— Par Gary Klang —Écrits
Lettre à Duvalier
— Par Gary Klang —
— Par Gary Klang —
Découvrez les nouveautés du mois, notamment les textes lauréats du concours Vivons Les Mots ! et les pièces jouées au festival d’Avignon.
📚🏆 Les lauréats du concours » Vivons les mots! 2026
✍️ Jérémie Kalil
Dans le salon d’une famille ordinaire de banlieue parisienne, la fête des Mères devrait être un moment de joie, entre rituels familiers et tendres attentions.
Mais cette année, tout bascule. Une parole de trop, une humiliation de plus, l’adolescente de la maison explose et mange les fleurs qu’elle vient d’offrir à sa mère. Ce geste, aussi brutal qu’inattendu, fait voler en éclats l’équilibre fr[…]
📖 EAN : 9782336622279
📅 11/06/2026
📏 135 x 215 mm
📚 Collection : En scène
📄 72 pages
💶 11.00 €
— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
En dépit de consultations populaires, le débat institutionnel n’a pas eu lieu. Les consultations ont été des leurres présentés comme des référendums. Les vraies questions n’ont jamais été posées alors que les réponses aux fausses questions sont réputées s’y rapporter.
Le bal des leurres et le « chatt’ en sac » éternel
Depuis des décennies, le débat institutionnel en Martinique est marqué par une « escroquerie intellectuelle » où les consultations populaires font office de paravents. Les scrutins de 2003 et 2010 n’ont jamais été les référendums de clarté attendus (Département, Autonomie ou Indépendance), mais des montages juridiques qualifiés de « chatt’ en sac » par le meilleur juriste des autonomistes, Camille Darsières. En posant des questions délibérément obscures sur des articles de la Constitution (73 ou 74) plutôt que sur le destin du pays, l’État et les élus ont sciemment évité d’entendre la voix légale d’un peuple qu’ils craignent d’affronter dans un vrai débat. Les réponses à ces fausses questions ont été interprétées pour satisfaire des élites qui gèrent l’assimilation tout en feignant de la combattre.
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
La jurilinguistique est un domaine interdisciplinaire qui étudie les rapports entre le langage et le Droit, notamment la rédaction, l’interprétation et la traduction des textes juridiques. Elle vise à assurer la précision, la cohérence et l’équivalence normative dans les contextes bilingues ou multilingues. Elle mobilise des outils de linguistique, de terminologie et d’analyse du discours pour améliorer la qualité du Droit. Elle contribue à la clarté législative et à la sécurité juridique. (Jean‑Claude Gémar, Dictionnaire de la jurilinguistique, Presses de l’Université Laval, 2017.)
La forfaiture constitutionnelle désigne la violation grave, volontaire et consciente de la Constitution par un organe ou un titulaire de pouvoir public, portant atteinte à l’ordre constitutionnel et à l’exercice légitime des fonctions de l’État. (Claude Moïse, « Le constitutionnalisme haïtien : une fiction politique persistante », Le National, 27 janvier 2009.)
ÉCLAIRAGE LIMINAIRE
🎶🎉 Fête de la musique 2026 en Martinique 🎉🎶
Découvrez les rendez-vous incontournables de ce week-end musical à travers la Martinique ! 🎤🥁🎸💃
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🕔 17h00
📍 Place André-Aliker (Place de l’Église)
Animée par l’association El Profesor.
🕖 19h00
Des artistes âgés de 16 à 25 ans à découvrir.
🕗 20h00
Avec notamment :
🎤 Maud Massé 🎤 Odile Pidéry 🎤 Marius Modeste 🎤 Patrick Adèle-Amélie 🎤 Jimmy Tanic 🎤 Emmanuel Granier
🎸 Accompagnés de nombreux musiciens martiniquais.
🎟️ Gratuit
📅 Samedi 20 juin 🕙 10h00 📍 Salle Lumina Sophie – Rivière-Pilote🎭✨
✍️ Texte : Sonia Jean-Baptiste-Édouard
🎬 Mise en scène : José Exélis
🎵 Univers musical : Jeff Baillard
🌟 Une création théâtrale sur la quête des origines, les secrets de famille et la construction de soi.
🔎 L’HISTOIRE
Aurélie est une jeune femme de 18 ans qui mène une existence paisible, entourée de sa famille et de ses certitudes. Mais parfois, une rencontre peut faire vaciller toute une vie…
🌙 Lors d’une soirée, elle croise le chemin d’un homme plus âgé. Entre eux naît une étrange sensation, une impression de familiarité impossible à expliquer. Troublée, Aurélie cherche à comprendre ce qu’elle ressent.
