie était terminée. Assistons-nous à quelque chose de similaire ?

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Agée de 24 ans, la Capverdienne Mayra Andrade sort Storia, storia..., son deuxième album, qui confirme les promesses de Navega, paru en 2006. Ce petit bout de femme à la moue enfantine, simple et naturelle, exigeante parfois jusqu'au caprice, est une chanteuse époustouflante. Sa voix miroite entre braise et ombre, elle possède cet art de la nuance qui font les grandes interprètes, occupe les scènes d'une présence rayonnante. Avec Sara Tavares (dont le prochain album devrait être publié en septembre), née à Lisbonne en 1978, Mayra Andrade est l'une des belles promesses d'avenir de la musique du Cap-Vert, conçue et créée par les auteurs-compositeurs de sa diaspora, sous influences assumées.

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Le monologue dansé d'Angelin Preljocaj


 

 Il n'est pas si seul, mais tout de même. Pour son premier solo, à l'âge de 52 ans, le danseur et chorégraphe Angelin Preljocaj s'est appuyé sur une nouvelle partenaire, la designeuse et scénographe Constance Guisset. Elle lui a dressé un autel en papier blanc dont les pages bruissent lorsqu'il s'assoit dessus, et qu'il peut lacérer à coups de couteau. Il y lit parfois son texte, Le Funambule (1958), de Jean Genet, déclaration d'amour à un fildefériste à travers son art, qui donne son titre au spectacle.

Angelin Preljocaj n'est pas comédien, mais tout de même. Sur le plateau très zen de l'Opéra Comédie de Montpellier, lundi 22 juin, habillé d'abord d'un tee-shirt blanc et d'un pantalon beige, il récite et danse aussi en même temps les mots de Genet. Il a appris le texte par coeur, réussit à en restituer le sens sans emphase, dans un tremblé léger qui résiste à l'habileté de la comédie, et c'est bien ainsi. 

Plus qu'un solo, Le Funambule est un monologue dansé dont la gravité tient aussi à l'interprétation, encore démunie, souvent douloureuse, de Preljocaj. Il ne s'adresse pas frontalement au public, parle plutôt de profil à un interlocuteur fictif situé dans les coulisses. Préserver cette tension nerveuse, qui fait parfois basculer le texte du côté du mantra, est sans doute le vrai défi de ce spectacle condamné à tourner.

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États généraux de l’outre-mer | Semaine du 15 au 21 juin 2009 | Synthèse n°13 par l’ACCD’OM

 

MARTINIQUE - Le PPM est arc-bouté sur l'autonomie « constitutionnelle », estime France-Antilles le 15 juin : Serge Letchimy propose qu'une première consultation soit faite rapidement sur une collectivité unique régie par l'article 73. Le lendemain, le quotidien s’interroge sur les « compétences possibles de la nouvelle collectivité », notamment : « La collectivité peut prendre des mesures favorisant l'accès aux emplois salariés du secteur privé au bénéfice des personnes justifiant d'une durée suffisante de résidence sur son territoire ou des personnes justifiant d'une durée suffisante de mariage, de concubinage, ou de pacte civil de solidarité avec ces dernières. A égalité de mérite, de telles mesures sont appliquées dans les mêmes conditions pour l'accès aux emplois de la fonction publique de la collectivité de Martinique et des communes. »

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A l'affiche

 

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Vente sur internet:
site de la librairie antillaise:

 

DAVID SAINT FELIX EN CONCERT

au casino du GOSIER - 21H30

Accompagné du Trio MARBOEUF

Jocelyn MARBOEUF : CLAVIER
FABRICE FANFANT : BASSE
Pascal LATOUR : BATTERIE

Entrée Gratuire - Consommation Obligatoire - Brunch Offert

 

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UN CONCERT POUR JALA

Des artistes se mobilisent pour JALA,
cette martiniquaise qui publie des contes pour nos enfants.

