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La déambulation « Fanm an lari Foyal » du 30 septembre

— Par Nathalie Delbois de Culture Égalité —

« Ce circuit  devrait être proposé de façon pérenne  aux  gens d’ici et à ceux venant d’ailleurs ! »

C’est ce que je me suis dit en découvrant ce samedi 30 septembre 2023 la déambulation proposée par l’association féministe Culture Egalité. En effet,  je ne me doutais pas que Fort de France renfermait  en ses rues des lieux si chargés d’histoire,  animés par des personnalités si marquantes de la société Martiniquaise.  Il faut parcourir les rues que les lieux prennent vie et parlent .

 Cinq arrêts, cinq rues ou bâtiments  hantés  par d’illustres femmes, insuffisamment (re)connues.

Rendez-vous au Carénage sur le port. Le  temps est gris, personne à part nous, déambulateurs et déambulatrices. Des éclats de voix. Deux  femmes sont là. Ce sont des lingères, des charbonnières . Elles lavent. Et elles livrent  le charbon pour les paquebots. Les voilà qui s’exclament et s‘interrogent sur leurs  vies de labeur et de combats incessants. Et pourtant  « nous contribuons à la richesse du pays », s’indignent-elles ! Ces travailleuses sorties du silence ont enfin  une voix – Magie du théâtre !

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« Imaginer la libération : des femmes noires face à l’empire » par Annette Joseph-Gabriel

À propos
Au milieu du XXe siècle, tandis que se joue la fin de l’empire colonial français, des penseuses et militantes noires s’engagent au cœur des grands mouvements de décolonisation. Encore bien trop méconnues, Suzanne Césaire, Paulette Nardal, Eugénie Éboué-Tell, Jane Vialle, Andrée Blouin, Aoua Kéita et Eslanda Robeson sont pourtant des protagonistes majeures de la contestation de la domination impériale et raciste. Explorant leurs écrits et archives, Annette Joseph-Gabriel raconte leur parcours et la diversité de leur positionnement. Toutes ont en commun d’imaginer de nouvelles identités, tant panafricaines que pancaribéennes, et permettent de construire une histoire complexe du féminisme noir.

Autrice et universitaire états-unienne, Annette Joseph-Gabriel enseigne la littérature française à l’université Duke. Spécialiste de l’étude des interactions entre culture, politique et littérature, elle explore notamment les héritages du colonialisme et de l’esclavage dans l’espace atlantique francophone. Son travail met en valeur les voix et les expériences d’autrices noires engagées dans l’anticolonialisme pour montrer combien leurs écrits peuvent nous offrir de nouvelles façons de penser les questions culturelles et politiques contemporaines.

« Imaginer la libération : des femmes noires face à l’empire » par Annette Joseph-Gabriel

Prologue
Annette Joseph-Gabriel

​​Je suis devenue citoyenne française en 2017, tandis que j’écrivais ce livre.

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Café littéraire & conférence inaugurale de Mai.Poésie à Foyal

 Le mardi 16 mai 2023 au Patio19 et à Tropiques-Atrium

17h : Café poétique et dédicaces, en partenariat avec la librairie Kazabul au Patio19

Avec les auteurs et auteurices : Ar Guens Jean Mary, Witensly Lauvince et Lyonel Trouillot (Haïti), Stelle Dibandi, Fanfan Méryt, Nathanaël et Roger Parsemain (Martinique) Hector Poullet (Guadeloupe).

Patio19 :19 Rue Garnier Pagès, Fort-de-France 97200, Martinique

19 h : Tropiques Atrium

  • Conférence inaugurale présentée par Claude Dauphin, Professeur émérite de musicologie à l’UQAM et chercheur associé à l’OICRM : De la subversion et de la poétique : Musicaliser la poésie chez les Indigénistes haïtiens.

  • Récital poétique « De la poésie comme de la musique – Pwézi sé mizik, mizik sé pwézi »: avec Nelson-Rafaell Madel et Christophe Césaire- Textes choisis par Faubert Bolivar

Mercredi 17 mai

9h30-11h30 : La poésie est dans la rue-Pwézi an lari-a

  • François : Stéphane Martelly, Hermas Gbaguidi / Stelle Dibandi
  • Robert : Max Rippon, Christina Goh/ Eric Pézo
  • Saint-Esprit : Claude Dauphin, Daniel Berté, Gérard Lamoureux, Dieulermesson Petit-Frère, Ar Guens Jean Mary, Patricia Latour, Lyonel Trouillot
  • Saint-Pierre : Michel Ducasse, Françoise James Ousénie/ Malik Duranty
  • Sainte-Luce : Francis Combes, Stéphanie Melyon-Reinette /Richard Bunod
  • Collège Petit Manoir, Lamentin (8h-11h) : Hector Poullet, Françoise Foutou
  • Collège Jane Nardal, Diamant (8h30-10h30) : Roger Parsemain, Witensky Lauvince
  • 14h-16h / Centre Pénitentiaire, Ducos : Lolita Monga (quartier des femmes), Mehdi Krüger (quartier des hommes)

