Roland Sabra

L’éphéméride du 6 mai

Les nazis attaquent et pillent l’Institut de sexologie (Institut für Sexualwissenschaft) le 6 mai 1933

Magnus Hirschfeld, né le 14 mai 1868 à Kolberg et mort le 14 mai 1935 à Nice, est un médecin allemand. Premier à étudier la sexualité humaine sur des bases scientifiques et dans sa globalité (il a fondé l’Institut de sexologie à Berlin), il est l’un des pères fondateurs des mouvements de libération homosexuelle. Hirschfeld a lutté contre la persécution des homosexuels allemands soumis au paragraphe 175.

Débuts
Magnus Hirschfeld est né dans une famille de confession juive et était le fils du médecin Hermann Hirschfeld. De 1888 à 1892, il étudie à Breslau puis à Strasbourg, Munich, Heidelberg et Berlin, où il obtient son doctorat en médecine1. Puis, il ouvre à Magdebourg un cabinet en naturopathie et médecine générale. Deux ans plus tard, il s’installe dans le quartier de Charlottenburg à Berlin.

Comité scientifique-humanitaire
En 1896, Hirschfeld publie sous pseudonyme la brochure intitulée Sappho et Socrate, sur l’amour entre personnes de même sexe.

Le 15 mai 1897, il fonde dans son appartement de Charlottenburg avec l’éditeur Max Spohr, l’avocat Eduard Oberg, l’écrivain Franz Joseph von Bülow (de) et Adolf Brand, venu avec d’autres personnes de la revue Der Eigene, le Comité scientifique-humanitaire (WHK, en allemand : Wissenschaftlich-humanitäres Komitee) dont il prend la direction.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 5 mai

Arrestation de Sacco et Vanzetti le 5 mai 1920

L’affaire Sacco et Vanzetti est le nom d’une controverse judiciaire survenue dans les années 1920 aux États-Unis, concernant les anarchistes d’origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, condamnés à mort et exécutés. Leur culpabilité fut extrêmement controversée aussi bien à l’époque que par la suite, et plusieurs œuvres artistiques leur rendent hommage. Ils sont officiellement absous et réhabilités par le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis le 23 août 1977.

Contexte
Comme en Europe, les années 1919 et 1920 sont difficiles aux États-Unis car il faut reconvertir l’économie de guerre et faire face à l’inflation. La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays. En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violences et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston1.

Dans ce climat social, l’année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes. Les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 3 mai

Victoire du Front Populaire le 3 mai 1936.

Le Front populaire est une coalition de partis de gauche qui gouverna la France de mai 1936 à avril 1938. Il réunissait les trois principaux partis de la gauche : la SFIO, le Parti radical et le Parti communiste (qui soutenait les deux premiers sans participer directement au gouvernement), mais également toute une nébuleuse d’autres mouvements1.

Le gouvernement Léon Blum, premier issu de la nouvelle majorité, fut surtout le premier de la IIIe République dirigé par les socialistes. Il initia plusieurs réformes sociales importantes et constitue encore actuellement une des références incontournables de la mémoire et de l’histoire de la gauche française : les congés payés (15 jours), la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l’établissement des conventions collectives. Il fut suivi de trois autres (deux dirigés par un radical, Camille Chautemps, et un dernier dirigé à nouveau par Léon Blum).

L’assemblée élue lors des élections de mai 1936 demeurera en place jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, malgré l’arrestation de 49 députés communistes en septembre 1939[réf.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 2 mai

La bataille de Cut Knife s’est tenue le 2 mai 1885

La bataille de Cut Knife est une bataille de la Rébellion du Nord-Ouest qui s’est tenue le 2 mai 1885 lorsqu’un groupe de guerriers Cris et Assiniboines fut attaquée par une force composée de la police montée, de miliciens et de soldats canadiens. Les guerriers ont défait les forces canadiennes avec des pertes des deux côtés.
Au printemps de 1885, les Métis vivant en Saskatchewan forment un gouvernement provisoire sous Louis Riel, prenant le contrôle autour de Batoche. À ce moment Riel commença à contacter les Cris et les Assiniboines. Le gouvernement canadien décida d’écraser la rébellion, craignant que les tribus de l’ouest joignent celles-ci. Les Cris sous la direction de Poundmaker allèrent à Battleford pour parler à l’agent des Indiens, Rae. Le but de la visite était d’obtenir de Rae plus de vivres car il y avait une famine et de discuter de la situation. La population de Battleford et plusieurs résidents autour, en apprenant que plusieurs Cris et Assiniboines quittaient leur réserve pour venir à Battleford, eurent peur pour leur sécurité.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 1er mai

