— Par Daniel M. Berté —
Zot ki ba-nou lavi
Chasé tou no sousi
Pou-nou té réyisi
Nou ka di-zot mèsi
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki ba-nou manjé
Brè lavé ripasé
Anlè sonmey véyé
Lè-nou malad swagné
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki aprann-nou di
Bonjou bonswè mèsi
Salié tout lé zanmi
Osi lé zenkoni
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki travay an kann
An jaden an bannann
O marché té ka vann
Pout té sa ba-nou viann
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki pousé lékol
Pou-nou té pran lanvol
Pou-nou té ni bon rol
Dan an lavi ki fol
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki té ka trimen
Gran bonnè-bon-maten
Trapé mal-do mal-ren
Pou té sa ba-nou pen
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki fè lenstriksion
Vréyé-nou lésision
Fè-nou fè atansion
A fè dé bòn’aksion
O lé manman !
A janmen an tjè-nou
Zot ki ba-nou larel
Pou té rété fidel
O valè ésansiel
Ka ba’y bon potansiel
O lé manman !

Le temps d’un doux baiser,
Voulez vous danser grand-mère…Ti-makak… manman doudou.. Yo…
La « lodyans » littéraire haïtienne parle-t-elle la langue de l’« audiencier », de l’« audienceur », du
Discours d’ouverture du présient de Balisaille
Le samedi 20 mai 2023, en clôture du « Festival Mai. Poésie » organisé par l’association BALISAILLE, le jury a procédé à la remise du Prix international de l’invention poétique aux finalistes des catégories « français » et « créole ».
Cet article se propose d’expliquer l’usage actuel de l’expression « Bwa kale » dans le cadre de l’opération portant le même nom, initiée par des membres de la population haïtienne complètement abandonnée par les tenants du pouvoir afin de se défendre contre les bandits armés qui les massacrent sans pitié. À l’aide d’arguments scientifiques appropriés, il tentera d’appréhender la réalité en tenant compte de la situation de communication, du contexte dans lequel le syntagme nominal « Bwa kale » est utilisé. Il prendra le contre-pied des traductions et définitions relevées dans certains articles francophones de l’étranger.
Le nègre, le gibier des nations
Un jour mémorial
… ! J’ai besoin d’un AVOCAT qui ne me trahira pas,
Dictionnairique :
An gran neg lévé an wayom Dawomé
« Qui ne risque rien, n’a rien »…
« On connaît très mal un écrivain par un seul de ses livres : les harmoniques de l’œuvre nous échappent. »
—
Philippe Sollers est un écrivain français né le 28 novembre 1936 à Talence (Gironde) et mort le 5 mai 2023, à Paris.
La créolistique, « Partie de la linguistique qui étudie les créoles » (Le Larousse), s’est enrichie en 2021 d’une nouvelle revue universitaire, 
An pawol-lapriyè pou tout lé zanset
Il faut d’abord féliciter le percussionniste musicien, parolier et chanteur, Charly Labinsky. Une entente musicale et poétique symbiotique. Un ansanm ansanm merveilleux de précision et de ponctualité. Textes et sons tombaient pile au bon moment pour se confondre et faire un seul, là où il le fallait. Un beau travail de compérage.
« La colonisation est la tête de pont de la barbarie d’où, à n’importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation…
Depuis la co-officialisation du créole et du français dans la Constitution haïtienne de 1987, la «