Fondation Clément du 6 février au 26 avril 2026
— Par Sarha Fauré (*) —
L’exposition Peindre à la Martinique. Une histoire de l’art décentrée (1765-1943), présentée à la Fondation Clément du 6 février au 26 avril 2025, interroge les pratiques picturales en Martinique dans le contexte colonial. Réunissant pour la première fois plus de 150 œuvres – peintures, dessins, sculptures et photographies –, rarement ou jamais montrées aux Antilles, issues principalement des collections du musée du quai Branly – Jacques Chirac et de collections privées, elle propose une relecture ambitieuse de l’histoire de l’art martiniquais. Le parcours retrace les grandes temporalités de cette histoire, depuis la construction des imaginaires coloniaux dominants jusqu’aux formes de rébellion esthétique portées par la négritude, le surréalisme et la création de l’école des arts appliqués.
L’exposition met en évidence les fractures, les silences et les préjugés qui ont longtemps structuré le champ artistique, tout en soulignant les résistances et les combats menés depuis la Martinique et Paris pour l’accès à la formation artistique et la reconnaissance d’un art martiniquais représentant les paysages, les scènes et les habitants du péyi.


Visages de la mémoire caribéenne
Dominique Berthet (dir.), Arts du montage et de l’assemblage, Pointe-à-Pitre, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthétique », 2025, 202 pages.
Fort-de-France accueillera, du 1er au 11 février 2026, la 2ᵉ édition du festival ArtMada Street, un événement dédié au graffiti et au street art, organisé par le collectif MadaPaint (NPL Mada Paint) en partenariat avec la Ville de Fort-de-France.
Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.
La Ville de Rivière-Salée a le plaisir d’accueillir la deuxième exposition de la jeune artiste martiniquaise Rachel Perro, intitulée Poispersion & Trasrillance.
— Par Sarha Fauré —
— Par Selim Lander —
Rencontres Photographiques de Guyane – Place des Palmistes, Cayenne
L’Artocarpe – Contemporary Art
Artiste plasticienne, créatrice textile et passeuse de sens, Abishag développe une œuvre plurielle où peinture, matière, bijou et vêtement dialoguent autour d’un même fil intérieur : la transmission.
Cette nouvelle exposition collective réunit 18 artistes du PABE et leurs invité.e.s autour d’un mot aussi secret que profond : La faille.
— par Selim Lander —
— Par Philippe Charvein —
L’exposition Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos est la première à proposer une vision aussi complète des premiers peuplements de la région et des deux grandes sociétés amérindiennes présentes lors de l’arrivée des Européens à la fin du XVe siècle. Elle retrace plus de 6 000 ans d’histoire, éclairant les cultures, les savoir-faire et les croyances qui ont façonné les civilisations antillaises.
Vous avez déjà pu voir ses oeuvres sur les murs de la ville à travers des projets collectifs. Cette fois-ci, Syal, s’expose pour la première fois en solo, avec un commissariat de Medhi Michalon et Kelly Barast et nous ouvre les portes de sa forêt enchantée, au coeur du vivant. Feuilles séchées, fragments de bois, encres végétales et pigments deviennent matière pour recomposer le vivant. Siyonnaj est un carnet de passages, à la manière d’un herbier contemporain où chaque oeuvre est une halte et chaque feuille tombée, une empreinte laissée, l’exposition est à découvrir jusqu’au 26 novembre, au bar l’Insolite à Fort-de-France. 
Installé à la campagne de Ducos en Martinique, Alex SATURNIN, après avoir longtemps vécu au Canada en qualité de peintre, développe un art enraciné dans la nature, la mémoire et la lumière. Loin des effets de mode comme des « réseaux » du marché de l’art, il revendique une pratique intérieure, lente et sensuelle : une peinture qui se nourrit d’odeurs, de végétations, de couleurs exagérées et transposées. Rencontre avec un artiste pour qui peindre n’est pas représenter — mais tout simplement être.
— Par Jean Samblé —