🤫 Pourtant, le véritable bouleversement ne vient pas de cette rencontre inattendue. Il surgit du passé, à travers les mots de sa marraine, gardienne silencieuse d’une vérité longtemps enfouie.
💔 Après des années de silence, celle-ci décide enfin de révéler ce que sa mère lui a toujours caché : l’identité de son père.
À cet instant, tout bascule.
🧩 Les souvenirs prennent une autre couleur.
🕰️ Les non-dits trouvent enfin un sens.
— RS n° 451 lundi 15 juin 2026 —
Politiques internationale et mouvements populaires
La différence entre un chef d’État néofasciste et un chef d’État de « la gauche de rupture » sera bien réelle (voir article précédent). Mais un chef d’État dans un pays dépourvu d’un mouvement populaire actif, y compris en matière de politique internationale, aura un pouvoir limité. Si l’Espagne tient tête au délire trumpien, c’est aussi parce que la gauche politique et sociale du pays s’est mobilisée et continue de le faire contre l’impérialisme. Si même Giorgia Meloni, la présidente néofasciste du conseil des ministres d’Italie, proteste contre les mauvais traitements infligés aux ItalienNEs menant des flottilles de la paix contre le blocus de Gaza, ce n’est pas par un amour patriotique des gauchistes qui la conduisent, mais parce qu’un réel sentiment populaire est hostile à l’abominable génocide perpétré par les fascistes israéliens en Palestine.
Voilà pourquoi nous-mêmes consacrons tant d’énergie à nous mobiliser pour Gaza, pour Cuba, contre la fascisation du monde. Nous combattons l’idée néfaste et fausse suivant laquelle notre action serait vaine. Les USA ont été vaincus au Vietnam, la France a reconnu l’indépendance de l’Algérie après sa déculottée indochinoise, l’apartheid sud-africain a été brisé par le combat héroïque des peuples concernés, mais aussi par la mobilisation solidaire des campus, des dockers, des mouvements et syndicats progressistes dans de nombreux pays.
🧠 Psychologie━━━━━━━━━━━━━━━━━━
✍️ Maurice Hurni
Racamier nous a légué une quantité de concepts précieux concernant des pathologies psychotiques et perverses, considérées sous l’angle individuel, conjugal, familial ou même sociétal. Il n’eut pas le temps de les développer. Certaines notions connurent un grand succès (la perversion narcissique), d’autres restent encore à préciser ou à élaborer (l’antoedipe, l’incestualité, le verrouillage, l’assiégeance…).
🗓️ Parution : 8 juin 2026
📚 Collection : Psychanalyse et civilisations
📐 Format : 135 x 215 mm
📄 232 pages
💶 24,00 €
🔢 EAN : 9782336596853
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✍️ Marie-Eline Guillet-Nicaisse
📝 Préface de Nathalie de Kernier
Comment rejoindre un adolescent emmuré dans le silence, l’inhibition, la difficulté à se raconter ? Cet ouvrage propose une réponse clinique originale : la médiation psychothérapeutique par les jeux vidéo, et plus particulièrement par Les Sims 4. Issu d’une recherche longitudinale de six ans menée en institution auprès d’adolescents présentant de profondes fragilités narcissiques et identitaires, ce travail met en lumière les potentialités thérapeutiques d’un univers numérique souvent réduit à sa seule dimension ludique.
🌴✨ Caraïbe Gospel Danse Arts Festival ✨🌴L’Association Appel à la Danse a le plaisir de vous inviter à la 1ʳᵉ édition du Caraïbe Gospel Danse Arts Festival !
Un événement unique réunissant des danseurs et artistes visuels prophétiques venus de Martinique, Haïti, Canada, Guyane et Guadeloupe. 🌎💃🎨
🕕 18h00 – 21h30
Soirée Worship Dance
🎁 Entrée gratuite
🕗 08h00 – 13h00
Masterclass Danse & Arts Visuels (Peinture)
✨ 4 ateliers de 1h30
✨ 4 coachs internationaux :
À travers cet événement, les organisateurs souhaitent rassembler les adorateurs, artistes et passionnés autour d’un temps de :
💖 Communion
🎭 Expression artistique
🌟 Partage et découverte
🕊️ Espérance pour la Caraïbe
Espace 90
90 rue de la République
97200 Fort-de-France
👉 Sur HelloAsso
0696 06 13 79
Lire, découvrir, s’amuser du 17 juin au 17 juillet
Le Centre national du livre (CNL)
Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Culture, le Centre national du livre (CNL) œuvre au développement de la création littéraire et à la promotion de la lecture sur l’ensemble du territoire français.