Répression policière à l’usine McCormick de Chicago le 1 er mai 1886

Le massacre de Haymarket Square, survenu à Chicago le 4 mai 1886, constitue le point culminant de la lutte pour la journée de huit heures aux États-Unis, et un élément majeur de l’histoire de la fête des travailleurs du 1er mai.

Lire aussi : Premiers « 1er mai », de Chicago à Vallauris — Par Philippe Jérôme —

Rassemblements
Tout commence lors du rassemblement du 1er mai 1886 à l’usine McCormick de Chicago. Il s’intégrait dans la revendication pour la journée de huit heures de travail quotidien, pour laquelle une grève générale mobilisant 340 000 travailleurs avait été lancée. August Spies, militant anarchiste, est le dernier à prendre la parole devant la foule des manifestants.

Au moment où la foule se disperse, 200 policiers font irruption et chargent les ouvriers. Il y a un mort et une dizaine de blessés. Spies rédige alors dans le journal Arbeiter Zeitung un appel à un rassemblement de protestation contre la violence policière, qui se tient le 4 mai. Ce rassemblement se voulait avant tout pacifiste.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 30 avril

30 avril 1902 : première représentation de Pelléas et Mélisande de Claude Debussy

d’après l’œuvre de Maurice Maeterlinck, à l’Opéra-Comique de Paris.

Pelléas et Mélisande est un opéra en cinq actes (12 tableaux) de Claude Debussy, considéré par le compositeur comme un « drame lyrique ».

Le livret est de Maurice Maeterlinck, d’après sa pièce de théâtre homonyme. La première eut lieu le 30 avril 1902 à l’Opéra-Comique à Paris sous la direction d’André Messager.

Lire aussi : Avignon 2019. Un « Pelléas et Mélisande » d’une grande beauté plastique.— Par Roland Sabra —

L’opéra, comme la pièce de Maeterlinck, est une transposition du mythe de Tristan et Yseult : deux jeunes gens sont irrésistiblement amoureux; leur amour est interdit par la présence d’un mari âgé et violemment jaloux et ne peut s’accomplir que dans la mort.

Debussy a déclaré :

« J’ai voulu que l’action ne s’arrêtât jamais, qu’elle fût continue, ininterrompue. La mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes et de la vie. Je n’ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât, par suite d’exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions de mes personnages.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 29 avril

29 avril 1720, jour où les Parisiens tuent plusieurs policiers.
Antoine Siger, maire de Fort-de-France est assassiné le 29 avril 1908

Antoine Siger, né le 14 septembre 1848 à Case-Pilote (Martinique) et mort assassiné le 29 avril 1908 à Fort-de-France (Martinique), est un homme politique français.

À 22 ans, Antoine Siger est reconnu par son père. Il quitte Case-Pilote pour Fort-de-France et devient notaire au François. Homme calme, pondéré, il devient conseiller municipal de Fort-de-France, pendant plus de 30 ans, avant de devenir maire de 1907 à sa mort. Il est membre du Parti radical.

Alors qu’il était contesté par des manifestants, Antoine Siger est tué par un coup de feu tiré de la foule. L’assassin n’a jamais été identifié.

Les conditions de l’assassinat d’Antoine Siger dans la mairie de Fort-de-France sont abordées dans le roman Le cri muet de l’iguane écrit par Daniel Picouly en 2015.

