39 search results for "Guillaume Malasné"

« Le Monstre », ou Agota Kristof revisitée par Guillaume Malasné

— par Janine Bailly —

Comment mettre en scène, sans figurer le monstre, cette fable cruelle d’Agota Kristof ? Comment donner son universalité à cette histoire, qui ne serait située ni dans le temps ni dans l’espace ? Et comment rendre compte de ce noir pessimisme, de cette vision désenchantée — ou trop lucide ? — d’une société victime de ses propres démons ?

Tel est bien le défi relevé aujourd’hui par Guillaume Malasné et sa troupe de comédiens. Défi relevé avec originalité, dans un spectacle total et singulier, qui émeut, questionne, invite à la discussion et à la controverse, chacun s’efforçant de donner une identité, une figure à ce monstre ambivalent, quand sa créatrice elle-même l’a laissé dans son anonymat — d’origine peut-être mythologique ? Car il est le Bien et le Mal, ce monstre ambigu, dont le dos gris, tout d’abord surface malodorante, se fait jardin de fleurs au parfum enivrant, figuration de quelque paradis artificiel. Un parfum qui ne tarde pas à subjuguer la presque totalité d’un village, à l’exception du jeune Nob, bras armé de l’Homme Vénérable, ce “chef de tribu” qui avouera avant de disparaître et son erreur et sa défaite consommée.

Lire Plus =>

« Univers », d’Estelle Butin, m.e.s. de Guillaume Malasmé, en tournée dans les Alliances françaises de la Caraïbe!

Mai-Juin 2017 dans la Caraïbe

Un succès qu’il faut souligner. Le talent, quand il est vrai, s’exporte bien. « Univers » un spectacle, manipulation de marionnettes,  pour jeune public, à partir de 4 ans est en tournée de mai à juin dans les Alliances franaises de la Caraïbe, dans une version anglaise. Le spectacle créé en français peut être joué dans sa langue d’origine.

Crée par la compagnie Zigzag en Co-production avec l’Autre Bord Compagnie de Martinique (Antilles Françaises)

L’histoire :

C’est l’histoire de la brillante, élégante, et arrogante Grande Ourse qui se prépare pour la fête de Dame Nature. Elle se pare de ses plus beaux atours mais elle n’entend plus la voix de sa cousine la Grande Etoile Des Mers, la chanteuse pour de la fameuse fête ! Prise  de panique, elle décide de quitter le ciel et de partir sur terre pour éclaircir cette situation.  Grande Ourse, n’a prévenu personne de son voyage et sa disparition entraine le Bazard dans tout l’univers.

Le Shérif Rififi, le gardien des étoiles, décide de mener son enquête pour retrouver Grande Ourse au plus vite.

Lire Plus =>

« Frères volcans », lecture et mise en espace de José Exélis

Mercredi 22 mai 2019 à 17h. Tropiques-Atrium

Sous la direction artistique de José Exelis, les comédiens et musiciens Jeanne Beaudry, Virgile Venance, Guillaume Malasné, Kali, Willy Léger présenteront une lecture mise en espace et en musique de « Frères volcans. Chronique de l’abolition de l’esclavage », édité en 1983.

Cette histoire prend la forme singulière d’un journal intime tenu par un Béké de Saint-Pierre souffreteux entre janvier et mai 1848. Au fil d’une plume portée par le sens de l’histoire et une conscience tiraillée entre les devoirs de son état et les idéaux humanistes de l’époque, le personnage déroule le récit des évènements personnels et politiques ayant accompagné les premières apparitions de la liberté conquise par les esclaves puis la proclamation de l’abolition décrétée. Édifiant tableau d’atmosphère de l’an 1848 conjuguant scènes de vie, réflexions philosophiques et interrogations sur l’avenir ainsi ouvert, Frères volcans est, chronologiquement, la quatrième des sept œuvres littéraires publiées par V. Placoly.

Comme en attestent les écrits et le parcours de vie de Placoly, il n’y avait pas loin de l’homme de plume à l’ homme d’engagements et de convictions, ainsi que le rappelle ce portrait tiré du site Planetantilles.com.