À travers de nombreux dispositifs d’accompagnement, le CNL soutient les différents acteurs de la chaîne du livre : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques et organisateurs de manifestations littéraires. Sa mission est également de favoriser l’accès à la lecture pour tous les publics et de contribuer au rayonnement de la littérature sous toutes ses formes.
Créée en 2015 à l’initiative du ministère de la Culture et organisée par le Centre national du livre, Partir en Livre est aujourd’hui le premier événement national consacré au plaisir de lire chez les jeunes.
Chaque année, cette grande manifestation gratuite transforme les espaces du quotidien en lieux de découverte littéraire. Les livres quittent les bibliothèques et les librairies pour aller à la rencontre des enfants, des adolescents et des familles sur leurs lieux de loisirs.
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Le photographe sénégalais Omar Victor Diop présente ses œuvres à Nantes
Titre : Expression(s) décoloniale(s) No 4
Lieu : Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes
Dates : 8 mai – 8 novembre 2026
Œuvres présentées :
Diaspora — série d’autoportraits inspirés de portraits européens du XVe au XIXe siècle, revisitant la présence africaine dans l’histoire coloniale européenne.
Liberty — série évoquant les luttes noires, de la résistance anticoloniale aux mouvements contemporains contre les violences racistes.
Site officiel de l’artiste (galerie complète)
— Par Yves-Léopold Monthieux —
Une collectivité, deux présidents : un bijou. Voilà ramassée, la présentation que leurs concepteurs du campus de Schoelcher faisaient des statuts de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM). Une “pépite institutionnelle” sortie de l’École martiniquaise qui, dernier avatar de l’Université de la chute de la Martinique, ne pourrait plus, paraît-il, délivrer le diplôme de licence en lettres. Le statut de la CTM : des bribes juridiques additionnées, piquées à droite à gauche jusqu’au régime allemand, qui meublent un tronc autoritaire inexpugnable. Ambiance : une atmosphère totalitaire qui envahit la société et sécrète des votes unanimistes de rupture institutionnelle, suivis par de touchantes envolées oratoires sur le droit à la “continuité territoriale”. Résultat : où qu’on porte le regard, c’est l’échec. Et l’on ne voudrait pas s’arrêter en si bon chemin.
Les juristes du campus de Schoelcher ont échoué.
L’objectif visé par les constituants martiniquais était de donner à la nouvelle collectivité un outil de gouvernance touchant à la perfection démocratique. La clé de voûte allait être la primauté de l’assemblée populaire sur l’exécutif et la prépondérance du président de l’Assemblée.
— Par Myrna Nérovique —
Partie I)…
La Dillonaise remontait terriblement le Morne de Dillon, situé à proximité de l’église adventiste, dont la blancheur d’albâtre, jaunissait avec le temps.
Nous aurions pu lui donner la vingtaine, mais elle approchait déjà de la quarantaine et elle pleurait devant la marmaille, n’ayant point d’ouailles.
Manque de pot pour elle, elle n’avait pas pris la voiture et dans l’indécence de ses habits, le reflet d’une pauvreté assumée, elle était passée au McDonald’s, nouvellement reconstruit, pour déguster simplement sur le pouce, au retour de ses achats, tandis qu’elle gravissait gravement le Morne, le Mac France, un des symboles de la prochaine coupe du monde de 2026.
Près du mythique McDonald’s de Dillon, dans l’allée de son chemin de traverse, où des sueurs froides lui traversaient la nuque, d’une démarche alerte, elle avait observé au loin, le temps d’une fraction de seconde, le Carrefour de Dillon, toujours superbe, dominant les autres commerces encore, dans la décence de son bel âge, malgré la pauvreté de son voisinage.
Elle se disait, en son encéphale : à quoi bon servait d’acheter tous ces jouets ?
Le Géant Fidel Castro Ruz a fermé les yeux sur un monde qui se porte de plus en plus mal.
