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« Jeux de massacre » : représentation exceptionnelle

► 9 juin 19h : Dernière au  Centre Culturel de Trinité

Une petite ville banale est brusquement décimée par un mal inconnu qui touche tout le monde, tous se croisent et s’évitent, tous craignent le pire.

Malgré la peur,chacun veut essayer de croire qu’il est à l’abri…

La pièce brosse le portrait d’une société qui ressemble tant à la nôtre : terrorisme, corruption, catastrophe écologique, atteinte à la vie privée, criminalité…

Ionesco a toujours été hanté par la mort, il médite sur son mystère dans bon nombre de ses œuvres. Plus que jamais, on peut qualifier son théâtre de « farce tragique ».<p>  Lire Plus

« Jeux de massacre », d’autrefois à aujourd’hui

— par Janine Bailly —

Il est des petits miracles qui donnent foi en l’avenir des arts vivants. Ainsi en cette fin de semaine, alors qu’à Tropiques-Atrium la Biennale de danse lançait ses derniers feux, le public se pressait en nombre aux portes du théâtre Aimé Césaire, avide de savoir quel sort la troupe de L’autre Bord Compagnie avait réservé à Jeux de massacre, la dernière pièce du dramaturge Eugène Ionesco. Si la réputation de Guillaume Malasné et Caroline Savard n’est plus à faire, s’attaquer avec des comédiens amateurs à un texte de cette complexité, où souvent les répliques se suivent de façon insolite plutôt que de s’enchaîner, relevait de la gageure, et parler sur scène de la mort n’est certes pas chose aisée. Pari tenu, les vingt-quatre hommes et femmes de tous âges et de toutes professions, venus d’horizons divers mais réunis par une passion commune, ont su nous emmener avec eux dans leur monde, qui pour être fictif n’en parle pas moins de notre humanité.

Au singulier, le jeu de massacre évoque cette attraction de fête foraine, qui consiste à faire tomber, à l’aide de balles lancées, des figurines, ou des têtes de préférence caricaturales : dès le prologue, le ton est donné, entre le tragique de la situation — un mystérieux fléau, assimilable à la peste, ravage la ville — et la distance d’une ironie cynique prise par l’auteur.<p>  Lire Plus

Jeux de massacre : une farce tragique !

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint – Auret.

Jeux de massacre, ou comment une expression innocente tirée d’un jeu anodin de démolition se fait litote humoristique d’un phénomène grave à grande ampleur ou encore, comment parler d’un sujet sérieux s’il en est, avec humour et légèreté. Un humours grinçant caustique au service d’une réflexion sur le thème de la mort.
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Eugène Ionesco a toujours eu cette réflexion, cette vibration tentaculaire au plus profond de lui pour tout ce qui de près ou de loin à trait à la mort, mais paradoxalement, son théâtre est parsemé de cette hantise qu’il utilise à contresens, en mettant du burlesque dans le tragique et du tragique sans le burlesque, particulièrement pour cette pièce. Sujet on ne peut plus cruel. Est-ce pour tenter de conjurer le sort que Ionesco aborde le sujet par le biais d’une farce tragique , et ce, pas du tout sur le mode cathédrale adapté , solennelle comme il sied à une coutume devenue, constitutionnelle, humaine et sociale celle-là même qui réclame la pudeur et la décence exprimées sur le ton confessionnal en demi-teintes et demi-mots.<p>  Lire Plus

« Guadeloupe, Mai 67 : Massacrer et laisser mourir »

Par Elsa Dorlin (dir.) avec Jean-Pierre Sainton et Mathieu Rigouste.

En mai 1967 en Guadeloupe, un mouvement de grève est réprimé dans le sang par les forces de l’ordre françaises. Elles ouvrent le feu sur la foule en ciblant des militants du mouvement anticolonialiste et syndicaliste ; tirent sur les passants, blessent et arrêtent des dizaines de personnes. Le préfet de Guadeloupe alors en poste est Pierre Bolotte, ancien haut fonctionnaire en Algérie, futur préfet de Seine-Saint-Denis où il créera la BAC. Ce livre revient sur le déroulement des journées de mai et plus largement sur le contexte des années 1950 et 1960 aux Antilles et en Guyane ; sur les mouvements sociaux, indépendantistes et révolutionnaires et la répression sans précédent dont ils ont fait l’objet. Il analyse la politique de maintien de l’ordre en termes de gouvernementalité impériale pour révéler la circulation transatlantique des fonctionnaires, des militaires, des théories et techniques contre-insurrectionnelles de l’Algérie française et de l’OAS aux Antilles, en revenant en métropole. Aux massacres d’État et crimes républicains qui égrènent ces décennies se substituent progressivement des politiques migratoires, sociales et économiques discriminatoires, des idéologies sexuelles, raciales et familiales, qui matérialisent la colonialité du biopouvoir, dont la compréhension est vitale pour les luttes présentes.<p>  Lire Plus

