— Par Dominique Daeschler —
Quatre voisins qui s’ignorent vivent Au 24 cité des promesses. Quelles promesses pour César, Louise, Sylvain, Arthur ? Celles qu’ils se font d’être visible, de combler leur ambition, de sortir d’un boulot alimentaire ou de la dépression. Quel sens ont leurs existences ? Chaque individu est bien cerné dans ce qu’il fait, ce qu’il donne à voir : attitudes, prise de parole, chacun semble entrer dans une typologie sociologique presque caricaturale. La dérision, les humiliations, les rêves animent les corps et tout doucement le plateau est animé par une conscience de groupe qui, en grande partie grâce à la danse, crée une force visuelle qui ne se démentira pas. IL y a une densité dans la rencontre, quand les barrières sociales et les préjugés se font la malle, elle habite le plateau. Le délitement des murs, la poussière ne laisseront pas l’indifférence, la solitude gagner. Le texte bien calé sous leurs pieds, les comédiens danseurs, avec une mention spéciale à Laurent Troudart, donnent l’espoir d’un monde où un « nous » se construit et s’épanouit dans et par les différences.
La Factory. Théâtre de l’Oulle.13h35. Jusqu’au 25 juillet.
Une pièce de Martin Grandperret et Sébastien Nivault
Collaboration artistique : Scénographie : Anusha Emrith
Lumière : Michaël Dez
Ingénieur du son : Jean-Baptiste Aubonnet
Regard sur la mise en scène : Florence Albaret
Interprètes : Sébastien Nivault, Martin Grandperret, Aurélie Mouilhade et Laurent Troudart
