Catégorie : En librairie

« Fernando Ortiz contre la race et les racismes » : un livre qui ne meurt pas

— Par Susana Méndez Muñoz —
fernando_ortizLors du dernier Samedi du Livre, la respectée Dr. Ana Cairo a présenté l’ouvrage Fernando Ortiz contra la raza y los racismos (Fernando Ortiz contre la race et les racismes), une compilation de textes réalisée par les Dr Jesús Guanche Pérez et José Antonio Matos Arevalos.
Le livre Fernando Ortiz contra la raza y los racismos a été publié par la maison d´édition Nuevo Milenio, sous son sceau de Sciences Sociales, et regroupe onze textes peu connus de Don Fernando Ortiz, datés entre les années 1910 et 1964, dans lequel l´auteur réfléchi sur le mythe des races et sur les différentes manières dont le racisme se manifeste.

José Antonio Matos Arevalos, docteur en Philosophie de l´Université de La Havane et spécialiste de l´étude des œuvres non publiées de Fernando Ortiz, a remercié les personnes présentes et la Fondation Fernando Ortiz pour le travail qu’il a réalisé durant de nombreuses années et il a souligné qu´une meilleure compréhension de cette personnalité paradigmatique de la culture cubaine dans les écoles et les universités est néanmoins nécessaire.

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Le respect de l’amour (5)

Une vie du Sénégal à la France par Djenaba DIALLO & Michel PENNETIER

ch 1 «  Le tourbillon » 4e épisode

djebaba

Suite de l’épisode 3

Djenaba, adolescente, a un grand besoin d’action. Elle fonde dans son quartier une association d’entre-aide avec d’autres jeunes. L’objectif est de gagner un peu d’argent pour l’achat des fournitures scolaires et de l’uniforme obligatoire à l’école. C’est aussi pour faire une fête de temps en temps. Elles vendent les feuilles d’une plante qui pousse à foison dans la brousse, du « bissap » vert que l’on mélange au riz ou du rouge pour préparer une boisson. Elles achètent de l’huile et de la farine pour préparer des beignets vendus ensuite dans la rue. Djenaba est la trésorière, la moitié de la recette est réservée aux achats scolaires, l’autre moitié pour faire de temps en temps une fête de quartier.

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Le respect de l’amour (4)

Une vie du Sénégal à la France par Djenaba DIALLO & Michel PENNETIER

Suite de l’épisode 3 djebaba

LE RESPECT DE L’AMOUR, Ch.1 «  Le tourbillon » ,

 Le narrateur :

 Les paroles de Djenaba entrent en moi depuis trois semaines, c’est un flux rapide émaillé de tournures percutantes dont j’essaie de restituer quelques unes : «  je gère le mal », «  il faut faire un bisou au lion » ( parlant de la seconde épouse) , «  Les mères déglutissent sur les enfants ce qu’elles ont sur le cœur » ( parlant de sa mère), «  les hommes sont des chasseurs », «  Je peux avoir de la colère, mais je n’ai pas de haine car je comprends chaque être humain et la colère devient pitié » (évoquant les hommes). J’aurais pu enregistrer tout simplement les paroles de Djenaba et en conserver toute la fraicheur.

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Le respect de l’amour (3)

Une vie du Sénégal à la France par Djenaba DIALLO & Michel PENNETIER

djebaba

Suite de l’épisode 2

 « LE RESPECT DE L’AMOUR » Chapitre 1 « Le tourbillon »,

Quand Djeneba a huit ans, comme une école s’est ouverte dans cette ville, le père la ramène à Dougouké. Elle y retrouve sa mère, ses deux soeurs et son frère, tous nés après elle. Les deux épouses ont chacune leur habitation séparée par une barrière mais elles élèvent ensemble les enfants, font la cuisine à tour de rôle. Il arrive que la seconde épouse frappe Sirandine. Le père achète chaque mois la nourriture pour toute la maisonnée, mais la seconde épouse en prélève une partie pour la revendre à son profit, sans que le père le sache. Sirandine cultive un champ dont le produit représente un complément de nourriture familiale.