16h-18h : Martinique Poésie Tour-Pwézi ka Woulé 1/3

(Sur inscription auprès du secrétariat du festival) Saint-Esprit-Ducos

19h : Hommage à Monchoachi

Médiathèque Alfred Melon-Dégras (AMD), Saint-Esprit

  • Projection “Monchoachi, La parole Sovaj”d’Arlette Pacquit
  • Récital de morceaux choisis de Monchoachi par Faubert Bolivar, Nicole Cage, Malik Duranty, Simone Lagrand, Arlette Pacquit/ Ponctuation musicale Ali Boulo Santo Cissoko (maître de kora)
  • Lancement du dernier titre de Monchoachi : « Retour à la parole sauvage » (Ed.

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Sur les traces d’Aimé Césaire…

ou les sites, rues et édifices baptisés Aimé Césaire

Par Xavier Chevallier, conservateur en chef des bibliothèques —

Cent-dix ans après sa naissance et quinze ans après sa disparition, quelle(s) empreinte(s) a laissée(s) Aimé Césaire en Martinique, dans l’Hexagone et ailleurs ? C’est la question que l’on peut légitimement se poser au sujet de la postérité littéraire et politique du Chantre de la négritude, en examinant notamment le nombre de livres, études, articles, conférences, films et émissions qui lui ont été consacrés – plusieurs centaines. Les archives audiovisuelles et le web permettant de remonter des années 1960 à 2008 sont de ce point de vue une source inépuisable d’informations et de (re)découvertes sur les aspects multiples de l’homme et de l’œuvrei.

Pourtant, c’est par un autre biais, à savoir la place qu’occupe Aimé Césaire dans l’espace public, que sera ici abordée la réception d’une œuvre et d’une personnalité aussi éminente qu’imposante. Approche qui, loin d’être anecdotique, est révélatrice à bien des égards de l’évolution de la perception et de la dimension de l’illustre personnage.

Aussi ai-je entrepris en 2022 des recherches sur internet pour trouver les sites, salles, bibliothèques, établissements scolaires, édifices, rues, places, fresques et statues portant le nom d’Aimé Césaire en Martinique, en France et dans le monde.

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« Mai.Poésie » 2ème edition

Du 08 au 14 mai 2023 PoésieCommune
Du 15 au 20 mai 2023 Festival Mai Poésie

Maintenir la poésie
« Et nous entendons fidèles à la poésie, la maintenir vivante :
comme un ulcère, comme une panique,
images de catastrophes et de liberté de chute et de délivrance,
dévorant sans fin le foie du monde. »

Aimé CESAIRE, Tropiques 8-9, Octobre 1943

— Présentation par Faubert Bolivar, Directeur artistique —

La première édition de « Mai-Poésie » a été une réussite à laquelle ont fortement contribué la diversité et la qualité de nos partenaires dont chacun.e a su faire sienne l’idée du Festival.

BALISAILLE est sur la bonne voie pour réussir son pari de « re-créer les conditions propices sinon à un ré-enracinement du moins une ré-institutionnalisation de la poésie en terre martiniquaise ». Nous espérons parvenir à faire à la poésie toute sa place aussi bien dans le cœur et l’esprit de celles et ceux qui nous suivent, mais surtout dans le paysage culturel et institutionnel de l’île. Aussi, de l’avis de toustes la première édition a-t-elle été un véritable succès dont nous pouvons nous inspirer pour la suite.

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« Les révoltés de l’Histoire », 7e édition du Festival International du Film Documentaire de Martinique

En communes jusqu’au 6 mai 2023. Lieux, dates, horaires ci-dessous.

Origine Kongo
de Laura Chatenay-Rivauday – YN-Productions-La cuisine aux images – Kontras Prod – 2023 – 52 min

Il y a 160 ans, après l’abolition de l’esclavage, des Africains dits “Kongos” sont engagés malgré eux, par des recruteurs français, sur le littoral ouest-africain pour travailler la terre aux Antilles. Par les témoignages de leurs descendants en Martinique et en Guadeloupe, “Origine : Kongo” tente de répondre à une interrogation fondamentale, alors que demeure une certaine ambivalence dans les rapports à l’Afrique : comment s’exprime aujourd’hui cette mémoire méconnue dans les sociétés afro-descendantes ?