L’autre Bord joue au massacre

— Par Selim Lander —

Jeux de Massacre d’Eugène Ionesco mis en scène par Guillaume Malasné et Caroline Savard.

Il y a plusieurs Ionesco. Le plus connu, l’absurde, remporte un succès constant depuis l’origine, ou presque. La Cantatrice chauve n’a tenu que 25 représentations lors de sa création, en 1950, mais la pièce qui est jouée désormais, avec La leçon, au théâtre de la Huchette à Paris sans interruption depuis 1957 approche les dix-neuf mille représentations dans ce seul théâtre[i] ! Et puis, il y a un autre Ionesco, plus ambitieux, plus démonstratif, plus tardif, comme ce Jeux de massacre (1970, l’année où Ionesco est élu à l’Académie française : il ne faut pas vieillir !) qui se veut aussi bien méditation sur la mort que réflexion sur la nature humaine (égoïste), la lutte des classes (avec les riches dans les rôles des « salauds » de Sartre), la corruption, etc. Soit : on n’a jamais interdit à un auteur de théâtre de réfléchir ! La seule question : a-t-il théâtralisé sa réflexion ? On ne dira pas que Ionesco y a réussi ici mais un bon metteur en scène peut faire des miracles… a fortiori deux.<p>  Lire Plus

« WAR AND BREAKFAST », les 25, 26 et 27 juin au théâtre du lycée Schoelcher

​ »Liberté, démocratie, vérité, lumière – le combat n’en finit jamais. Il y a toujours des ennemis. Nous devons nous battre. »

Quand la guerre s’infiltre dans l’intimité d’un couple, et jusque dans les cauchemars de leur enfant, la peur s’installe sournoisement et contamine patiemment leur perception du monde et des autres. Réfugiée derrière leurs grilles protectrices, la société des “gens bien”, sûre d’elle-même, peut alors partir en croisade et terrasser le Mal, les démons, les méchants.

Un spectacle où l’on s’éloigne progressivement de l’ordinaire pour glisser vers le burlesque, comme pour tenir à distance ce qui nous effraie et nous accable, et mettre en lumière l’absurdité de la guerre.

Le projet s’appuie sur le texte original de Mark Ravenhill, composé de plusieurs courtes pièces. Le groupe a travaillé cette année sur trois d’entre elles : Grand-Peur et Misère, Les Troyennes et Guerre et Paix.

Mark Ravenhill (né en 1966) est l’une des figures majeures du théâtre britannique contemporain. Révélé dans les années 1990 avec Shopping and Fucking, il devient rapidement l’un des auteurs emblématiques du mouvement « In Yer Face Theatre », aux côtés de Sarah Kane ou Jez Butterworth, un courant qui bouscule les codes du réalisme et met en scène la violence sociale, l’intimité, le politique et les contradictions de nos sociétés occidentales.<p>  Lire Plus

« Des jours entiers, des nuits entières », adaptation des textes de Xavier Durringer, m.e.s. Guillaume Malasné

30-31 mai et 1er juin 19h30 au Théâtre Aimé Césaire

Évènement : l’Autre Bord Compagnie revient sur les planches du Théâtre Aimé Césaire avec une nouvelle création amateurs.

Après les succès du « Vol des oies sauvages » en 2019, de « Jeux de Massacre » en 2018, « Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant » en 2017 et de deux adaptations de « La Réunification des deux Corées » en 2016 et 2023), l’atelier amateur de Fort-de-France présente : Des jours entiers, des nuits entières, adaptation des textes de Xavier Durringer (Chroniques 3 des jours entiers, des nuits entières, 2013).

Une nouvelle aventure artistique et collective pour les 14 comédiens amateurs accompagnés et dirigés par Guillaume Malasné.

