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« Cercle égal demi Cercle au Carré », de la Cie Difé Kako

Comment mettre en relation ce qui nous fonde dans la différence pour créer un langage nouveau ?

Théâtre Jacques Carat à Cachan (94) Jeudi 8 juillet 2021 à 19h
Durée spectacle : 1h
Durée du bal : 40 min.
Tout public
Tarifs : Spectacle et bal gratuits uniquement sur réservation

Lire sur Madinin’Art : Difé Kako : danse traditionnelle, danse actuelle

Tableau impressionniste, Cercle égal demi Cercle au Carré embarque à son bord douze interprètes de tous âges venant de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, du Cameroun, du Gabon et de l’Hexagone. Sur ce bateau pris dans la vague qui relie les territoires, le but du jeu est de partager et de mettre en friction les multiples cultures. Ainsi, boulangère, quadrille, haute taille et autres danses sociales introduites aux Antilles et en Guyane avec la colonisation, réappropriées par les esclaves, ont rencontré les danses africaines. Par un processus d’adaptation créatif ont émergé ensuite les danses créoles. Elles viennent aujourd’hui se transformer au contact du hip-hop, du voguing, du ragga, du krump, de la kizumba, du zuèt et inversement. Le dialogue ainsi établi entre tradition et modernité revisite les danses sociales et les électrise dans un univers géométrique au contact des danses urbaines, composant un hymne vivifiant à la créolisation et au métissage artistique.

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« Cercle égal demi Cercle au Carré », une création de Chantal Loïal

28 septembre 2019 20h00 à l’Opéra de Limoges ( Francophonies)

Comment mettre en relation ce qui nous fonde dans la différence pour créer un langage nouveau ?

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Tableau impressionniste, Cercle égal demi Cercle au Carré embarque à son bord douze interprètes de tous âges venant de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, du Cameroun, du Gabon et de l’Hexagone. Sur ce bateau pris dans la vague qui relie les territoires, le but du jeu est de partager et de mettre en friction les multiples cultures. Ainsi, boulangère, quadrille, haute taille et autres danses sociales introduites aux Antilles et en Guyane avec la colonisation, réappropriées par les esclaves, ont rencontré les danses africaines. Par un processus d’adaptation créatif ont émergé ensuite les danses créoles. Elles viennent aujourd’hui se transformer au contact du hip-hop, du voguing, du ragga, du krump, de la kizumba, du zuèt et inversement. Le dialogue ainsi établi entre tradition et modernité revisite les danses sociales et les électrise dans un univers géométrique au contact des danses urbaines, composant un hymne vivifiant à la créolisation et au métissage artistique.

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Cercle égal demi Cercle au Carré

20 et 21 février :Tropiques Atrium – Fort-de-France

Représentation scolaire le 21 février à 9h30
Représentation tout public le 21 février à 20h
Conférence dansée le 20 février à 19h à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université des Antilles
Invités : Sections Haute Taille et bèlè de Tanbou Bo Kannal, groupe Haute Taille du François Perriolat, David Kathile, Association Entre Nou – Fabienne Marajo

Comment mettre en relation ce qui nous fonde dans la différence pour créer un langage nouveau ?
Tableau impressionniste, Cercle égal demi Cercle au Carré embarque à son bord douze interprètes de tous âges venant de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, du Cameroun, du Gabon et de l’Hexagone. Sur ce bateau pris dans la vague qui relie les territoires, le but du jeu est de partager et de mettre en friction les multiples cultures. Ainsi, boulangère, quadrille, haute taille et autres danses sociales introduites aux Antilles et en Guyane avec la colonisation, réappropriées par les esclaves, ont rencontré les danses africaines. Par un processus d’adaptation créatif ont émergé ensuite les danses créoles. Elles viennent aujourd’hui se transformer au contact du hip-hop, du voguing, du ragga, du krump, de la kizumba, du zuèt et inversement.