Les Enfants de Las Brisas (Niños de Las Brisas)
| Marianela Maldonado – Point du Jour – Mosaic Films – 2022 – 97 min
En présence de l’historien Amzat Boukari-Yabara. En partenariat avec la DAC Martinique

Créé en 1975 sous la présidence d’Hugo Chavez, le programme musical “El Sistema” est mondialement connu pour sauver les jeunes en situation d’extrême pauvreté des dérives prévisibles vers l’abus de drogues et la délinquance. Ce film suit trois jeunes du quartier Las Brisas, un bidonville très dangereux de la ville de Valencia.

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Senghor et les Arts au Musée du Quai Branly

Du 07 février au 19 novembre 2023

Portrait de l’écrivain, poète et homme d’État Léopold Sédar Senghor (1909-2001), à travers sa politique culturelle au lendemain de l’indépendance du Sénégal.

Senghor et les arts. Réinventer l’universel met en perspective les réflexions et réalisations dans le domaine culturel de l’intellectuel et homme d’État sénégalais, président du Sénégal de 1960 à 1980, Léopold Sédar Senghor (1909-2001). Pionnier de la Négritude, mouvement politique et littéraire initié avec Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Suzanne Césaire, Jane et Paulette Nardal, Senghor a défendu l’idée d’une civilisation de l’universel, façonnée par le « rendez-vous du donner et du recevoir ». Sous cette métaphore de l’échange, du « métissage culturel », il manifeste l’espoir d’unir les traditions et d’engager « le dialogue des cultures ». En réinventant et en désoccidentalisant la notion d’universel, il affirme le rôle de l’Afrique dans l’écriture de son histoire.

L’exposition revient sur la politique et la diplomatie culturelle sénégalaise au lendemain de l’indépendance, ses réalisations majeures dans le domaine des arts plastiques et arts vivants, mais aussi ses limites. La pensée de Senghor n’a pas laissé indifférentes les générations nées au lendemain des indépendances ; elle a été largement discutée, critiquée et commentée au fil des relectures successives.

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La négritude, une construction qui ne repose sur rien ?

— Par Aimé Charles-Nicolas—

Une interview de Maryse Condé dans France Antilles a refait surface récemment sur les réseaux sociaux. Elle porte un titre provocateur au pays d’Aimé Césaire : « La négritude, une construction qui ne repose sur rien ».  Elle doit dater de 5 ou 6 ans, il me semble. Elle a donné lieu à de nombreuses réactions des internautes. Maryse Condé, la Guadeloupéenne, se plaint de l’accueil des Africains à l’égard des Antillais en Afrique et précisément des habitants de Guinée et du Ghana à son égard. A partir de son constat, Maryse Condé conclut : « Il n’y a aucune solidarité. Les africains ne nous ont jamais considérés comme des frères. (…) La négritude c’est un mythe, une construction de l‘esprit qui ne repose sur rien de vécu (…) et qui n’apporte rien à l’individu. »

Maryse Condé présente ainsi la négritude comme le sentiment d’appartenance à une grande famille, les Noirs, au sein de laquelle règnent bienveillance et solidarité.

Maryse Condé se trompe. Césaire n’a jamais dit cela. Il définit la négritude dans des vers célèbres du Cahier d’un retour au pays natal :

Ma négritude n’est pas une taie d’eau morte
sur l’œil mort de la terre
ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale
elle plonge dans la chair rouge du sol
elle plonge dans la chair ardente du ciel
elle troue l’accablement opaque de sa droite patience 

Les 3 premiers vers disent le refus de la passivité et le rejet d’une certaine image du Noir amorphe, incapable de construire une civilisation, le quatrième dit la force de sa proximité avec la nature, le cinquième dit la volonté d’émancipation, l’aspiration, la fierté.

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Événement : Hors des Murs et animation au Fuji Sushi

Vendredi 25 mars, dès 17h30

— Communiqué de presse de Culture Égalité —
Dans le cadre d’un partenariat avec Culture Égalité, la ville de Fort-de-France invite sa population à découvrir les rues, places et bâtiments qui portent des noms de femmes, le vendredi 25 mars à 17h30.

Le départ se fera au siège de Culture Égalité au 158 rue Victor Hugo. Nous nous rendrons au Marché de poissons « Man Zouzou », puis nous nous dirigerons vers l’avenue Jean-Jaurès pour découvrir l’immeuble Olga Mesnil. Nous continuerons ensuite vers la place Toto Bissainthe, rue Bolivar, pour se diriger vers la place Paulette Nardal et enfin nous arriverons à l’avenue Rosa Parks, sur le bord de mer. Une biographie de ces femmes sera lue sur chaque site.