Lire Plus =>

« Le vol des oies sauvages » par L’autre bord Compagnie

23-24-25 mai 19h30 au T.A.C. 

Après les succès de Jeux de Massacre (2018), Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant (2017) et La Réunification des deux Corées (2016), les ateliers amateurs de l’Autre Bord se confrontent pour la première fois à l’écriture de plateau.
Une nouvelle aventure artistique et collective pour les 19 comédiens amateurs et les deux professionnels qui les encadrent.
Cette création est fondée sur un travail mêlant recherches documentaires, improvisation et écriture.
23-24-25 mai 19h30 : Théâtre A. Césaire
● 8-9 juin Centre André Aliker (Sainte Thérèse) à confirmer

Deux premières scènes racontent le choc provoqué par la rencontre inattendue et violente de deux mondes que tout sépare. En quoi l’arrivée de ceux qui ont quitté leur pays interroge ce que nous sommes ou ce que nous croyons être ?
La dernière histoire raconte le déracinement d’un jeune garçon forcé de suivre ses parents et de quitter son pays natal.

Lire Plus =>

Festival de Théâtre Amateur 2019 au T.A.C.

Du 2 au 25 mai 2019 à 19h 30. (sauf le 18 mai)

Programme Théâtre Amateur

Les 2, 3 et 4 mai à 19h 30 : COMPLET!

« Les femmes Savantes » de Molière

Les 9,10 et 11 mai à 19h 30

« Sept pièces courtes » de Harold Pinter

Les 15,16,17 mai à 19h 30 le 18 mai à 15h 30 et 20h 00

« Le Jardin d’Alphonse »

Comédie de Didier CARON

Les 23, 24 et 25 mai à 19h 30

« Le vol des oies sauvages » de L’autre bord Compagnie :

Lire Plus =>

« Terre, fleur d’amitié », texte et m.e.s. d’Estelle Butin

Samedi 22 décembre 2018 à 16h & 18h. Tropiques-Atrium

Ciné Goûter à 15h30 & 17h30

Texte et mise en scène : Estelle Butin
Assistant à la mise en scène & Direction d’acteurs : Guillaume Malasné
Manipulation : Estelle Butin & Virgil Venance
Artiste plasticien : Jéremie Priam
Création, fabrication marionnettes & Accessoires : Estelle Butin
Création lumière : Viviane Vermignon
Décors : Dominique Guesdon
© crédit photo : Claude Michaud

C ‘est l’ histoire de Souricette qui invite tous ses amis pour le goûter mais il lui manque un ingrédient : les fleurs de l’amitié pour faire son gâteau. Elle va les chercher dans le potager de Verterre, mais celles-ci ont disparu. Elles sont inexistantes !
Par contre, elle est impressionnée par les plantes et les légumes qui sont devenus géants. Que s’est-il passé ? Le chimiste Tosenmot est-il passé par là ? Pour résoudre cette énigme Souricette et Verterre seront aidés par leur amis Taupinette et Zoizelle.
La création Terre, fleur d’amitié explore des formes poétiques, simples, pour défendre un propos engagé sur la relation qu’entretient l’homme avec la nature.

Lire Plus =>

« Frères volcans », lecture mise en espace de José Exélis

BU du campus de Schoelcher mardi 13 novembre 2018 à 18h 45

Hommage à l’écrivain Vincent Placoly

La bibliothèque universitaire du campus de Schoelcher et l’association ETC/Écritures Théâtrales Contemporaines en Caraïbe sont heureux de vous inviter à une soirée-hommage dédiée à l’écrivain martiniquais Vincent Placoly (1946-1992) mardi 13 novembre à 18h45 à la BU. Sous la direction artistique de José Exelis, les comédiens et musiciens Jeanne Beaudry, Virgile Venance, Guillaume Malasné, Kali, Willy Léger nous présenteront une lecture mise en espace et en musique de « Frères volcans. Chronique de l’abolition de l’esclavage », édité en 1983.