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Une yole pour relier la Martinique au Sénégal

— RS n° 449 lundi 1er juin 2026 —

Il est quand même dans notre histoire, des constructions longues échappant à la volonté toute puissante du colonisateur. Les liens tissés avec l’Afrique sont de ceux-là. Non pas, justement, les liens malsains nés du rôle que le pouvoir français a fait jouer à nos aînés comme supplétifs de la colonisation en Afrique, mais ceux solidement forgés par en bas, à l’initiative des dominés. La rencontre de Césaire et de Senghor, les conférences des écrivains et artistes noirs à Paris puis à Rome, les solidarités entre les organisations d’étudiants antillais, guyanais, réunionnais, et africains, ayant heureusement prolongé ces rencontres. La résurrection de la yole ronde, la transformation de la « course des yoles » en institution annuelle incontournable, la lutte victorieuse pour l’inscription de la yole dans le patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, sont d’abord le fruit d’initiatives nées en marge des institutions, même locales.

Entre le coup d’envoi césairien et le voyage plein de symboles et d’émotion pour amener la yole au pays de Senghor, il y a Frantz Fanon ambassadeur du GPRA en Afrique noire ; le festival mondial des arts nègres en Afrique ; les troupes sénégalaises au festival du Sermac à Fort-de-France ; les débats passionnés autour de la pensée de Cheikh Anta Diop et d’Alain Anselin, son disciple et continuateur martiniquais ; il y a les voyages entre les deux rivages de l’océan ; les festivals de cinéma ; les concerts de Kassav en Afrique ou l’épopée des Rico Jazz au pays ; la redécouverte du séjour forcé foyalais de Béhanzin, le roi résistant du Dahomey ; le souvenir du monsieur Médouze dans le roman « La rue case nègre » de Joseph Zobel, incarné par le charismatique Douta Check dans le film d’Euzhan Palcy.

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Vers une aggravation des inégalités économiques en Guadeloupe et Martinique ?

Comment et pourquoi le crédit sera plus cher en Guadeloupe et Martinique et quelles seraient les conséquences sur l’économie ?

— Par Jean-Marie Nol —

La montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, cristallisées par la guerre en Iran, agit désormais comme un révélateur brutal des fragilités économiques structurelles des territoires ultramarins français, en particulier la Guadeloupe et la Martinique. Ce choc exogène, initialement énergétique, se propage aujourd’hui à l’ensemble des circuits financiers mondiaux, avec un effet direct et potentiellement durable sur les taux d’intérêt, et par ricochet sur le pouvoir d’achat des ménages antillais.

Le mécanisme à l’œuvre est désormais bien identifié par les économistes , c’est la stagflation qui est un processus par lequel l’économie souffre simultanément d’une forte inflation et d’une croissance faible, voire nulle. La stagflation s’accompagne souvent d’un taux de chômage élevé. Force est de souligner que dans un contexte de stagflation, le produit intérieur brut (PIB) progresse faiblement, voire pas du tout. L’activité peine à se développer, les entreprises ont du mal à augmenter leurs ventes, et les consommateurs hésitent à dépenser et préfèrent augmenter leur épargne.

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Le cercle apoétique – L’achronique continu(e)

– Saison 2, épisode 1 –

Par Loran Kristian  —

Comment vous dire ?

Il existe différents types de champs de matière mouvante, diverses sortes de plans dessinant de belles lignes de force, je ne vous apprends rien. Certains sont faits pour les cartésiens habitués aux espaces plats et euclidiens, d’autres pour les projectifs préférant les points de fuite à l’infini, ceux qui aiment les surfaces courbes et les grands cercles à tendances elliptiques, d’autres encore pour les amateurs de vies conformes, complexes ou plus discrètes.

Mais de l’endroit où je regarde bouger le monde, recueil de corps et d’esprits, le plan semble gâché à l’équateur. Plus grand-chose à tenir ferme et bon sans perdre la tête ou l’équilibre. Pourtant, dit-on, il nous faut rendre hommage à la destinée manifeste comme à ceux qui nous ont précédés. Garder la force de regarder demain en mangeant notre paquet de courage. Entre cyclopes et cyclones, en dépit de ce qui nous poisse comme jamais, il nous faudrait prendre la vie à bras le corps, de front, comme des gladiateurs affrontent le diable dans tous les détails.

