Le Conseil National des Comités Populaires (CNCP) apporte son soutien total aux personnels de santé, mobilisés avec les organisations CDMT, CGTM, FO, UGTM, USAM, Convergence IDE 972, qui exigent le respect de leurs droits humains fondamentaux ainsi que les moyens nécessaires pour surmonter la grave crise sanitaire qui frappe notre pays.
Le CNCP dénonce avec la plus grande fermeté
– les tentatives faites pour rejeter la responsabilité de la débâcle du secteur hospitalier sur le dos du peuple Martiniquais. Les seuls responsables de la catastrophe actuelle sont les gouvernements français successifs qui nous ont imposé une politique ultralibérale de saccage des services publics de santé.
– la campagne massive menée par les autorités françaises pour semer la panique au sein de la population, afin de pouvoir imposer à la population ses mesures liberticides et inefficaces. Nous condamnons en particulier, l’irresponsable restriction mise à la vente des médicaments dans les pharmacies et le non traitement des cas dès leur apparition.
– l’instrumentalisation éhontée de la crise par le pouvoir colonial qui cherche à diviser la population entre pro et anti vaccin, à redorer le vernis de l’assimilationnisme à travers la visite démagogique de ministres et des interventions étrangères qui n’ont été rendues nécessaires que par l’incurie de l’Etat.

Basse-Terre – Extension du couvre-feu, sorties limitées à 5 km, commerces « non indispensables » fermés: le confinement sera durcit en Guadeloupe à partir de vendredi et jusqu’au 1er septembre afin de « casser la dynamique » de Covid-19 qui frappe l’île, a annoncé mercredi le préfet Alexandre Rochatte.
Parmi les nouvelles mesures listées ce mercredi, une campagne de rappel sera menée à la rentrée pour une troisième dose, à destination des personnes les plus fragiles.
Professeure de sociologie et anthropologie, spécialiste des Antilles, université Toulouse-Jean-Jaurès, Centre d’étude et de recherche travail, organisation, pouvoir (Certop) et Laboratoire caribéen de sciences sociales
Fort-de-France – Des taux d’incidence « jamais connus » en France depuis le début de l’épidémie de Covid-19, un confinement strict en Martinique et probable en Guadeloupe: la crise sanitaire est « extrêmement grave » aux Antilles où le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu débute mardi une « visite de crise ».
À compter d
Depuis mi-juillet, seules les personnes vaccinées peuvent entrer sur l’île sans motif impérieux et des mesures de confinements étaient déjà en place depuis deux semaines. Peu de touristes étaient donc encore sur place. Mais pour ceux qui avaient décidé de maintenir leur séjour, il va falloir rentrer en métropole. Pas de panique, le préfet ayant indiqué sur Twitter que le retour «pourra s’échelonner sur plusieurs jours, sans date impérative». «Les déplacements depuis ou vers l’aéroport sont autorisés pendant les horaires du couvre-feu», ajoute-t-il.
Miami – Une perturbation cyclonique dans les Caraïbes, notamment dans les Antilles françaises en Guadeloupe et Martinique, menace de devenir la sixième tempête tropicale de la saison des ouragans dans l’Atlantique, a annoncé lundi le Centre national des ouragans (NHC) des Etats-Unis.
Île d’où je viens
La culture de la canne à sucre, adaptée au climat des Antilles et de La Réunion et résiliente aux cyclones, est structurante pour l’économie de ces territoires. Outre la production de sucre, cette culture alimente la production d’électricité, grâce à la combustion de la bagasse, la production de rhum agricole ou traditionnel, et concourt à l’amendement organique des sols avec la vinasse et les résidus de récolte tels que la paille. Dans les trois départements et régions d’outre-mer (DROM) étudiés par la mission1, la filière canne-sucre-rhum-énergie représente 33,9 % de la surface agricole utilisée et 27 700 emplois directs et indirects, soit 4,92 % de la population active.
