— Par la Fondation Dapper —
La Fondation Dapper propose aujourd’hui son premier livre d’art numérique sur les arts anciens d’Afrique, consacré aux masques.
Cet ouvrage, dans la continuité des trois premiers e-books Dapper dédiés à l’art contemporain, est disponible gratuitement en téléchargement sur le site internet de la fondation pour rendre l’art accessible au plus grand nombre. La Fondation Dapper réalise depuis plus de 35 ans des ouvrages de référence visant à mieux faire connaître les arts africains anciens ; elle investit ici un nouveau format, didactique.
Le e-book Que disent les masques ? est composé d’une introduction sur les grands types de masques et leurs fonctions, de fiches explicatives et de photos dont des plans rapprochés sur des détails des œuvres, révélant l’esthétique propre à chaque style ainsi que les marques laissées par l’histoire des objets. Quelques documents d’archive permettent notamment d’évoquer les masques en situation.
Avec ce nouvel e-book, la Fondation Dapper présente un ouvrage de type inédit alliant la transmission de connaissances d’ordre anthropologique et esthétique et une dimension didactique accessible à un large public.
L’ouvrage Que disent les masques ?<p> Lire Plus

Après « HOMO ACTUM », portant sur la figure de l’homme antillais, Nicolas NABAJOTH avait présenté à l’ARS (Dothemare), en mars 2021 entre deux confinements, une série de 30 photographies consacrées à la Femme. Ce sont 17 photographies parmi celles-ci qu’il expose aujourd’hui, du 10 mars au 11 avril à la Fabrique, rue Achille René Boisneuf, à Pointe-à-Pitre. Des photographies en grand format de femmes noires, en noir et blanc, réalisées avec un appareil numérique Nikon D700, lui permettant d’obtenir un rendu proche des clichés argentiques.
Le Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a été attribué à Julie Doucet
Dominique Berthet, L’incertitude de la création.Intention, réalisation, réception, Pointe-à-Pitre, Presses Universitaires des Antilles, Collection « Arts et esthétique », 2021, 198 pages.
Une exposition collective où 4 photographes Carla Bernhadt, Malaine Blonbou, Jessica Laguerre et yannick Mondelo, témoignent de leur vision de l’esthétique , de l’ émotion qu’il tiennent à nous offrir en partage. Nous parler de l’identité culturelle de la Guadeloupe à travers une cinquantaine de photographies empreintes de leur sensibilité en éveil lors des déboulés des groupes à po.
Les Formes du désir est une exposition collective regroupant le travail de neuf artistes sur un savoir intime qui prend le visage de la passion.
Bénéficiant d’une position géographique exceptionnelle, marquée par le charme de ses Grands-Fonds, la diversité de son littoral, Sainte-Anne est un théâtre nautique naturel, un théâtre culturel aux identités multiples qui attend d’être découvert au gré de vos envies.
— Par Christian Antourel —
Présentation de
La Station Culturelle est heureuse d’accueillirles artistes Singeon et Stéphanie Cazaentre pour une résidence de création intitulée
Dans une exposition chronologique, le centre Pompidou a fait le choix de jouer son va-tout avec l’immense, le démesuré, qu’il s’agisse des toiles ou des sculptures. On y découvre un Baselitz brut de décoffrage avec souvent un clin d’œil à l’expressionnisme. Enfant en RDA, Baselitz naît près de Dresde dans une Allemagne détruite par la guerre, coupée en deux, subissant les conséquences du nazisme. Que faire de la violence, comment vivre dans une société sans dessus – dessous ? Baselitz confesse être reparti à zéro : à lui de trouver ses propres mythologies, à lui de trouver sa propre renaissance et son style. La déformation des corps, des choses sera un de ses traits distinctifs. Alors ses peintures sont chaotiques, blessées, à vif. Les personnages sont cabossés, aux aguets de leur vie intérieure. Reste à tout renverser : que faire de l’héroïsme et de la définition d’une virilité triomphante ? Entre blessés de guerre, pénis hypertrophiés, Baselitz prend le contrepied d’une imagerie normée.
Ce mois de janvier 2022 a permis d’ouvrir au bénéfice du public martiniquais quelques « Fenêtres sur Haïti », selon le titre choisi pour cet ensemble de manifestations : cinéma, théâtre, musique, expositions. Si Haïti est en très mauvais état (et ce n’est, hélas, pas d’hier, on pourra consulter au premier étage de l’Atrium des panneaux sur lesquels sont rappelées quelques-unes des atrocités commises par François Duvalier), sa créativité est intacte. Ainsi ces diverses manifestations ont-elles fait souffler un peu d’air frais sur une Martinique trop longtemps privée d’événements culturels.

L’année 2021 a été pour
Aujourd’hui encore, les historiens ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le nombre de victimes de la traite atlantique. Les documents manquent, bien évidemment, pour qu’une comptabilité exacte soit réalisée, cependant les écarts des estimations ne s’évaluent pas en dizaines ou en centaines de milliers, mais en millions. Comment est-il possible qu’un phénomène aussi tragique et fondamental puisse partager à ce point ceux qui se sont consacrés à son étude ? Il s’avère que le nombre, aussi vertigineux qu’il soit, ne suffit pas à dire.
Les temps de pandémie rendent difficile l’organisation d’un exposition réunissant des œuvres venues d’ailleurs comme la Fondation Clément en organise chaque année. Il est en effet bien risqué d’engager les frais qu’entraînent de telles expositions sachant qu’elles peuvent être annulées du jour au lendemain en raison des impératifs sanitaires. La Martinique, de surcroît, particulièrement atteinte par la Covid 19 du fait du faible taux de personnes vaccinées, présente à cet égard un risque accru. Heureusement, la Fondation possède son propre fonds, riche de plus de 800 œuvres émanant de plus de 250 artistes, de quoi organiser plus d’une exposition.
Que la beauté de l’île nous mène vers le Dieu, là où le vert devient dense, alors le chant des feuilles se présente à lui dans la fidélité des arbres, semble nous dire le peintre.
— Par Chantal Nabec —