— Propos recueillis par Matilde dos Santos, Historienne, critique d’art et curateur indépendant —
Créé au début des années 1990, le parc qui est devenu le Jardin des sculptures de l’Habitation Clément ; a reçu en 2012, Blood de Thierry Alet, la première des vingt et une œuvres qui forment le jardin tel qu’il est aujourd’hui. En 2019, afin de préparer l’ouvrage sur le jardin, publié finalement en février 2020, j’avais mené une série d’entretiens avec les créateurs des œuvres du parc. Thierry Alet, qui expose en ce moment* à la Fondation Clément en tant que curateur et artiste, avait répondu alors par écrit et à l’oral à un court questionnaire sur son œuvre Blood. Ses réponses sont comme l’artiste, souvent sensibles et intimes, parfois drôles et insolentes.
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Matilde dos Santos : Thierry Alet en cinq dates. Quels sont pour toi les événements ou rencontres qui ont impacté le plus ta destinée ou ton œuvre ?
Thierry Alet : 1976, la Soufrière est entrée en éruption. La ville a été évacuée et tous les voisins sont partis. Moi et mes deux sœurs nous sommes retrouvés seuls devant la maison.

Le projet est une tentative expérimentale de présenter quelque chose de nouveau. Une présentation de la créativité guadeloupéenne avec deux expositions distinctes. Une exposition numérique J-Expose et une exposition à la Fondation Clément Numéris Clausus. Chacune répondra aux normes du monde auquel elles appartiennent ; le numérique ou le réel, avec des composantes communes.


La Martinique recèle une diversité indéniable d’artistes qui s’inscrivent dans l’art contemporain. Si ce foisonnement de pratiques artistiques est souvent méconnu sinon déprécié, il n’en demeure pas moins réel. Art contemporain en Martinique est une réédition augmentée et en couleur d’un ouvrage de Dominique Berthet, de 211 pages, parue en 2020. L’ouvrage a pour but de mettre en lumière les liens qui se tissent entre ses démarches artistiques et leur contexte, ici déterminant.
Les rock-stars ont le blues, les salles obscures et les musées broient du noir: mis à terre par le confinement, le monde de la culture ne devrait se relever que timidement en 2021. Passage en revue des différents secteurs en cinq points.
Marvin Fabien est un artiste multimédia : peintre, musicien, compositeur, vidéaste, performeur. Il hybride les techniques et les médiums, il transgresse joyeusement les codes, les normes et les limites des domaines artistiques. Il pratique la peinture, le dessin, le collage, le son, la vidéo, la performance, autant de techniques et de médiums qu’il convoque et parfois associe dans des réalisations souvent insolites. Cet artiste s’inscrit bien dans l’art de son temps, un art qualifié de contemporain qui a précisément souvent recours aux mélanges, aux associations, aux hybridations, aux connexions, aux combinaisons.
La semaine-marathon de présentation du roman graphique « Tropiques Toxiques, le scandale du chlordécone », de 



La collection présentée dans l’exposition permanente du Mémorial de la Catastrophe de 1902 | Musée Frank A. Perret témoigne des éruptions de la montagne Pelée et de la destruction de la ville de Saint-Pierre.
L’IPAF (International Public Art Festival) revient en Martinique pour une nouvelle édition. Après leur passage en juin 2019 au coeur de ville de Fort-de-France, qui a vu la création de douze murales, les organisateurs du Festival
Au mois d’aout dernier, Fresh Milk, Kingston Creative and The American Friends of Jamaica, ont conçu et mis en place le programme CATAPULT| A Caribbean Art Grant ; un ensemble de six initiatives qui ont pour but de soutenir des créatifs de la Caraïbe face à la pandémie. J’ai eu le bonheur d’être invitée par Fresh Milk pour visiter des ateliers dans le cadre de la « Résidence d’Artistes à la Maison ». Parmi les 24 candidats sélectionnés par le jury CATAPULT, j’ai pu rencontrer virtuellement 6 jeunes et talentueux artistes d’Aruba, Barbade, Haïti, Jamaïque et Martinique. J’ai tenu à partager avec vous ces moments de découverte. Voici donc le deuxième épisode de la série Résidence d’artistes à la maison.
— Par Christelle Lozère, Maître de conférences en Histoire de l’Art —
— Par Fernand Tiburce Fortuné —
— Par Matilde dos Santos —
Visites virtuelles d’expositions, concerts, spectacles, vidéos, cours en ligne, jeux… Le ministère de la Culture et ses opérateurs vous apportent gratuitement à la maison des ressources culturelles d’une exceptionnelle richesse grâce au site #Culturecheznous.
Josette Coras (1926-2008) nait dans une famille jurassienne bourgeoise ouverte aux arts. Très tôt elle fait preuve d’une grande activité créatrice, décide de devenir dessinatrice et commence parallèlement à écrire. L’après-guerre la trouve à Paris où elle fréquente l’atelier de la Grande Chaumière et se forme à la gravure à l’École Estienne.
Le Créole Arts Café est un nouveau lieu culturel pour la Ville d’Art et d’Histoire, à la fois concept store, lieu d’exposition et café où se détendre, boire un verre, déguster un plat ou faire un petit goûter. Installé dans la toute première bâtisse reconstruite après la catastrophe avec son mobilier et son décor typique le concept store propose des réalisations de l’artisanat local, l’espace Galerie à l’étage invite à découvrir tous les deux mois une nouvelle collection d’artistes sélectionnés.
Le street artiste Banksy a financé un nouveau navire pour porter secours aux migrants en Méditerranée, qui est déjà sur zone et a secouru 89 personnes.