— Par Yvon Joseph-Henri —
Outre le sentiment profond que nous sommes nombreux à avoir que là n’est pas le problème de la Martinique, force nous est de considérer que la Martinique se meurt économiquement et socialement et que sur le plan de l’enseignement, nous ne donnons pas leur chance à nos élèves, nos enfants. Il faut le dire et le répéter : l’échec scolaire et l’illettrisme ne sont pas des fatalités mais des difficultés qui sont surmontables prises suffisamment tôt. De même que nous devons faire réussir brillamment beaucoup plus d’élèves que nous le faisons. Mais encore faut-il se pencher de manière professionnelle sur ce qui fera la réussite de nos élèves, dans leurs études ici et dans le supérieur. Les langues, nous le savons tous, font partie intégrante de ces éléments de réussite, tant pour les scientifiques que pour les littéraires, mais nous sommes pourtant très loin du compte.
La Martinique se meurt économiquement et socialement. À l’heure actuelle, elle n’a plus aucun moyen de relever la tête si la CTM continue sur cette lancée suicidaire pour le pays.


Pierre Goldman, né en 1944 à Paris, fut une figure complexe et controversée de la scène intellectuelle et politique française des années 1970. Bien qu’il ait été condamné à la prison à perpétuité en 1974 pour le meurtre de deux pharmaciennes en 1969, son histoire ne se limite pas à son passé criminel. En réalité, elle se caractérise par une trajectoire marquée par la rédemption, l’intellectualisme, et une mort tragique.
Les récents évènements de Carrefour-Feuilles à Port-au-Prince ont fait ressortir, une fois de plus, la collusion entre le pouvoir politique et les gangs armés en Haïti. Après qu’un chef de gang ait annoncé plusieurs semaines à l’avance son intention d’attaquer ce quartier, aucun renfort n’a été envoyé au commissariat local. La population, avec l’aide de certains policiers a résisté tant qu’elle a pu mais des milliers de personnes ont finalement été obligées de quitter leurs domiciles pour échapper aux exactions des brigands. Après leurs méfaits à Carrefour-Feuilles, ces derniers commencent à investir des quartiers avoisinants. Ces évènements confirment, si besoin était, ce que disent les experts depuis bien des mois, sinon des années : l’insécurité en Haïti est d’abord un problème de gouvernance.
Le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM) (en créole martiniquais : Mouvman indépandantis matinitjé), est un parti politique indépendantiste et régionaliste créé le 1er juillet 1978 et présidé par Alfred Marie-Jeanne, alors maire de Rivière-Pilote et membre du Conseil général de la Martinique. Il prend la suite, après rupture d’une alliance avec le Parti Progressiste Martiniquais d’Aimé Césaire, d’un précécent mouvement fondé en 1973, La Parole au Peuple (LPAP). Il fêtait donc ses 50 ans samedi 16 septembre 2023 à Rivière-Pilote. L’association MIM (soutien financier du parti politique) est dissoute le 12 novembre 2019 par le tribunal de Grande Instance de Fort-de-France.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre…
La lutte contre la pauvreté en France fait l’objet d’une attention croissante de la part des associations impliquées dans ce combat, alors que le gouvernement s’apprête à présenter un nouveau plan intitulé « Pacte des solidarités ». Cette initiative est prévue pour le 18 septembre à Matignon, une date qui a été confirmée par des associations de lutte contre la pauvreté telles que le Collectif Alerte, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et la Fondation Abbé Pierre. Le contexte économique marqué par une inflation persistante ajoute de l’urgence à la nécessité d’une action contre la pauvreté.
La dernière campagne électorale de la CTM avait eu le mérite de faire entendre des voix nouvelles et d’aligner les principaux candidats sur un diagnostic clair de la situation locale : malgré ses nombreux atouts, la Martinique va mal : elle vieillit et elle offre peu de perspectives à ses habitants, ses services publics sont en panne et le pays désespère sa population. Cette même campagne électorale avait permis d’identifier quelques grands enjeux d’avenir : le dérèglement climatique, la perte d’attractivité du territoire, les difficultés économiques conduisant à l’appauvrissement des Martiniquais et au réveil des tensions sociétales. Elle avait permis aussi de suggérer quelques pistes permettant de dessiner une Martinique plus fluide, plus dynamique, mieux épanouie. Elle avait permis enfin d’imaginer une coopération féconde entre élus, État et socioprofessionnels, affranchie de tout dogmatisme, afin de coconstruire le projet de développement dont le pays a tant besoin.