Lire sur France-Antilles :

Assassinat d’Antoine Siger : coup de feu à l’hôtel de ville
Meurtre accidentel ou meurtre avec préméditation (assassinat) ? Le flou n’a jamais été définitivement levé sur cet événement violent de la vie politique particulièrement délétère en Martinique au début du siècle dernier.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 28 avril

Mutinerie du Bounty le 28 avril 1789

La mutinerie du Bounty eut lieu à bord du HMS Bounty, un trois-mâts de la Royal Navy, le 28 avril 1789 dans le Pacifique Sud. Les marins mécontents, menés par le second capitaine Fletcher Christian, prirent le contrôle du navire et abandonnèrent à la dérive sur une chaloupe le capitaine William Bligh et 18 marins qui lui étaient restés loyaux. Les mutins s’installèrent ensuite à Tahiti ou sur l’île Pitcairn tandis que la chaloupe de Bligh réalisa une traversée de plus de 3 500 milles marins (6 500 km) jusqu’aux Indes orientales hollandaises.

Le Bounty avait quitté l’Angleterre en 1787 avec pour mission de collecter des plants d’arbre à pain à Tahiti puis de les transporter dans les Indes occidentales britanniques où ils serviraient de nourriture aux esclaves. Après une traversée de près d’un an, le navire arriva à Tahiti et durant l’escale de cinq mois, les marins profitèrent d’une vie agréable et beaucoup nouèrent des liens avec les indigènes. Cela entraîna une baisse de la discipline et les relations entre l’équipage et Bligh se détériorèrent quand celui-ci infligea des brimades et des châtiments de plus en plus durs.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 27 avril

Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848

Le deuxième décret de l’abolition de l’esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la Deuxième République2. Il a été adopté sous l’impulsion de Victor Schœlcher. L’acte français d’abolition de l’esclavage est le résultat d’un long combat commencé avec la controverse de Valladolid en 1550, poursuivi dans les colonies et en Europe, avec les Sociétés des amis des Noirs particulièrement.

La première abolition de l’esclavage
En France sur le territoire métropolitain
En France, sur le royaume de France continental, l’esclavage est aboli par Louis X en 1315 via l’édit du 3 juillet 1315, qui affirme que selon le droit de nature, chacun doit naître franc et que par tout notre royaume les serviteurs seront amenés à franchise. Suite à cet édit, tout esclave qui pose le pied dans le Royaume est automatiquement affranchi3. Malgré cet édit, Louis XIV autorise en 1671 le commerce triangulaire, permettant aux ports de Bordeaux, Nantes et La Rochelle de pratiquer le commerce d’esclave à destination des colonies4. Cette traite d’esclave ne remettait pas en cause le traité sur l’esclavage en métropole3.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 26 avril

Naissance de Gerty Archimède le 26 avril 1909 à Morne-à-l’Eau
Création du BUMIDOM le 26 avril 1963
Massacre du 26 avril 1963 en Haïti

Le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer, ou Bumidom, fut un organisme public français chargé d’accompagner l’émigration des habitants des départements d’outre-mer vers la France métropolitaine. Fondé en 1963, il disparaît en 1981 pour céder la place à l’Agence nationale pour l’insertion et la protection des travailleurs d’outre-mer (ANT), renommée Agence de l’outre-mer pour la mobilité ou LADOM depuis 1992.

Origines et développement
Le Bumidom a été créé en 1963 par Michel Debré à la suite d’un voyage effectué à La Réunion en 1959 avec le général de Gaulle. Ses statuts sont publiés au Journal officiel de la République française le 7 juin de cette même année1. Ils précisent que « la société a pour objet de contribuer à la solution des problèmes démographiques intéressant les départements d’outre-mer. » Société d’État dotée de la personnalité civile et de l’autonomie financière, le Bumidom est placé sous la tutelle du ministère des DOM-TOM et du ministère de l’Économie2.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 25 avril

Révolution des Œillets le 25 avril 1974

La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais) est le nom donné aux événements d’avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Elle doit son nom à l’œillet rouge que les conjurés portaient à leur boutonnière en signe de ralliement2.

Ce que l’on nomme « révolution » a commencé par un coup d’État organisé par des militaires qui se sont progressivement radicalisés par rejet des guerres coloniales menées par le Portugal. Ce coup d’État, massivement soutenu par le peuple portugais a débouché sur une révolution qui a duré deux ans, marquée par de profondes divisions sur la façon de refonder le Portugal, mais qui, finalement, a profondément changé le visage de celui-ci.