La mort du « Lider Maximo », Fidel Castro, est survenue à un moment où la République d’Haïti s’apprêtait à affronter une autre crise électorale qui risquait cette fois-là de la basculer dans l’explosion sociale. Nous avons appris avec des larmes dans la gorge la triste nouvelle que nous attendions depuis longtemps dans l’anxiété et dans l’angoisse. Au fur et à mesure que les mois et les saisons défilaient dans le paysage politique, nous savions que la fin du Grand Guerrier était proche. Il n’apparaissait plus en public. Fidel n’a même pas pu recevoir le fils de son ami Pierre Eliott Trudeau en visite à la Havane, en l’occurrence Justin Trudeau, devenu à son tour Premier ministre du Canada depuis le 4 novembre 2015. La voix généreuse et charitable du « Dernier des Mohicans » qui s’élevait avec fermeté pour se porter à la défense des pauvres s’est éteinte doucement à la Havane, au milieu des siens.
— Collectif (*) —
La chaleur extrême ne se contente pas d’épuiser les futures mères. Selon la plus vaste étude jamais réalisée sur le sujet, elle augmente le risque d’accouchement prématuré et pourrait déjà être responsable de centaines de naissances avant terme supplémentaires chaque été. Un enjeu de santé publique appelé à s’aggraver avec le réchauffement climatique.
Imaginez-vous vivre une journée caniculaire en plein été. Maintenant, imaginez ce que cela peut signifier pour une femme enceinte de huit mois. Inconfortable, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais la chaleur n’est pas qu’un simple désagrément : elle peut aussi, dans de nombreux cas, déclencher un accouchement prématuré. Or, le risque de mortalité des bébés nés avant terme – c’est-à-dire avant 37 semaines de gestation – est significativement accru. Ces enfants sont par ailleurs exposés à des complications en matière de santé dont les conséquences peuvent les affecter toute leur vie durant.
Depuis plusieurs décennies, la recherche documente le lien entre exposition à la chaleur et risque de naissances prématurées. Toutefois, jusqu’à présent, la plupart des études se limitaient à l’étude des naissances survenues dans une seule ville ou un seul pays.
— Collectif (*) —
L’autoconsommation collective permet de partager localement une électricité produite en commun, le plus souvent grâce au solaire. – © bilanol / stock.adobe.com
Un projet de décret veut modifier les règles de l’autoconsommation collective en France. Derrière un sujet très technique se cache une question politique : qui doit décider de la façon dont l’électricité produite localement est partagée ?
L’objectif affiché de la réforme : éviter que certains acteurs ne modifient, après coup, les règles de répartition pour choisir, selon ce qui les arrange, entre autoconsommation collective et vente sur le marché.
Mais l’un des points du projet va plus loin. Il consacre un principe de maximisation de l’énergie autoconsommée, qui donne la priorité à l’utilisation de l’électricité locale par les participants. Ce choix soulève ainsi une question de gouvernance : jusqu’où le cadre réglementaire doit-il orienter les règles de partage, que les acteurs du projet pouvaient jusqu’alors choisir pour eux-mêmes ?
L’électricité n’est pas un bien comme un autre : on ne peut pas partager pas une production solaire comme un gâteau, pour deux raisons.
13e édition : le cinéma ultramarin à l’affiche
Du 17 au 20 juin 2026, le Festival Prix de Court célèbre sa 13e édition et confirme son statut de rendez-vous incontournable du cinéma ultramarin. Depuis sa création en 2010, l’événement met en lumière la créativité, l’audace et le talent des réalisateurs issus des territoires français de la Caraïbe, de la Guyane et de l’océan Indien.
À travers une sélection exigeante de courts-métrages, le festival valorise des œuvres qui racontent des histoires singulières, reflètent la diversité des cultures ultramarines et interrogent les réalités contemporaines de ces territoires. Véritable tremplin pour les cinéastes émergents et confirmés, Prix de Court contribue à révéler les talents qui façonnent le cinéma de demain.
Cette année, seize courts-métrages sont en compétition et seront projetés simultanément en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Une particularité qui fait l’originalité du festival et permet au public des trois territoires de partager la même expérience cinématographique au même moment.
La Guyane accueille cette édition 2026 et sera le théâtre des temps forts du festival, notamment la cérémonie de clôture et la remise des prix au Cinéma Agora.
Souveraineté industrielle , planification économique :
penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique
à partir de l’intérêt social.
— Par Jean-Marie Nol —
Longtemps reléguée au rang de variable d’ajustement au sein de la pensée libérale, la question industrielle doit nécessairement effectuer aujourd’hui un retour en force au centre du débat public.