Cette histoire prend la forme singulière d’un journal intime tenu par un Béké de Saint-Pierre souffreteux entre janvier et mai 1848. Au fil d’une plume portée par le sens de l’histoire et une conscience tiraillée entre les devoirs de son état et les idéaux humanistes de l’époque, le personnage déroule le récit des évènements personnels et politiques ayant accompagné les premières apparitions de la liberté conquise par les esclaves puis la proclamation de l’abolition décrétée.

Lire Plus =>

« Jeux de massacre » : représentation exceptionnelle

► 9 juin 19h : Dernière au  Centre Culturel de Trinité

Une petite ville banale est brusquement décimée par un mal inconnu qui touche tout le monde, tous se croisent et s’évitent, tous craignent le pire.

Malgré la peur,chacun veut essayer de croire qu’il est à l’abri…

La pièce brosse le portrait d’une société qui ressemble tant à la nôtre : terrorisme, corruption, catastrophe écologique, atteinte à la vie privée, criminalité…

Ionesco a toujours été hanté par la mort, il médite sur son mystère dans bon nombre de ses œuvres. Plus que jamais, on peut qualifier son théâtre de « farce tragique ».

Lire Plus =>

« Jeux de massacre », d’autrefois à aujourd’hui

— par Janine Bailly —

Il est des petits miracles qui donnent foi en l’avenir des arts vivants. Ainsi en cette fin de semaine, alors qu’à Tropiques-Atrium la Biennale de danse lançait ses derniers feux, le public se pressait en nombre aux portes du théâtre Aimé Césaire, avide de savoir quel sort la troupe de L’autre Bord Compagnie avait réservé à Jeux de massacre, la dernière pièce du dramaturge Eugène Ionesco. Si la réputation de Guillaume Malasné et Caroline Savard n’est plus à faire, s’attaquer avec des comédiens amateurs à un texte de cette complexité, où souvent les répliques se suivent de façon insolite plutôt que de s’enchaîner, relevait de la gageure, et parler sur scène de la mort n’est certes pas chose aisée. Pari tenu, les vingt-quatre hommes et femmes de tous âges et de toutes professions, venus d’horizons divers mais réunis par une passion commune, ont su nous emmener avec eux dans leur monde, qui pour être fictif n’en parle pas moins de notre humanité.

Au singulier, le jeu de massacre évoque cette attraction de fête foraine, qui consiste à faire tomber, à l’aide de balles lancées, des figurines, ou des têtes de préférence caricaturales : dès le prologue, le ton est donné, entre le tragique de la situation — un mystérieux fléau, assimilable à la peste, ravage la ville — et la distance d’une ironie cynique prise par l’auteur.

Lire Plus =>

L’autre Bord joue au massacre

— Par Selim Lander —

Jeux de Massacre d’Eugène Ionesco mis en scène par Guillaume Malasné et Caroline Savard.

Il y a plusieurs Ionesco. Le plus connu, l’absurde, remporte un succès constant depuis l’origine, ou presque. La Cantatrice chauve n’a tenu que 25 représentations lors de sa création, en 1950, mais la pièce qui est jouée désormais, avec La leçon, au théâtre de la Huchette à Paris sans interruption depuis 1957 approche les dix-neuf mille représentations dans ce seul théâtre[i] ! Et puis, il y a un autre Ionesco, plus ambitieux, plus démonstratif, plus tardif, comme ce Jeux de massacre (1970, l’année où Ionesco est élu à l’Académie française : il ne faut pas vieillir !) qui se veut aussi bien méditation sur la mort que réflexion sur la nature humaine (égoïste), la lutte des classes (avec les riches dans les rôles des « salauds » de Sartre), la corruption, etc. Soit : on n’a jamais interdit à un auteur de théâtre de réfléchir ! La seule question : a-t-il théâtralisé sa réflexion ? On ne dira pas que Ionesco y a réussi ici mais un bon metteur en scène peut faire des miracles… a fortiori deux.

Lire Plus =>

Jeux de massacre : une farce tragique !

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint – Auret.