La révolution des Œillets a la particularité de voir des militaires, porteurs d’un projet démocratique (mise en place d’un gouvernement civil, organisation d’élections libres et décolonisation), renverser un régime, sans pour autant instaurer un régime autoritaire.

Cet événement est le début de la démocratisation du sud de l’Europe, celui-ci étant suivi par la chute des dictatures espagnole et grecque.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 24 avril

Claude Levi-Strauss, André Breton, Wifredo Lam sont contraints de faire escale à Fort-de-France le 24 avril 1941
Fin de la conférence de Bandung le 24 avril 1955

Fin avril 1941 le vapeur Capitaine Paul Lemerle arrive enfin dans la baie de Fort-de-France un mois après son départ de Marseille avec à son bord trois cents cinquante intellectuels européens pourchassés par le nazisme triomphant. Le bateau a vingt ans d’âge, poussif il est au deux tiers de sa vie. Il ne dispose que de sept couchettes réparties entre deux cabines. Les passagers s’entassent dans les cales sans air ni lumière sur des lits de fortune, ou ce qui en tient lieu, des grabats plutôt. Qui y-a-t-il parmi cette « racaille » selon les termes employés par la police « collaborationniste » de Marseille ? André Breton, Claude Levi-Strauss, Victor Serge, Anna Seghers, Wifredo Lam, des artistes, des savants, des communistes, des juifs, des anarchistes, des républicains espagnols. Une fondation étasunienne l’ « Emergency Rescue Committee » (ERC) est chargée par son gouvernement de sauver les personnalités intellectuelles menacées par l’hitlérisme qui en échange accepteront d’offrir à la grande Amérique le service de leur savoir.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 23 avril

  • Début de l’expédition militaire qui conduisit à la colonisation de Madagascar le 23 avril 1894
  • Mutinerie sur le Jeanne-d’Arc, ancré à Pointe-à-Pitre, le 23 avril 1943

L’expédition de Madagascar est une intervention militaire qui a conduit à la colonisation de Madagascar par la France. Il y eut en fait deux expéditions, la première en 1881-1882 qui aboutit à la signature d’un protectorat peu appliqué et la seconde en 1894-1895 qui conduira in fine à l’annexion de Madagascar en 1897 après que le général Gallieni eut fini de « pacifier » l’île.

La France sur la scène internationale

Durant ces années, la France est isolée face à la politique de Bismarck, soucieux de lui barrer toute possibilité de revanche. La politique du chancelier de la nouvelle Allemagne est donc l’une des causes qui poussent la France à rechercher des « aventures » outre-mer, comme au Tonkin et à Madagascar.

Les expéditions coloniales sont principalement l’œuvre des républicains arrivés au pouvoir durant les années 1880, avec la dissolution du parti monarchiste. Les expéditions coloniales sont, pour la France, un moyen de rétablir sa place dans le monde, après la perte de l’Alsace-Lorraine lors de la défaite de 1870.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 22 avril

Le Jour de la Terre est créé le 22 avril 1970

Le Jour de la Terre est la plus importante célébration environnementale par la société civile. Célébré le 22 avril, le Jour de la Terre est un événement annuel mondial où plusieurs manifestations qui soutiennent la protection de l’environnement sont effectuées et coordonnées grâce au Earth Day Network

Célébré pour la première fois le 22 avril 1970 sous l’impulsion du sénateur du Wisconsin Gaylord Nelson qui encouragea les étudiants à sensibiliser à l’environnement dans leurs communautés, le Jour de la Terre marque tous les ans l’anniversaire de la naissance du mouvement environnemental le plus important de la planète.

Selon Gaylord Nelson, le nom de Earth Day ou « Jour de la Terre » semblait « évident et logique » et suggéré par de très nombreuses personnes, dont un ami dans les relations publiques, directeur de la publicité New Yorkaise, Julian Koenig (en) en 1969. Année durant laquelle Koenig était dans le comité d’organisation de cet événement et remarqua la même sonorité entre birthday et Earth day puisqu’il fut né un 22 avril, jour sélectionné pour le Jour de la Terre, la connexion semblait naturelle.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 21 avril