Nous terminerons cette marche par une animation quizz au restaurant Fuji pour découvrir d’autres femmes de Fort-de-France. Des petites surprises attendront les gagnant.es. Nous vendrons également nos productions autour de femmes qui ont marqué l’histoire de la Martinique.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, pour découvrir ces femmes trop souvent effacées par l’histoire. Rendez-vous le vendredi 25 mars, dès 17h30 au 158 rue Victor Hugo et dès 18h30 au restaurant Fuji Sushi au 46 rue Ernest Desproges.

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Des hommes contre le patriarcat

— Par Héloïse, pour Culture Égalité —

Comment des hommes en viennent-ils à s’engager contre le patriarcat ? Que peut faire un homme, dans sa vie quotidienne, pour participer à la lutte féministe ?

Un combat paradoxal

Cet engagement paraît d’abord improbable, car contraire à leurs intérêts. Les hommes tirent des avantages matériels et symboliques du patriarcat : une vie plus libre, agréable et intéressante, un sentiment de puissance et de supériorité, un accès plus important au pouvoir, aux loisirs, aux richesses, à la parole, à l’espace public. L’égalité est une menace pour l’identité masculine. Comme l’expliquent Francis Dupuis-Déri et Victoire Tuaillon, « on ne peut pas être un vrai homme dans un rapport égalitaire avec une femme », « parce qu’être un homme, c’est d’abord dominer ». De plus, s’impliquer dans une lutte perçue comme féminine, c’est prendre le risque d’être assimilé aux femmes, donc d’être méprisé. Le terme créole « makoumè », qui vient de « ma commère » (marraine, amie), illustre bien ce rejet du féminin : il est utilisé pour se moquer des hommes non virils, efféminés ou homosexuels.

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Hommage de la Martinique à Christiane Eda-Pierre

— Par Selim Lander —

Christiane Eda-Pierre, née en 1932 à Fort-de-Fance, décédée le 6 septembre 2020 à Faye-l’Abesse (Deux Sèvres), était issue d’une famille d’artistes. Sa tante, Paulette Nardal, est l’une des fondatrices de la revue l’Etudiant Noir, celle-là même où Césaire introduira le terme « négritude » dans un article. La mère de la future cantatrice, Alice Nardal, était professeur de musique et l’on compte également des musiciens parmi ses grands-parents. Quant à Christiane Eda-Pierre elle-même, après de très brillantes études au Conservatoire, à Paris (premier prix d’opéra, premier prix de chant, premier prix d’opéra comique), elle se fit rapidement connaître comme soprano lyrique virtuose  (car à l’aise dans les notes les plus aiguës) et entama une carrière qui prit bientôt une dimension internationale, l’amenant à se produire sur les scènes des plus grands opéras du monde.

La cantatrice s’est illustrée dans un vaste répertoire allant du baroque aux œuvres contemporaines. Elle connut ses premiers succès dans le Pécheur de perles de Georges Bizet, elle a beaucoup fréquenté Mozart, s’est fait remarquer dans les Contes d’Hoffmann mis en scène par Patrice Chéreau, a participé à plusieurs créations dont le Saint François d’Assise d’Olivier Messiaen, etc.

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Concert hommage Christiane Eda-Pierre, par les voix des Outre mer

Samedi 20 novembre 202119h – Salle Aimé Césaire
En hommage à la célèbre cantatrice martiniquaise Christiane Eda-Pierre disparue l’an dernier, le comité Voix des Outre-mer, l’association Les Contre-Courants et Tropiques Atrium proposent une soirée lyrique exceptionnelle. Un voyage musical, entre concert et conférence par les Voix des Outre-mer qui rend hommage à la première chanteuse lyrique noire française reconnue à l’international.

La soirée réunira plusieurs artistes :

• Une narration réalisée par Richard Martet, rédacteur en chef d’Opéra Magazine
• Le pianiste David Zobel
• Les chanteurs Voix des Outre-mer des trois éditions : Marie-Laure Garnier, Joé Bertili, Axelle Saint-Cirel et deux artistes ultramarins invités Angélique Boudeville et Alban Legos.
• La participation exceptionnelle de Fabrice di Falco

Au programme : les plus grands airs d’opéras ayant fait la renommée de Christiane Eda-Pierre (Le nozze di Figaro, Les Contes d’Hoffmann, Alcina, Lakmé, Il barbiere di Siviglia, La clemenza di Tito…)…

Christiane Eda-Pierre, née le 24 mars 1932 à Fort-de-France (Martinique) et morte le 6 septembre 2020 dans les Deux-Sèvres, est une soprano française, l’une des toutes premières cantatrices noires de carrure internationale en France métropolitaine et dans le monde aux côtés de Barbara Hendricks, Marian Anderson, Grace Bumbry, Jessye Norman, Shirley Verrett et Leontyne Price.