Jeudi 9 juillet, 20h, à l'ATRIUM, à Fort-de-France
Avec

Kolo BART, Gertrude SENIN, Eric VIRGAL,
Céline FLERIAG, les voix de KWAK, ORLANE,
BELYA, Nico GERNE, Papa Slam, Black Kalagan,
Jean-Claude DUVERGER, Dalila DANIEL
et bien d'autres artistes,

venez soutenir JALA,
un pilier de notre patrimoine.

Jeudi 9 juillet, 20h, à l'ATRIUM.

Manmay, pa pèd tan !

Tarif : 20 euros
Tickets en vente à l'ATRIUM
Contact : 0696 92 97 07 -  0596 60 95 95
 

 

 
 
 
 

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ROYAL BONBON

 -ROYAL BONBON projeté le 9 Juillet 19H au Centre
Culturel de Coridon et le 12 Juillet,  toujours 19H

  Profondément ancré dans l'histoire et la tradition haïtienne, Royal bonbon de Charles NAJMAN (prix Jean VIGO en 2002) est le premier film de fiction à avoir été entièrement tourné en Haïti.

Film de Charles Najman (France/Canada/Haïti, 2002). Image : Josée Deshaies. Musique : Jean-François Pauvros. 90 mn. Avec Dominic Batraville : le roi. Verlus Delorme : Timothée. Ambroise Thompson : Valentin. Anne-Louise Mesadieu : la reine.

Genre : sous l'emprise d'Haïti. Un fou errant dans les rues du Cap haïtien se prend pour le Roi Christophe, premier souverain du Nouveau Monde, ancien esclave et libérateur d’Haïti en 1804. Chassé de la ville, le "roi Chacha", comme on le surnomme, se réfugie dans les ruines grandioses du Palais de Sans Souci en compagnie de Thimothée, un gamin des rues qu'il a pris sous son aile. Là, il reconstitue une cour de pacotille et règne par l’absurde sur son royaume imaginaire : un Palais aujourd’hui en ruines

Le film s'inspire très librement des derniers jours du roi Christophe, cas unique d'ancien esclave devenu souverain, qui avait déjà inspiré Aimé Césaire. Royal Bonbon n'approche nullement l'histoire d'Haïti par le biais d'une reconstitution, mais plutôt de son contraire : la déliquescence, le vestige. Charles Najman évoque ce pays de manière subjective, comme en rêve, en créant une poétique de la ruine et de l'écho. Il faut donc affectionner les délires pour apprécier ce film bric-à-brac, sorte de totem à la Tinguely qui menace à tout moment de s'écrouler piteusement, mais qui, contre toute attente, résiste et tient debout. Il faut aussi priser la grammaire rieuse du créole, et tout ce qui affole la langue française, des titres honorifiques incongrus - « comte de la Limonade, comtesse du Chapeau pointu » - aux mélopées répétitives du roi Chacha. Les mots sont ici malaxés et scandés avec une énergie très musicale, proche du récitatif, du rap, du negro spiritual.

Les différents parlers, les visages, les lieux traversés, la très belle lumière entre chien et loup forment une ode d'amour dédiée à ce pays hanté. Un amour payé en retour par le charisme des gens filmés (tous haïtiens, tous non professionnels), et par toutes sortes de petits miracles. Car Royal Bonbon capte des moments qui tiennent parfois de la magie pure. Ainsi, cette séquence vaudou à la lisière de la forêt. Surplombant une vasque, une vieille prêtresse noire est soudain possédée par un esprit. Instant de transe accompagné par un titre brûlant de Patti Smith. Cérémonie sauvage, sabbat de toute beauté, film de sorcier.

Jacques Morice

Télérama, Samedi 06 juin 2009

 

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Charles Najman : "L'histoire d'Haïti est une névrose collective dont personne ne guérit"

 

  En haïti la mémoire s'est bloquée sur 1804, l'année de sa naissance, de son indépendance, un acte anti-esclavagiste inouï. Mais il y a un tel écart entre la grandeur du passé et la réalité d'aujourd'hui que parfois cela rend fou", explique le réalisateur qui est tombé amoureux de l'île et de ses habitants au point de leur faire jouer tous les rôles de cette fable politique.