30-31 mai et 1er juin 19h30 au Théâtre Aimé Césaire Tarifs 22€ / 18€
Toutes les infos et les réservations sur: www.lautrebordcompagnie.com et facebook / instagram

Dans une langue percutante, familière, poétique, Xavier Durringer nous immerge dans le flot tu-multueux du chaos amoureux : des sentiments naissants entre une artiste et son modèle nu à la fuite d’une femme qui sauve sa peau et celle de ces enfants, en passant par la rupture d’un couple qui se déchire pour un canapé ou les confidences d’une femme libre sur ses ébats amoureux…<p>  Lire Plus

« La réunification des deux Corées », de Joël Pommerat, m.e.s. Guillaume Malasné

Le 23 juin à 19h30  et le 24 juin à 15h30 & 10h30 au Théâtre du Lycée Schoelcher

Annulation de la représentation du 22 juin. Les billets sont valables pour une autre date.
Evènement : l’Autre Bord Compagnie revient avec une nouvelle création amateurs, au nou-veau Théâtre du Lycée Schoelcher, première ouverture pour des représentations tout pu-blic.
Après les succès du Vol des oies sauvages en 2019, de Jeux de Massacre en 2018, Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant en 2017 et d’une première adaptation de La Réunification des deux Corées en 2016), les ateliers amateurs de l’Autre Bord se re-plonge dans la pièce de Joël Pommerat.
Une nouvelle aventure artistique et collective pour les 13 comédiens amateurs accompagnés et dirigés par Guillaume Malasné.
Cette saison, l’atelier amateur de l’Autre Bord Compagnie se replonge dans la pièce de Joël Pommerat avec une sélection de quatorze scènes.

-23-19h30 au Théâtre du Lycée Schoelcher Tarifs 20€ / 15€
-24 juin  à 15h30 & 19h30 au Théâtre du Lycée Schoelcher Tarifs 20€ / 15€

Toutes les infos sur: www.lautrebordcompagnie.com<p>  Lire Plus

« Le vol des oies sauvages » par L’autre bord Compagnie

23-24-25 mai 19h30 au T.A.C. 

Après les succès de Jeux de Massacre (2018), Ne croyez pas que je ne l’aime pas cet enfant (2017) et La Réunification des deux Corées (2016), les ateliers amateurs de l’Autre Bord se confrontent pour la première fois à l’écriture de plateau.
Une nouvelle aventure artistique et collective pour les 19 comédiens amateurs et les deux professionnels qui les encadrent.
Cette création est fondée sur un travail mêlant recherches documentaires, improvisation et écriture.
23-24-25 mai 19h30 : Théâtre A. Césaire
● 8-9 juin Centre André Aliker (Sainte Thérèse) à confirmer

Deux premières scènes racontent le choc provoqué par la rencontre inattendue et violente de deux mondes que tout sépare. En quoi l’arrivée de ceux qui ont quitté leur pays interroge ce que nous sommes ou ce que nous croyons être ?
La dernière histoire raconte le déracinement d’un jeune garçon forcé de suivre ses parents et de quitter son pays natal.<p>  Lire Plus

Festival de Théâtre Amateur 2019 au T.A.C.

Du 2 au 25 mai 2019 à 19h 30. (sauf le 18 mai)

Programme Théâtre Amateur

Les 2, 3 et 4 mai à 19h 30 : COMPLET!

« Les femmes Savantes » de Molière

Les 9,10 et 11 mai à 19h 30

« Sept pièces courtes » de Harold Pinter

Les 15,16,17 mai à 19h 30 le 18 mai à 15h 30 et 20h 00

« Le Jardin d’Alphonse »

Comédie de Didier CARON

Les 23, 24 et 25 mai à 19h 30

« Le vol des oies sauvages » de L’autre bord Compagnie :

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Deux monstres sacrés du cinéma : Lars Van Trier et Spike Lee