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5 questions à Julie Bessard

Exposition « de feu et de pluie », Fondation Clément, du 20 octobre au 11 novembre.

Produite par la Fondation Clément en partenariat avec la DEAL et le PNRM dans le cadre de la candidature de la Martinique à l’inscription sur la liste patrimoine UNESCO.

Le titre de l’exposition « de feu et de pluie » renvoie aux deux versants d’une même gestation : car la Martinique est bien la fille des entrailles fumantes de la terre et des pluies provoquées par le relief, donnant naissance aux forêts tropicales humides. Partant de l’idée que le volcan impacte la vie de l’homme très au-delà de la science et des catastrophes, il a été demandé aux artistes de travailler sur le processus éruptif comme métaphore, voire l’essence de la création. Six œuvres ont été créées pour l’exposition : les installations «Respé twa fwa » de Christian Bertin, «Sismographie méga-poétique » de Julie Bessard, « Composition Tellurique » d’Hervé Beuze, «Tropical Bliss » de David Gumbs, « Le jour d’après » de Ricardo Ozier-lafontaine et le triptyque « Un démiurge » de Jean-Baptiste Barret.

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Célébration : le centenaire du Prix Goncourt 1921 décerné à René Maran

– par Janine Bailly –

Il faut sortir de l’oubli un écrivain injustement retourné dans l’ombre ! En effet, le prix Goncourt n’a pas empêché René Maran de sombrer quelque peu dans l’oubli. Il serait noble que les Caribéens, les Guyanais en particulier, et les Africains, se réapproprient et mettent en valeur les nombreux chefs-d’œuvre littéraires qui racontent leur histoire. (Éric Amiens, journaliste)

Hommage dans la Caraïbe

♦ Afin de rendre un bel hommage à René Maran, ce 22 mars, Alfred Marie-Jeanne, Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale Martiniquaise, a reçu à Tropiques Atrium à Fort-de-France, élèves et enseignants : « C’est avec beaucoup de sympathie que j’accueille cet auditoire composé de jeunes pour rendre hommage à René Maran… J’ai jugé indispensable que la CTM honore et préserve la mémoire de cet écrivain, qui a prouvé que la littérature peut être au service de la vérité et de la justice (…) Son roman contredit tous ceux qui prétendaient, et continuent encore à soutenir, que leur soi-disant mission civilisatrice avait un autre but que le pillage et la domination ». Pierrette Leti-Palix, Professeur de lettres, a souligné l’importance de cette manifestation  : « Un jeune Martiniquais va se reconnaître dans ce texte parce qu’il aborde des questions humaines.

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Le Collectif du 8 mars : les rendez-vous de la semaine

A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le collectif du 8 mars se mobilise une fois de plus autour du thème de la liberté !
Après une manifestation réussie ce samedi 6 mars à Fort-de-France, « Femmes, les voix de la liberté »,
retrouvez-nous au mois de mars, pour des actions et interventions sur tout le territoire.

LES RENDEZ-VOUS DE CETTE SEMAINE :

Lundi 8 mars

8H – Intervention auprès des écoles primaires de DUCOS
+ Spectacle de théâtre Forum X=Y,en collaboration avec le Lycée Paulette Nardal de DUCOS, en direction des élèves de 1°. Konbit.
12h – Intervention dans le hall de la mairie de Fort-de-France sur la question des droits des femmes.
14h – Intervention au collège de Morne Rouge sur les femmes migrantes
17h – Vernissage de l’exposition « Expérience de femmes », Créole Art Café à St Pierre.
18 h 30 – Intervention auprès de l’association « Le Diamant rassemblé » à Poirier – Diamant

Mardi 9 mars
9h – Intervention au Lycée du François, Projection de Rebelles & Marronnes
14h – Intervention / Semaine de l’entreprenariat

Mercredi 10 mars
8h30 – Intervention au Lycée Acajou 2, Projection de Rebelles & Marronnes

Jeudi 10 mars
13h – Intervention au Lycée Acajou 2, Projection de Rebelles & Marronnes.

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« Les féminismes de Sappho de Mytilène à nos jours »

Café littéraire sur le lieu de l’exposition « Palimpseste » le mercredi 10 mars de 18H30 à21hOO

L’évaporation est un phénomène qui décrit la disparition des femmes artistes dans l’art. Et pourtant de tout temps les femmes ont créée, écrit. Pas exposées, pas publiées , leurs œuvres sont tombées dans l’oubli laissant ainsi penser que les artistes étaient exclusivement des hommes. Pourtant il y a eu des femmes peintres, autrices de grande qualité que le sexisme des milieux intellectuels a relégué au rang de muses , de modèles, ou effacé de l’histoire de la littérature.

