— Rosen HICHER Ancienne prostituée —
TRIBUNE
A l’heure où le Sénat protège les clients (1), moi, ancienne prostituée, je vais vous dire pourquoi je veux que la France fasse tout pour en finir avec ces hommes qui ont détruit ma vie pendant plus de vingt ans. J’ai trouvé la force de faire le calcul. Ecoutez bien. J’ai eu plus de 30 000 clients dans ma carrière de prostituée, à raison d’une moyenne de quatre par jour.
Plus de 30 000 rapports sexuels dont je ne voulais pas, que je refusais de tout mon corps. 30 000 fois la sensation d’être niée, réduite à néant, d’être une femme robot. 30 000 fois, j’ai subi le défilé de ces hommes indifférents, sûrs de leur bon droit ; dans un coin de bar à hôtesses, dans des salons insalubres, dans l’odeur du champagne renversé sur les banquettes et du sexe entêtant.
Vous qui parlez des clients comme de pauvres hommes esseulés ou timides, si vous saviez ! La vérité, c’est celui qui vous menace si vous refusez l’acte sans préservatif ; le violent qui vous laisse avec vos blessures pendant quinze jours ; le fou furieux qui tire à la carabine au milieu du bar ; le malade qui s’habille en femme et vous fait subir toutes les humiliations ; celui qui met de la drogue au fond de votre verre ou qui affiche des obscénités sur votre porte pour se venger ; celui qui finit par se pendre parce qu’il s’est ruiné à force de payer des corps de femmes.

— Par Martine Gross, sociologue, CNRS
— AFP & lefigaro.fr —
— Par Michèle Levieux —
Nous, vice-présidents et membres de la gouvernance de l’université des Antilles et de la Guyane, souhaitons apporter les éléments et précisions suivants au débat sur la transformation de notre établissement en université des Antilles.
— par NouvelObs et AFP —
— Le Monde.fr avec AFP—

Mercredi soir 9 juillet, dans le cadre du festival culturel de Fort de France un débat était organisé par le Cénacle. Son thème : « La prostitution est-elle un mal nécessaire ? » Un intitulé déjà tendancieux car qui songerait à organiser un débat ayant pour sujet « la violence est-elle un mal nécessaire ? »

Le 02 juillet André lucrèce publiait un texte 
Madame, monsieur les présidents
Les chefs d’établissement et les conseillers et assistants d’éducation sont les plus exposés, suivis des enseignants du second degré puis viennent les professeurs des écoles.
Le dernier rapport de l’INSEE sur les revenus et le patrimoine des ménages français révèle que les inégalités continuent d’augmenter, la crise semblant être passée pour les plus hauts revenus.
Parler de la souffrance des soignants, c’est tout d’abord énumérer quelques évidences.
Une personne dépendante affectivement, qu’elle soit homme ou femme, est profondément convaincue qu’elle ne peut exister qu’à travers le regard, l’amour ou l’approbation des autres. Elle est affligée par la pesante impression d’être sans substance en tant que personne et vit au quotidien dans la sourde angoisse d’être perçue par autrui comme n’ayant fondamentalement aucune valeur intrinsèque. Cette croyance négative sur elle même affecte profondément sa relation à autrui.
Selon un sondage Ifop publié en mars, 20 % des femmes ont subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail au cours de leur carrière. La peur de perdre leur emploi les incite à se taire. Une infime minorité ose saisir la justice pour faire condamner les harceleurs. Témoignages.