— Par Culture Égalité —
Encore une fois, l’association Culture Égalité est présente devant le tribunal où se tient à huis clos un procès pour inceste.
Un père, accusé de violences sexuelles sur sa fille et ses belles-filles, ainsi que sa compagne inculpée pour non-dénonciation de crime, comparaissent depuis 3 jours devant la cour d’assises de Fort-de-France.
Ces jeunes femmes ont osé dénoncer alors que nous savons comment la libération de la parole des victimes a toujours été difficile :
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Parce que l’agresseur c’est papa, c’est tonton, c’est un ami de la famille…
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Parce que les proches ne les croient pas ou les font taire pour éviter le scandale, pour ne pas « salir la réputation de la famille »
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Parce que d’autres filles de la famille ont subi la même chose et n’en sont pas mortes, alors « tu verras ça va passer, tu oublieras »
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Parce qu’elles se sentent quelques fois responsables, fautives,
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Parce qu’elles ne savent pas nommer ce qu’elles vivent…


Paris – Des enfants victimes d’inceste qu’on ne croit pas et qu’on envoie passer le weekend chez le parent agresseur, des mères qu’on accuse de manipulation et qui sont mises en cause: la protection des enfants est souvent semée d’épreuves pour les mères.
Après une semaine de procès éprouvante pour les victimes, leur famille, le verdict est tombé : 14 ans de prison pour ce grand-père indigne qui a été reconnu coupable des faits que ces fillettes, devenues femmes, n’ont eu de cesse de dénoncer.
ENQUÊTE
L’Union des Femmes de Martinique salue à nouveau le courage qu’il a fallu à Barbara Glissant, Karine Mousseau et Valérie Fallourd pour révéler publiquement leur histoire douloureuse d’agressions sexuelles incestueuses qu’elles accusent Marc Pulvar d’avoir perpétrées dans leur enfance. Alors que cette dénonciation d’inceste secoue la société martiniquaise – puisqu’elles dénoncent un homme public respecté et reconnu dans le milieu anticolonialiste et syndical – , l’UFM n’est pas étonnée que de telles révélations surviennent des décennies plus tard : elles font partie du processus de guérison. Nous appelons au respect de la parole des victimes, à l’empathie et à la solidarité.
« Au cœur de la démarche de Camille Kouchner, il y a cette question du silence. Silence imposé à la victime, son frère, et à elle-même. Silence choisi des autres, à partir du moment où les faits sont révélés », analyse Natacha Polony à propos des accusations de viol incestueux contre Olivier Duhamel.
Selon l’enquête Virage, dont les derniers résultats ont été rendus publics lundi, un homme sur huit et près d’une femme sur cinq déclarent avoir subi des violences para ou intrafamiliales d’ordre psychologique, physique ou sexuel avant l’âge de 18 ans.
— Par Huguette et Méliné Bellemare Membres de l’association féministe « Culture Égalité »—
Quand dénoncer l’inceste devient un crime aux yeux de la justice.
Ce dimanche, à la salle Lumina-Sophie de Rivière-Pilote, l’Asosiyasion pou défann ek palantjé kilti Matinik (ADPKM) invite le public à découvrir le film Elsa, réalisé par Flora Germain, à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.
Une femme migrante, sans titre de séjour et mère de quatre enfants, a fait preuve d’un courage exemplaire en franchissant les portes du commissariat pour porter plainte contre la publication abusive de vidéos à caractère intime. Malgré sa situation administrative précaire, elle a choisi de passer outre l’opprobre, la peur et le silence, pour poser un geste fort au nom de sa dignité et de ses droits.

Chapitre III
Une enfant de neuf ans a été violée par un ami de son père avec la complicité de ce dernier. Rendant compte de ce crime horrible dans un grand quotidien régional français, un journaliste utilise l’expression « jeune fille » pour désigner la victime. Or, à neuf ans, on n’est pas une « jeune fille », mais une enfant, une petite fille, ce qui rend ce crime d’autant plus atroce. Cet abus de langage est fréquent dans les affaires de pédocriminalité. Que révèle-t-il?
— Par Michèle Bigot —