Après Fonds Saint-Jacques, c’est au tour de Saint-Pierre d’accueillir la nouvelle exposition d’Izae Etifier et elle vaut le détour. Pour qui découvre cette artiste, c’est une vraie et très bonne surprise. « L’œuvre au noir », c’est d’abord ces gros cailloux suspendus dans l’espace ou déposés sur une table, voire posé carrément sur le plancher comme le gros rocher qui nous accueille en haut de l’escalier (comme toujours, au Créole Art Café, c’est en effet à l’étage avec son balcon sur la rue que se tient l’exposition, là où jadis se trouvaient les chambres des clients, puisque ce lieu agréablement ou mieux artistement décoré fut jadis un hôtel). L’artiste qui se dit en quête de la pierre philosophale (voir infra) l’a trouvée avec ses cailloux, des artefacts qu’elle a fabriqués elle-même dans la tradition des alchimistes dont elle semble vouloir se revendiquer.
Les tableaux accrochés sur les murs ne sont pas noirs mais ils demeurent dans des teintes généralement sombre, rouille ou vert profond, des abstractions traversées parfois de grandes lignes verticales, ou qui dans de rares cas, comme dans le tableau à dominante verte qui apparaît ici derrière l’artiste, confine au réalisme (on peut y voir l’image d’une mer verte avec des nuances de bleu, sur un fond corallien).<p> Lire Plus




— Par Michel Lercoulois —
Nota bene : Le poète n’analyse pas, n’explique rien. Ses poèmes sont des contes que chacun peut déchiffrer à sa guise. À l’instar du photographe ou du peintre, le poète prend des instantanés et s’efforce de décrire ce qu’il a observé avec son propre vocabulaire. Bien que le poète raconte ce qu’il voit, qu’il ne juge pas, son regard est sélectif et il ne cache pas ses états d’âme. S’il est « voyant », comme dit Rimbaud, il ne faut pas l’entendre au sens où il verrait plus clair que les autres, mais simplement qu’il faut le laisser libre de voir, parfois, autrement. Michel Herland.
–
— par Selim Lander —




Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —
— Par Michel Herland —
— Par Selim Lander

— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —

— Par Selim Lander —