Durée 1h45
« Le problème, c’est que quand on n’est pas d’ici, on ne peut pas comprendre ce qui se passe ici. Mais c’est pas grave, il n’y a rien à comprendre, ici. » – Le comédien
Lorsqu’Adel Hakim décide de monter à Jérusalem sa pièce-fresque Des Roses et du Jasmin, sur l’histoire d’Israël et de Palestine, il demande à Mohamed Kacimi de l’accompagner, en tant que dramaturge et surtout comme compagnon de route. Son carnet de création devient la chronique Jours tranquilles à Jérusalem.
Dans un théâtre presque à l’abandon, tout le projet semble impossible à réaliser : les comédiens résidant en Cisjordanie bloqués aux check point, les discussions sur les partis-pris de l’Histoire et les réalités quotidiennes, des comédiens palestiniens qui jouent des juifs allemands, les membres du conseil d’administration du Théâtre National Palestinien… Schizophrénie, déni d’histoire, déni de réalité, déni de l’autre, enfermements, absurdités, désespérances et violences. Et pris dans ce tourbillon insensé, la Vie, l’Art, le Théâtre, les rires, les pleurs, les rages, les bonheurs. La vie, oui, le désir, hélas inatteignable aujourd’hui, d’en finir avec cette déraison, d’en finir avec la haine, avec l’empêchement, avec la non-vie.


Comment mettre en relation ce qui nous fonde dans la différence pour créer un langage nouveau ?
Rendez-vous cinématographiques gratuits des Trois-Îlets,
De Céline Sciamma
Chorégraphie : Josiane Antourel, Yna Boulanger
A
Avec Luke Bracey, Nina Dobrev, Crispin Glover
11ème édition du festival kiosquorama
Date de sortie 11 septembre 2019 (2h 18min)
Afrique en Cirque, créé et mis en scène par Yamoussa Bangoura, est un spectacle haut en couleurs qui est présenté dans le monde entier. Ce show extraordinaire, féérique, nous transporte dans un univers où rayonne la diversité des arts traditionnels africains combinée à la virtuosité des performances circassiennes nord-américaines modernes.
Texte d’Édouard Louis, m.e.s. et jeu Stanislas Nordey.
Il faut avant tout saluer le travail d’adaptation du texte de Tania de Montaigne qui, non destiné à priori à la mise en scène comporte peu de dialogues. Si Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin, dans sa version originale a été couronné par le Prix Simone Veil en 2015 le texte de sa transposition théâtrale par Lucie Nicolas est lui lauréat de l’Aide à la Création d’ARTCENA, en catégorie dramaturgies plurielles. Et cela commence très fort. La comédienne lors de son entrée en scène salue le public, habituellement européen mais martiniquais ce soir là, et prend langue immédiatement avec lui en lui demandant de partager une traversée, celle d’une altérité stigmatisée. « Prenez une profonde inspiration, soufflez et suivez ma voix, rien que ma voix, désormais, vous êtes noir, un noir de l’Alabama dans les années 50. Désormais, vous êtes noir. Être noir, c’est être une zone d’infiltration, c’est comprendre minute après minute, heure après heure, que pour l’autre, vous n’êtes pas forcément un être humain mais vous n’êtes pas un animal non plus. Non, vous êtes autre chose, une chose indéfinissable et embarrassante, une question ouverte, un problème.
« Syncrétismes » tel est le premier mot de l’éditorial de Manuel Césaire pour présenter le programme de la saison 2019-2020 de la Scène nationale Tropiques Atrium. Le mot, avec une certaine habileté, est judicieusement choisi. Dans le domaine culturel le Larousse le définit comme « une synthèse de deux ou plusieurs traits culturels d’origine différente, donnant lieu à des formes culturelles nouvelles. ». Le site EDUSCOL du Ministère de l’Éducation nationale, moins angéliste ou plus réaliste, comme on voudra, le présente comme « le résultat d’un processus d’adaptation endogène généralement imposé par une culture exogène. » et résume le débat autour du mot en précisant : » L’usage du mot est tantôt stigmatisé comme contamination par l’autre, tantôt valorisé comme synthèse créative. » On notera l’insistance de Manuel Césaire dans la mise en valeur du mot par sa pluralisation qui laisse ouverte la question de ses acceptions inclusive ou exclusive. Par cet usage du mot le Directeur de la Scène nationale, ne fait pas l’impasse sur la complexité de la situation culturelle du pays, mais fait un choix, comme on le constatera dans la lecture de son texte de présentation ci-après.
— Par Dégé —
Date de sortie 28 août 2019 (1h 51min)
L’Épée est la vraie surprise de la rentrée musicale. Formé de l’actrice et chanteuse Emmanuelle Seigner, du duo The Limiñanas et d’Anton Newcombe, le groupe sort “Diabolique“, un excellent premier album rock garage psyché aux influences 60/70. A découvrir en live lors de la tournée européenne de ce quatuor à suivre de près, qui sera dès le 21 septembre au Festival Levitation France à Angers et en concert à La Cigale à Paris le 14 décembre.
Dans Qui a tué mon père, Édouard Louis décrypte les mécanismes de domination qui broient les êtres et leurs relations.
Vous voulez en savoir un peu plus sur cette saison 2019-2020? Les détails de la programmation sont sur le site avec un premier rendez-vous le 14 septembre pour « Qui a tué mon père? du Théâtre National de Strasbourg mise en scène et interprétée par Stanislas Nordey!
Le film « Joker », du cinéaste américain Todd Phillips récolte le Lion d’or tandis que Roman Polanski repart, lui, avec un prix du jury.
Forts d’une expérience de vingt ans d’accueil des créations ultramarines en Avignon, Marie Pierre Bousquet et Greg Germain, codirecteurs du Toma remettent le canevas sur le métier. Nul doute que les projets expérimentés ou abandonnés ici et là autour des cultures des Outremers n’aient nourri leur réflexion et conforté leur envie d’aller plus loin en partant des atouts De la Chapelle du Verbe incarné (situation et potentiel du bâtiment), d’un travail de dialogue constant avec la ville.
Un documentaire de Frédéric Monteil en deux parties sur la dissidence et ses acteurs
De Nisha Ganatra