En dépit du talent évident de nombreuses femmes artistes, leur position fut longtemps jugée moins crédible que celle des hommes en raison de leur genre les contraignant à travailler dans l’anonymat et dans l’obscurité.

L’artiste peintre plasticienne Hélène Jacob dans son exposition « Palimpseste »* ne supporte pas cette injustice de l’histoire et décide d’exhumer les portraits de femmes autrices, peintres, poétesses, cinéastes, de déterrer leurs histoires et de réécrire à sa manière sur son palimpseste pictural !

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Femmes, les voies de la liberté

Dès 8h, nous serons là avec le collectif du 8 mars 

(Amazones, Culture Égalité, Konbit, Le Mouvement du Nid), 

un temps d’échanges, de solidarité, de sororité, de fraternité 

et de luttes pour l’émancipation totale des femmes.

Retrouvez-nous ensuite, tout le mois de mars, pour des actions et interventions sur tout le territoire.

LES RENDEZ-VOUS DE MARS :

SAM. 6 mars
8h à 12h – Rencontre avec le collectif du 8 mars

10h – Femmes, les voies de la liberté – Action théâtralisée mise en scène par Rita Ravier

Place de l’Enregistrement, Fort-de-France

DIM. 7 mars
7h – Partenaires de la marche « spécial 8 mars » de l’association Manikou.

LUNDI 8 mars
8H – Intervention auprès des écoles primaires de DUCOS 
+ Spectacle de théâtre Forum X=Y,en collaboration avec le Lycée Paulette Nardal de DUCOS, en direction des élèves de 1°. Konbit.
+ 9h30 – Intervention au LP de Chateauboeuf / Projection de Rebelles & Marronnes 
+ 12h – Intervention dans le hall de la mairie de Fort-de-France sur la question des droits des femmes.
+ 14h – Intervention au collège de Morne Rouge sur les femmes migrantes
+ 17h Vernissage de l’exposition « Expérience de femmes », Créole Art Café à St Pierre.

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« Femmes combattantes, Femmes influentes »

Samedi 06 mars à 19h30 : T.A.C.

L’association l’Art Gonds Tout organise des évènements culturels du 05 au 10 mars 2021 : les femmes sont à l’honneur.

Elles sont six, six femmes qui, de la révolution française à nos jours, ont défié les conventions sociales pour défendre la liberté et les droits humains menacés, bafoués et parfois inexistants. Ce combat intègre inexorablement le volet de l’égalité hommes-femmes et son évolution à travers deux siècles et demi.

D’olympe de Gouges à Benoîte Groult en passant par la Mulâtresse Solitude , Lumina Sophie , Harriet Tubman et Voltairine de Cleyre, force est de constater que la lutte pour la reconnaissance des droits tout particulièrement ceux des femmes remonte loin dans le temps et est quasiment la même quel que soit l’endroit du globe où elles se trouvent.

Au cours de ce spectacle sans à priori et sans pathos , ces femmes vont se raconter…exprimer avec force et détermination leur combat et aussi leur espoir de changement. Elles resteront fidèles à leur idéal jusqu’au bout et certaines le paieront de leur vie.

Mais ce combat ne peut avoir de véritable sens qu’à partir du moment où il est conjointement mené avec les hommes.

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« Palimpseste » exposition de la peintre Hélène Jacob

Du 17 février au 14 avril 2021. L’Alsace a Kay. Saint-Pierre.

« L’oubli n’est autre chose qu’un palimpseste. Qu’un accident survienne, et tous les effacements revivent dans les interlignes de la mémoire étonnée ».

L’Homme qui rit, Victor Hugo, 1869.

C’est au début des années 2000, qu’Hélène JACOB a posé ses bagages en Martinique, sa terre d’accueil , où elle exerce en tant qu’infirmière et vit sa passion pour la peinture, le théâtre et pour la création en général.

De formation artistique autodidacte, elle fut élève du peintre andalou, Mamerto CARRASCO de 1991-94 et participa à plusieurs évènements artistiques (fresques murales , expositions).
Son identité et sa production artistiques sont restées ensuite dans le secret de son univers et c’est en 2017 qu’Hélène a repris le chemin des expositions grâce à sa rencontre avec l’association L’ART GONDS TOUT .