C’est une maison à l’africaine très simple avec un grand salon pourvu de meubles en bambou que l’on n’utilise presque jamais car il y a une terrasse tout le long de la maison et un abri tôlé à côté, et c’est là que séjournent à l’ombre toute la journée la nombreuse maisonnée et les innombrables visiteurs qui passent pour bavarder et boire le thé.

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Le respect de l’amour (2)

Une vie du Sénégal à la France par Djenaba DIALLO & Michel PENNETIER

djebaba

Suite de l’épisode 1

Mohamed se promène dans la rue. Il porte une belle ceinture à la taille et une montre de valeur au bras. Un individu l’aborde : « Mohamed, quelle magnifique ceinture ! Regarde, moi, je n’ai que cette ficelle pour tenir mon pantalon. » Mohamed donne sa ceinture et rentre à la maison en tenant de ses mains son pantalon. Mais avant d’arriver, il a donné sa montre à un autre quémandeur.

Mohamed est relativement aisé, il ne supporte pas de regarder la misère autour de lui sans réagir. Il achète régulièrement des sacs de céréales pour ses voisins.

 Force de la bonté. Sa propension innée à l’empathie lui fait ressentir toute souffrance, tout désarroi de l’autre. Il ne laisse personne sans secours.

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Le respect de l’amour (1)

Une vie du Sénégal à la France par Djenaba DIALLO & Michel PENNETIER

djebaba« Elle était satisfaite d’être Khady, il n’y avait eu
nul interstice dubitatif entre  elle et  l’implacable
réalité du personnage de Khady Demba …
A présent encore c’était quelque chose dont elle
elle  ne doutait pas –  qu’elle était indivisible  et
précieuse, et qu’elle ne pouvait être qu’elle-même. »

Marie Ndiaye : «  Trois femmes puissantes »

Avant-propos

Est-il vrai que toute vie, du moment qu’on la perçoit en  sa profondeur, mérite d ‘être racontée ? Est-il vrai aussi, comme le pense Christophe Donner, que l’imagination est plus un obstacle qu’une bénédiction pour un romancier ?  Dostoïevski disait : » Que peut-il y avoir de plus invraisemblable que la réalité ? Jamais un romancier ne proposera d’impossibilités aussi impossibles que celles que la réalité nous présente chaque jour par milliers, sous l’aspect des choses les plus ordinaires ».

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Monde caraïbes : avis de parution, mars 2014

un_marin_martiniquaisUN MARIN, UN MARTINIQUAIS, NOTRE GRAND-PÈRE
Pierre Héber-Suffrin
Aux derniers temps de la marine à voiles, Marcel Héber-Suffrin commence à naviguer comme mousse le long des côtes de la Martinique. Il terminera capitaine au long cours. Il reviendra s’installer à la Martinique où il vivra la « Catastrophe », l’éruption de 1902. Voici ce que racontent ses manuscrits publiés tout juste cent ans après sa mort.

(Coll. Histoire de vie et formation, 18 euros, 182 p., mars 2014) EAN : 9782343028064
EAN PDF : 9782336339429 

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ÉVÉNEMENTS TRAUMATIQUES À LA MARTINIQUE
Le vivre et les surmonter
Claire-Emmanuelle Laguerre
Sous l’angle d’une psychologie géopolitique clinique, cet ouvrage questionne les répercussions des événements traumatiques actuels ou transmis rencontrés à la Martinique (traite négrière, névrose du colonisé, catastrophes naturelles). Il analyse la façon dont le trauma s’est figé dans un complexe culturel transmis de génération en génération. Il propose d’évaluer les capacités du Martiniquais à faire face aux événements traumatiques en ouvrant une réflexion sur la piste d’une justice restaurative, une des réponses possibles pour une réconciliation nationale.