Le droit de vote est accordé aux femmes en France le 21 avril 1944

Le 21 avril 1944, le droit de vote est accordé aux femmes en France par une ordonnance (après un amendement du communiste Fernand Grenier) du Comité français de la Libération nationale, signée par Charles de Gaulle depuis Alger. Le droit de vote des femmes est confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française, mais il n’est utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante.
Dès les premières élections, le Parti communiste français, conscient des enjeux que représentent les voix féminines, cherche à contrer l’influence des organisations catholiques en adoptant un discours nouveau en direction des femmes.
1945, trois mois avant les municipales, une femme Josette Guénin, 31 ans, est élue, le 21 janvier, maire de sa commune de Haute Marne (Villars-Montroyer) en remplacement de son mari, mort pour la France le 25 juillet 1944 (registre des délibérations de la commune de Villars-Montroyer). Elle devint ainsi, la première femme maire de France.

→   Lire Plus

Les origines de l’Épiphanie… et de la galette des Rois!

C’est l’Eglise qui institua cette tradition typiquement française. Elle remonte au 13ème siècle (entre 1200 et 1300 ans).
A cette occasion, la galette était partagée en autant de portions que d’invités, plus une part. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge » était donnée au premier pauvre qui passait.

La fève dans la galette des rois remonte au temps des romains.
Au 11ème siècle (entre 1000 et 1100 ans), certains avaient pour habitude de désigner leur chef en cachant une pièce dans un morceau de pain. Une pièce d’argent, une pièce d’or ou bien pour les plus pauvres une fève (haricot blanc). Celui qui la trouvait était alors élu ! Plus tard ce pain fut remplacé par de la brioche.

Lire aussi : Ni trois, ni rois… La véritable histoire des « Rois mages »

Du XVII siècle à 1910 environ, les boulangers avaient coutume d’offrir une galette des Rois à leurs clients. L’usage s’est perdu et la galette est véritablement devenue un produit commercial.
La première fève en porcelaine date des années 1870.

→   Lire Plus

« Un petit déjeuner », texte et m.e.s. François Raffenaud, jeu Aurélie Dalmat

Vendredi 15 novembre à 19h30, à Tropiques Atrium

En 2008, la comédienne martiniquaise Aurélie Dalmat commande à François Raffenaud l’écriture d’un monologue inspiré d’une  très courte pièce d’après « Before breakfast » d’Eugène O’Neill d’Eugène O’Neill. Ce sera Un Petit Déjeuner, spectacle marquant que François mettra pour la troisième fois en scène en juillet 2014 dans le cadre du Festival de Fort de France.
Dans les années 50, aux Antilles.
Un matin, au petit déjeuner, une femme prend la parole. Elle s’adresse, au soleil, au public, à l’univers et surtout à Alfred ; son homme encore couché.Elle ouvre les vannes de sa douleur, de sa rancœur et de leur histoire comme un ultime exutoire face au naufrage de leur vie⋅
Quinze ans auparavant, elle, Marie-Juliette, épousait Alfred De Clairie, le fils du béké de l’habitation d’en haut et lui donnait un fils⋅

« Un petit déjeuner » rend hommage à l’âme créole et à la femme antillaise⋅

Durée de la pièce : 1h25

→   Lire Plus

L’éphéméride du 25 août

Présentation au Salon du Radeau de la Méduse qui suscite un scandale le 25 août 1819

Le Radeau de La Méduse est une peinture à l’huile sur toile, réalisée entre 1818 et 1819 par le peintre et lithographe romantique français Théodore Géricault (1791-1824). Son titre initial, donné par Géricault lors de sa première présentation, est Scène d’un naufrage. Ce tableau, de très grande dimension (491 cm de hauteur et 716 cm de largeur), représente un épisode tragique de l’histoire de la marine coloniale française : le naufrage de la frégate Méduse. Celle-ci est chargée d’acheminer le matériel administratif, les fonctionnaires et les militaires affectés à ce qui deviendra la colonie du Sénégal. Elle s’est échouée le 2 juillet 1816 sur un banc de sable, un obstacle bien connu des navigateurs situé à une soixantaine de kilomètres des côtes de l’actuelle Mauritanie. Au moins 147 personnes se maintiennent à la surface de l’eau sur un radeau de fortune et seuls quinze embarquent le 17 juillet à bord de L’Argus, un bateau venu les secourir. Cinq personnes meurent peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal, après avoir enduré la faim, la déshydratation, la folie et même l’anthropophagie.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 24 août

Début du massacre de la Saint-Barthélémy le 24 août 1572

Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de protestants déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la saint Barthélemy, prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d’une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes et même les mois suivants.

