— Par Roland Sabra —

Cette question Yoshvani Medina et la troupe du « Théâtre Si » en résidence à l’Atrium la posent dans une transcription caribéenne de Roméo et Juliette le 17 septembre 2005 en ouverture de la saison théâtrale 2005-2006. Son oeuvre théâtrale, plutôt baroque, marquée du sceau de la passion semble s’articuler autour d’un questionnement celui de la confrontation à l’impossible. Comment aimer ce que l’on éprouve comme une menace, comme un ennemi? Qu’il s’agisse de son ennemi intérieur comme sa part d’homosexualité dans « Suicida Me » ? De son ennemi conjugal que l’on a épousé et qui nous trahit dans « Circuit fermé » ? De son ennemi familier, familial, le père, la mère, qui nous a engendré et qui nous a violé dans « Merde! » aux dernières rencontres guadeloupéennes de « Textes et Paroles ». Avec Roméo et Juliette il s’attaque à cet interdit social, ce tabou constitutif de nos sociétés qu’est l’amour de l’ennemi.
Il nous a accordé une entrevue dont voici la première partie, la seconde sera publiée dans le prochain numéro du Naïf*
Le Naïf : Comment peut-on aimer son ennemi?











Comme chaque fois où un tubercule est recherché, cultivé, fouillé et finalement débusqué, réalisé, la satisfaction ressentie alors peut-être à son comble mais l’effort fut-il de toute beauté, il n’en demeure pas moins sûr qu’un tubercule reste une racine et n’est jamais un arbre.