Par Selim Lander —

Lars Van Trier : The House that Jack Built

Le cinéma réserve bien des surprises ; c’est ce qui fait son charme, même si toutes les surprises ne sont pas agréables. Ainsi de The House that Jack Built, le dernier film de Lars Van Trier qui s’enlise assez vite malgré un début tonitruant et sombre à la fin dans le ridicule avec une représentation de l’enfer (pas un enfer métaphorique : le vrai !) cheap et kitch. Il est vrai que regarder les exploits d’un tueur en série pendant presque deux heures devient vite lassant, même si ce dernier (Matt Dillon) est un extraordinaire manipulateur qui parvient toujours à se sortir des situations les plus dangereuses, … jusqu’au moment où le diable (Bruno Ganz) vient réclamer son dû. On se demande d’ailleurs pourquoi (aucun pacte satanique n’ayant été passé) et pourquoi à ce moment-là de l’intrigue (?) Le film est interdit au moins de 16 ans, ce qui se conçoit : conformément aux règles du genre, certaines images s’avèrent difficilement soutenables. On peut, sans dévoiler le scénario, mentionner la séquence au cours de laquelle Jack, notre sinistre assassin, après avoir attiré à la campagne une mère et ses deux jeunes enfants se met à leur tirer dessus comme des lapins… Peu adepte, nous-même, des jeux de massacre – cinématographiques ou non – nous préférons garder en mémoire le prologue du film, la scène qui décida de la vocation de tueur, laquelle scène fait intervenir une dame victime d’une crevaison, une « emmerderesse » si horripilante que l’on comprend qu’un individu psychologiquement fragile comme Jack finisse par « péter les plombs ».<p>  Lire Plus

« Les 12 », par Les Comédiens : comment revisiter ses classiques

— par Janine Bailly —

Le festival de théâtre amateur s’ouvre cette année sous le signe de la gravité : après L’Autre Bord Compagnie et ses « Jeux de massacre », c’est la troupe Les Comédiens qui nous propose, dans le drame judiciaire « Les 12 », un regard aussi peu complaisant que celui de Ionesco sur notre humanité et sur la façon dont nous organisons et vivons nos rapports sociaux. Ainsi sommes-nous, par chacune de ces deux représentations, conduits à nous demander ce que serait dans des circonstances exceptionnelles notre propre comportement, que nous soyons pris dans la tourmente d’une épidémie, ou que citoyens tirés au sort pour constituer un jury nous soyons sommés d’innocenter ou de condamner un de nos semblables, assassin présumé et fort jeune de surcroît.

Julie Mauduech emprunte son sujet à « Douze hommes en colère », une pièce en deux actes du dramaturge américain Reginald Rose, écrite en 1953, popularisée en 1957 par le film éponyme de Sidney Lumet, et dans lequel Henry Fonda tenait le rôle du juré numéro 8, celui qui empêche de « danser en rond ». Un sujet universel autant qu’intemporel, qui donna lieu à quelques reprises télévisuelles, et qui surtout fut traité en 2007 par le cinéaste russe Nikita Mikhalkov, sous la simple appellation de « 12 ».<p>  Lire Plus

Festival de théâtre amateur au T.A.C.

Du 3 mai au 2 juin 2018 à 19h 30

« Jeux de Massacre » de Eugène Ionesco
les 03, 04 et 05 mai  2018 à 19h30

Les 12 de Reginald Rose
17, 18 et 19 mai 2018 à 19h30

« Mi bel mè !!! » de J.M Dubray.
24, 25 et 26 mai 2018 à 19h30

« Le dernier Boléro » de Iliana Prieto Jimenz et Cristina Rebull Pradas
31 mai, 01 et 02 juin  2018 à 19h30.

Théâtre amateur
Un théâtre à part entière

Pourtant, amateur ne signifie pas seulement non-professionnel. Ni débutant. Pour qu’une activité dramatique relève du théâtre amateur – ou d’amateurs, selon la formule encore en usage dans les années 1950 –, trois conditions doivent être remplies, en plus du caractère non lucratif : le théâtre doit être le but principal de l’activité ; la relation à un public doit être inscrite dans la perspective à plus ou moins long terme des participants ; enfin, la structure dans laquelle l’activité s’inscrit doit être elle-même amateur (la participation individuelle d’acteurs inexpérimentés ou de véritables amateurs à un spectacle professionnel ne relève pas de cette catégorie).<p>  Lire Plus

Cuba résiste à l’étau despotique

— RS n° 458 lundi 3 août 2026 —

Dimanche 26 juillet, nous étions une soixantaine à traverser la ville du Lamentin, avec la participation de son maire, aux cris de « Cuba Si ! Yankee no !»  Ce slogan historique soulignait que, de fait, que la majorité des manifestantEs venaient des rangs des forces convaincues de longue date de l’importance de Cuba comme symbole de la résistance à l’impérialisme des USA.    