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L’impact du changement climatique sur les inégalités sociales et de genre

— Par Sabrina Solar —

Le changement climatique exacerbe les inégalités sociales, économiques et de genre, particulièrement dans les zones rurales, où les populations les plus vulnérables, notamment les ménages pauvres et les femmes, subissent des pertes de revenus considérables. Les événements climatiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur et les inondations, affectent de manière disproportionnée les populations qui dépendent principalement de l’agriculture pour leur survie, tout en exacerbant les écarts entre les différentes catégories sociales et les sexes.

Les effets du changement climatique sur les revenus des ménages pauvres.

La baisse des revenus des ménages pauvres

Selon un rapport détaillé de la FAO, les ménages pauvres connaissent une diminution significative de leurs revenus en raison du stress thermique et des inondations. En moyenne, les ménages les plus pauvres subissent une perte de 5 % de leurs revenus en raison du stress thermique et de 4,4 % à cause des inondations, par rapport aux ménages plus aisés. Cette différence est particulièrement marquée dans les zones rurales, où les ménages pauvres dépendent davantage des rendements agricoles. En effet, les inondations et les vagues de chaleur peuvent entraîner une perte de 21 milliards d’USD par an en raison des inondations et de plus de 20 milliards d’USD en raison de la chaleur excessive.

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Inégalités sociales et santé mentale chez les enfants : appel à l’action pour la jeunesse

Les enfants les plus pauvres sont trois fois plus souvent hospitalisés pour des problèmes psychiatriques que les autres

La santé mentale des enfants est un indicateur essentiel de leur bien-être global. Cependant, une étude récente menée par l’Assurance maladie et Santé publique France met en évidence des inégalités frappantes dans la santé mentale des enfants en fonction de leur statut socio-économique. Selon cette étude, les enfants vivant sous le seuil de pauvreté sont trois fois plus susceptibles d’être hospitalisés pour des problèmes psychiatriques, tels que des retards mentaux ou affectifs, par rapport à leurs pairs plus aisés.

Cette étude, basée sur l’analyse de millions d’actes médicaux réalisés en 2018 chez plus de 13 millions d’enfants en France, révèle une réalité préoccupante. Parmi les deux à trois millions d’enfants bénéficiant de la couverture maladie universelle (CMU), réservée aux plus modestes, les pathologies psychiatriques apparaissent plus fréquemment. Philippe Tuppin, de l’Assurance maladie, souligne que sur les dix maladies les plus fréquentes observées, six sont d’ordre psychiatrique, mettant en avant les retards mentaux et affectifs.

L’étude met également en lumière l’impact direct de la précarité et du cadre de vie sur la santé mentale des enfants issus de milieux défavorisés.

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Avec Culture Égalité s’émanciper par le corps et par l’esprit

Culture Égalité participe à la quête d’autonomie et de liberté des femmes. Les 4 et 5 février 2022, elle a organisé un week-end visant à développer nos savoirs et à fortifier nos corps. C’était, d’abord, la redécouverte de Suzanne Roussi Césaire, figure longtemps oubliée, ensuite, une marche hors de nos murs, réels ou idéologiques, ainsi qu’une invitation à occuper l’espace public.

La rencontre :

C’est avec une grande curiosité qu’une trentaine de femmes et trois hommes ont écouté, échangé avec Huguette Emmanuel Bellemare sur la vie de Suzanne Roussi Césaire. Cette écrivaine et essayiste a participé à la revue Tropiques, et a mené la résistance aux pressions et à la censure de l’amiral Robert durant la période pétainiste. Elle fut aussi militante communiste, vendant l’« Humanité » le dimanche sur les marchés parisiens. Mais également enseignante d’avant-garde. Elle était aussi mère de six enfants, et l’épouse d’Aimé Césaire.

            Culture Égalité a réédité en l’enrichissant le Karbé Fanm n°1 afin de faire connaître cette femme qu’on a voulue dans l’ombre de son mari et de quelques autres grands intellectuels mâles. Elle représente un modèle pour nous, pour notre jeunesse.