(Coll. Sciences criminelles, 14 euros, 132 p.,

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Les gondoles de l’usine à rêves

Regarde les lumières, mon amour, Annie Ernaux, Seuil, 72 p., 5,90 euros.

— Par Patrice Trapier —
regarde_les_lumieresLes lumières de la vie se sont éloignées des centres urbains pour se poser dans d’immenses zones commerciales ultra-taylorisées assouvissant (tout en la suscitant) une très large palette de désirs planétaires. Ces scintillements artificiels suscitent du rêve, comme les arbres de Noël, mais aussi un dégoût et une aliénation grandissants. Pendant ce temps, les familles les plus aisées s’émerveillent des retrouvailles avec un commerce de proximité.

Annie Ernaux nous livre le journal de ses visites entre 2012 et 2013 à l’hypermarché Auchan de Cergy. Publié dans la collection de Pierre Rosanvallon qui raconte le roman vrai des invisibles, ce texte offre des intuitions de sociologue et des fulgurances de romancière.

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Jim Harrison, l’écrivain du sans-pareil

— Par Olivier Joly —
jim_harrisonLe romancier culte américain, Jim Harrison, revient avec Nageur de rivière, deux longues nouvelles, deux destins d’hommes à la croisée de leur vie et de leurs envies.

Historien de l’art mais artiste raté, Clive revient dans la ferme familiale du Michigan pour prendre soin de sa mère, ornithologue autoritaire, et renouer avec les chimères de son amour de jeunesse. Entre réminiscences et réalité, le retour aux sources va offrir à ce sexagénaire drôle et désabusé une cure de jouvence nourrie d’émois sexuels, de coups de pinceau et, au fil du temps, de prise de distance avec ses problèmes, réels et imaginaires.

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Le cri de colère de Christiane Taubira face à « l’impensable »

—Par Franck Johannès —

taubira_paroles_liberte-325C’est un petit livre, une grosse centaine de pages, « écrites au pas de charge durant cette poignée de nuits plus calmes » de la fin de l’année. Un cri de colère, mesuré, raisonnable et passionné, dans ce style fleuri et un peu ampoulé qui est l’inaltérable marque de fabrique de Christiane Taubira. « Le temps n’est pas à l’ordinaire », rappelle paisiblement la garde des sceaux, alors qu’aucun ministre de la République, depuis Roger Salengro qui s’est tué en 1936 après l’ultime crachat au visage d’un inconnu, n’a été à ce point traîné dans la boue.

« Le temps n’est pas à l’ordinaire. Sinon l’ordinaire du malheur qui s’annonce et que l’on choisit d’ignorer », écrit la ministre dans Paroles de liberté (Flammarion, 128 pages, 12 euros), publié le 5 mars. C’est la seule qui cite encore le grand Frantz Fanon, « l’essentiel n’est pas ce que l’on a fait de toi, mais ce que tu fais de ce que l’on a fait de toi ». Les insultes, pendant le long combat du mariage pour tous l’ont grandie, mais bien sûr l’ont touchée.

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« Première nuit : une anthologie du désir » sous la direction de Léonora Miano

premiere_nuitVient de paraître aux éditions Mémoire d’encrier le collectif Première nuit : une anthologie du désir sous la direction de la romancière Léonora Miano.

C’est sous le signe de la subversion que s’annonce cet ouvrage qui renverse le parcours thématique des littératures noires francophones. Un univers jusque-là inexploré – celui de l’intime et du désir –, nous est offert dans ces dix nouvelles écrites par des écrivains noirs pour notre plus grand bonheur.

Point de vue de l’éditeur :

Parlons du corps et de l’intimité avec Alfred Alexandre, Edem Awumey, Julien Delmaire, Frankito, Julien Mabiala Bissila, Jean-Marc Rosier, Insa Sané, Felwine Sarr, Sunjata et Georges Yémy. L’initiative est signée Léonora Miano, romancière.