Devant la statue d’Antonio Maceo, les prises de parole ont évidemment insisté sur l’importance des enjeux. Le danger, ce n’est pas seulement la vie de Cuba. C’est aussi le maintien des acquis de la révolution cubaine qui, malgré toutes les difficultés et les souffrances infligées à la population, démontrent qu’un petit pays peut tenir tête à la grande puissance dont l’obsession est de supprimer cet exemple aux yeux de sa chasse gardée centre et sud-américaine.

La Martinique qui a généreusement rempli deux containers d’aide humanitaire pour Cuba, dénonce la tyrannie que fait régner Trump sur la région en bloquant toutes les voies d’accès à l’île héroïque. Ce gigantesque crime contre l’humanité se réalise avec la honteuse complicité des grandes puissances capitalistes dont la France qui, elle-même, dispose des colonies que nous sommes dans la région.<p>  Lire Plus

Petit-Bourg en fête : un week-end d’animations, de musique et de traditions

🥳 Petit-Bourg s’apprête à vivre l’un des temps forts de l’année ! À l’occasion de la fête patronale dédiée à Saint Jean-Baptiste, la commune promet un week-end riche en émotions, entre traditions, spectacles, activités familiales et grands rendez-vous populaires.🎉  🎶

👧🎈 Samedi : les enfants à l’honneur

📍 Dès 15 h 30, la place des Fêtes se transformera en un véritable terrain de jeux avec « Twadisyon pou Timoun Gwan Vakans ».

Les plus jeunes pourront s’initier ou redécouvrir les célèbres jeux lontan :

🪁 Fabrication de cerfs-volants
🥚 Courses à l’œuf
🎒 Courses en sac
🎯 Jeux d’adresse
🎪 Jeu de massacre
🛞 Course roul’loto

🎠 Sans oublier les incontournables chouval bwa et les karts à pédales, qui raviront les enfants tout au long de l’après-midi.

🎤 Une grande soirée musicale

🎶 Dès 19 h 30, Ras Billy ouvrira les festivités avec une ambiance reggae sur le podium.

✨ Puis, à 21 heures, place au grand concert « Empreintes », réunissant plusieurs artistes de renom :<p>  Lire Plus

« Island story », texte création collective, concept & m.e.s. Kyung-Sung Lee

— Par Michèle Bigot —

4>6-07-2026, festival d’Avignon

Gymnase du lycée Aubanel

Island Story, la pièce créée par Kyung-sung Lee en 2022 relève du théâtre documentaire, dans la meilleure acception du terme. Elle ne repose pas seulement sur la force intrinsèque des témoignages, mais aussi et surtout sur l’incarnation qu’en réalisent les acteurs-témoins. Les faits sont suffisamment tragiques pour secouer la torpeur des festivaliers et les amener à une saine conscience historique. Des faits si méconnus en France ( et ailleurs) qu’il est besoin de les rappeler.

Il s’agit du massacre qui s’est déroulé sur l’île de Jeju le 3avril 1948. A peine libéré de la colonisation japonaise, la Corée est divisée en deux et administrée par l’URSS au Nord et par les USA au sud. Le 3 avril les membres du Parti du Travail de Corée du Sud attaquent des postes de police de l’île. La répression exercée par les forces de l’ordre est aveugle et impitoyable. 30 000 personnes dont une majorité d’innocents disparaissent et sont assassinés de façon systématique.

Des années plus tard, lorsque la démocratie met fin à plusieurs décennies de dictature, la mémoire refait surface.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 20 mai

La loi du 20 mai 1802 rétablit l’esclavage l

La loi du 20 mai 1802 (30 floréal an X) est un retour sur les principes du décret du 4 février 1794 (16 pluviôse) qui avait aboli l’esclavage sur tous les territoires de la République française. Il faut constater que cette abolition n’a pas été effective dans plusieurs colonies françaises. La Réunion a entravé son application, la Martinique l’a refusée au terme d’une insurrection royaliste similaire à celle de Vendée. En effet, soulevée depuis le 16 septembre 1793, la Martinique signe, représentée par le planteur Louis-François Dubuc, un accord de soumission à la royauté anglaise (traité de Whitehall). Le 6 février 1794, les Anglais entament la conquête militaire de l’île qu’ils terminent le 21 mars 1794. Les planteurs martiniquais évitent donc ainsi l’abolition effective de l’esclavage sur leur territoire.