 

Royal Bonbon est le premier long métrage de fiction entièrement tourné en Haïti. Votre approche de Haïti et de son histoire est aux antipodes d'un film historique classique...
Charles Najman : Je ne voulais pas d'une reconstitution historique. Je m'intéresse à l'histoire quand elle revient sous la forme d'une hantise ou d'une névrose, c'est de la mémoire très épidermique. Ce qui me fascinait dans le projet de Royal Bonbon, tant au niveau dramaturgique que cinématographique, c'est qu'en Haïti la mémoire est bloquée, figée sur 1804, l'année de sa naissance, de son indépendance. Cette révolution anti-esclavagiste est un acte inouï, incomparable. Mais il y a un tel écart entre cette grandeur du passé et la réalité de la vie des Haïtiens aujourd'hui que, parfois, ça rend fou.

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Sociologie culturelle

Peuple guadeloupéen où es-tu ?

Prémonition de la guerre civile - Dali 1936

 par Jacky Dahomay

 Décidément, comme disent certains théoriciens du politique, le peuple est vraiment introuvable ! Est-ce comme le pensaient les pères fondateurs de la république, l’ensemble des citoyens administrés par un même Etat régi par une administration et une législation communes  ? Dans ce cas, il y a un peuple français mais non un peuple guadeloupéen car nous ne sommes pas gouvernés pas des institutions qui seraient radicalement indépendantes de celles de la France. On pourrait dire que nous sommes une nation mais sans Etat propre. Mais la nation peut-elle exister sans Etat ? Les premières nations qui se sont constituées dans l’histoire de l’humanité, notamment en Europe, ont dépassé la cité et l’Empire grâce au renforcement de leur Etat sous la monarchie absolue. Les nations n’ont donc pas toujours existé et il y a eu d’autres formes d’identité collective que l’identité nationale.

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Malheur au vainqueur !

A l'image de ces animaux disparus à force d'être trop bien adaptés à leur environnement, la crise économique révèle la faiblesse de nos points forts

 En cette année darwinienne, les mots " évolution " et " adaptation " provoquent une fièvre querelleuse source de contresens.

Même s'il en a charpenté l'idée, Darwin n'a jamais employé le mot " évolution " qui, au XIXe siècle, désignait les parades militaires. Quant au mot " adaptation ", il indique un processus biologique qui arrange une interaction entre un organisme et son milieu. Se trouve ainsi favorisé l'être vivant le plus apte à continuer à vivre dans ce nouveau milieu.

Plus apte ne veut pas dire plus fort, comme l'ont affirmé les nazis. La preuve, c'est qu'il existe sur les pourtours de la Méditerranée une maladie fortement génétique : la thalassémie. Un ensemble des gènes ne codent plus par la synthèse des protéines de globules rouges, ces petits bols qui transportent l'oxygène du sang. Les globules malformés, torsadés comme une faucille, provoquent une anémie souvent grave, mais, de ce fait, ils n'exhalent plus les phéromones qui attirent les moustiques transporteurs de paludisme. Dans un tel contexte, les porteurs de globules rouges sains tombent malades et parfois meurent de paludisme, tandis que ceux qui souffrent d'anémie thalassémique deviennent les plus aptes à survivre.

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Sociologie culturelle

La Gay Pride ne vieillit pas

  Un peu partout dans le monde - y compris en Chine, une première - les rues de nombreuses grandes villes se sont offertes aux traditionnels défilés, souvent hauts en couleurs, de la "gay pride" (ou marche des fiertés en français), qui fêtait ce samedi son 40e anniversaire. C'est en effet dans la nuit du 27 juin au 28 juin 1969, suite à une descente de police dans le Stonewall Inn (un bar gay de New York) qui avait débouché sur plusieurs jours d'émeutes, qu'était né le combat des homosexuels pour l'égalité des droits. Invitée d'honneur à Paris - où la première marche fut organisée en 1971 - la chanteuse Liza Minnelli, véritable icône dans la communauté gay, n'a d'ailleurs pas manqué de saluer, poing levé, la résistance du Stonewall, considérée aujourd'hui comme le point de départ de la lutte pour la reconnaissance pleine et entière des homosexuels dans la société. "'1969-2009: Fièr-e-s de nos luttes, à quand l'égalité réelle?'", tel était d'ailleurs le mot d'ordre du jour.