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Lettres de Cuba

Deuxième numéro de 2014

— Par Martha Sarabia Romero —
lettres_de_cuba_2014La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec son deuxième numéro de l’année 2014.
Le 31 janvier 2004, le Ministère de la Culture de Cuba et le Centre d’Informatique pour la Culture Cubarte présentaient le premier numéro d’une revue numérique en français qui avait pour but de s’approcher au monde francophone à travers la culture et le patrimoine cubain. Aujourd’hui, Lettres de Cuba fête son dixième anniversaire, l’équipe se sent satisfaite mais aussi engagée à continuer ce travail, envisageant de nouveau projets.
Tout Cuba attend avec impatience l’arrivée du mois de février car c’est celui de la Foire International du Livre. Cette édition est dédiée à l’écrivaine Nersys Felipe Herrera, Prix National de Littérature 2011 et à Rolando Rodríguez, Prix National de Sciences Sociales 2007.

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Rencontre avec Léonora Miano prix Fémina 2013 pour « La saison de l’ombre »

Conversation littéraire avec l’auteure lundi 20 janvier 2014 à 18h30 Salle Frantz FANON de l’Atrium

leonora_mianoLe prix Femina 2013 a été décerné  à la Camerounaise Léonora Miano pour La saison de l’ombre (Grasset). Ce roman raconte l’esclavage, mais du point de vue de ceux qui ont dû vivre avec le traumatisme de voir les leurs arrachés à leur amour.

Le monde s’est effondré deux fois dans l’Afrique subsaharienne. Dans son récit pionnier Le Monde s’effondre, le grand romancier nigérian Chinua Achebe a raconté le délitement brutal de la société et de la pensée dans le pays ibo, à l’arrivée des colonisateurs britanniques au 19e siècle. Son roman donne à voir comment les doubles maux de la colonisation et la christianisation ont fait voler en éclats les équilibres des règles et des traditions millénaires, et ont bouleversé irrémédiablement l’existence des peuples. Marchant sur les pas de son illustre aîné, la Camerounaise francophone Léonora Miano remonte plus loin dans l’histoire de son continent pour raconter à son tour le premier grand bouleversement que fut l’esclavage transatlantique pour son peuple.

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Parutions de décembre 2013

 parutionsLE TÉLÉPHONE DE GRAND DANGER
Un téléphone pour sauver des vies de femmes
Patrick Poirret
Pas moins de 38% du total des meurtres de femmes sont commis par des partenaires intimes. Face à ce constat alarmant, le Procureur Général Patrick Poirret cherche à élaborer un dispositif destiné tout à la fois à empêcher le passage à l’acte et à sécuriser les femmes – et les enfants – en très grand danger. Un téléphone d’alerte de grand danger va ainsi être mis en place à titre expérimental. Voici comment ce dispositif a pu exister, faire ses preuves. Sa mise en place à fait l’objet d’une véritable politique de justice partenariale, tout à fait inédite en France. Aujourd’hui il va être généralisé à l’ensemble des départements.

(Coll. Antidotes, 14,5 euros, 140 p., décembre 2013) EAN : 9782343024745

LA CITOYENNETÉ AU FÉMININ
Maudy Piot
Le 11 avril 2013, à l’Hôtel de Ville de Paris, l’association « Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir », célébrait son dixième anniversaire. Avec comme mot d’ordre : Femmes handicapées, citoyennes avant tout ! Voici une petite association qui a du mal non seulement à vivre mais à acquérir une visibilité dans un univers à dominante essentiellement masculine, qui bouscule les idées reçues, impose la présence des femmes handicapées au coeur de la société.

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« Lucía Jerez » au Costa Rica

— Par: Pedro Pablo Rodríguez —
lucia_jerezOn affirme souvent, à juste titre, qu’il n’y a pas une règle fixe pour l´acceptation d´une œuvre par le public dans l´art et la littérature. Il n´est pas rare qui est célèbre rapidement après son apparition, tombe quelque temps plus dans l´oubli, comme cela peut aussi arriver avec celui que presque personne ne remarque quand il crée et, plus tard, il est reçu en fanfare. Il y a des pièces qui se maintiennent durant des siècles comme monuments, qui sont appelés des classiques, et d’autres qui souffrent en alternance des hauts et des bas après leur appréciation.

