— Vu par José Alpha —
« L’embellie des Trois Ilets », ce concept de développement économique et socio culturel territorial porté par la Région Martinique, a présenté une belle mise en oeuvre théâtralisée par le Théâtre du Silence des « Hommes d’argile » de la commune des Trois Ilets.
Conçue et dirigé par Hervé Deluge assisté de José Exélis et par le groupe musical Watabwi, à la Poterie des 3 Ilets ce samedi 22 nov 14 en fin d’après midi, la réalisation théâtrale fut une belle et captivante réussite.
Dès l’arrivée sur le site de la Poterie des Trois Ilets, sur un espace de stockage de briques et de terre ocre amoncelée où se déroulera l’action théâtrale, prolongé dans le lointain par une pièce d’eau calme, le spectateur se trouve face à un décor naturel des origines de l’humanité.
Le sentiment du merveilleux est du reste étroitement lié à la nature ; et si cela peut sembler curieux de parler de merveilleux naturel du fait que tout se passe en effet dans un espace vivant et industriel magnifié par la nature et la théâtralisation, le spectacle proposé par Hervé Deluge transporte le spectateur dans un tableau réaliste quasiment photographique de l’évolution humaine.

Mardi 25 novembre à 19 h à l’Atrium
Jean-Pascal Mouthier, fondateur du Théâtre de la Comédie, est menacé d’expulsion par son bailleur : le syndicat ecclésiastique des prêtres.
Non programmé en Martinique pour l’instant


Le 20 novembre à 14 h au Centre culturel du bourg du Lamentin



Mardi 18 novembre à la B.U de l’U.A. de Schoelcher

Les vrais films d’horreur ne sont pas ceux qui mettent en scène des monstres imaginaires mais bien plutôt ceux qui montrent la réalité dans son implacable cruauté. Il y a certes une gradation dans le mal. On peut même se demander si le mal « radical » (Kant) existe. Un individu qui aurait choisi l’immoralité en toute liberté, qui se réjouirait d’infliger des souffrances abominables, incarnerait sans doute le mal absolu. Il est douteux cependant que l’on puisse trouver un tel individu. Si le héros négatif sadien correspond à ce schéma, il n’est en effet qu’un être de fiction, sorti de l’imagination quelque peu dérangée du « divin (?) marquis ». Tout porte à croire que les « sadiques » qui se rencontrent dans la réalité sont avant tout des malades : telle est sans nul doute la mère dans le film Chemin de croix de Dietrich Brüggemann. Quant à ceux qui ont penché du côté du mal du fait des circonstances, comme dans The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy, ils n’avaient en général pas d’autre choix : comment survivre en effet dans la jungle sans devenir une bête sauvage ?



La pièce de Fabrice Murgia, Notre peur de n’être a connu un vif succès en juillet 2014 au Festival d’Avignon, où elle a été créée. C’est cependant à la Comédie de Saint-Étienne, dirigée par A. Meunier que revient le mérite d’avoir accueilli ses répétitions , et ce durant deux mois. Née à la faveur d’un travail de réflexion long de deux ans, et inspirée par l’essai de Michel Serres, Petite poucette, cette pièce sur l’archi-solitude de l’homme moderne devant ses écrans résulte pourtant d’un travail collectif.