— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Après la pluie vient le beau temps
pour les enfants de l’arc-en-ciel…
Aujourd’hui doit finir le temps
des discriminations sexuelles !
Chacun peut aimer à sa guise
car c’est une chose permise
pourvu qu’à personne on ne nuise…
Pour vivre en bonne intelligence
le mot d’ordre est la tolérance,
le respect de la différence.
Qu’il s’agisse de religion,
couleur de peau, sexualité,
soyons fiers de ce que nous sommes
et cela vaut pour tous les hommes
car des Droits la Déclaration
a depuis longtemps proclamé
qu’ils doivent être libres et égaux !
Il faut chasser de nos cerveaux
le racisme et l’homophobie.
D’un même combat il s’agit :

— par Patrick Chamoiseau —
La Mutine, petite île des tropiques, fait face à une grève générale. Les syndicats soutenus par la majorité de la population réclament une hausse du niveau de vie tandis que les patrons s’inquiètent pour leurs profits. Chaque camp manœuvre afin de se mettre l’État français dans la poche. Pendant ce temps, les indépendantistes avancent leurs pions… Michel, professeur de philosophie venu de Métropole, assiste à ce cirque avec consternation. Lui continue de faire cours tout en coulant des jours heureux avec Belle, une Créole à la sensualité torride, artiste-peintre à ses heures. Face aux tensions sociales qui s’exacerbent, au racisme qui se réveille, l’enseignant prône les vertus de la raison. Mais le destin de l’une de ses élèves, fille de l’un des grands Blancs de l’île, va basculer jusqu’au meurtre… La Mutine est une fresque haute en couleur aux allures de roman policier et aux accents de pamphlet politique. S’inspirant du conflit social qui paralysa la Martinique et la Guadeloupe en 2009, l’auteur, désormais directeur de Mondesfrancophones / qui collabore de temps à autre à Madinin-art (dernièrement avec un article sur la politique commerciale d’Air France), fabrique une fable édifiante sur ces / nos territoires insulaires où la température monte plus facilement qu’ailleurs.
à partir de 6 ans 15€/10€
Tout à coup la montagne sort de sa torpeur.
Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux xviie – xviiie siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).
Cette revue fondée par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en 1945, puis dirigée pendant plus de 30 ans par Claude Lanzmann, entre, un peu moins d’un an après sa mort, dans une phase incertaine.
L’État haïtien, de 1804 à nos jours, est-il intervenu de manière explicite dans le champ linguistique ? En a-t-il d’ailleurs eu le projet, dès le 1
Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux xviie – xviiie siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

Le Théâtre de poche Du Flamboyant*, à la fois chaleureux et inconfortable pour le public, offre souvent une programmation intéressante. Disons-le nettement la proposition du Cahier d’un retour au Pays natal joué et mis en scène par Colette Césaire, célébrant ainsi l’hommage anniversaire au poète-guide, surprend et renouvelle les offres antérieures.
Le père du nègre est mort !
On vient d’apprendre la disparition du dramaturge et écrivain algérien Aziz Chouaki. Décédé brutalement ce mardi 16 avril à l’âge de 67 ans, il laisse une œuvre abondante composée de nouvelles, romans et surtout de nombreuses pièces de théâtre, dont
Matnik an tan tala kann té ka dominé
L’hommage rendu mercredi 10 avril 2019 au Panthéon à l’homme politique et poète martiniquais Aimé Césaire (décédé le 17 avril 2008) à l’occasion de la publication de ses écrits politiques (sous la direction d’Édouard de Lépine et de René Hénane) a ravivé sa pensée plus éruptive et présente que jamais.
Festival de Poésies Sorbonne On a tous en nous une part de Poésies 18-19 avril 2019
Ô ! Père miséricordieux,

La « Lwa pou kreyasyon Akademi kreyol ayisyen an » (« Loi portant création de l’Académie du créole haïtien »), publiée uniquement en créole dans Le Moniteur, est datée du 7 avril 2014. Cette micro structure est donc vieille de cinq ans et les éléments de bilan public de son action appellent une sereine réflexion. Selon la « Loi portant création de l’Académie du créole haïtien », sa mission consiste, entre autres, à « c) faire tout le nécessaire pour assurer un grand prestige et un très haut rayonnement du créole auprès du peuple haïtien et à d’autres populations dans le monde ; e) faire en sorte que les institutions de l’État appliquent la Constitution en publiant tous les documents officiels dans la langue créole ; f) soumettre des propositions quant aux façons d’utiliser la langue créole dans les communication publiques au pays ».
Comment était-il arrivé là, enfermé dans cette cage plongée dans la pénombre? A peine sorti de la brume du sommeil, encore tout accablé de fatigue, il avait froid malgré la chaleur ambiante. On l’avait jeté là, sans même une couverture, sa chemise en lambeaux et son short déchiré pour tout vêtement. Quelques images lui revenaient à l’esprit et tournaient en boucle, le rafiot pourri qui tanguait dangereusement, et puis les plaintes des femmes. La mer démontée qui s ‘était brusquement fâchée au lever du jour et ensuite le grand trou noir. Sur quelle terre étaient ils arrivés, lui et ses compagnons? Une terre qui offre l’oubli? Ou bien une île? Bienveillante et amnésique comme celle des Lotophages?