Deux années d’expériences sont peut-être le délai raisonnable préalable à une démission politique. Deux ans, c’est le temps d’expérience qu’il avait fallu à Christian Ursulet avant de quitter le Parti progressiste martiniquais. Il avait rejoint le PPM au terme d’une brillante carrière professionnelle dans l’administration de la Santé, et d’une activité syndicale préalable de premier ordre sur le plan local. Deux années, ce fut la période d’inaction suffisante du conseiller territorial Marcellin Nadeau pour justifier l’abandon de la commission dont la présidence lui avait été confiée à la collectivité territoriale de Martinique (CTM). Par son emphase, la dénomination de cette commission pouvait flatter celui qui en serait le président. Citons :
— Par
Décidément, les journalistes occidentaux, éditorialistes, politologues et autres analystes de tout acabit, n’arrivent pas à se défaire de la vision paternaliste et arrogante qu’ils ont concernant les peuples Africains ! Des « Coups d‘état » secouent le Mali, La Guinée, le Burkina Faso, le Niger, le Gabon ? Pour eux, il ne s’agit que de pauvres retardés qui font difficilement l’apprentissage du modèle démocratique qu’ils ont pourtant eu tant de peine à leur enseigner. Pire ces ingrats se détournent de la France, qui leur a tant apporté, pour se laisser benoîtement manipuler par Poutine ou Xi Jinping !
Il faut rendre cette justice à la précédente mandature de la Collectivité Territoriale de Martinique d’avoir compris, sous la houlette du Président Alfred MARIE-JEANNE, l’importance de la création artistique, en particulier dans le domaine des arts plastiques, pour l’édification et l’approfondissement identitaire et culturelle d’un peuple. le projet de musée d’art contemporain de Martinique, en abrégé MACMA, répond à cette exigence : il permet à une communauté, si petite soit-elle, de témoigner par les représentations picturales de ses créateurs de talent de la singularité de son existence au monde. Le regard qu’ils portent sur les gens et les choses, sur la nature et sur l’histoire, contribue à nous définir et à faire de nous des partenaires actifs dans le vaste dialogue des cultures à travers les océans.
L’annonce récente de l’interdiction du port de l’abaya dans les établissements scolaires français a déclenché un débat passionné, mettant en lumière une série de perspectives divergentes et reflétant les divisions profondes au sein du paysage politique de gauche. Cette mesure, qui a été présentée par le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, comme un effort visant à renforcer la laïcité à l’école, a suscité un large éventail de réactions, soulignant ainsi les tensions préexistantes liées à la religion et à la culture dans le contexte éducatif.
Un ami de la nomenclatura foyalaise me disait hier que jamais
Journaliste et ancien fonctionnaire de l’ONU en Haïti, Roromme Chantal est professeur de science politique à l’École des hautes études publiques
L’information n’a peut-être pas été suffisament mise en évidence mais le Guatemala a été le théâtre d’une élection présidentielle marquante, où le candidat anti-corruption de centre-gauche, Bernardo Arevalo, a créé la surprise en remportant le second tour avec une solide majorité de 59 % des voix. Cette victoire est le résultat d’une campagne électorale mouvementée et controversée.
Nous dénonçons et condamnons avec véhémence une fois de plus les attaques répétées des gangs armés contre les habitants des quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et de plusieurs communes du département de l’Artibonite
Angela Davis, née en 1944 en Alabama, est une figure majeure des combats pour la justice sociale et l’égalité. Devenue une militante communiste et une intellectuelle renommée, elle met en lumière les formes de domination, de racisme et d’injustice. Son engagement politique s’est développé dès son enfance, influencé par le racisme et l’injustice qu’elle a constatés dans son environnement.
La décision récente du Conseil d’État de suspendre la dissolution du mouvement écologiste « Les Soulèvements de la Terre » (SLT) représente un revers majeur pour le gouvernement français. Cette décision marque une étape significative dans une bataille judiciaire qui met en lumière les tensions entre les politiques de sécurité nationale et les droits civils fondamentaux.
— Tribune de Marie-Hélène Léotin (Ancienne Conseillère Exécutive en charge de la Culture et du Patrimoine) —