Jeux de massacre, ou comment une expression innocente tirée d’un jeu anodin de démolition se fait litote humoristique d’un phénomène grave à grande ampleur ou encore, comment parler d’un sujet sérieux s’il en est, avec humour et légèreté. Un humours grinçant caustique au service d’une réflexion sur le thème de la mort.
.
Eugène Ionesco a toujours eu cette réflexion, cette vibration tentaculaire au plus profond de lui pour tout ce qui de près ou de loin à trait à la mort, mais paradoxalement, son théâtre est parsemé de cette hantise qu’il utilise à contresens, en mettant du burlesque dans le tragique et du tragique sans le burlesque, particulièrement pour cette pièce. Sujet on ne peut plus cruel. Est-ce pour tenter de conjurer le sort que Ionesco aborde le sujet par le biais d’une farce tragique , et ce, pas du tout sur le mode cathédrale adapté , solennelle comme il sied à une coutume devenue, constitutionnelle, humaine et sociale celle-là même qui réclame la pudeur et la décence exprimées sur le ton confessionnal en demi-teintes et demi-mots.

Lire Plus =>

Festival de théâtre amateur au T.A.C.

Du 3 mai au 2 juin 2018 à 19h 30

« Jeux de Massacre » de Eugène Ionesco
les 03, 04 et 05 mai  2018 à 19h30

Les 12 de Reginald Rose
17, 18 et 19 mai 2018 à 19h30

« Mi bel mè !!! » de J.M Dubray.
24, 25 et 26 mai 2018 à 19h30

« Le dernier Boléro » de Iliana Prieto Jimenz et Cristina Rebull Pradas
31 mai, 01 et 02 juin  2018 à 19h30.

Théâtre amateur
Un théâtre à part entière

Pourtant, amateur ne signifie pas seulement non-professionnel. Ni débutant. Pour qu’une activité dramatique relève du théâtre amateur – ou d’amateurs, selon la formule encore en usage dans les années 1950 –, trois conditions doivent être remplies, en plus du caractère non lucratif : le théâtre doit être le but principal de l’activité ; la relation à un public doit être inscrite dans la perspective à plus ou moins long terme des participants ; enfin, la structure dans laquelle l’activité s’inscrit doit être elle-même amateur (la participation individuelle d’acteurs inexpérimentés ou de véritables amateurs à un spectacle professionnel ne relève pas de cette catégorie).

Lire Plus =>

« Pou an wi ou pou an non »: un spectacle à oublier

Sarraute : auteure comique ?

— Par Roland Sabra —

On peut tout faire dire à un texte. On peut même le trahir, sans l’avoir voulu, contraint par les circonstances dans lesquelles on a opéré. C’est sans doute ce qui est arrivé à Patrick Le Mauff, homme de théâtre, s’il en est, il a, entre autres, dirigé le Festival des francophonies de Limoges de 2000 à 2005, quand il a voulu monter   Pour un oui ou pour un non  en Martinique, en créole, avec des comédiens locaux. Le soi-disant obstacle de la langue n’en n’était pas un. Il a déjà monté la pièce , il y a une dizaine d’années en hongrois, une langue d’origine finno-ougrienne, ouralienne, assez éloignée des langues indo-européenne. Non, la difficulté était ailleurs.

Le texte est la dernière pièce de Nathalie Sarraute ( lire le bel article de Janine Bailly sur Madinin’Art) il s’inscrit dans la problématique générale qui parcourt l’œuvre de l’écrivaine à savoir comment dire l’indicible, comment mettre à jour les non-dits, ce qui est caché, souterrain dans le langage et la relation humaine.

Lire Plus =>

Pou an wi ou pou an non

Mardi 10 Octobre – 19h au François – Salle des Fêtes

Samedi 14 Octobre – 20h  à Sainte-Marie – Restaurant scolaire de Belle Etoile

De Nathalie Sarraute
Traduction en créole : Bernard G. Lagier
Surtitré en français
Deux amis de longue date se sont éloignés. La cause ? Elle demeure incertaine, basée apparemment sur des signes dialectiques de conversation ! En particulier, une certaine façon qu’aurait eu l’un de prononcer « C’est bien, ça ! », avec un ton… condescendant (!), alors que son ami se vantait d’une réussite personnelle. Les deux personnages, dans une véritable joute verbale, s’attachent à dire et à comprendre d’où vient ce mal, cherchent les mots et les explications (de nature linguistique !) de leur fâcherie.
Dans cette pièce, Nathalie Sarraute donne à voir et à entendre, avec beaucoup d’humour et de finesse, la difficulté à nommer, l’impuissance à trouver le langage de l’indicible, des sensations, des ressentis… des malentendus. Ces « non-dits » qui nourrissent les relations entre les individus.
Comment transmettre une expérience de vie et de recherche ?