Cet événement des guerres de Religion résulte d’un enchevêtrement complexe de facteurs, aussi bien religieux et politiques que sociaux. Il est la conséquence des déchirements de la noblesse française entre catholiques et protestants, notamment de la vendetta entre la maison de Guise et le clan des Châtillon-Montmorency. Il intervient deux ans après la paix de Saint-Germain, alors que l’amiral de Coligny, chef du parti protestant, a réintégré le conseil royal. Aggravé par la sévère réaction parisienne, catholique et hostile à la politique royale d’apaisement, il reflète également les tensions internationales entre les royaumes de France et d’Espagne, avivées par l’insurrection anti-espagnole aux Pays-Bas.

Faute de sources, les historiens sont longtemps restés partagés sur le rôle exact de la couronne, et la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 25 juin

Début de la bataille de Little Bighorn, remportée par les Amérindiens, le 25 juin 1875

La bataille de Little Bighorn, surnommée aux États-Unis Custer’s Last Stand (« l’ultime résistance de Custer »), et en sioux la bataille de la Greasy Grass, est une bataille qui opposa les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’armée américaine du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux constituée à l’initiative de Sitting Bull.

Elle s’est déroulée les 25 et 26 juin 1876, à proximité de la rivière Little Bighorn (« petit mouflon », un affluent du Bighorn), dans l’est du Territoire du Montana, près de ce qui est aujourd’hui Crow Agency dans l’État du Montana.

C’est l’épisode le plus célèbre de la guerre des Black Hills (aussi connue sous le nom de grande guerre sioux de 1876) qui se solda par une victoire écrasante des Amérindiens menés par les chefs sioux Crazy Horse et Gall et par le chef cheyenne Lame White Man. Custer et 267 de ses hommes périrent dans cette bataille, l’une des plus notoires de l’histoire des États-Unis.

→   Lire Plus

L’éphéméride du 29 février

Le film Autant en emporte le vent remporte 8 trophées à la cérémonie des Oscars le 29 février 1940.

Le 29 février est un jour intercalaire. C’est le 60e jour de l’année du calendrier grégorien et du calendrier julien en cas d’année bissextile.Il y a eu un 29 février en 2000, 2004, 2008, 2012, 2016. Le prochain viendra en 2020, ensuite en 2024, 2028, etc.
Ce jour n’existe que tous les quatre ans (rythme des années bissextiles) du calendrier julien. Dans le calendrier grégorien on exclut en outre les millésimes divisibles par 100 mais non par 400, comme 1700, 1800, 1900 ; ainsi les années 2000 et 2400, divisibles par 400, sont bissextiles, en revanche 2100, 2200 et 2300 ne le seront pas.
Dans le calendrier républicain français, le jour intercalaire ajouté lors des années sextiles ne se situait pas à cette période de l’année, mais à l’automne, lors du jour de la révolution, situé au-delà des cinq journées des sansculottides, soit approximativement le lendemain du 21 septembre.
28 février – 29 février – 1er mars (ou, exceptionnellement, 30 février)

Autant en emporte le vent (Gone with the Wind) est un film américain de Victor Fleming réalisé en 1939, adapté du roman du même nom de Margaret Mitchell paru en 1936.

→   Lire Plus

Carnaval de Martinique : histoire et déroulement

Le carnaval de Martinique se déroule du samedi au mercredi de la semaine des jours gras précédant le carême ; notamment le samedi gras (présentation des reines du carnaval), le lundi gras (défilé des mariages burlesques costumés en travestis), le mardi gras (défilé des diables rouges costumés en rouge) et le mercredi des cendres (défilés en noir et blanc, mort de Vaval).

Dates et programme du carnaval 2024

Histoire

Le carnaval de la Martinique est né de la rencontre des cultures européennes et africaines durant la colonisation. Il a connu son heure de gloire à Saint-Pierre, à la fin du XIXe siècle. La tradition du carnaval se perpétue à Fort-de-France depuis la destruction de Saint-Pierre en 1902 (éruption de la montagne Pelée).

