— Par Rodolf Étienne

Elle est née dans un camp de réfugiés en Éthiopie. A grandi dans celui de Kakuma, au Kenya, puis a rejoint l’Australie en 2005, à la fin de son adolescence.
Quelques années plus tard, Nyadol Nyuon devenait avocate, écrivaine, conférencière et l’une des voix les plus visibles du débat australien sur le racisme, l’immigration, les réfugiés et la représentation des communautés africaines.
Son parcours pourrait être raconté comme une spectaculaire réussite individuelle. Il raconte aussi quelque chose de beaucoup plus concret : la guerre, l’exil, la puissance de l’éducation, et cette question qui traverse aujourd’hui de nombreuses sociétés occidentales : à quelles conditions peut-on réellement appartenir à un pays lorsque l’on reste continuellement renvoyé à sa différence ?
Née dans l’exil – d’Ethiopie, du Kénya à l’Australie
Nyadol Nyuon naît en 1987 dans le camp de réfugiés d’Itang, en Éthiopie, au sein d’une famille soudanaise déplacée par la guerre. Lorsque de nouveaux affrontements rendent la région dangereuse, sa famille entreprend un déplacement de plusieurs semaines vers le Soudan, avant qu’une partie de son enfance ne se déroule au Kenya, entre Nairobi, Lodwar et surtout Kakuma, l’un des plus importants camps de réfugiés d’Afrique de l’Est. Lire Plus

Pendant des décennies, son nom est resté accroché à celui de son époux. Félix Éboué est entré au Panthéon en 1949, cinq ans après sa mort. Eugénie, elle, est demeurée beaucoup plus discrète dans le récit national.

Il arrive que les archives racontent davantage qu’une vie. Elles révèlent une époque, les combats qui l’ont traversée et, parfois, tout ce qu’une société a mis du temps à reconnaître.
Kösem Sultan, la dame de Topkapi, entre dans l’histoire presque sans passé.
Octobre 1928 , Marcus Garvey, l’une des figures les plus puissantes et controversées du mouvement noir international, vient de prendre la parole devant un public parisien.







L’association D’Antilles et D’Ailleurs clôturera
— Par Alexane Guérin (*) —
Appel aux rassemblements devant le Ministère de la justice et les tribunaux judiciaires en régions, lundi 7 juin à 19h
Ce mois de mai, 80 jeunes femmes du Lycée Jardin d’essai aux Abymes se sont retrouvées sans leur consentement sur une liste publiée dans les réseaux sociaux, les classant dans des catégories dégradantes avec leurs photos et des commentaires sexistes. Elles ont réagi en manifestant le 6 mai, et l’établissement a porté plainte, excluant les auteurs présumés de cette liste humiliante.
— Par Sarha Fauré —
Tribune collective


