– Janine Bailly –
On se réjouissait, en ce joli mois de mai, d’assister une fois encore aux spectacles de la Biennale de Danse, soumis à notre curiosité par Tropiques Atrium, et pourtant nous reste un goût de trop peu, en quelque sorte une petite déception chevillée au coeur et au corps. Certes, il y eut, magique, la soirée Edwin Ailey II, la grâce alliée à la force de ces jeunes danseurs, athlétiques, aériens et techniquement parfaits ; le plaisir de revoir Mon corps est le corps de tout le monde, de la Compagnie Art & Fact et la possibilité de sourire à cette critique énergique, entre humour et gravité, de la société à laquelle nous sommes astreints. Il y eut aussi la fontaine d’eau, de corps entremêlés, de larmes et de drôles de rires hurlés en pleurs de Lagrimante, nouvelle création de Christiane Emmanuel. Il y eut enfin la vie africaine bouillonnante de Rue Princesse, déclinée en une pittoresque galerie de personnages dansés avec maestria par une troupe parfaitement au point. Mais il faut cependant avouer que certaines prestations, caractérisées davantage par leur indigence que par leur créativité, et qui ne semblaient guère à la hauteur de leurs ambitions, me firent un brin somnoler puis regretter d’avoir grevé mon budget, et ce de façon non négligeable puisqu’aucune possibilité d’abonnement spécifique à cette manifestation ne nous était proposée. Lire Plus

Programme des commémotations
— Par DéGé —
A l’invitation ci-jointe de
Le peintre cubain Wifredo Lam (1902-1982), de renommée internationale, est l’initiateur d’une peinture métissée alliant modernisme occidental et symboles africains ou caribéens. Il a côtoyé tous les mouvements d’avant-garde de son époque – cubisme, surréalisme, CoBrA – qui incitent à la liberté, favorisent l’accès à l’inconscient ou explorent le merveilleux, à travers l’automatisme graphique… Mais Lam affronte également les problèmes du monde ; il poursuit dans son œuvre le même combat que son ami, Aimé Césaire : « peindre le drame de son pays, la cause et l’esprit des Noirs ». Il a ainsi inventé un langage propre, unique et original, pour « défendre la dignité de la vie » et « saluer la Liberté ». (
« Paroles de créoles » a repris ses quartiers en 2016, dans le cadre du Printemps des Poètes, dans les salons du ministère des Outre-Mer, à Paris. Et ce fut un réel succès : environ 200 personnes se sont pressées rue Oudinot, dans la prestigieuse salle Louis-Delgrès, mardi 19 avril dernier.
De mai à décembre 1944, Aimé et Suzanne Césaire ont été les hôtes de la première république noire indépendante, à la demande du président d’Haïti, afin de participer aux travaux du Congrès international de philosophie et de connaissances.
L’ouverture de la soirée s’est faite par une lecture « triphonique » de présentation de l’invité. D’emblée il a revendiqué sa filiation, son appartenance au monde des griots et pas n’importe lesquels comme son père le déclarait en 2001 « La première famille de griots, ce sont les K……, je suis un de leurs descendants. En Europe, on ignore ce que veut dire griot : pas seulement un conteur, mais tout à la fois le dépositaire de la mémoire de son peuple, mémoire uniquement orale, un maître de la parole, un généalogiste qui connaît toutes les ascendances de chacun, le maître des cérémonies, gardien des traditions et des coutumes, et, surtout, un médiateur⋅ Le griot est celui qu’on épargne durant les batailles parce qu’on aura besoin de lui ensuite pour faire la paix, celui aussi qui tente de résoudre les conflits au sein des familles, là où le chef n’a pas à intervenir⋅ ».
Le café U vous invite à la BU du campus de Schoelcher Lundi 18 avril à 17h30
— Par Faubert Bolivar, Rencontres pour le lendemain —
« Franchir le seuil, c’est donc couper les ponts. Tout voyage véritable traverse l’expérience de la rupture ».
entretiens d’artistes : Martinique et Guadeloupe » — Tome 1 & 2, publiés sous la direction de Dominique Berthet
Dans le cadre de la 10e édition de « Sur la route du sucre » , Patrick Baucelin, présente son documentaire « Au temps des îsles à sucre » . Après la projection, place à une rencontre avec les comédiens en costumes d’époque…
Rencontres pour le lendemain, Carte blanche à Jocelyne Béroard
La galerie Tout’ Koulè présente l’exposition « Unique » qui aura lieu du 3 mars au 16 avril 2016 au village de la poterie aux Trois Ilets.
Lancement du 21° numéro de la revue Recherches en Esthétique,
Avec l’écrivaine Suzanne DRACIUS autour de l’ouvrage qu’elle a préfacé intitulé JOSÉPHINE, IMPÉRATRICE DES FRANÇAIS, REINE D’ITALIE de Sainte-Croix de la Roncière
— Par Roland Sabra —
Considérant M. Ernest Breleur, je dirais ceci.
Cette intervention présentera les derniers résultats de mes travaux menés dans le cadre du programme de recherche « Histoire de l’ethnologie en et sur Haïti ». Quels sont les ressorts et l’impact du séjour d’Aimé Césaire en Haïti en 1944 ? Si ce dernier n’était pas investit dans la discipline ethnologique au même titre que ses contemporains haïtiens, il a cependant eu une influence considérable sur la scène intellectuelle de Port-au-Prince. Cette influence a fait l’objet d’une première enquête dont l’objectif fut d’inscrire les relations et connexions intellectuelles régionales dans une actualité géopolitique et sociale, notamment marquée par la question raciale.





