Pou la JMZ Jounen Mondjal dé Zannimo 4 Oktob (Alfabé pou lé ti-anma’y konnet zwézo Matnik)
— Par Daniel M. Berté —
Alé alé’w ma bel Astrild
Babié babié’w ti Benngali
Chanté chanté’w ti Chivalié
Dansé dansé’w ma tit Didin
Egwèt pa bliyé lé zatrap !
Fonsé fonsé’w mon ti Faljòn
Grenpé grenpé’w mon ti Grobek
Hhhantatay, méfians dé zòm
Ifo pran gad lé Ich-di-sièl
Jako méfié’w di labalèt !
Kouri kouri’w ti Kayali
Lansé Lansé’w mon bel lwazo
Manjé manjé’w Mawten-péchè
Navidjé navidjé’w Volé o Nòw
O pièj-lagli fèt-atansion !
Pitjé pitjé’w mon ti Pikbèf
Que ta volonté… Mondié-Ségnè
Ralé ralé’w mon ti Ranmié
Soté soté’w ti Sikriyé
Toutrel tansion o kout fizi

Man dan zeb an savann ki van ka karésé
Frère Jacques, ô grand Jacques…
Bannann bagay ki bon bel-bonnè bon-maten
Jou tala, lè nou tann sa…
La Foyalaise Fòdfrans di : kouraj lé koursié, nou ni an sèl bousòl
“Entropical”
“Cannibale lecteur”
Vakansièn,
Inséparables…
Grann stipéfaksion
P
Le droit au bonheur
Un festival d’un genre majeur en Martinique du côté de la commune de Saint-Esprit organisé par l’association Balisaille. Cet évènement articulé autour du thème « ‘’Parler poésie’’ a bénéficié du soutien de la DAC martinique, de la ville du Saint-Esprit qui a su faire de ce festival une activité phare de la commune à l’approche de sa fête patronale, et de la ville de Fort-de-France qui a mis à notre disposition la maison d’Aimé Césaire pour accueillir notre soirée du 27 mai 2022, en hommage à Jacques Stephen Alexis », a fait savoir le président de l’association, Daniel Boyer-Faustin tout en insistant que ce thème est tiré d’un texte inédit du grand poète Monchoachi.
Si tu n’avais pendant neuf mois
Tè-a ki manjé’y-la kon agoulou-gran-fal
22 mai 1848
Le monde est en manque de poésie, le constat est clair. La parole poétique est portée par une minorité, que je considère comme des combattants. Les actes poétiques sont moindres et le Poème est malheureusement peu circulé, sinon quelques tentatives qui émergent des sphères alternatives, des collectifs où cette parole demeure. Nous pouvons facilement inventorier ces espaces d’ailleurs qui prennent formes de revues, de tribunes ou de festivals. Je pense comme l’a dit Constant, dans la revue Cobra en 1949, que « C’est notre désir qui fait la révolution » et j’ajoute que la révolution n’est nullement possible sans s’accrocher à l’auro poétique qui émane du plus profond de nous-même et qu’on ignore souvent. Tout ça pour vous dire combien l’intérêt que représente ce nouveau festival de poésie est grand.
Pèlé gwondant, Pèlé tranblant, Pèlé fimant…
Le grand mystère
Entre le ciel et l’océan