— par Janine Bailly —
« Comment être femme dans un monde d’hommes, se vivre femme pleine et entière, habiter son visage, son âme et son corps ? Comment changer sur nous, femmes du monde entier, le regard porté par les hommes ? Et comment faire que, solidaires des filles, les mères ne leur imposent plus ce qui leur fut d’abord à elles imposé ? Toutes ces questions sont au cœur du documentaire qu’ont réalisé Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand, approches féminine et masculine conjointes dans le même désir de donner la parole à toutes celles qui trop longtemps se sont tues, muselées, infériorisées, violentées par la tradition, les guerres, les contraintes sociales. Victimes innocentes de préjugés tenaces, sorcières on les a brûlées, vierges on les viole, libres on les soumet.
Mais voici qu’elles disent face à la caméra, qu’elles se disent à visage découvert, et si certaines se sont exprimées dans la souffrance, le fait qu’elles ne se cachent plus tendrait à prouver que déjà quelque chose pour elles a changé. Symbolique est la joie de celle qui ayant conquis l’écriture peut enfin écrire son nom… Un seul dispositif à ce recueil de témoignages : une toile de fond noire, cadre neutre sur lequel viennent s’imprimer en plans très rapprochés les visages, qui seuls à l’image importent, et s’inscrire les paroles traduites de langues multiples, celles de cinquante femmes de toutes origines, de tous âges, de tous lieux.


À voir sur Netflix : « Le Blues de Ma Rainey »
Avec le drame politique One Night in Miami (disponible sur Amazon Prime Vidéo), la réalisatrice afro-américaine Regina King évoque le souvenir de Mohammed Ali et Malcolm X.
Les Organisateurs
Avec Ray Winstone, Mick Ford, Julian Firth
Pour évoquer un géant de la littérature française, sur la scène du théâtre Aimé Césaire un petit homme, sobre costume sombre et pilosité poivre et sel à la Hugo des derniers portraits… C’est Paul Fructus, venu nous parler de l’écrivain mais aussi, et peut-être surtout, de l’homme. Non pour graver une figure dans le marbre, mais pour nous émouvoir, nous interpeller, et faire émerger de la mémoire des souvenirs d’école, réminiscences de ces séances de récitation obligée, aujourd’hui quelque peu tombées en désuétude, et qui inscrivaient à jamais en nous les vers du poème Demain dès l’aube — que l’on entendra en dernière partie de spectacle, dit vers nous debout droit en devant de scène, comme en confidence, avec simplicité, une simplicité touchante d’être libre du moindre excès mélodramatique, alors que s’efface l’accompagnement musical qui par ailleurs souligne, soutient, ou lie intelligemment les envolées de mots, en sons doux ou riants ou coléreux, accordés aux textes entendus.
France Télévisions lance début février une chaîne éphémère baptisée Culturebox, « accessible sur tous les écrans ». Elle disparaîtra avec la réouverture des lieux culturels.
Paul Fructus est revenu en Martinique sept ans après l’adaptation dramaturgique des « Travailleurs de la mer » de Victor Hugo.
Adaptation, interprétation Paul FRUCTUS
Avec Clara Lago, Graciela Borges, Oscar Martinez
De Katarina Kerekesova
de Christina Bjork, Lena Anderson
Avec Antonio de la Torre, Belén Cuesta, Vicente Vergara
De Pema Tseden
Avec Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan
« Après une année 2020 marquée par la pandémie, la fermeture des salles de cinéma et l’arrêt des sorties de films, l’Académie des Lumières, présidée par la journaliste américaine Lisa Nesselson, est heureuse de pouvoir soutenir plus que jamais l’excellence et la diversité du cinéma français ». Heureuse de célébrer toute l’industrie du cinéma, qui a répondu avec courage et détermination au défi imposé.
Avec Faten Hamama, Ahmed Ramzi, Hussein Riad
Avec Daniel Giménez Cacho, Lola Dueñas, Juan Minujin
Avec Marie-Eugénie Maréchal, Véronique Alycia, Gérard Rinaldi
Avec Logann Antuofermo, Oulaya Amamra, André Wilms