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« NO » et « Le Cercle des Petits Philosophes » : un cinéma qui pense

— par Janine Bailly —

Avant même les Rencontres Cinéma Martinique de mars, comme en un riche prélude, Steve Zebina nous a concocté en ce mois de février une programmation variée, combinant les séances à Madiana, à la Case à Vent et à la salle Frantz Fanon de Tropiques-Atrium, alliant les nouveautés aux œuvres plus anciennes. Bien sûr, ceci oblige à des choix, parfois douloureux pour ceux qui sont en activité ! Pour les bienheureux fidèles, cinéphiles enragés et bénéficiant d’une retraite méritée — mais hélas mise en péril pour les jeunes générations —, la journée du mardi 4 février fut bien belle à Tropiques-Atrium.

« NO », de Pablo Larrain, présenté à Cannes en 2012 dans la Quinzaine des Réalisateurs, nous plonge dans un épisode particulier de l’histoire tragique du Chili. Le film, qui reste une fiction, fait alterner les séquences imaginées et, pour un tiers, les séquences d’archives. Son originalité tient au fait que le réalisateur a choisi de « filmer avec des caméras d’époque afin d’obtenir une continuité entre ses propres images — qui exacerbent les défauts des images télé de l’époque, troublant les couleurs et les contrastes — et les images d’archives ».

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Inégalités :un fossé abyssal, une bombe à retardement à mèches multiples.

En 2019, les plus riches ont capté plus de richesses que 4,6 milliards de personnes. Les inégalités explosent sur toute la planète. Ce creusement n’a rien de fatal, il est le résultat de politiques néolibérales dictées depuis le sommet des États.

La bourse, nous dit-on, a battu tous ses records en 2019. Du coup, millionnaires et milliardaires poussent comme des champignons. Et ces braves gens créent des emplois et payent des impôts, leur richesse ruisselle sur le reste du monde. Il faut s’en réjouir et saluer aussi la belle santé de l’industrie du luxe. N’est-ce pas là le signe que le pouvoir d’achat des classes moyennes se porte mieux à travers le monde, notamment en Asie, et que la pauvreté recule ?

Commentaires simplistes et pour le moins trompeurs que ces raccourcis dégainés par la presse de droite à la suite de la publication du rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités dans le monde, à la veille du Forum de Davos (1). Les médias des hommes d’affaires et des riches regardent sans surprise la planète sous un prisme enchanteur.

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Mois kreyol : un festival résistant malgré les restrictions

— Par Dominique Daeschler —
Cette quatrième édition (29 oct-28 nov) axée sur l’écologie et les luttes sociales s’est vue tronquée, covid oblige, de représentations, gardant avec l’évolution des mesures, tables rondes et ateliers.
C’était aussi les 25 ans de la compagnie Difé Kako, conceptrice et organisatrice de ce festival : l’occasion de rencontrer sa directrice, danseuse et chorégraphe, Chantal Loial.

D Daeschler : Comment avez-vous vécu ce réajustement permanent avec notamment des spectacles en ligne ?
Chantal Loial : Avec l’envie encore plus forte du partage. De fait, sur la région parisienne, nous avons pu, grosso modo, respecter notre programme les trois premières semaines d’octobre : l’exposition photographique des 25 ans de Difé Kako, les contes pour enfants (Ymelda Marie-Louise, Valère Egouy, Eric Lauret), le concert de l’orchestre Dokonon de Guyane mais malheureusement pas celui de notre parrain Tony Chasseur… La compagnie n’a pû jouer qu’une seule fois son dernier spectacle « Cercle égal demi-cercle au carré) Une partie du travail commencé sur le patrimoine immatériel des Antilles(films) a été repoussé même si le spectacle sur le quadrille a vu le jour. De même la programmation pour Strasbourg et Bordeaux a été repoussée.