Femme révoltée, elle s’attelle, par l’intermédiaire de sa peinture à réparer l’injustice et s’interroge sur la place des femmes dans l’Histoire de l’humanité.
Après s’être intéressée à celles que l’on nomme les muses (nom sans équivalent masculin), elle se questionne sur l’effet palimpseste dans l’histoire de l’art et de la littérature: la transmission de l’histoire collective qui efface ce qui est considéré comme secondaire ou bien ce qui dérange et bien entendu les femmes, en particulier les artistes et les intellectuelles en ont payé le prix.

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La cantatrice Christiane Eda Pierre est décédée

Christiane Eda-Pierre (née le 24 mars 1932 à Fort-de-France (Martinique) et morte le 6 septembre 2020 dans les Deux-Sèvres) est une soprano française, l’une des toutes premières cantatrices noires de carrure internationale en France métropolitaine et dans le monde aux côtés de Barbara Hendricks, Maria Anderson et de Léontyne Price.

Jeunesse et formation
Née en 1932 à Fort de France, rue Galliéni, Christiane Eda-Pierre dans un milieu d’artistes, elle est la fille d’Alice Nardal, une d’une professeure de musique qui enseigne au lycée Victor-Schœlcher (Fort-de-France) et au collège Pérrinon et de William Eda-Pierre, un journaliste au Courrier des Antilles, sa tante Paulette Nardal, est une femme de lettres et journaliste martiniquaise, une militante de la cause noire, elle est une des inspiratrices du courant littéraire de la négritude et la première femme noire à étudier à la Sorbonne, fondatrice de la revue « La Revue du Monde Noir », son grand père est un pianiste et un flûtiste accompli, sa grand mère est elle-même organiste.Très jeune, Christiane Eda-Pierre apprend le piano avec sa mère. Après ses études secondaires chez les chanoinesses de Saint Augustin, elle part à Paris où pendant deux ans, elle étudie le piano à l’École normale de musique de Paris, mais en les cours de Charles Panzera, elle passe du piano au chant lyrique, et elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle suit des cours auprès du baryton Louis Noguera pour le chant, auprès de la comédienne Gabrielle Fontan pour la diction.

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Fort-de-France : Deux appels liés à La Porte du Tricentenaire, un arrêté d’interdiction

Vendredi 31 juillet 2020- Journal France Antilles
Pour donner la parole au peuple – Pour préserver notre espace démocratique.

Les derniers mois en Martinique ont été le lieu de manifestations et de prises de position que l’on ne peut ignorer. Elles sont comme autant de symboles de l’inertie et des frustrations silencieuses qui émaillent et déraillent notre société: nul ne peut ignorer les enjeux liés à la pollution à la chlordécone, à la gestion de l’eau ou encore les inquiétudes concernant le développement économique et l’exode des jeunes. 

Les évènements du 22 mai 2020 ont permis une mobilisation du politique et de la société sur les questions de nos symboles publics et sur la connaissance de notre histoire. Ce choc entre histoire et mémoire a provoqué un processus de remise en question de notre société. 

On aurait pu croire qu’avec les réseaux sociaux, le dialogue entre les différentes réflexions sur notre société aurait pu être facilité. Bien au contraire. Des divisions nous sautent aux yeux et ne cessent de s’exacerber. 

Face aux tensions récentes, des espaces et des moments d’échanges ont pourtant été créés, des espaces et des moments dont notre société a le plus grand besoin.

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À Fort-de-France, création  de la Commission « Mémoire et Transmission »

Dans le cadre du Festival Culturel, ouverture du Cénacle sur le thème « Dialogue entre Histoire et Mémoire dans l’espace public »

France Antilles : Pour débattre de ces questions d’actualité : Karfa Sira Diallo, fondateur et président de l’Association Internationale Mémoires et Partages basée à Bordeaux et Dakar ; Sandrine Lemaire, agrégée et docteure en Histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence (Italie), la Martiniquaise Jeanne Wiltord, psychiatre et psychanalyste à Paris, Robert Philomé, présentateur des Matinales de France 24 ; mais aussi Danielle Marcelline, avocate, Keycia Virapin-Arnaud, étudiante au Campus Caribéen des Arts et membre du MIR, ou encore Alexane Ozier Lafontaine, qui intervenait à titre personnel.

Ce Cénacle se poursuit ce soir, vendredi 24 juillet, à 18h30, au Kiosque Guédon, sur le front de mer de Fort-de-France. Au programme notamment, le dialogue dans l’espace public.

