“Le sel des larmes” , un film de Philippe Garrel

Vendredi 19 février – 14h – Dimanche 21 février – 19h30 – Vendredi 26 février – 19h30

Avec Logann Antuofermo, Oulaya Amamra, André Wilms
Nationalités français, suisse

15 juillet 2020 / 1h 40min / Drame, Romance

Synopsis :
Les premières conquêtes féminines d’un jeune homme et la passion qu’il a pour son père. C’est l’histoire d’un jeune provincial, Luc qui monte à Paris pour passer le concours d’entrée à l’école Boulle. Dans la rue, Il y rencontre Djemila avec qui il vit une aventure. De retour chez son père, le jeune homme retrouve sa petite amie Geneviève alors que Djemila nourrit l’espoir de le revoir. Quand Luc est reçu à l’école Boulle, il s’en va pour Paris abandonnant derrière lui sa petite amie et l’enfant qu’elle porte…

La presse en parle :

Cahiers du Cinéma par Charlotte Garson
Tout laisse à penser que depuis qu’il est revenu à une économie plus réduite qui a fini par faire méthode (peu de personnages, tournages courts pour films courts), c’est-à-dire depuis La Jalousie, Philippe Garrel élague, retranche ou va tout simplement droit à l’essentiel – et de ce fait intemporel – de ce qui lie intimement les amants.

Elle par Françoise Delbecq
Ce film pudique où les regards en disent plus long que les discours, se révèle aussi d’une absolue douceur.

Le Monde par Mathieu Macheret
Garrel n’a pas son pareil pourfilmer l’essor du sentiment, ses montées frémissantes et ses descentes ombragées.

Paris Match par Karelle Fitoussi
Une fable émouvante et modeste, ode au cinéma artisanal de papa et écrin magnifique pour trois jeunes actrices de demain.

Première par Thomas Baurez
Philippe Garrel signe un film d’une puissance foudroyante sur un homme en quête de cœurs.

Critikat.com par Josué Morel
Un film un peu frustrant, aussi déséquilibré que magnifique localement.

Culturebox – France Télévisions par Jonathan Trullard
Garrel poursuit son exploration des vicissitudes des sentiments dans un film dépouillé, au noir et blanc charbonneux. Discret, celui-ci s’inscrit dans la continuité de son cinéma, sans décevoir, mais sans éblouir.

La Croix par Corinne Renou-Nativel
Plus que sur les premières conquêtes de Luc, Le Sel des larmes s’articule autour de sa relation avec son vieux père, interprété par André Wilms. Le comédien lui confère toute sa patience obstinée et son élégance rugueuse.

Le Figaro par Nathalie Simon
Le réalisateur de 72 ans peint le portrait d’un jeune homme. De son propre aveu Garrel imite François Truffaut, mais comme un débutant, en faisant des manières. Il se répète, tourne en rond. C’est joli à voir, mais on ne pleure pas.

Les Fiches du Cinéma par Clément Deleschaud
Ce Garrel mineur patine et s’abîme dans des variations plus ou moins inspirées autour du double corps de la femme, de la velléité masculine et de l’articulation du talent dans la médiocrité du monde.

Les Inrockuptibles par Murielle Joudet
Ça pourrait être Hollywood, cette évidence de la rencontre ramassée sur quelques secondes – la scène est tellement intense qu’elle brûle le regard. Mais non, ce n’est pas Hollywood, c’est la Garrelie : ce monde rempli de cafés, de rues et de chambres où les corps se tournent autour, comme des planètes, mus par la seule force du désir.

Télérama par Jacques Morice
Un goût d’intemporel imprègne cette épure artisanale en clair-obscur, mélancolique et fluide dans sa simplicité, servie par de jeunes comédiens frais et fiévreux, tous formidables. On relève quelques maladresses et une tonalité d’ensemble peut-être moins vive, moins vibrante qu’à l’accoutumée.

aVoir-aLire.com par Gérard Crespo
Le film de Garrel est fidèle à l’univers et au style poético-réaliste que le cinéaste déploie depuis un demi-siècle. Si l’effet de surprise est moindre, cet opus n’en reste pas moins attachant.

Le Nouvel Observateur par Xavier Leherpeur
Entre les dialogues qui sonnent comme dans un roman-photo, un acteur principal au charme fade et une partition faussement modeste de Jean-Louis Aubert, la finesse du cinéaste des « Baisers de secours » se caricature. Reste la belle relation, faite de complicité et de transmission, entre un père (André Wilms) et son fils. C’est loin d’être suffisant.