INTERVENTION DE ALAIN LIMERY
(Coordination des Comités Populaires de Martinique)
IV ème SEMINAIRE INTERNATIONAL AFRIQUE CARAIBE AMERIQUE LATINE
REPARATIONS ET DECOLONISATION
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C’est fort des résolutions de l’ONU, mais aussi de l’exigence sans cesse croissante d’un ordre international plus juste et débarrassé de la prééminence du capitalisme que se tient ce séminaire. Nous espérons qu’il en sortira des pistes d’action fructueuses en vue de l’éradication du colonialisme sous toutes ses formes. C’est la tâche qui nous incombe dans cette troisième décennie internationale décrétée par l’ONU.
Mon propos portera sur la question des REPARATIONS DANS LE CADRE DU PROCESSUS DE DECOLONISATION.
En effet, les conquêtes coloniales, l’instauration des systèmes d’esclavage et d’indigénat la systématisation du pillage des ressources, des richesses économiques et culturelles, des cerveaux, dans les territoires dominés ont eu des conséquences absolument dramatiques qui se traduisent par :
1) Un mal développement de nos pays confrontés dans la plus part des cas à la totale inadéquation, des lois, règles et normes avec la réalité géographique, culturelle, économique ou sociale qui constitue le socle de notre société.
2) Une coupe franche de l’équilibre démographique de notre pays avec les lois de l’immigration des années 1960 et 1970 qui l’ont vidé d’une frange importante de sa jeunesse, et qui font que la Martinique, avec une population vieillissante, s’oriente vers une catastrophe démographique d’ici 20 à 30 ans.














On peut comparer la vague de protestation qu’ont connu, dans le premier trimestre de 2009, les départements français de la Caraïbe (la Martinique et la Guadeloupe) à un cyclone qui, en un rien de temps, met tout à nu et nous oblige tous à la réflexion et à la réaction. Ici, c’est l’ensemble de la conscience collective française qui reçoit en pleine face la poussée du vent… de la contestation. Nous savons que, face à ce type de tourmente climatique, nul ne peut prétendre ne pas être affecté par ce qui se passe. De manière tout azimut, tous, et surtout les « spécialistes », de quelque niche qu’ils se réclament ou s’auto-proclament, cherchent, non sans une certaine frénésie, l’explication, la solution. 


C’est l’histoire, inventée d’un type directeur d’un centre de formation qui prend des photos de sa femme en train de s’envoyer en l’air. Les photos numériques sont stockées sur une clé USB, un format très en vogue chez les utilisateurs d’informatique. Il regarde dans l’oeil de l’appareil et se met donc doublement en position de voyeur. Il lui faut ça pour bander et des cassettes pornographiques. Rien de très reluisant : un pervers au petit pied comme il en existe des centaines de millions. On l’a compris le type n’est pas un saint, on peut même dire qu’il a une odeur de fagot qui lui colle à la peau ou des casseroles au cul, comme on préfère. Jusque là pas de quoi fouetter un chat. Imaginons la suite , le type perd sa clé USB ou se la fait voler et/ou elle tombe entre les mains de petits salopards qui diffusent les photos sur Internet. Plaintes, perspectives de procès pour atteintes à la vie privée. Normal même les bandits ont droit à une vie sexuelle.