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« Vis-à-vis de mes envers » suivi de « Le poème de Grenoble » de Jean-Durosier DESRIVIERES

 j_d_d_rLe poète haïtien Jean-Durosier Desrivières signe aux éditions « Le teneur » un magnifique recueil de poésies, préfacé par Roger Toumson et illustré par l’artiste-peintre Bernard Thomas-Roudeix.

Le nouveau livre de Jean-Durosier Desrivières est un recueil de compositions poétiques se présentant telle une corne d’abondance, d’une époustouflante richesse métrique et rythmique, totalement exigeant, captivant et convaincant. Vis-à-vis de mes envers, divisé en quatre grandes parties, traduit les faces multiples du poète et de son art qui entre en dialogue avec les dessins hautement expressifs et significatifs de Bernard Thomas-Roudeix. Le poème de Grenoble n’est qu’une trace des fraîcheurs de l’errance urbaine du poète haïtien dans cette ville qui s’ouvre et s’offre à lui dans un contexte post-séisme. L’écrivain et universitaire, Roger Toumson, pose ainsi son cachet sur l’ouvrage, dans une préface éclairante : « Constamment sur le qui-vive, poète de l’urgence, Jean-Durosier Desrivières […] s’est d’emblée distingué sur la scène des nouvelles semences littéraires par son audace : pensée ardente, éloquence batailleuse. »

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Monde caraïbes : avis de parution Novembre 2013

parutionsLASOTJÈBÉBÉ BLUES
Une vie aux Antilles – Récit
LOUISE MINSTER
Eric PezoCONTEXTUALISATIONS DIDACTIQUES
Approches théoriques
FRANTZ FANON UN HÉRITAGE À PARTAGER
Adam Longuet
LES ÎLES DE LA CARAÏBE : ENJEUX ET PERSPECTIVES
Michel Deese
CARAÏBE ET ÎLE MAURICE
Industrialisation et développement
Laurence Buzenot
QUE SE PASSE-T-IL DANS LE TIROIR ?
Kisa ka pasé an tiwé-a ? – bilingue français – créole
Michelle Houdin
Illustrations Emilie Dedieu
DÉSIRÉ ET ZÉKLÈ, COQ DE COMBAT
Désiré épi Zéklè, kok-djenn – bilingue français – créole
Isabelle Cadoré, Henri Cadoré
Illustrations Emilie Dedieu

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Haïti, pays invité d’honneur du Salon du livre de Montréal

20 au 25 novembre 2013

Suite aux Rencontres québécoises tenues en Haïti du 1er au 8 mai 2013 à l’occasion des dix ans de Mémoire d’encrier, le Salon du livre de Montréal accueille Haïti comme pays invité d’honneur. Pour la présente édition, qui se déroule sous le thème «Une passerelle entre les cultures», Haïti déploie son imaginaire à la Place Bonaventure.En savoir plus

Pour l’occasion, des écrivains haïtiens sont parmi nous :Yanick Lahens, Kettly Mars, Emmelie Prophète, Laënnec Hurbon, James Noël, Jean-Robert Léonidas, Jean-Euphèle Milcé, Michel Soukar et Gary Victor.

Sont également présents des professionnels du livre: Monique Lafontant, librairie La Pléiade, Anaïse Chavenet, Communication Plus Distribution, Charles Tardieu, éditions Zémès. L’ancienne première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis, figure emblématique du changement en Haïti et présidente de la Fondation Connaissance & Liberté (FOKAL), fait aussi partie de la délégation.

 

 

 

 

Voir la vidéo de Bonjour voisine.

