par Madinin’Art

L’atelier théâtre et l’option musique du Lycée de Belle-vue présentaient les 23 et 24 mars dans la salle Frantz Fanon le spectacle « Tu te rencontres » dans une mise en musique de Thierry Marque et une mise en scène de Charline Lucazeau et Valer Egouy. Comme le titre l’indique le thème retenu est celui de la rencontre. Il sera décliné dans une série de sketches empruntés à divers répertoires, de Guy Bedos et Sophie Daumier ( La drague) à Ionesco ( La cantatrice chauve) avec des créations agrémentées d’improvisations. Le rire repose sur le quiproquo, l’ambigüité des situations. Tel rendez-vous à l’apparence galante se révèle être un rendez-vous d’embauche. Le sketch final, une composition d’ensemble avec les comédiens de noir vêtus et portant masque blanc dégage une esthétique assez réussie. L’occupation du plateau par la troupe n’est pas toujours assurée, les trajectoires des uns et des autres ont tendance à être un peu brouillonnes. Comme toujours dans le théâtre amateur l’enthousiasme et la fougue des comédiens sont les éléments les plus sympathiques qui nous sont donnés à voir.









Cette phrase de Jean-Paul Sarte à propos des « Mains sales » s’applique assez bien au théâtre de Marivaux (1688-1763) qui invite le spectateur à réfléchir sur l’inégalité sociale, sans pour autant réclamer un changement politique. Marivaux n’est pas révolutionnaire. Dans le langage moderne, tout au plus serait-il « réformiste ». Moraliste est semble-t-il le mot le plus adéquat. Dans l’Ile aux esclaves, qui nous est présentée le 28 janvier à 20 h 30 dans la salle Frantz Fanon du CMAC-ATRIUM, il fait appel sinon à l’humanisme des personnages, tout au moins à leur humanité, à leur raison, ce en quoi il préfigure le siècle des Lumières sans en avoir les audaces politiques. Résumons l’intrigue. En un temps qui fait référence à la Grèce antique, mais que le vocabulaire de la pièce dément, et à la suite d’un naufrage, quelques survivants, maitres et valets, échouent sur une ile dans laquelle les rapports sociaux sont inversés. D’anciens esclaves ont pris le pouvoir et rééduquent les maîtres qui débarquent dans la République en leur imposant l’ancien statut d’esclave tandis que les anciens esclaves sont mis dans la condition de maître.