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 Rangel au paradis

Autoportrait, 1972.

Décès. Le photographe mozambicain est mort à 85 ans.

Par BRIGITTE OLLIER

  Ricardo Rangel est mort jeudi 11 juin dans son sommeil, à Maputo (Mozambique), sa ville natale, un temps dénommée Lourenço Marques par les Portugais d’avant la Révolution des œillets. Il avait 85 ans. Le croiser fut un privilège, tant cet homme ressemblait à ses images, droit et tendu vers le ciel, confiant, malgré les années de prison sous l’époque coloniale (indépendance en 1975), les horreurs de la guerre civile jusqu’en 1992, puis un pays à reconstruire sous d’autres rêves qui n’aboutirent jamais. Ses proches, aussi bien que ses élèves du Centre de formation photographique qu’il avait créé en 1983, l’appelaient «RR». «Il était comme un père, racontait récemment Sérgio Santimano. C’est lui qui, à Domingo, notre hebdomadaire culturel, m’a initié au photojournalisme, à l’exigence du regard. Il nous a donné de l’espoir.» Grâce à Rangel, à sa présence constante auprès de la future génération, à son amour fou pour la vérité imprimée, le Mozambique compte désormais dans l’histoire mondiale de la photographie.

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Musiques

altermusica

Le rendez-vous des musiques du monde.

  C'est le « peu de conscience de la mondialisation culturelle et la sous- représentation des musiques du monde au niveau médiatique » qui a poussé Ophélie Cohen, la toute jeune fondatrice et directrice d'Altermusica, à créer, en octobre 2005, cette web-radio associative. Son objectif ; valoriser les musiques et les cultures du monde, idée plutôt ingénieuse dans un secteur aussi actif Bilan: plus de trois cents émissions et des reportages photo en ligne nourris d'une insatiable volonté d'ouverture à l'autre, de compréhension et de connaissance.

Outre ces chaleureux voyages musicaux hors de nos frontières, Altermusica communique des dates de concerts et de festivals, des playlists, des rediffusions de concerts. En parallèle, l'équipe vient de sortir le magazine papier Alia (premier numéro paru en avril dernier), consacré à la vie culturelle alternative dans toute l'Île-de-France, et diffusé gratuitement à 15 000 exemplaires par mois_ Équitable..

CAROLE ALTER pour Télérama
 

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LES ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE LA MARTINIQUE

VOUS INVITENT


A UNE VISITE VIRTUELLE D’UNE EXPOSITION

DE CARTES ET PLANS ANCIENS

L’exposition L’histoire à la carte 1528-1856, la Martinique dans la collection de Jeff Bodington présentée aux Archives départementales en fin d’année 2008

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Vendredi 10 juillet 2009 - 20h00 - 10€

Maison de la Culture du Lamentin (bourg)


One woman show théâtral :

 Collectif éMoi de Daniel Yves PHAROSE (DYP) avec Marie-Claude AUGUSTE-CHARLERY (MSee)

en hommage à madame Evelyne EDMOND


Genre théâtral : Pitaktak ou théâtre-bèlè

Redécoupage scénique : le MAPPI

Laura, dans toutes ses vapeurs, vit dans la ronde d'une journaliste, d'une chômeuse, d'une "palomeuse", d'une..., à Voir et à Entendre.


avec EÏA compagnie : une autre action du théâtre !

 

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L'association d'auteurs Etc_caraibe est heureuse de vous annoncer les résultats du
4ème concours d'écriture
théâtrale contemporaine en Caraibe .