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Difé Kako : danse traditionnelle, danse actuelle

— Par Selim Lander —

Après un prologue qui faisait appel à quatre élèves d’une école de danse – si nous avons bien compris – et sur lequel il vaut mieux jeter un voile pudique, les danseurs de Difé Kako sont entrés en scène, sept vrais danseurs, plus cinq musiciens-animateurs capables également de bouger avec les danseurs tout de blanc vêtus, pour une pièce intitulée Cercle égal – demi-cercle – au carré, laquelle comme le nom l’indique, fera appel aux danses traditionnelles antillaises issues du quadrille métropolitain, soit notre haute taille martiniquaise (autrement appelée boulangère en Guyane et, plus simplement, quadrille en Guadeloupe). Il s’agit pourtant bien dans cette pièce de danse contemporaine, même si elle est inspirée, innervée, instillée par des réminiscences du quadrille à l’Antillaise. La troupe, guadeloupéenne, mêle des danseurs noirs et blancs, une configuration dont les compagnies martiniquaises devrait s’inspirer, tant le mélange des cultures et des manières d’aborder l’art chorégraphique se révèle, ici, fécond.

On ne sait pas si la pièce dessine vraiment – comme indiqué dans la présentation écrite – « la possibilité d’un ‘Tout-monde’ fécond et jubilatoire ».

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Rencontre-audition avec Difé Kako

Le dimanche 5 février 2017 de 9h à 13h30

Autour de la prochaine création 2018 à l’école des arts, Le François (site rivière-bambou), Martinique

Quelques mots sur la compagnie

Depuis 1995, date de sa création, la compagnie de danse Difé Kako s’inspire des cultures africaines et antillaises. Chantal Loïal, chorégraphe et directrice artistique, s’attache à créer un langage chorégraphique basé sur un métissage des danses africaines et antillaises ainsi que sur les répertoires musicaux traditionnels et contemporains.

La compagnie Difé Kako se compose de danseuses possédant une formation de danse pluridisciplinaire (classique, moderne, jazz, danses traditionnelles de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique Centrale, du Maghreb, de la Guadeloupe, de la Martinique) et de musiciens maîtrisant différentes percussions et instruments (djembé, dum-dum, tambours ka, maracas, cha-cha, accordéon, basse, balafon, ti-bwa, steel pan).

La Compagnie, toujours à la recherche d’innovation et dans un souci de diversification artistique, développe plusieurs concepts pédagogiques et chorégraphiques pour amener le public à la découverte de cette danse métissée. Difé Kako s’implique depuis plus de 20 ans autour du patrimoine culturel aux Antilles-Guyane.

La création 2018 : « Cercle égal demi cercle au carré »

Après « On t’appelle Vénus », « Noir de boue et d’obus » et « Po Chapé», Chantal Loïal souhaite en 2018 créer une pièce pour huit danseurs et quatre musiciens autour des danses de société.

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À dix mois de Présidentielles de 2027  : des Guadeloupéen·ne·s et des Martiniquais·e·s alertent

— RS n° 450 du lundi 8 juin 2026 —

Une première réunion officielle et ouverte s’est tenue le samedi 6 juin au T.O.M. (Téat otonom Mawon) à Fort-de-France et en visioconférence avec les participantEs de Guadeloupe. Les signataires présentEs ont rendu publique une déclaration qui dépasse déjà les 115 premiers noms que nous publions dans ce numéro.

Nous, soussignéEs, agissant en nos noms propres, prenons position dans la bataille qui oppose en France l’extrême droite fascisante et la gauche dite radicale.

Le ralliement de plus en plus poussé des droites ordinaires aux thèses et aux pratiques du RN, l’effondrement de la macronie, les incohérences de la gauche d’accompagnement du capitalisme, rendent possible, voire probable, aux élections présidentielles de 2027, une confrontation entre deux blocs, l’un conduit par le RN, l’autre par LFI.

Le peuple martiniquais ne peut rester les bras croisés quand le risque est de voir la France qui nous administre, septième puissance économique du monde, rallier le camp des prédateurs multimilliardaires, suprémacistes, racistes, xénophobes, et bellicistes, dirigés par le gouvernement des USA.

Pour s’opposer efficacement à ces ennemis des peuples de chez nous comme d’ailleurs, il faut regrouper les forces portant un programme de rupture avec les politiques capitalistes et colonialistes, un programme en accord avec les aspirations du plus grand nombre.