La loi du 20 mai 1802 concerne explicitement les territoires qui n’ont pas appliqué la loi abolitionniste du 4 février 1794, elle est liée au traité d’Amiens du 26 mars 1802 qui restitue la Martinique, Tobago et Sainte-Lucie à la France. En conséquence, elle ne s’applique en théorie ni à la Guadeloupe, ni à la Guyane, ni à Saint-Domingue.<p>  Lire Plus

Fascime ou révolution ?

— RS n° 441 du mardi 7 avril 2026 —

« Chaque génération doit découvrir sa scène et y jouer son rôle »

C.L.R. James dans « Les Jacobins noirs » 1938

Cette phrase, écrite par le marxiste révolutionnaire trinidadien, fait évidemment penser à celle, identique mais plus célèbre, de Fanon dans « les damnés de la terre » (1961).  

Obéissant à cette injonction, universelle et intemporelle, et observant le monde tel qu’il va, nous affirmons que la tâche des générations actuelles est de s’opposer de toutes leurs forces au processus de fascisation du monde en construisant une alternative révolutionnaire au capitalisme et à l’impérialisme qui en sont la base.

Cette offensive frontale et brutale se développe sous nos yeux, évacuant inexorablement la dangereuse illusion que des aménagements du capitalisme suffiraient pour faire l’économie de l’affrontement.

Fascisme, impérialisme, racisme, négationnisme climatique, obscurantismes sectaires contre lutte acharnée des peuples pour leur autodétermination et leur coopération démocratique et libre : tel est l’enjeu.

En France une dizaine de nouveaux maires « de couleur » essuient les insultes de racistes qui n’acceptent pas leurs défaites électorales.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 29 mars

Un massacre colonial français à Madagascar le 29 mars 1947

Il y a soixante-dix-huit ans ce jour, le peuple malgache se levait pour se libérer du joug colonial. À cette insurrection, la France répondit par un crime d’ampleur, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.

Il est minuit, ce 29 mars 1947, lorsque plusieurs centaines d’insurgés, colonne de paysans pauvres, armés de vieux fusils, s’attaquent au camp militaire de Moramanga, à l’est de l’île. C’est le signal d’une insurrection qui va embraser, pendant près de deux ans, la colonie française de Madagascar, au large des côtes africaines de l’océan Indien. La création, quelques mois plus tôt, d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités, n’a pas suffi à éteindre la flamme nationaliste qui s’est allumée sur l’Île rouge, vaste comme la France et la Belgique, longtemps théâtre de la rivalité franco-britannique avant d’être placée, en 1896, sous la tutelle coloniale française. Le retour des tirailleurs malgaches enrôlés en métropole durant la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie misérables des populations indigènes et l’activisme de mouvements nationalistes et de sociétés secrètes attisent l’aspiration indépendantiste et précipitent le déclenchement de l’insurrection.<p>  Lire Plus

On serre les coudes, on serre les dents, on serre les rangs !

8 mars, journée internationale de lutte des droits des femmes

— Par RS n° 437 lundi 9 mars 2026 —

Ce 8 mars 2026, la journée internationale de lutte des femmes a une coloration particulière. Tandis que les fourbes tentent de brouiller les pistes en évoquant une prétendue « théorie du genre » issue de leurs cervelles perverties, nous voyons bien que leur ennemi, c’est l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Chaque fois que le fascisme progresse, l’égalité est en danger. Égalité entre les genres, égalité entre les prétendues « races », égalité entre nationaux et étrangers, entre originaires et immigréEs, entre les religions, entre les civilisations, entre les valides et les personnes souffrant de handicap. Pour perpétuer les inégalités de classes, les oligarchies attisent, fomentent, inventent des inégalités pour diviser les classes d’en bas.