Lire Plus =>

L’atelier des amateurs de L’Autre Bord Compagnie recrute !

Adulte ou ado, vous souhaitez découvrir ou approfondir la pratique du théâtre, venez nous rencontrer à Fort-de-France pour cette séance d’essai. Après « des exercices de reprise », on échangera autour des attentes de chacun et des objectifs de la compagnie pour cette nouvelle saison…

Rendez-vous mardi 3 octobre 2017 à 18h30.

Les ateliers sont encadrés par Guillaume Malasné et Caroline Savard.

Merci de nous contacter directement par mail ou téléphone pour vous inscrire.

0696 92 47 75 / 0696 81 78 09 / lautrebordcompagnie@gmail.com

Lire Plus =>

10ème Rencontre Théâtre Amateur : « Ne croyez, pas que je ne l’aime pas cet enfant »

— Par Christian Antourel —
Cet évènement incontournable présenté par le Théâtre Aimé Césaire nous revient chaque année avec un succès sans cesse grandissant. C’est à s’y méprendre entre Théâtre ou théâtre amateur la nuance est souvent tellement infime de savoir qui de l’élève ou du maître emportera la palme de l’estime du public.

Il est un fait bien établi par la psychologie, la psychiatrie la psychanalyse, les éducateurs et devant lequel, enfants et parents se rendent à l’évidence. C’est que trop souvent la relation entre les parents et leur progéniture( sé pas an bol toloman.) La Compagnie l’Autre Bord a choisi d’adapter et de réunir deux textes : « Cet enfant » de Joël Pommerat et « Festen » du danois Thomas Vinterberg. L’un … imagine une suite de séquences, de confrontations familiales lieux de toutes les tensions de toutes les frictions du lien parent-enfant .l’autre, invente une famille gangrenée par une blessure non dite et cependant ressentie dans les comportements en déséquilibre manifeste de ses membres. Christian a quitté le giron familial pour s’établir restaurateur à Paris.

Lire Plus =>

«Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant » : du père au pire…

A voir sans faute!

— Par Roland Sabra —

La compagnie l’Autre Bord de Guillaume Malasné laboure le champ de la pratique amateure depuis longtemps. Elle le fait avec méthode, rigueur et talent comme en témoignent les restitutions annuelles qu’elle offre au grand public lors du Festival de Théâtre Amateur de Fort-de-France. L’an dernier, en 2016, elle proposait «  La réunification des deux Corées » une adaptation de la pièce de Joël Pommerat. Elle poursuit dans la même voie, mais en l’infléchissant, cette année avec «Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant ». Le travail se compose de lectures de deux pièces différentes mais qui s’articulent autour d’un questionnement sur la famille comme lieu d’amour. La première est « Cet Enfant » toujours de Pommerat, la seconde est « Festen » de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov, adaptation du film éponyme Prix du Jury à Cannes en 1998. Déjà ce thème était abordé dans « La réunification.. »  avec l’impossibilité de la relation amoureuse en ce qu’elle est porteuse d ‘imaginaire, de leurre de tromperie du fait que d’une certaine manière « C’est son propre moi qu’on aime dans l’amour, son propre moi réalisé au niveau imaginaire. » ( Lacan).

Lire Plus =>

Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant

17, 18, 19, 20 mais 2017 au T.A.C. 19h 30

Textes : Joël Pommerat, Thomas Vinterberg, Mogens Rukov
Adaptation et Mise en scène : Guillaume Malasné
Adaptation et Assistance à la mise en scène : Caroline Savard
Lumière : Viviane Vermignon
Décor : Dominique Guesdon

L’Autre Bord a choisi d’adapter et de réunir deux textes :

Cet Enfant de Joël Pommerat et Festen du danois Thomas Vinterberg.

