— Vu par José ALPHA

Le Capitaine Fracasse du Théâtre de l’Esquisse de Toulouse a précipité les martiniquais dès le passage de la porte du petit Théatre Aimé Césaire de Fort de France, dans la frénésie de la comédie de cape et d’épée de Théophile Gautier. Les dix comédiens (quatre femmes et six hommes) dirigés par Carlo Boso sur les tréteaux de la Comédia del arte, jouent, déjouent et rejouent avec panache, pour le bonheur du public autant que pour les colères du « directeur de la troupe indisciplinée », les intrigues, les compromis, les complots, les provocations, les duels, les farces, les amitiés et enfin le mariage des amoureux, sur un rythme décapant qui nous est cher surtout quand il nous fait rire de nous mêmes . Un spectacle conçu comme nous aimons le théâtre solaire des Antilles avec la truculence de ses personnages que nous reconnaissons bien au quotidien, avec ses comiques de situations, de mots, d’intentions et d’espiègleries périlleuses. Le spectacle est rodé et bien huilé, il tourne rond depuis 2001 sur les routes du territoire français ; les comédiens sont en bonne santé pour tenir la scène sans « bwa bandé » durant près de deux heures bourrées d’ astuces et de clins d’œil au cirque, à l’opérette, à la comédie musicale et aussi à la société martiniquaise.






Un petit groupe d’artistes martiniquais aussi prompts à la manifestation qu’à la création tentent depuis une quinzaine de jours de s’opposer au renouvellement de la direction actuelle du CMAC et demandent plus ou moins confusément l’abandon du label « Scène nationale » pour l’établissement. Ils étendent aujourd’hui leurs revendications à la politique du SERMAC et à celle du Théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France. Avec quels arguments ? Et bien tout simplement, en ce qui concerne le CMAC, parce que les exigences (de qualité?) d’un tel label sont beaucoup trop hautes pour les productions martiniquaises ! Du moins pour celles de ces artistes là ! Pour les deux autres structures c’est le manque de place et de financements accordés à leurs prestations qui est en cause.
Madame, Monsieur,


Début 2012, publication du dernier ouvrage de Gérard Lockel, véritable livre testament et guide de lecture pour comprendre l’univers du gwoka et déchiffrer les clés et les paradoxes du gwoka moderne. Génie autodidacte non reconnu au plan local mais dont l’œuvre autorise à le classer dans le gotha mondial des musiciens qui ont apporté quelque chose de nouveau à la musique, Gérard Lockel est un trésor humain vivant, poursuivant encore aujourd’hui ses offrandes de contribution à la constitution de la musique guadeloupéenne.


— par Scarlett JESUS. —