(Editorial et Billet de Jik An Bout N° 187)
Selon une étude publiée ce vendredi, les personnes non-vaccinées ont douze fois plus de risques d’être hospitalisées en soins critiques par rapport aux personnes vaccinées
Pass sanitaire étendu aux bars, restaurants et à bord des trains pour les longs trajets, vaccination obligatoire pour les personnels des établissements de santé, suspension du contrat de travail… En raison de la circulation inquiétante du variant Delta sur tout le territoire, de nouvelles mesures sanitaires sont mises en place dès le 9 août 2021 pour freiner une reprise forte de l’épidémie de Covid-19.
Le linguiste haïtien Renauld Govain a publié l’an dernier un article de haute voilure, rigoureux et fort bien documenté,
Le 10 mai est la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » depuis 2006.
Avec : Suzy Singa, Catherine Césaire
Une femme seule, drapée dans la nuit. Elle attend. Flamme téméraire sous la pluie sauvage. Ses mots grondent, sa révolte déborde. Elle crie sa blessure à jamais ouverte, dénonce son destin avorté. Convoquant le passé, elle exhume le secret enfoui dans son corps flétri, son fardeau. Comment transcender les blessures de la vie ? Ici une femme attend l’heure de la vengeance. Elle attend l’homme, cette charogne. Elle l’attend avec dans sa main, l’orage et le glaive. Pépite du répertoire théâtral caribéen, le texte puissant et poétique de l’auteur haïtien Guy-Régis Junior résonne avec le mouvement mondial de libération de la parole des femmes, dénonçant harcèlement et violences sexuelles. Il vient clore le triptyque théâtral #Duels2Femmes de la compagnie TRACK, initié en 2016.
Malgré l’aide de plusieurs milliards d’euros alloués par la France , la Guadeloupe et la Martinique restent embourbées dans une situation financière difficile . Le problème numéro 1 des deux îles des Antilles est désormais non pas tant le statut, mais le manque d’argent sonnant et trébuchant, et c’est ce qui entrave le bon fonctionnement de ces deux régions ultramarines . Les collectivités locales sont asphyxiées financièrement et accusent presque toutes des situations budgétaires déficitaires , le CHU est gravement endetté et souffre d’un manque de ressources financières empêchant un fonctionnement optimal , les moyens financiers sont absents pour résoudre la crise de l’eau en Guadeloupe , des transports en Martinique, des déchets et des sargasses, les délais de paiement aux entreprises s’allongent et les impayés flambent dans toutes les strates de l’économie Antillaise … Etc.. Alors le constat étant posé, s’en suivent des saupoudrages d’aides financières diverses qui ont une propension naturelle à ne pas aboutir pour une meilleure régulation du système économique et financier , ainsi le danger d’un endettement pléthorique est bien présent (le TCSP et le Mémorial ‘Act sont devenus entre autres des fardeaux sur le plan financier) et la menace d’une bulle immobilière est prégnante.
Selon l’enquête Virage, dont les derniers résultats ont été rendus publics lundi, un homme sur huit et près d’une femme sur cinq déclarent avoir subi des violences para ou intrafamiliales d’ordre psychologique, physique ou sexuel avant l’âge de 18 ans.
S’il est effectif que l’émission KTKZ (Kolé Tèt, Kolé Zépol, réalisée entre RCI et Pôle emploi) a permis depuis son existence, à quelques individus (jeunes souvent) en galère depuis un certain temps, de décrocher un emploi sur ce marché non officiel des offres d’emplois, il reste cependant que cette émission n’est rien d’autre qu’une forme de loterie, où le gagnant principal est le patronat.
En Martinique et Guadeloupe, la problématique de la dette et des déficits, on connaît déjà à travers la situation financière très dégradée des collectivités locales. Ainsi les deux-tiers des communes des deux îles sont dans une très mauvaise passe financière en raison notamment d’une masse salariale importante qui a augmenté de 14% en trois ans, selon la direction générale des finances publiques . La dette fournisseurs, fiscale et sociale des communes se creuse également, car début 2020 , elle avoisinait les 185 millions d’euros en Guadeloupe et un peu plus de 150 millions d’euros en Martinique .
Dans un appel confié à Mediapart, trente-trois personnalités de la société civile ayant voté pour Emmanuel Macron en 2017 lui demandent le retrait de projets de lois qui font «reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation».
A l’occasion du cinquième anniversaire de l’attentat contre