Après un quinquennat de procédure juridique, l’ex-directrice gagne son procès contre l’ex-Centre Martiniquais d’Action Culturelle ( CMAC).
En octobre 2017, elle obtient ses indemnités, après un licenciement abusif dans un contexte de crise politique, qui avait entraîné la suspension du label scène nationale, en 2012.
Limogée par le président du Cmac, M. Lebon, contre l’avis de l’Etat, l’ex-directrice est partie en 2012 sans ses indemnités de licenciement. Elle a été contrainte de saisir le Conseil de prud’hommes. La scène nationale est condamnée à payer en 20131.
Mais le président Lebon, qui reçoit encore des subventions publiques, refuse cette décision de justice. Il utilise son pouvoir de nuisance et saisit la cour d’Appel de Fort-de-France qui confirme la condamnation. Quelques jours plus tard, le jugement de la cour d’Appel a été modifié ! le ministère de la culture est alors considéré comme responsable du contrat de travail de la directrice.2
L’État, représenté au conseil d’administration, ne réagit pas. L’ex-directrice est dans l’obligation de saisir la Cour de Cassation de Paris3, qui confirme la condamnation de l’ex-scène nationale.
Pourtant, le Cmac refuse encore cette condamnation et saisit la cour d’appel de Basse-Terre en Guadeloupe, en mars 20174.

Fin de quinquennat, l’ex-directrice de la scène nationale de la Martinique, limogée fin 2012, contre l’avis de l’Etat suite à
Juillet 2012, Georges-Louis LEBON, président du CMAC, association de gestion de la scène nationale de la Martinique, limoge la directrice, de façon autoritaire et brutale. (
Communiqué de presse du CMAC
En mai dernier il était encore au Tarmac ou il assurait la mise en scène de « Kouta » ( 




Récapitulatif des subventions versées directement à des compagnies et ensembles professionnels martiniquais en matière de culture depuis 1998
Un petit groupe d’artistes martiniquais aussi prompts à la manifestation qu’à la création tentent depuis une quinzaine de jours de s’opposer au renouvellement de la direction actuelle du CMAC et demandent plus ou moins confusément l’abandon du label « Scène nationale » pour l’établissement. Ils étendent aujourd’hui leurs revendications à la politique du SERMAC et à celle du Théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France. Avec quels arguments ? Et bien tout simplement, en ce qui concerne le CMAC, parce que les exigences (de qualité?) d’un tel label sont beaucoup trop hautes pour les productions martiniquaises ! Du moins pour celles de ces artistes là ! Pour les deux autres structures c’est le manque de place et de financements accordés à leurs prestations qui est en cause.




Hier soir, 2 décembre, Tropiques-Atrium — l’ex-CMAC qu’elle dirigea pendant plus de trente ans — a ouvert ses portes pour un hommage émouvant à Fanny Auguiac. Dans une salle à moitié remplie mais profondément recueillie, plusieurs grandes figures de la scène artistique martiniquaise se sont succédé pour saluer celle qui a tant marqué la vie culturelle de l’île. Alex Bernard, Alain Jean-Marie, Claude Césaire, Ronald Tulle, Micky Téléphe, Dominique Bougainville, Tony Chasseur ou encore Malavoi, etc. ont chacun rappelé, par leurs mots ou leur musique, l’empreinte inaltérable qu’elle laisse derrière elle.
Des musiciens se réunissent pour une jam conviviale et inspirée, imaginée comme une salutation musicale pleine d’affection, de respect et de complicité, à