Lire la critique de M. Bigot de Cet enfant

A l’origine de Cet enfant, il y a eu des rencontres avec des femmes de Normandie vivant en cité. C’était en 2002. Le projet avait été demandé par la Caisse d’Allocations Familiales du Calvados et le Centre Dramatique National – Comédie de Caen. Plusieurs jours durant, ces femmes, Joël Pommerat et nous, l’équipe de comédiens, nous avons échangé et réagi ensemble sur le thème de la parentalité. Suite à ces rencontres, Joël Pommerat a écrit, à sa façon, sans jamais retranscrire une histoire directement racontée, mais plutôt en rêvant les déchirements de tous.

Lire Plus =>

Festival de Théâtre Amateur de Fort-de-France 2017

Du 11 mai au 3 juin 2017 au T.A.C. ( Théâtre Aimé Césaire)

Programme

11, 12, & 13 mai 2017 à 19h30

« La otra orilla » texte de Ulises Cala, m.e.s. de Ricardo Miranda

Avec Nelson Rafaell MADEL et Astrid MERCIER
Dimwazell’Compagnie,

17, 18, 19, 20 mais 2017 au T.A.C. 19h 30

Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant

Textes : Joël Pommerat, Thomas Vinterberg, Mogens Rukov
Adaptation et Mise en scène : Guillaume Malasné
Adaptation et Assistance à la mise en scène : Caroline Savard
Lumière : Viviane Vermignon
Décor : Dominique Guesdon

Lire Plus =>

« Univers » : spectacle de marionettes

29 octobre 2016 à 18h 30 Espace A’zwel

univers_zig_zag-2Centre commercial La Fontaine, Terreville Schoelche

►Un spectacle pour les petits et les grands, qui nous questionne sur notre place dans l’Univers et nos responsabilités par rapport à notre environnement.

►En clôture du festival ouv jou-a organisé par L’Espace A’zwel dirigé par Lucette Salibur.

►Un spectacle qui a déjà tourné une semaine avec Tropiques Atrium Scène Nationale dans 7 écoles de Martinique début octobre, deux représentations sont aussi programmées l’ArtChipel en Guadeloupe le 10 novembre prochain.

►Des tournées des écoles d’Antilles-Guyane sont en préparation pour 2017.

►Après plusieurs mises en scène avec des amateurs (dernier succès : la Réunification des deux Corées en mai dernier au Théâtre Aimé Césaire), Guillaume Malasné développe des projets avec des professionnels: Univers, le Monstre (3ème prix concours En Avant La Création de Tropiques Atrium, création prévue fin 2017).

►Pratique: Réservations ouvertes (attention jauge réduite à 50 places) 15€/12€ 05 96 66 25 81 / lazwel@gmail.com Théâtre de de marionnettes, dès 4 ans Une coproduction : la Compagnie Zig Zag et L’Autre Bord Compagnie Avec Estelle Butin et Virgil Venance – Mise en scène Guillaume Malasné

Lire Plus =>

« La réunification des deux Corées » : Qu’il est difficile d’aimer…

— Par Roland Sabra —

Qu’il est difficile d’aimer…Gilles Vigneau le chantait dans « Le doux chagrin ». La Cie l’Autre Bord le rappelle avec « La réunification des deux Corées » de Pommerat qui « se présente sous la forme d’une suite de petits fragments fictionnels, comme des nouvelles, sur un thème à peu près commun. » l’amour, rêvé, vécu, déçu. Des nombreuses références culturelles de la pièce, qui vont de Bergman à Tchekhov en passant par Wong Kar-wai, les deux metteurs en scène, Malasné et Savard ont mis en évidence celle qui renvoie à Arthur Schnitzler. On retrouve la structure séquencée en dix dialogues de « La Ronde » de l’écrivain allemand et une thématique semblable celle des relations autour de l’amour avec des personnages dont l’identité, tels des archétypes n’est pas précisée. La scène d’ouverture et celle de clôture de « La réunification », « le prix de l’amour » est d’ailleurs un parallèle de la première scène, « la fille et le soldat » de « La Ronde ».