Ce regain d’attention est la conséquence d’une violente accélération des destructions d’emplois prévisibles dans le secteur tertiaire avec la révolution technologique de l’intelligence artificielle et de la robotisation . Penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique s’inscrit dans la théorie de la loi des cycles économiques et exige dès lors de rompre avec les incantations sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie alimentaire pour affronter les dynamiques structurelles du capitalisme contemporain dont le nouveau cycle industriel est en marche avec l’intelligence artificielle et les destructions d’emplois des cols blancs.
La Guadeloupe ainsi que la Martinique se trouvent probablement à l’un des moments les plus décisifs de leur histoire économique contemporaine. Depuis plusieurs décennies, leur modèle de développement repose essentiellement sur un triptyque composé de l’administration publique, du commerce et des services.
Mardi 16 juin à 18h30 aux Archives Territoriales de Martinique au Morne Tartenson, FdF
La Collectivité Territoriale de Martinique organise une soirée de restitution des projets lauréats de l’appel à projets « Césaire, autre horizon », lancé à l’occasion du 110ᵉ anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire. Cette initiative avait pour ambition d’encourager des artistes, chercheurs et créateurs à imaginer de nouvelles façons de faire vivre, en 2026, la pensée, les idées et l’héritage de celui qui demeure l’une des figures majeures de la littérature francophone et de l’histoire martiniquaise.
Intitulée « Un regard renouvelé sur l’œuvre de Césaire », cette soirée met en lumière trois projets sélectionnés pour leur originalité et leur capacité à proposer une lecture contemporaine de l’univers césairien. Au-delà d’un simple hommage, l’événement montre comment l’œuvre de Césaire continue d’inspirer la création artistique, la réflexion intellectuelle et l’innovation technologique.
La première partie de la soirée est consacrée à la projection d’un épisode de « Poésie de l’hippocampe », une série d’animation réalisée par Quatre Croisées Films. Destinée au jeune public, cette création audiovisuelle s’inspire de l’univers poétique de Césaire et cherche à transmettre son imaginaire, sa sensibilité et sa vision du monde à travers un langage adapté aux nouvelles générations.
Clôture des ateliers 2025-2026
Dans le cadre de la clôture des ateliers de l’année 2025-2026, la Ville et les professeurs de l’École d’Enseignement Artistique et Culturel de Thoraille ont le plaisir de vous inviter à découvrir et apprécier les talents des stagiaires, adultes et enfants, lors des différentes représentations et expositions de fin d’année.
Atelier Danse
Compagnie Entrenou – Professeure : Fabienne Marajo
📍 Place Capitaine Pierre Rose
Atelier Bèlè
Association AM4
📍 Marché couvert du Bourg
4 guadeloupéens de l’A.R.C. s’évadent de la prison de Basse-Terre, le 16 juin 1985
Le 16 juin 1985, 4 guadeloupéens s’évadent de la prison de Basse-Terre. Un coup de tonnerre en ce dimanche matin de la fête des pères. Trente années après, nombreux sont ceux qui se souviennent de ce moment où la nouvelle s’est repandue. Cette évasion se situe dans un contexte politique troublé par des attentats contre les symboles français, revendiqués par l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) tant en Guadeloupe qu’en Martinique ou en Guyane.
L’ARC qui succède au GIA (groupe de libération armé) se fait connaître en mai 1983 par une série de 16 attentats commis aux Antilles mais aussi à Paris. D’autres actions suivront jusqu’en 1984. 15 bombes explosent dans 11 communes. Moins d’un an avant l’évasion, 4 militants de l’UPLG perdent la vie dans l’explosion de leurs bombes à Pointe-à-pitre, ce qui créera un trouble car ce drame se déroule sur fond de négociation entre représentants de l’Etat venus en Guadeloupe et les dirigeants de l’ARC. Luc Reinette et Henri Amedien alors qu’ils combattaient dans le marronnage, sont arrêtés le 27 novembre 1984 et emprisonnés, tout comme Henri Peratout et Humber Marboeuf incarcérés à Pointe-à-pitre.
— Tribune —
La proposition de loi sur l’exploration et l’exploitation pétrolière défendue par les députés guyanais ne contredit pas les accords internationaux sur le climat, c’est pourquoi nous appelons à la soutenir.
Le rejet en commission des affaires économiques de l’assemblée nationale de la proposition de loi sur l’exploitation du pétrole en Guyane a provoqué la colère des députés de la Guyane. Ce rejet a été ressenti comme une position dogmatique et méprisante, en dehors des réalités que vit la population guyanaise, avec 53 % de la population sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage supérieur de 10 points à celui de la métropole.
