— Par Sylvie Javaloyes pour Culture Égalité —
Vendredi 12 mars 17h30 : les militantes de Culture Égalité occupent le kiosque Guédon sur le bord de mer de Fort-de-France et s’installent pour l’hommage qu’elles rendent chaque année à Marielle Franco depuis son assassinat le 14 mars 2018. Chaque année elles le souhaitent original, politique et féministe. Leur objectif : mettre en évidence les engagements des femmes pour la construction d’un autre monde incluant toutes et tous.
Nous voulons une manifestation forte, émouvante et inspirante pour toutes les femmes. Cette année nous projetons un film documentaire de Léonard Cortana, étudiant Guadeloupéen en cinématographie . Avant l’arrivée des participant.es nous installons sur chaque chaise le portrait d’une femme assassinée précisant son engagement, son pays et son âge. C’est impressionnant, car elles sont nombreuses. Elles nous regardent. Elles sont toutes celles qui motivent encore et encore notre propre engagement, nos propres revendications de liberté, de justice et de sororité. Si les femmes elles-mêmes ne reconnaissent pas le travail politique de ces femmes, n’en conservent pas la mémoire, et l’expérience c’est toute notre contribution qui sera minorée voire effacée de l’Histoire.


Saint-Denis – La pandémie de Covid a lâché des flopées de néo-cyclistes dans les rues des villes françaises mais le vélo reste très majoritairement pratiqué par les hommes. Obstacles culturels et sociétaux, aménagements urbains inadaptés, insécurité : les freins pour atteindre la parité sont encore puissants.
Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché (États-Unis, 2018, 1h42) ressuscite une figure de femme encore trop souvent méconnue, et dont l’œuvre, comme si on l’avait voulu maintenir prisonnière dans l’ombre des hommes, a trop longtemps été occultée.
Communiqué de France Antilles : Ce 8 mars, la Journée internationale des Droits des Femmes est relayée par la plupart des chaînes de télévision. Des Antilles jusqu’aux confins de la Terre, les femmes s’expriment dans le monde entier, par le biais du tube cathodique. 
Dans cette tribune publiée mardi sur franceinfo, les signataires militent pour que les partis puissent constituer leurs listes, ville par ville, « en écartant les candidats sexistes et responsables de violences ».
L’évaporation est un phénomène qui décrit la disparition des femmes artistes dans l’art. Et pourtant de tout temps les femmes ont créée, écrit. Pas exposées, pas publiées , leurs œuvres sont tombées dans l’oubli laissant ainsi penser que les artistes étaient exclusivement des hommes. Pourtant il y a eu des femmes peintres, autrices de grande qualité que le sexisme des milieux intellectuels a relégué au rang de muses , de modèles, ou effacé de l’histoire de la littérature.
Les violences faites aux femmes ont représenté 0,89% des sujets des journaux télévisés des six chaînes historiques entre 2000 et 2020, les traitant essentiellement sous l’angle « affaires judiciaires », selon une étude de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Ida Lupino (1914 ou 1918- 1995) et le monde du cinéma
Dès 8h, nous serons là avec le collectif du 8 mars
Paris – Près de neuf femmes cadres sur dix (86%) estiment que les inégalités par rapport aux hommes n’ont pas diminué au cours des cinq dernières années dans les entreprises, selon un sondage de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) publié mercredi.
Marguerite Duras ne se sentait « pas féministe du tout », et pourtant, 25 ans après sa mort, l’écrivaine française passe finalement comme telle, à force d’avoir pourfendu dans son oeuvre le machisme de son siècle.
Note d’intention
Poitiers – Empêtrée dans une polémique sur l’islamo-gauchisme, Frédérique Vidal a remis mardi la question des étudiants au centre des débats en annonçant que les protections périodiques seraient bientôt gratuites pour toutes, une mesure supplémentaire de lutte contre la précarité des jeunes.
Depuis début janvier, le gouvernement a mis en place un « service public des pensions alimentaires ». L’objectif ? Limiter les impayés.
« Regard noir »
Dans les situations de violences sexuelles, la libération de la parole des enfants a toujours été difficile, parce que l’agresseur c’est un père, un frère, un oncle, un cousin, un ami de la famille… Pression du prédateur, pression familiale, pression religieuse, culpabilité, honte, incompréhension…
Les organisations féministes signataires expriment, une fois de plus, leurs plus vives préoccupations par rapport aux tensions, qui prévalent dans le pays à l’approche du 7 février, qui marque, selon la Constitution en vigueur, la fin du mandat présidentiel et rappelle les conquêtes démocratiques après 29 ans de dictature duvaliériste.
L’Union des Femmes de Martinique salue à nouveau le courage qu’il a fallu à Barbara Glissant, Karine Mousseau et Valérie Fallourd pour révéler publiquement leur histoire douloureuse d’agressions sexuelles incestueuses qu’elles accusent Marc Pulvar d’avoir perpétrées dans leur enfance. Alors que cette dénonciation d’inceste secoue la société martiniquaise – puisqu’elles dénoncent un homme public respecté et reconnu dans le milieu anticolonialiste et syndical – , l’UFM n’est pas étonnée que de telles révélations surviennent des décennies plus tard : elles font partie du processus de guérison. Nous appelons au respect de la parole des victimes, à l’empathie et à la solidarité.
Aujourd’hui mercredi 3 février 2021, c’est le verdict attendu après 3 jours de procès pour viol. Un procès qui s’est tenu à huis clos, selon les dispositions légales, parce que les victimes veulent préserver le peu de dignité et d’estime de soi qui leur reste après ce crime odieux commis sur leur personne.
Dans le JDD, plus de 120 responsables de réseaux féminins et entrepreneurs appellent à « regarder en face l’inégalité économique entre femmes et hommes » et exhortent Emmanuel Macron à prendre « quatre mesures d’importance » pour faire bouger les choses.