Lire Plus =>

Théâtre amateur – « La Réunification des deux Corées »

Par Selim Lander

reunification_des_2_coreesLorsqu’un homme et une femme se découvrent réellement amoureux l’un de l’autre, quand ils éprouvent cette sensation, contraire à toute leur expérience de la vie mais correspondant à un besoin d’autant plus profond, de ne plus faire qu’un avec l’être aimé, c’est aussi fort à leurs yeux, aussi extraordinaire que si la frontière entre les deux Corées était soudain abolie, si les Coréens du Nord et du Sud pouvaient enfin se jeter dans les bras les uns des autres et retrouver l’unité perdue. Joël Pommerat glisse cette comparaison dans le spectacle, expliquant ainsi un titre qui aurait pu sans cela demeurer quelque peu mystérieux : La Réunification des deux Corées. Une pièce récente qui rompt avec les précédentes dans lesquelles il revisitait les contes de notre enfance, une pièce à sketchs, donc propre en tout état de cause à intéresser des comédiens amateurs, a fortiori lorsque la compagnie est nombreuse : chacun peut ainsi avoir « son » personnage et un texte suffisamment court pour qu’il puisse être appris facilement puis travaillé jusqu’à parvenir à un résultat acceptable.

Lire Plus =>

Amateur en Mai au T.A.C.

amateurenmaiUne vie culturelle qui ne reconnaît pas la pratique amateur, c’est-à-dire la manière la plus forte et la plus partagée de vivre les arts, n’est pas une vie culturelle ouverte à tous.

Fleur Pellerin

26, 27 28 mai 2016 à 19h 30
La Réunification des deux Corées

De Joël Pommerat
L’Autre Bord Compagnie (Martinique)
Mise en scène de Caroline Savard et Guillaume Malasné

Lire Plus =>

Biogâtre* : quand le théâtre devient biographe.

— Par DEGE —

sony_suzanneDes mystères du Moyen-âge en passant par les spectacles grandioses et lucratifs de R. Hossein, les biographies religieuses ou politiques ont vu le jour : Jésus, Thomas More, Luther…quelques scientifiques comme Galilée, ou des personnages tirés de faits divers… (A ne pas confondre avec les pures fictions sur un type humain que sont par exemple l’Avare ou le Faiseur). Les auteurs de ces biographies en font le prétexte à l’exposition de leurs réflexions philosophiques, à leur analyse de l’âme humaine, à la critique d’un système, etc.

Les biographies dramaturgiques dont il est question ici, appelons-les « biogâtres », s’intéressent à la vie et l’œuvre d’un…écrivain ! Un être dont on peut traiter de l’imaginaire mais et puisqu’il a réellement existé, écrit, créé : il s’agit, pour l’auteur d’un biogâtre, de faire l’éloge posthume d’une œuvre et d’une pensée qui résonnent insuffisamment.

Curieusement, même quand des écrivains se sont imposé la lourde tâche de guides, il n’y a pas ou prou de reconnaissance théâtrale de leur vie et œuvre sous forme biographique.

Lire Plus =>

Sony Congo : sur un mode binaire

— Par Roland Sabra —

sony_congo-2Pas facile de trouver dans les librairies martiniquaises des œuvres de Sony Labou Tansi. La Librairie Alexandre, avertie longtemps à l’avance, sollicitée plusieurs fois, n’a pas daignée répondre à l’invitation faite d’offrir à la vente à la sortie du spectacle les œuvres de cet auteur majeur de la littérature africaine. A quand l’ouverture d’une librairie consacrée aux arts de la scène ? N’y a-t-il pas un local prévu à cet effet au rez-de-chaussez du Tropiques-Atrium ?

C’est la qualité première de la pièce «  Sony Congo ou la chouette petite vie bien osée de Sony Labou Tansi » mise en scène par Hassane Kassi Kouyaté que de nous faire découvrir ce « Rabelais d’Afrique », ce « Molière africain », ce « Black Shakespeare », ce « Picasso de l’écriture », ce «  Diogène de Brazzaville », comme se plaît à le nommer la presse internationale. Et ses pairs en écriture n’en sont pas moins unanimes à reconnaître le talent de cet « artisan des mots, provocateur et insoumis. 

Lire Plus =>