– Par Rodolf Etienne
De Sepúlveda à l’abbé Grégoire, de Jean-Claude Carrière à Charles Samuel – itinéraire d’une recherche, d’une traduction, d’une rencontre
Il est des rencontres dont on ne comprend véritablement la portée que longtemps après. Elles commencent autour d’un texte, d’un projet apparemment précis, puis elles déplacent progressivement notre regard, notre intérêt, nous conduisent vers d’autres livres, d’autres peuples, d’autres histoires, d’autres traditions, d’autres mythes.
Charles Samuel appartient pour moi à ces rencontres. Près de vingt ans après nos échanges, en retrouvant ses lettres, plusieurs de ses ouvrages et les impressions de son ancien site théâtral, je mesure mieux ce qu’il m’avait alors confié : bien davantage que quelques textes à traduire. Il m’avait ouvert une bibliothèque.
Charles Samuel, de son nom Charles-Samuel Cohen, naît à Rabat en 1922 et meurt à Aix-en-Provence en 2011. Avocat au Maroc avant de rejoindre le barreau d’Aix-en-Provence, dont il deviendra bâtonnier, il mène parallèlement une importante activité d’écriture. Son œuvre compte plusieurs dizaines de pièces de théâtre ainsi qu’un ensemble de textes narratifs et historiques. Mais je garde moins de lui le souvenir du juriste que celui d’un homme passionné par le théâtre, profondément attaché à la recherche et animé d’une soif sensible d’exacte vérité. Lire Plus


Avec Quai des arachides, Thierry Mathiasin, artiste peintre et poète guadeloupéen, nous entraîne, dans un univers où la terre, la mer, l’exil et la mémoire se rencontrent.


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