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Monde caraïbes : Avis de parution octobre 2013

 LÉONARD SÉNÉCAL
Le rebelle écartelé – La Guadeloupe au XIXe siècle
leonard_senegalOruno D. Lara
Léonard né esclave à Basse-Terre (Guadeloupe) en 1807 devient progressivement Sénécal, un homme libre qui affronte le système colonial. Dépassant les pièges de l’hagiographie habituelle et partant d’une étude minutieuse des sources documentaires, l’auteur nous expose les ressorts cachés d’un système colonial avant et après l’abolition de 1848. Les luttes que livrent Sénécal et les insulaires de Guadeloupe conduisent Oruno D. Lara à réviser notre perception de la France coloniale pendant la seconde moitié du XIXe siècle.

 

(18 euros, 182 p., octobre 2013) EAN : 9782343017464
EAN PDF : 9782336327341  EAN ePUB : 9782336677446

 

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« Isuma » Anthologie de poésie nordique de Jean Désy

—Dossier de presse —

isumaOn est toujours d’un lieu. Un lieu où aller et revenir. Un ancrage qui forge l’identité et qui fonde notre présence au monde. Dans le cas de Jean Désy, c’est Isuma, c’est-àdire l’esprit du Nord qui fait de lui un capteur de songes, et de sa poésie une pierre de patience. Le poète regarde les points cardinaux et déclare : « l’infini, c’est pour moi ».
« J’ai bourlingué comme un fou dans le Nord, travaillé comme un fou, souffert avec les souffrants et les suicidaires. J’ai admiré les accouchées les plus stoïques du monde. J’ai appris à chasser. J’ai pêché des truites mouchetées et des ombles arctiques qui sautent encore dans mes rêves. »
Le point de vue de l’éditeur
Isuma, anthologie de poésie nordique est un manifeste de la nordicité. La parole nous apprend le bon usage du monde. Poète, médecin, Jean Désy revendique la chair blessée du Grand Nord, donnant aux mots et à cette blanche géographie une part d’humanité et de puissance jusque-là insoupçonnée. Bourlingueur, il court les routes, les soleils, les outardes, les blizzards, les lichens, nous montrant les chemins du nord dans l’humilité et la splendeur des paysages.

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Avis de parution … septembre 2013

l_harmattan

 

 Notre newsletter est disponible au format Excel

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L’IMPLANTATION COMMERCIALE
Alain Laguerre, Georges Virassamy
Sous la direction de Georges Virassamy et Alain Laguerre
L’implantation commerciale d’une entreprise est un acte fort reposant à l’origine sur des considérations industrielles ou commerciales. Mais les pouvoirs publics ont introduit des éléments qui pervertissent la rationalité du choix d’implantation, notamment des incitations fiscales. Par ailleurs, des contraintes (environnementales, d’urbanisme) réduisent voire suppriment le désir d’implantation. Celle-ci doit constamment concilier pouvoir public de volonté et pouvoir privé de volonté.

(Coll. C.E.R.J.D.A, 18 euros, 184 p., septembre 2013) EAN : 9782343007557
EAN PDF : 9782336322308  EAN ePUB : 9782336672397

PACIFIQUE DE PROVINS ET MAURILE DE SAINT-MICHEL
Missionnaires capucins et carmes aux Antilles
Julia DAVID, Bernard Grunberg, ROMAIN ZERBIB
Carmes et capucins ont participé aux premières étapes de la colonisation française des Petites Antilles. Seuls deux d’entre eux nous ont laissé un témoignage de leur mission et de leurs actions : Pacifique de Provins (1588-1648) et Maurile de Saint Michel (1615-1659).

(Coll. Corpus Antilles/Sciences sur les Indiens de la Caraïbe, 38,5 euros, 390 p.,

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L’activité artistique au miroir marxien

—Par Florian Gulli, philosophe —

isabelle_garoÀ l’appui d’une relecture très documentée de l’histoire de l’art, Isabelle Garo montre comment la création artistique peut s’intégrer et échapper à la logique économique capitaliste.