En 2026, les masculinistes sentant le sol se dérober sous leurs gros sabots, effrayés par la lutte des femmes qui tiennent le haut du pavé, redoublent d’agressivité. Ils tournent la tête quand on met sous leurs yeux, les statistiques des violences sexuelles ou sexistes, ils montrent leurs crocs contre le droit aux IVG, ils s’agacent quand on s’indigne des inégalités de salaires, ils jubilent ou ricanent quand les grossièretés prennent comme cibles les femmes ou les orientations sexuelles, ils ne trouvent rien à redire aux stéréotypes de genre.<p>  Lire Plus

Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.<p>  Lire Plus

🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 3 mars| Jeudi 5 mars 🕗 19h00📍 Madiana

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 21 décembre

« Accord » de partage de la Martinique entre les Caraïbes et les Français le 21 décembre 1657.

Le 21 décembre 1657, le Gouverneur de la Martinique Jacques Dyel du Parquet, installé à Saint-Pierre conclut, après sept ans de violences, un premier « traité de paix » avec les Caraïbes, accord qui leur réserve une partie de l’île.

En 1657, les « indiens » autochtones, sont reclus dans la région nommée alors Cabesterre ou Capesterre (« Terres des caps »), qui recouvre le nord atlantique et le centre de la Martinique. Cette région comprend les communes du François, du Robert, de Trinité, du Gros-Morne, de Sainte-Marie, du Marigot, du Lorrain, de Basse-Pointe et de Macouba. Les Français occupent la région anciennement appelée Basse-Terre située sur la côte de la mer des Caraïbes.

L’installation et l’expansion des Français ont créé tensions et un conflit continu avec les autochtones. Avec la mort du gouverneur Jacques Dyel du Parquet éclate la guerre de 1658 contre les indiens caraïbes.

Plus de 600 Français se regroupent avec la bénédiction des prêtres de l’île pour attaquer les Caraïbes dans leurs territoires réservés par l’accord de paix du 21 décembre 1657 avec la volonté d’éliminer toutes présences indigènes dans l’île.<p>  Lire Plus

Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos

Du 14 décembre 2025 au 15 mars 2026 à !a Fondation Clément. Le programme!

L’exposition Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos est la première à proposer une vision aussi complète des premiers peuplements de la région et des deux grandes sociétés amérindiennes présentes lors de l’arrivée des Européens à la fin du XVe siècle. Elle retrace plus de 6 000 ans d’histoire, éclairant les cultures, les savoir-faire et les croyances qui ont façonné les civilisations antillaises.

Elle offre une lecture renouvelée du passé des Taïnos et des Kalinagos, de leur rencontre brutale avec les conquistadors, mais aussi de leur héritage jusqu’à aujourd’hui. Bien qu’ils soient souvent simplifiés par les récits scolaires ou touristiques, ces peuples possédaient des cultures complexes, profondément enracinées dans une histoire longue faite de migrations, d’échanges et d’innovations. Les Taïnos occupaient alors les Grandes Antilles, les Bahamas et le nord des Petites Antilles, tandis que les Kalinagos vivaient dans le sud de ces dernières.

Une histoire millénaire

Les premiers habitants de la Caraïbe arrivent entre le IVe et le Ve millénaire av. n. è., probablement depuis l’Amérique centrale ou en longeant l’arc des Petites Antilles, alors relié au Venezuela par un niveau marin plus bas.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 24 septembre

La Nouvelle-Calédonie est proclamée colonie française le 24 septembre 1853

Les premières sources écrites concernant l’histoire de la Nouvelle-Calédonie remontent à son exploration en 1774 par James Cook, l’archipel était alors déjà habité par une population mélanésienne : les Kanak. La Nouvelle-Calédonie est une collectivité sui generis de la France.
Le contexte géographique
D’une superficie totale de 18 575,5 km21, la Nouvelle-Calédonie est un territoire d’une surface comparable à celle d’un État comme la Slovénie. La population est estimée à 245 580 habitants (recensement 2009), dont 99 078 d’origine mélanésienne. La Nouvelle-Calédonie est un territoire notoirement sous-peuplé avec une densité de 13 hab./km2 (119 hab./km2 en France métropolitaine).

Lors de l’arrivée des premiers explorateurs la population mélanésienne était estimée entre 40 000 et 80 000 habitants2.

Peuplement et préhistoire (xiiie siècle av. J.-C. – xixe siècle)
Il y a 5 000 ans environ (v. 3 000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, appelés Austronésiens par les archéologues, commencent à traverser le détroit pour s’installer à Taïwan. Vers 2 000 av.<p>  Lire Plus