Soirée du 23 juillet : 

Après un « débat » public qui, faisant suite aux prises de parole officielles, a par instants frisé la caricature, deux des spectateurs debout s’affrontant comme dans un combat de coqs, Danielle Marcelline, l’une des modératrices de la séance, a su faire preuve d’un bel esprit d’à propos, reprenant la demande de Karfa Sira Diallo à davantage « d’humilité », terme que d’aucuns contesteront sans doute, mais les humains de bonne volonté auront compris qu’il s’agissait là de montrer un peu plus de modestie et  moins d’orgueil, de reconnaître que nous sommes l’aboutissement d’une lignée de générations responsables, qu’en aucune façon il ne s’agissait de nous tenir humbles ni de subir ni de courber la tête !

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Harlem Renaissances. La modernité du New Negro

Harlem dans les années 20, le quartier noir de New York, devient la Mecque du mouvement d’avant-garde « New Negro » et la capitale d’une révolution culturelle : la Harlem Renaissance. Jazz, gospel, nouvelle littérature, revendication de l’héritage africain, contestation des hiérarchies sociales et raciales bouleversent le rapport au monde et à la modernité de la société américaine. A des milliers de kilomètres de là, dans un Paris tout juste sorti de la Grande Guerre, arrive la vague noire portée par les soldats afro-américains, les musiciens noirs à Montmartre, des artistes comme Josephine Baker et des intellectuels. Paris devient un autre foyer de cette renaissance culturelle avec la passion pour l’art primitif des cubistes ou des surréalistes, la convergence d’écrivains des colonies, les artistes afro-américains fuyant le Maccarthisme, le courant littéraire de la Négritude lancé par Léopold Sedar Senghor, Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas… L’ouvrage entend rappeler et rendre hommage à cette formidable avant-garde dont les effets se font ressentir jusqu’à nos jours, dans les revendications pour « décoloniser » l’histoire et la culture. L’écrivain-poète, ayant occupés des postes de haut fonctionnaire clés à l’Unesco, Kiflé Selassié revient sur l’héritage, lui qui a rencontré, connu et partagé le quotidien de certains grands acteurs de la Harlem Renaissance à Paris tandis que les disciples d’Alioune Diop célèbrent le soixante-dixième anniversaire de Présence africaine, une maison d’édition et une librairie, haut lieu de rencontres et de débats, en droite ligne de l’Harlem Renaissance ; tout comme le salon des soeurs Nardal où se formèrent Césaire et Senghor.

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«Symphonie Bèlè»

Suivre la Flamme de la Liberté dans le cadre de la Célébration du 22 Mé de la ville de Fort-de-France 

19h – Départ de la Maison d’Aimé Césaire 

La ville de Fort-de-France et le SERMAC,  
vous invitent  à la Cérémonie consacrée à la Célébration de la Commémoration de l’Abolition de l’Esclavage qui se tiendra le Mardi 21 mai 2019 à 19h30  sous le Grand Carbet du Parc Aimé Césaire .

L’entrée se fera côté entrée Place José Marti.

«Symphonie bèlè» est l’intitulé de ce temps de commémoration au cours duquel l’Histoire Martiniquaise contemporaine se contera en musique portée par (des violons, négro-spirituals, tanbou bèlè et marimba) le tout habillé d’installations plastiques évocatrices.

En ce jour symbolique que notre ‘devenu’ nous aide à réaliser ensemble notre devenir, celui d’une société Martiniquaise forte, et extrêmement riche de sa diversité culturelle.

Soyons nombreux à Suivre la Flamme de la Liberté dans le cadre de la Célébration du 22 Mé de la ville de Fort-de-France 

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Pour Ina, en hommage à sa mère Suzanne Césaire

On a encore oublié Madame Freud.

— Par Simonne Valmore —

Ta génération sera celle des femmes qui choisissent.
Suzanne Césaire à sa fille Ina.

«  Si mes Antilles sont si belles,
c’est qu’alors le grand jeu de cache
–cache a réussi, c’est qu’il fait trop beau,
ce jour là pour y voir »
Suzanne Césaire, Le grand camouflage, 1945

 

J’ai eu l’occasion de visiter un jour le Musée international de l’esclavage de Liverpool.

Liverpool, cette ville portuaire qui a participé au commerce triangulaire dédiait ainsi un grand musée à l’histoire de l’esclavage

Sur un des murs de l’exposition permanente, on pouvait voir la photographie d’une femme.

. C’était celle de la petite couturière d’Alabama, Rosa Parks , figure incarnée de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats -Unis. Mon regret fut de ne pas voir, également, une autre femme, d’une certaine manière, tout aussi emblématique, Suzanne Césaire.

C’était, pourtant l’occasion rêvée de la sortir de l’ombre, et de la présenter, à un large public. Suzanne qui allait devenir, deux ans après la Rebelle d’Alabama, l’épouse d’Aimé Césaire, et qui aura eu, comme lui, le même sentiment révolutionnaire de la vie.

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