« Le Pérégrin » de Michel Herland

Un entretien avec Jacques Brasseul

Jacques Brasseul. Nous voici à nouveau réunis pour parler d’un de tes textes, Le Pérégrin, qui vient de paraître. Ce qui me frappe d’abord, c’est que tu abordes là un genre nouveau pour toi. Je te connaissais romancier et bien sûr poète puisque notre premier entretien a porté sur L’Homme qui voulait peindre des fresques (1), Le Pérégrin est un récit qui participe un peu des deux genres que je viens de citer, il raconte une histoire, ou du moins il met en scène un personnage, mais dans une langue clairement poétique. Qu’est-ce qui t’a conduit vers ce nouveau genre ?

Michel Herland. Pour moi ce texte est avant tout de la poésie, un récit, certes, mais écrit comme une longue phrase musicale qui se développe dans la même tonalité jusqu’à la fin, y compris dans les parties dialoguées. C’est effectivement quelque chose que je n’avais jamais tenté, une prose poétique. Quant à savoir ce qui m’a décidé, qu’est-ce qui pousse à écrire le premier vers d’un poème ou la première ligne d’un roman, ce n’est pas moi qui te le dirai.  Lire Plus