Mardi 14 mars, 18h, ESPE de Martinique
avec : Annabel Guérédrat, Henri Tauliaut, Marvin Fabien (performances)
et Anne-Catherine Berry (conférence)
Qu’est-ce que la performance?
C’est devenu une figure quasi obligée de tout exposé concernant la performance : entamer celui-ci en s’interrogeant sur l’impossibilité même qu’il y aurait à la définir. L’embarras peut toucher à la période comme aux champs artistiques où on va pouvoir la repérer. Par exemple, Roselee Goldberg, qui fait souvent autorité dans ce domaine, va embrasser généreusement les avant-gardes de tout le vingtième siècle, depuis le futurisme ou le dadaïsme, et reconnaître l’empreinte de l’art-performance dans des formes que d’autres considèreraient conventionnellement théâtrales ou chorégraphiques.
À l’inverse, des analyses plus « radicales » ne retiendront que le mouvement en son temps désigné comme celui de la Performance, des années 60 et 70 surtout occidentales – particulièrement américaines. Et d’exiger que les formes en aient été absolument uniques, produites en dehors de tout contexte scénique conventionnel, avec une démarche de remise en cause radicale des codes établis de la représentation.
Devant pareil embarras, on s’entendra bien souvent à conclure que l’instabilité de sa définition doit être rangée parmi ses traits caractéristiques.<p> Lire Plus


Conférence de Lise Brossard
L’AREC (Association de Recherche et d’Études sur la Caraïbe) a le plaisir de vous inviter à une présentation de son Atlas Électronique Caraïbe mercredi 22 février à 16h30 à la BU du campus de Schoelcher. Des géographes de l’Université des Antilles membres du laboratoire AIHP-GEODE ont pris une part active à cette vaste entreprise.
Durant la deuxième partie du siècle vingtième et jusqu’à son dernier texte, Le Merisier, l’écrivain martiniquais Georges Mauvois n’a eu de cesse, dans le divers de son oeuvre, de porter le particulier de la Caraïbe, et singulièrement de son île, aux horizons du monde. Les regards protéens de son oeuvre disent avec ô délicatesse et virtuosité l’acuité et l’enthousiasme de sa pensée. Qu’il endosse le lin du dramaturge, du chroniqueur, du biographe, du conteur, du créoliste, du pédagogue, du traducteur, du poète, d’un livre l’autre, rien de commun. Pour donner à ressentir le baroque des existences martiniquaises, voire caribéennes, Georges Mauvois, en véritable esthéticien de l’hétérogénéité, fait, tel l’Orphée mythique, le voyage dans les profonds mêmes des cultures, des histoires locales et mondiales, des oralitures créoles, des littératures gréco-latines et françaises, ramenant ainsi, par l’écriture, tout le nuancier des vérités existentielles· Chez Mauvois, le personnage ne se contente jamais de paraître vraisemblable, il est ; toujours vrai, véritable, véridique, authentique, l’aura de réalité qui émane de ses corps projette le lecteur et/ou le spectateur dans l’immanence sensuelle du sublime comme dans la transcendance idéelle du Beau.<p>
ESPE (Route du phare, Fort-de-France)


Bonswa tout moun,
Programme ci-dessous.
Le Club de la Presse Martinique organise sa troisème édition des journées de la presse régionale autour d’une interrogation :
La BU du campus de Schoelcher vous invite à une conférence-débat mardi 8 novembre à 18h45 :
Conférence -débat au Centre Culturel du Bourg, rue principale Ernest André.

La réception de l’art est à l’honneur du n° 21 de Recherches en Esthétique, paru récemment. Directeur de la revue, professeur en esthétique et en sciences de l’art à l’université des Antilles, Dominique Berthet nous proposera une conférence sur ce sujet mardi 31 mai 2016 à 18h45 à la BU du campus de Schoelcher. Son intervention sera précédée par une performance associant les talents créatifs de la chorégraphe Annabel Guérédrat et du plasticien Henri Tauliaut : Porosity #1
On se réjouissait, en ce joli mois de mai, d’assister une fois encore aux spectacles de la Biennale de Danse, soumis à notre curiosité par Tropiques Atrium, et pourtant nous reste un goût de trop peu, en quelque sorte une petite déception chevillée au coeur et au corps. Certes, il y eut, magique,
Programme des commémotations
— Par DéGé —
A l’invitation ci-jointe de
Le peintre cubain Wifredo Lam (1902-1982), de renommée internationale, est l’initiateur d’une peinture métissée alliant modernisme occidental et symboles africains ou caribéens. Il a côtoyé tous les mouvements d’avant-garde de son époque – cubisme, surréalisme, CoBrA – qui incitent à la liberté, favorisent l’accès à l’inconscient ou explorent le merveilleux, à travers l’automatisme graphique… Mais Lam affronte également les problèmes du monde ; il poursuit dans son œuvre le même combat que son ami, Aimé Césaire : « peindre le drame de son pays, la cause et l’esprit des Noirs ». Il a ainsi inventé un langage propre, unique et original, pour « défendre la dignité de la vie » et « saluer la Liberté ». (
« Paroles de créoles » a repris ses quartiers en 2016, dans le cadre du Printemps des Poètes, dans les salons du ministère des Outre-Mer, à Paris. Et ce fut un réel succès : environ 200 personnes se sont pressées rue Oudinot, dans la prestigieuse salle Louis-Delgrès, mardi 19 avril dernier.