L’accusation portée à leur encontre d’oublier les enjeux climatiques ne fait qu’aggraver ce ressentiment. Prétendre que l’exploitation pétrolière en Guyane serait contraire aux accords internationaux sur le climat et aux engagements de la France est faux. D’abord parce que les émissions de pétrole sont comptabilisées là où il est consommé, d’où qu’il vienne et que rien n’interdit la production de pétrole dans ces accords.
Ensuite, parce que la convention de Rio sur le climat a établi le principe de « responsabilités communes mais différenciées » entre les pays développés et les autres, le Nord et le Sud comme on dit, et donc de politiques différenciées.
— Par Camille Loty Malebranche —
Il est deux violences claires et distinctes chez l’Homme: la vitale, fondamentale pour l’affirmation de la vie, et la létale qui détruit ou menace la vie comme par corruption de l’énergie vitale.
La violence vitale de l’homme, c’est, après les efforts somme toute organiques de subsistance et de se perpétuer comme espèce par la reproduction, d’affirmer avec force et détermination les grandeurs globales de ses attributs et facultés où il manifeste l’élévation de l’espèce en ce qu’elle a de beau. Une violence vitale qui devient létale si déviée par la logique ignominieusement aberrante de sourdes et inavouables compétitions sociales dérivant en haines. La perversion humaine est telle que même les lieux de saines compétitions comme le sport – cette activité créée pour canaliser les énergies humaines dans le dépassement de soi et contre la violence destructrice – dégénèrent assez fréquemment sous la dictée insidieuse d’intérêts malsains et de passions morbides. Car passions et intérêts dévoyés sont comme des déserts où prolifèrent les épines vénéneuses des sauvageries extrêmes et des rivalités agressives; ce sont des terreaux fertiles en violence létale…
L’Homme est un être violent qui a survécu et s’est imposé par sa violence tant intelligente que physique, mais malheureusement, son mésusage de cette force vitale, en fait une puissance de destruction de sa propre espèce.
Une lecture de Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove
— Par Gladys Acramel —
L’exposition Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove est présentée au Mémorial ACTe du 29 mai au 29 août 2026. Inspirée par le roman de Maryse Condé Traversée de la mangrove, elle propose un parcours autour de la Guadeloupe, de ses mémoires, de ses héritages coloniaux, de ses circulations diasporiques et de ses devenirs possibles.
Le titre Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove contient déjà l’architecture conceptuelle de l’exposition. Son bilinguisme associe deux registres de pensée : celui du « nou » et du « péyi révé » et celui du parcours, tourné vers les « traversées », de l’île au jardin en passant par la mangrove.
Le « nou » liminaire y apparaît comme une évidence offerte au visiteur. Il ouvre un espace symbolique complexe. À travers la mangrove, l’exposition transforme la fragmentation du territoire en expérience de confluence : une tentative de commun travaillée par l’opacité, les mémoires disjointes et les recompositions.
L’œuvre de Joël Nankin, Il n’est point de désespoir, place le début du parcours sous l’orbe d’une figure verticale consolatrice, presque votive.
— Par Sarha Fauré —
Ce 14 juin 2026, la Journée mondiale des donneurs de sang rappelle l’importance d’un geste simple qui sauve des vies chaque jour. Cette édition intervient dans un contexte particulier, marqué par une baisse préoccupante des réserves sanguines à l’échelle nationale. En France, l’Établissement Français du Sang (EFS) estime actuellement enregistrer près de 20 000 dons de retard par rapport aux besoins habituels. Une situation qui s’explique notamment par les fortes chaleurs du mois de mai, les nombreux week-ends prolongés et une fréquentation en baisse des collectes de sang.
Si cette tension concerne l’ensemble du territoire national, elle revêt une dimension encore plus stratégique en Martinique. Sur une île où l’autosuffisance transfusionnelle dépend directement de la mobilisation des donneurs locaux, chaque don compte. Les besoins des patients ne connaissent ni vacances ni périodes creuses. Chaque jour, les établissements de santé martiniquais ont besoin d’environ 50 poches de sang pour assurer les transfusions nécessaires aux urgences, aux interventions chirurgicales, aux traitements contre le cancer ou encore à la prise en charge de certaines maladies chroniques.
Pourtant, cet objectif quotidien reste difficile à atteindre.