Printemps des poètes 2025
« Volcanique » 8-22 Mars 2025
Poème de Jacques-Olivier Ensfelder
Artiste dramatique/Poète
Volcanique-ment
Au cratère de ma blessure gît le fumet de la reconnaissance.
Elle est ta main dans la mienne et ma paume sur ton cœur.
Comme un pacte pour cheminer ensemble dans l’enfer déguisé.
Sur la fusion des jours, nos geysers de fraîcheurs : artifices, feux-langues, mots, et ce seul poème personnifié aux airs boréals de tes doigts édifiés et qui me fut adressé:
Main Immobile
Sur ce corps inutile
Plaisirs et douleurs s’enlacent.
Ainsi la fable de nous-même dictait l’humanité et celle du démiurge corrompu en cet hymne de lave froide : Il était une fois, une réalité a gerber la vérité sur les seins de l’amour.
In exquis Condiments :
L’épigone ressuscité se lavait de sa crasse primitive.
D’abord ce corps: l’inexact de l’étreinte.
Au point panique de l’orgasme, les râles en chorale scandaient la mort.
Pas la première, aveuglante
Mais l’autre
La seconde contée et démystifiée
La noire et ses cendres.
Ô Condiment : noir comme hier au soir. Lire Plus

— Par Yves Untel Pastel —
Dans le vaste secteur de l’éducation en Haïti, peu d’enseignants, y compris parmi les 17 000 que compte le secteur public, savent véritablement quelle est la mission du
Trop parler rend sourd…
Décidément, l’homme à la peau à l’envers, peau blanche corps noir, aura tout fait à l’envers. Alors que la plupart des gens commencent par être des hommes avant de devenir des légendes, Franck a commencé par être une légende avant de devenir un homme. Lui qui n’aimait pas les cadres, a désormais le nom encadré par deux dates : 12 avril 1936-20 février 2025.
Les obsèques nationales du grand poète et plasticien haïtien Frankétienne, mort à 89 ans, auront lieu le 27 février à Port-au-Prince. Son ami et compatriote James Noël lui rend hommage dans un texte inédit, publié le 26-02-25 dans le journal « L’Humanité ».
Impunité
Mapou
TGV
Présent aux États-Unis lors de l’élection de Donald Trump, l’écrivain martiniquais en revient avec un manuel de résistance, invitant à dresser « un imaginaire de la Relation » face à l’obscurantisme capitaliste.
Après le passage tumultueux à la Maison dite Blanche du président Blondinet, dont le patronyme trompeur fait penser à un gamin folâtre, l’Américanistan en eut assez de l’entendre vociférer contre le monde entier, le menaçant sans cesse de lui infliger des droits de douane exorbitants, ou encore d’accaparer le Canada, Gaza, le Groenland et le canal de Panama. Et c’est ainsi que tout sembla changer avec la venue d’un certain John Fitz-Ken, marchand de cacahuètes de son état et dont le discours d’investiture fit l’effet d’une brise fraîche :
Lettre ouverte à Patrick DELATOUR, ministre de la Culture
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
— Poème de Philippe Charvein —
« Saut-D’Eau »
Organisées pour la quatrième année consécutive par le Centre national du livre (CNL) sur proposition du ministère de la Culture pour célébrer le plaisir de lire, les Nuits de la lecture reviennent du 23 au 26 janvier 2025, sur le thème « les patrimoines ».
Dans l’océan profond, un petit caillou seul,
— Par Sarha Fauré —
De feu, de fer et de sang!
Rien ne remplacera les années 60. J’ai eu la chance de vivre Mai 68 aux premières loges, habitant au 34 de la rue Gay-Lussac, à l’endroit même où fut érigée la première barricade. Je revois encore Dany le Rouge passant devant chez moi et haranguant ses troupes. Dans mon appartement, se trouvaient plusieurs de mes amis ainsi que des habitants de l’immeuble dont une fille que nous appelions Tête de Poisson, une communiste endurcie qui nous chantait des airs de balalaïka. Mon copain Bobby Labrousse, alias Brebis Galeuse, enfonça rageusement dans le nez de Jules Badeau – autre surnom – une plume qu’il tira d’un coussin, n’en pouvant plus de l’entendre déconner. Ce soir-là, Jean-Claude O’Garro resta dormir chez nous de peur d’être arrêté par les CRS. Je dus le faire asseoir sur une chaise n’ayant pas assez de lits. Soulignons que, juste en dessous de chez moi, vivait mon amie, Madame Paul Fort, la femme du poète, qui me parlait des célébrités qui venaient autrefois la visiter, tels Paul Valéry ou Georges Brassens.


