Cinéma

Sont-ils ce qu’ils disent être ou sont-ils ce qu’ils font?

— Par Roland Sabra —

Poster-TabouEdito du 20/05/2008

  Le film de Guy Deslauriers, sur un scénario de Patrick Chamoiseau, avec Stomy Bugsy dans le rôle du journaliste martiniquais assassiné rencontre des difficultés de financement. Le budget du film s’élève à 3 millions d’Euros, moitié moins que la moyenne des films français. Les Chti’s ont couté 11 millions d’Euros alors que le budget d’un film étasunien oscille  aux environs de 60 millions de dollars soit 40 millions d’Euros en moyenne, mais  « Titanic »  avait coûté à l’époque 135 Millions d’euros (200MD). Guy Deslauriers précise que le sujet du film, les faits qu’il relate, a privé les producteurs « Kreol Productions » de certains financements habituellement réservés aux films français et d’outremer. En d’autres termes, pour appeler un chat, un chat et une censure une censure, le film a été pénalisé parce que qu’il a eu l’heur de déplaire politiquement. Et le réalisateur d’ajouter « Qu’un certain nombre de partenaires ne sont pas allés au bout de leurs engagements et encore moins de leur promesses.

Lire Plus =>

Manuel Césaire aux commandes

— Par Roland Sabra —

Poster-TabouEdito du 20/10/2007

  La rentrée des Mercredi-Cinéma de l’Atrium s’est faite sur les chapeaux de roues. Il y eu d’abord  » L’avenir est ailleurs« , déjà vu et puis l’admirable « Persépolis » d’après la B.D. de Marjane Satrapi. . Plusieurs projections avec débats sont prévues pour « Gouverneurs de la rosée » déjà vu lui aussi. Côté théâtre nous avons déjà évoqué « Manteca« , et nous attendons vivement « L’échange » de Paul Claudel (08 & 09-XI-07) et « L’amour » adaptation de José Pliya du roman « Amour, Colère et Folie » de Marie Vieux-Chauvet ». Monter Claudel est une gageure difficile à soutenir. On lira avec intérêt les propos de  Brigitte Salino, confirmés à postériori par le relatif échec de « L’échange » de Julie Brochen, cet été en Avignon , dont on  a constaté, avec regret, que la profondeur, indiscutable, de sa lecture avait été trahie par une distribution un peu faible.

« Circus baobab » nous a offert un numéro de cirque, convenu, sans surprise, qui a ravi de joie une bonne partie du public, nombreux.

Lire Plus =>

La saga « Star Wars » est -elle de droite? De gauche ? Libérale ? Altermondialiste ? Chrétienne? Bouddhiste?

— Par Roland Sabra —

Les combats font rage autour de la Guerre. Quelle lecture faut-il en faire? Peut-on y emmener nos enfants impunément? Ou plutôt nos enfants peuvent-ils nous y emmener sans craintes? Certains conservateurs étasuniens ont placé le film sur la liste des films à éviter? Certains alter-mondialistes voient la saga comme une parabole de la lutte qu’ils mènent pour un autre monde. Si la problématique centrale, à savoir comment une République, fût-elle intergalactique, peut se transformer en Empire, semble confirmer la thèse progressiste, c’est-à-dire libérale au sens étasunien, les explications et les remèdes suggérés, ou si l’on préfère l’idéologie véhiculée par George Lucas sont sujettes à caution.

Tout commence donc par un blocus que la cupide Fédération du Commerce (OMC) impose à la vaillante petite planète Naboo ( José Bové), très républicaine et très démocratique.. La FC-OMC veut libéraliser le commerce et supprimer la taxation des routes commerciales qui relient les systèmes les plus éloignés de la République. Dans l’épisode 2 « L’attaque des clones » les méchants séparatistes ne sont rien d’autre que la FC-OMC, la guilde du commerce, le clan bancaire, la « corporate alliance ».

Lire Plus =>

La brûlure des cordes et les brûlures de la vie : Million Dollar Baby

— Par Roland Sabra —

Américain (2h12). Réalisation : Clint Eastwood. Scénario : Paul Haggis, d’après F.X. Toole. Avec : C. Eastwood (Frankie Dunn), Hilary Swank (Maggie Fitzgerald), Morgan Freeman (Eddie « Scrap »), Anthony Mackie (Shawrelle Berry).

C’est un film binaire, entre ténèbres et lumière, entre vieillesse et maturité, entre un monde d’homme et une vie de femme, entre sunlights de la gloire et crépuscule du destin, entre gagnants et « loosers ». Un film de clair-obscur fidèle à l’écriture de F.X. Toole,l’auteur des nouvelles, « La brûlure des cordes » (Albin Michel, traduit de l’américain par Bernard Cohen.302 pages. Prix : 20,9 €) dont est tirée la dernière livraison de Clint Eastwood, Million dollar baby, dûment récompenssée aux Oscars.

Le style des phrases, des répliques de F. X. Toole, se retrouvent dans les plans, le montage ramassé de C. Eastwood. Tout est vif , dur, resserré, efficace comme un uppercut. Et pourtant il ne s’agit pas pas d’un film sur la boxe, ou tout au moins la boxe sert de prétexte à raconter une autre histoire qui elle ne débute qu’au dernier quart de la projection.

Lire Plus =>