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L’urgence d’un nouveau pacte ultramarin

L’Etat est incapable d’assumer ses propres responsabilités , alors gare à la surprise Union Européenne en 2035 !

— Par Jean-Marie Nol —

Face à l’accumulation des crises qui frappent simultanément la Guadeloupe, la Martinique et, dans une plus large mesure, la Guyane, une question fondamentale s’impose désormais avec une force nouvelle : quel doit être le rôle de l’État français dans la reconstruction économique, sociale et institutionnelle de ces territoires ? Car les signaux d’alerte se multiplient. L’insécurité progresse, les trafics de drogue gagnent du terrain, la violence des jeunes inquiète les familles, les divorces et les situations de monoparentalité augmentent, le chômage demeure structurellement élevé et l’exode des compétences continue de fragiliser le tissu économique local. Dans le même temps, les moteurs traditionnels de l’économie antillaise montrent des signes d’essoufflement préoccupants. Le BTP ralentit, le tourisme peine à retrouver un véritable dynamisme durable, l’administration publique ne peut plus absorber indéfiniment les demandeurs d’emploi et les activités tertiaires sont confrontées aux bouleversements provoqués par la révolution numérique et l’intelligence artificielle.
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle s’inscrit dans un contexte mondial marqué par le ralentissement de la croissance, l’endettement massif des États, les tensions géopolitiques, les mutations technologiques accélérées et les conséquences du changement climatique.

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L’éphéméride du 1er juin

Première publication de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles le 1er juin 1967

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est le huitième album studio des Beatles, publié le 1er juin 1967 en Grande-Bretagne et le jour suivant aux États-Unis. Enregistré sur une période de 129 jours, cet album est souvent considéré par les critiques comme leur plus grande œuvre et l’un des albums les plus influents de l’histoire de la musique populaire, figurant entre autres à la première place dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone.

Par son retentissement, par la façon dont il a révolutionné l’industrie du disque, par sa durée de vie dans les hit-parades et par la force avec laquelle il a capté l’air de son temps, Sgt. Pepper reste encore à ce jour une pierre angulaire de l’histoire de la musique et de la culture populaire de la seconde moitié du xxe siècle.

Genèse et enregistrement

Les Beatles avec le disc-jockey Jimmy Staggs en octobre 1966.
Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est enregistré alors que les Beatles s’extraient de la pression liée à la Beatlemania.

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Cyber harcèlement sexiste au Lycée Jardin d’essai aux Abymes.

Ce mois de mai, 80 jeunes femmes du Lycée Jardin d’essai aux Abymes se sont retrouvées sans leur consentement sur une liste publiée dans les réseaux sociaux, les classant dans des catégories dégradantes avec leurs photos et des commentaires sexistes. Elles ont réagi en manifestant le 6 mai, et l’établissement a porté plainte, excluant les auteurs présumés de cette liste humiliante.

Cet événement témoigne, de façon inquiétante, de la persistance du sexisme et de la progression du masculinisme le plus abject largement propagés sur les réseaux sociaux.

Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le dernier rapport du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) sur l’état des lieux du sexisme en France1 attire l’attention sur une dynamique préoccupante : « certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives. Le rapport identifie deux formes de sexismes, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes.

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Le coût économique de la confrontation mémorielle

Pourquoi penser les réparations de l’esclavage et agir avec ressentiment à l’aveugle sans soupeser les conséquences dommageables pour l’économie de la Martinique est une faute grave ? 
— Par Jean-Marie Nol —
La question des réparations liées à l’esclavage ressurgit aujourd’hui avec une intensité nouvelle dans le débat public martiniquais et plus largement antillais. En adressant une lettre ouverte nominative à plusieurs descendants d’esclavagistes et à certaines grandes familles économiques de Martinique, le Mouvement International pour les Réparations (MIR) a franchi une étape particulièrement sensible dans un dossier où l’histoire, la mémoire, la morale, l’économie et la stabilité sociale se trouvent désormais étroitement imbriquées. Derrière cette revendication de réparations morales, matérielles et financières se dessine en réalité une problématique beaucoup plus complexe : celle du rapport qu’entretiennent les sociétés antillaises avec leur passé, mais aussi avec leur avenir économique dans un contexte mondial et national déjà extrêmement fragile et inflammable.
Car si la question mémorielle mérite incontestablement d’être entendue, comprise et respectée, la méthode employée soulève de nombreuses interrogations. En ciblant nommément certaines familles békés, héritières supposées des accumulations économiques issues du système esclavagiste et des indemnisations accordées aux anciens propriétaires d’esclaves après l’abolition de 1848, le MIR et d’autres activistes prennent le risque d’alimenter une logique de confrontation identitaire dont les conséquences pourraient être particulièrement lourdes pour la Martinique.