L’or des images, d’Isabelle Garo. Éditions La Ville brûle, 2013, 
320 pages, 25 euros.  Isabelle Garo propose dans son dernier livre une approche marxiste de l’activité artistique, question à la fois difficile et centrale pour qui se réclame de cette tradition. Difficile, car on connaît la résistance de cet objet aux analyses de type matérialiste. Centrale, car déjà chez Marx, et malgré l’absence de théorie esthétique explicite, la référence à l’art est constante et sert de contrepoint à la critique de l’économie politique.

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« Pour en finir avec l’espèce humaine – Et les français en particulier », de Pierre Drachline. Parlons-en !

pierre_drachlineRappel au désordre. Toujours dans son style pamphlétaire corrosif, Pierre Drachline poursuit ici sa critique sans concession du système néocapitaliste et de 
son « économie cannibale ». Il s’insurge, crie et donne 
des claques à tout-va, parfois sans retenue. Trop ? 
À voir. L’époque est celle des impostures médiatiques avec ses « insoumis certifiés conformes de toutes les fausses révolutions ». Drachline en crève : les hommes, et singulièrement les Français, ne se révoltent pas devant cet ordre injuste. Au contraire, ils réclameraient « toujours plus de servitudes ». « Chacun, barricadé derrière son nombril ». Pourtant, comme un pied de nez, l’auteur prône le retour à la primauté de l’individu, au choix de la vie contre la marchandise. 
Un « rappel au désordre ». Sa colère est à la hauteur 
de la tendresse avec laquelle il pourrait regarder 
une humanité émancipée, libérée de sa soumission 
à l’argent roi et aux ordres néolibéraux. Le temps des nonagénaires. Éloge de la vieillesse, de Jacques Franck. Les lecteurs de l’Humanité connaissent bien Jacques Franck, médecin communiste et militant. Ayant atteint le dernier âge de la vie (Jacques Franck est né en 1925), il décrit et analyse dans ce livre, non sans dérision et avec parfois un soupçon de cynisme, les petits et grands maux qui s’y attachent, « les souvenirs et les regrets aussi ».

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« La Rigoise », de Félix-Hilaire Fortuné

— Par Gérard Dorwling-Carter —

felix-hilaire_fortune

« Cette société où l’individu a souvent plus de poids que le groupe ; cette société où le groupe a plus de poids que la collectivité ; cette société où la collectivité ne se considère pas comme étant la totalisation des individus qui la composent, mais une mosaïque ou un groupe de groupes, fermés sur eux-mêmes et juxtaposés, n’ayant pas la conscience d’être une entité à intérêts et destinées liés et solidaires.

Cette société-là anormalement submergée du poids du passé, alchimie de l’histoire, qui s’entête à ne pas confondre de crainte de fondre, cette société renferme plus de motifs de refus de l’effort commun et de la confiance réciproque, qu’elle n’offre de motivations à une volonté mutuelle de créations efficaces, progressistes et humaines.

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Culture(s) noire(s) en France : la scène et les images

— Sous la direction de Sylvie Chalaye —
cultures_noiresDès le XIXe siècle, le monde du spectacle français a été traversé par des expressions culturelles venues d’Afrique noire, des Amériques et des Caraïbes. Les expressions artistiques afro-caribéennes ont nourri la scène des théâtres, des music-hall, mais aussi le monde du cinéma, et de la création plastique. Quelle est la place de cette créativité noire dans la culture française ? Joue-t-elle seulement à influencer les artistes qui s’en réclament au détour de telle ou telle évolution des arts et de la mode, tel Picasso ou Fernand Léger, Gaston Baty ou Rolf de Maré, Paco Rabanne ou Jean-Paul Goude ? Que reste-il à présent de ce « Tumulte noir » qui secouait le tout Paris des années 20 ? Quelle place donne-t-on aujourd’hui à cette créativité que l’on circonscrit tantôt dans l’enclos de la créolité ou celui de la francophonie ou celui plus exotique encore des outre-mer, voire, non sans démagogie, dans le nouvel enclos des cultures urbaines ?

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