Déroulement

Les manifestations commencent un peu plus tard que dans les deux autres départements français d’Amérique (DFA), généralement après l’Épiphanie, soit mi-février.

→   Lire Plus

Haïti : Le départ du Premier ministre de facto Ariel Henry : nécessaire et incontournable

—Collectif —

Les récents évènements de Carrefour-Feuilles à Port-au-Prince ont fait ressortir, une fois de plus, la collusion entre le pouvoir politique et les gangs armés en Haïti. Après qu’un chef de gang ait annoncé plusieurs semaines à l’avance son intention d’attaquer ce quartier, aucun renfort n’a été envoyé au commissariat local. La population, avec l’aide de certains policiers a résisté tant qu’elle a pu mais des milliers de personnes ont finalement été obligées de quitter leurs domiciles pour échapper aux exactions des brigands. Après leurs méfaits à Carrefour-Feuilles, ces derniers commencent à investir des quartiers avoisinants. Ces évènements confirment, si besoin était, ce que disent les experts depuis bien des mois, sinon des années : l’insécurité en Haïti est d’abord un problème de gouvernance.

Cette situation découle directement de deux catastrophes majeures qui ont frappé le pays au cours de l’année 2010. La première s’est produite en janvier de cette année-là : un puissant séisme a fait près de 300 000 morts, incluant de nombreux fonctionnaires, surtout dans la région de la capitale nationale. Quasiment toutes les institutions gouvernementales se sont effondrées.

→   Lire Plus

« Chronique d’un dialogue difficile » d’ Emmanuel de Reynal

« – Ce que nos ancêtres n’ont pas su faire, faisons-le maintenant ! D’un geste rapide, Marijosé Alie écarte sa jolie mèche blanche et dévoile un regard d’exécution. Ses yeux sont deux balles de fusil pointées sur moi. Elle insiste.
– Le silence ne fait qu’enfler les fantasmes. Ça va péter ! Il est temps de parler, il est temps de s’écouter, de se réconcilier.
– Ah bon ? Nous sommes fâchés ? »

« Chronique d’un dialogue difficile » relate les coulisses d’un projet inédit de dialogue collectif, où s’entrechoquent mille représentations, autant de volontés que de blocages, autant de non-dits que de contradictions idéologiques… Un dialogue compliqué entre les différentes communautés qui composent la société martiniquaise, reflet aussi d’un monde qui se polarise de plus en plus. Ce texte souligne les ambiguïtés et les difficultés quand il s’agit de rompre le silence qui perdure depuis l’abolition de l’esclavage en 1848.

L’AUTEUR : Emmanuel de Reynal
Emmanuel de Reynal est un acteur engagé dans la vie sociale et associative de la Martinique. Il est l’auteur de « Ubuntu, ce que je suis » aux éditions l’Harmattan (2020), de « Recta Linea » (2021), de « Une Minute » (2021) et de « Ti-Prince » (2022) aux éditions du Panthéon.

→   Lire Plus

« Discours sur le colonialisme » par la Cie Moun San Mélé

Vendredi 5 mai à 10h30 au T.A.C.

« La colonisation est la tête de pont de la barbarie d’où, à n’importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation…
Le colonisateur qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête tend objectivement à se transformer lui-même en bête. »
(In Discours sur le Colonialisme)

« A tout réajustement politique, à tout rééquilibrage d’une société, à tout renouvellement des mœurs, il y a toujours un préalable, qui est le préalable culturel. »
(In Discours sur la Négritude)

Aujourd’hui le « Discours sur le colonialisme », mémoire de l’Histoire vu du côté de ceux qui ont subi et souffert de la colonisation peut aussi être entendu comme un cri libérateur et vivifiant pour tous, véritable affirmation de la dignité de l’être humain d’où qu’il vienne dans
son « être au monde » réévaluant le passé, pour construire le futur ensemble.
Dans une forme de spectacle épuré les deux comédiens donnent à entendre pour l’un la parole d’Aimé Césaire et pour l’autre les différents points de vue des figures convoquées par l’auteur dans ce texte.

→   Lire Plus