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Disparition de Roland Ménil, figure engagée de la Martinique

Roland Ménil est décédé à l’âge de 86 ans, laissant derrière lui le souvenir d’un homme de conviction dont l’engagement aura profondément marqué la vie politique, éducative et associative de la Martinique.

Enseignant de profession, il a consacré une grande partie de sa vie à la transmission du savoir et à l’éducation populaire. Directeur de l’Association Martiniquaise d’Éducation Populaire (AMEP), il s’est attaché à former et accompagner plusieurs générations de jeunes Martiniquais, fidèle à une conception exigeante de l’éducation comme outil d’émancipation.

Figure engagée du paysage politique martiniquais, Roland Ménil fut d’abord membre du Parti Progressiste Martiniquais avant de rejoindre le Mouvement Indépendantiste Martiniquais. Ancien conseiller municipal de Fort-de-France au début des années 2000, durant le mandat de Serge Letchimy, il aura défendu avec constance ses idéaux politiques et son attachement à l’identité martiniquaise.

Son parcours militant s’est également illustré à travers son rôle de directeur de publication du journal Le Progressiste, son engagement au sein de l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe ainsi que sa participation au cercle Frantz Fanon. Ceux qui l’ont côtoyé retiennent un homme profondément attaché à la Martinique, à son peuple, à son histoire et à sa culture.

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie IV

Quatrième partie, IL FAUT SAUVER CARTHAGE, Robert Lodimus

« La plus grande de toutes les injustices, parce qu’elle les comprend toutes, c’est l’esclavage. L’esclavage est l’asservissement de toutes les facultés d’un homme au profit d’un autre. L’esclave ne développe son intelligence que dans l’intérêt du maître. Ce n’est pas pour l’éclairer, c’est pour le rendre plus utile qu’on lui permet quelques exercices de la pensée. L’esclave n’a pas la liberté de ses mouvements ; on l’attache à la terre, on le vend avec elle ou on l’enchaîne à la personne du maître. L’esclave n’a pas d’affection, il n’a pas de famille, il n’a point de femme, il n’a point d’enfant : il a une femelle et des petits. Son activité ne lui appartient pas, car le produit de son travail est à un autre. Mais pour que rien ne manque à l’esclavage, il faut aller plus loin, il faut abolir dans l’esclave le sentiment inné de la liberté ; il faut éteindre en lui toute idée de droit ; car tant que cette idée subsiste, l’esclavage est mal assuré, et à un pouvoir illégitime et odieux peut tout d’un coup répondre le droit terrible de l’insurrection, cette raison dernière des opprimés contre les abus de la force. 

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L’éphéméride du 25 avril

Révolution des Œillets le 25 avril 1974

La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais) est le nom donné aux événements d’avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Elle doit son nom à l’œillet rouge que les conjurés portaient à leur boutonnière en signe de ralliement2.

Ce que l’on nomme « révolution » a commencé par un coup d’État organisé par des militaires qui se sont progressivement radicalisés par rejet des guerres coloniales menées par le Portugal. Ce coup d’État, massivement soutenu par le peuple portugais a débouché sur une révolution qui a duré deux ans, marquée par de profondes divisions sur la façon de refonder le Portugal, mais qui, finalement, a profondément changé le visage de celui-ci.