Le jury a récompensé l'auteur Guy Regis Junior pour son texte "le père" du prix Etc_caraibe/beaumarchais pour le meilleur texte francophone 2009

Guy Regis JR est né en Haïti. Il est auteur, metteur enscène, comédien et vidéaste. En 2001, il crée sa compagnie « Nous théâtre ».

On a pu le voir en 2007 en Guadeloupe dans le spectacle« Ida » texte qu’il a écrit et interprété sous la direction de Ruddy Syllaire. (photo en pj)

Le jury a tenu en outre, à récompenser l'auteure Gaelle Octavia pour son texte "une vie familliale" en lui octroyant une mention spéciale du jury.

Gaëlle Octavia est née à Fort de France en Martinique. Scientifique de formation, c’est une « touche à tout » : peinture, écriture romanesque et théâtrale, vidéo…

Son dernier texte théâtral « congre et homard » 2005 sera créé en Guadeloupe en 2009 sous la direction de Dominik Bernard

Compléments d’informations : Etc_caraibe a reçu 45 textes pour le prix francophone 2009. Le comité de lecture d'Etc_caraibe a nominé les 11 meilleurs textes. Ceux ci ont ensuite été envoyés aux six membres du jury. Le jury s'est réuni le mercredi 24 juin à Beaumarchais/Sacd à Paris, composé des membres cités ci-après : - Corine Bernard, directrice de Beaumarchais/SACD Paris - Emile Lansman, éditeur, Bruxelles - Marie Agnès Sevestre directrice du festival "les francophonies en Limousin", Limoges - Dominik Bernard, metteur en scène et comédien, Guadeloupe - Mylène Wagram, comédienne Martinique - Danielle Vendé, directrice d'Etc_caraibe, Guadeloupe

Les onze textes nominés sont: - " le patron" de Alfred Alexandre Martinique - "Variation pour trois Antigones" de Laurence Aurry, Martinique -" le père" de Guy Registe Junior, Haïti - "L'entre deux monde" de Benjamin Charlery, Guadeloupe/Paris -"Tsunami" de Michèle Césaire, Martinique - "Faut pas cracher sur l'orgasme..." de Christian Sabas Guadeloupe/Paris - "Paroles en crue" de Jean Durosier Desrivière, Haïti/Lyon - "Acte de citoyen absolu" de Charitable Duchens, Haïti - "Une vie familiale" de Gaelle Octavia, Martinique/Paris - "Crevée vive" de Daniely Francisque, Martinique - "Crépuscules" de Mickaella Rojas Fanon, Martinique

 

 

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L'équipe du café-philo vous accueillera ce vendredi 03 juillet 2009 la dernière session avant la période des vacances scolaires. Afin d'entamer cette période sur le bon pied, nous échangerons sur le bonheur.


"La bonheur, un état inaccessible ?"

Le Cyberdéliss nous accueillera comme d'habitude en proposant un menu à 9€50 (plat de pâtes au choix, jus, dessert). 


Bien sûr vous pourrez également choisir de commander directement sur la carte une fois sur place.

@ vendredi 19h !

chrystel

Cyberdéliss
113 rue Ernest Deproge 
97200 FORT-DE-FRANCE

 
 
MUSEE DAPPER : un espace d'arts et de cultures pour l'Afrique, les Caraïbes et leurs diasporas
 

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Galerie JM'Arts Art Contemporain de la Caraïbe & des Amériques 36, rue Quincampoix  75004 Paris Tél. : 01 44 54 02 02 Port : 06 96 31 67 19 Fax : 01 44 54 04 61 Galerie IMAGIN'Art Les Filaos - Domaine de Nogent 97115 SAINTE-ROSE 0590 28 00 10 - 0690 55 74 67 galerieimaginart@orange.fr
 
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L’Association Poétique
les Griots de la
 Martinique

le 11-07-09
 
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Les affiches Stop Sida é-branlent