–_ Par Selim Lander –– Guillaume Malasné et son atelier de théâtre amateur présentent pendant trois soirées consécutives à partir du jeudi 25 juin au théâtre du Lycée Schoelcher un montage de trois courtes pièces de Mark Ravenhill issues du recueil War and Breakfast. Des pièces montées pour la première fois par Ravenhill à l’heure du breakfast lors du Festival d’Edimbourg en 2007, d’où le titre du recueil repris dans l’adaptation de Guillaume Malasné. Quant à la guerre, elle est omniprésente dans ces histoires, pas la grande guerre cantonnée au loin, mais la guerre intime, d’abord, celle que l’on peut se livrer au sein d’un couple ; la guerre civile sans nom, celle qui enferme les privilégiés derrière les murs de lotissements cadenassés (gated communities) pour les protéger de la violence du dehors ; la violence aveugle des terroristes enfin.
Après un premier tableau, celui du couple, où Malasné a choisi de faire succéder plusieurs comédiennes face à l’unique homme de la distribution, les deux suivants sont traités sur le mode choral et cela est fait de telle sorte que l’on croirait que ces pièces ont été écrites pour être jouées ainsi, ce qui n’est pourtant pas le cas.

L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
« Des jours entiers, des nuits entières » de Xavier Durringer, est une œuvre théâtrale singulière composée de fragments, de monologues et de dialogues sans lien narratif évident. Xavier Durringer, réputé pour sa capacité à créer une langue orale et instinctive, nous livre ici une série de « bouts de textes » et de petits événements croqués à chaud, tel un grand jeu de cartes où chaque texte apporte sa propre fin. Cette structure éclatée reflète la vie moderne et ses complexités, mêlant des histoires d’amours et de fric, de crises et de résolutions.
Évènement : l’Autre Bord Compagnie revient sur les planches du Théâtre Aimé Césaire avec une nouvelle création amateurs.
Annulation de la représentation du 22 juin. Les billets sont valables pour une autre date.
Il a trouvé le bon endroit, la bonne place.
– par Janine Bailly –
Depuis de trop longues semaines déjà, le théâtre nous manque cruellement, et
Pour la cinquième année, de concert en concert accrochant sa partition singulière au paysage musical de l’île, le sextuor Jane Tonix trace avec bonheur son chemin de ritournelles. Un chemin qui l’a mené, ce samedi 29 février — date exceptionnelle s’il en fut — jusqu’au théâtre Aimé Césaire, devant une salle comble et bientôt conquise ! Cinq filles et un garçon, que l’on pressent liés par une belle complicité. Et les regards de connivence échangés ne nous démentiront pas ! Assorties au costume du garçon, cinq petites robes déclinant dans cinq coupes différentes la couleur noire, élégance féminine à la Coco Chanel. Sur scène, un plateau légèrement surélevé, estrade où se tenir, où monter, d’où descendre au devant du public ou vers un espace réservé côté jardin : là attendent sur un guéridon six verres et une carafe ; le groupe parfois s’y tiendra, dans un instant de repos, pour s’y rafraîchir d’eau, et comme dans un bistro s’y rencontrer. Car pour ceux qui connaissent par avance Jane Tonix, la surprise est bien dans la forme nouvelle donnée au concert par Guillaume Malasné, metteur en scène talentueux de L’autre Bord Compagnie.

— Par Roland Sabra —

Texte Bernard Magnier / Mise en scène Hassane Kassi Kouyaté

« L’Autre bord Compagnie » s’attaque au drame familial à travers l’une des œuvres les plus subversives de José Triana. « Dans la cave de la maison familiale, à l’aide de jeux et de souvenirs d’enfance ,trois frères et sœurs Lalo, Cuca et Beba se transforment en acteurs qui jouent leurs propres rôles, ceux de leurs parents et des autres personnages liés au présumé parricide. Rien de mieux que le jeu pour soigner leurs plaies toujours béantes. » Commettrons t-ils l’irréparable ?
(Photo de J. Alpha)
Une femme revient dans son pays. Elle a donné rendez-vous à des amis pour un pique-nique sur la plage de leur enfance , « Le rivage du monde ». Quand elle arrive, ses amis ne sont pas encore là. Elle trouve un homme, qui lui dit que cette plage est privée, que son accès est désormais interdit. Il lui demande de s’en aller. Elle insiste. Elle ne veut pas comprendre. Il finit par lui dire qu’il ne supporte pas sa couleur de peau, que celle-ci est porteuse d’une mémoire qui n’a pas sa place sur le rivage du monde, qu’elle s’en aille !