La révolution des Œillets a la particularité de voir des militaires, porteurs d’un projet démocratique (mise en place d’un gouvernement civil, organisation d’élections libres et décolonisation), renverser un régime, sans pour autant instaurer un régime autoritaire.

Cet événement est le début de la démocratisation du sud de l’Europe, celui-ci étant suivi par la chute des dictatures espagnole et grecque.

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie III

Troisième partie : Napoléon Bonaparte : Le Néron de la France coloniale

« Si tu es neutre en situation d’injustice, c’est que tu as choisi le camp de l’oppresseur. »

(Desmond Tutu)

Jean-Jacques Dessalines ne doit-il pas être considéré comme le général Hannibal de l’Amérique? Il a traversé le morne Puilboreau avec une armée haillonneuse, composée de femmes et d’hommes faméliques, fatigués, mais déterminés, pour aller combattre les troupes du cruel Donatien de Rochambeau dans le nord d’Haïti. L’histoire a-t-elle relevé le nombre de compatriotes qui auraient péri durant la marche longue et harassante vers les lieux des ultimes combats? Affaiblis par la fatigue et la maladie, certains d’entre eux ont dû être enterrés, probablement, aux abords des chemins cahoteux, dans les plaines herbeuses ou aux sommets des montagnes empierrées. Sans sépulcre, ils seraient restés des anonymes de l’histoire muette. La plupart de nos ancêtres libérateurs combattaient les pieds nus. Pour Carthage, les Alpes engloutirent environ 75 000 hommes sur un total de 100 000. Mao a perdu lui-même 100 000 camarades dans son long périple qui a fait de la Chine la grande puissance militaire et économique qu’elle est devenue au 20ème et au début du 21ème siècle.

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Dix ans de Collectivité Territoriale de Martinique : la réforme inachevée

—  Par Justin Daniel (*) —

La Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), créée en 2016 à partir de la région et du département, devait incarner une nouvelle ère de gouvernance et de développement. Une décennie plus tard, le bilan est sans appel : loin d’avoir produit la refondation espérée, l’institution unique concentre et amplifie les contradictions d’un territoire en proie à une triple crise financière, démographique et sociale. Alors que les élus martiniquais réclament à l’unanimité, fin 2025, un « pouvoir normatif autonome », cet article démontre que, sans une révolution copernicienne de son modèle économique et de sa gouvernance, tout changement statutaire risque de n’être qu’un miroir aux alouettes. En outre, les évolutions politiques observées en 2026 montrent que la question institutionnelle ne peut être dissociée d’une recomposition profonde du système politique lui-même.

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En janvier 2016, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) a officiellement été installée à la suite de l’élection de l’Assemblée de Martinique de décembre 2015. Ce moment historique a mis fin à de longues années de dualité institutionnelle et un terme à la coexistence parfois conflictuelle du conseil général et du conseil régional.

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Pour le « bilinguisme de l’équité des droits linguistiques »

Pour un aménagement linguistique arrimé à la Constitution haïtienne de 1987 : le « bilinguisme de l’équité des droits linguistiques »

— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —

« (…) nous n’avons pas à hiérarchiser les langues entre elles, bien au contraire. Nous devons être riches, concrètement ou poétiquement, de toutes les langues du monde. Aucune langue ne peut s’épanouir seule, il lui faut le concert des autres langues qu’elle invoque, qu’elle accueille et respecte. (…) il nous faut abandonner l’imaginaire monolingue des colonialistes, pour tendre vers un imaginaire multi-trans-linguistique, qui n’a rien à voir avec une faculté polyglotte, mais qui tend vers le désir-imaginant de toutes les langues du monde, qu’on les connaisse ou non. » — (« Nous devons être riches de toutes les langues du monde », par Patrick Chamoiseau, Le Courrier de l’UNESCO, 20 juin 2024.)

Existe-il une « guerre des langues » en Haïti ? La Constitution haïtienne de 1987 –qui, dans son « Préambule » et en ses articles 5 et 40, consigne la co-officialisation du créole et du français–, autorise-t-elle la diabolisation du français affublé de l’infâmante étiquette de « langue du colon », langue de la « gwojemoni neyokolonyal » ?

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