L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire, est dans un état « critique » depuis vingt-quatre heures, a annoncé la présidence dimanche 23 juin.
« L’état de l’ancien président Nelson Mandela, qui est toujours à l’hôpital à Pretoria, est devenu critique », a-t-elle écrit, notant que le président Jacob Zuma, le vice-président de l’ANC – le parti au pouvoir – Cyril Ramaphosa et Graça Machel, l’épouse de M. Mandela, se sont rencontrés à l’hôpital dimanche soir pour discuter de la situation.
Dans son précédent bulletin sur la santé de l’ancien président, samedi matin, le gouvernement le décrivait dans un état « grave mais stable ».
L’icône de la lutte contre l’apartheid a été hospitalisée en janvier 2011 puis en décembre 2012, à chaque fois pour des infections pulmonaires, probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.
PRIX NOBEL DE LA PAIX
C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.

Le sociologue Pierre Bourdieu avait coutume de dire : « Les faits divers font diversion. »
Mille jours d’attente pour les familles, les proches, les amis.










« J’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire. » Ainsi Eric Zemmour traçait-il, en novembre 2008, sur Arte, une ligne de démarcation entre lui et son interlocutrice, la militante antiraciste Rokhaya Diallo. L’écrivaine Nancy Huston et le biologiste Michel Raymond (CNRS) viennent aimablement d’offrir au polémiste, cinq ans plus tard, une formidable caution scientifique et intellectuelle.



