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L’Education nationale interdit l’utilisation de l’écriture inclusive

Paris – Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a officiellement proscrit l’utilisation de l’écriture inclusive via une circulaire, expliquant que sa « complexité » et son « instabilité » constituent des « obstacles à l’acquisition de la langue comme de la lecture ».

Cette circulaire publiée jeudi au Bulletin officiel, pour une application dans les écoles et les rangs du ministère, rappelle qu’il « convient de proscrire le recours à l’écriture dite inclusive qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d’un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique« . 

Lire sur Madinin’Art les articles consacrés à l’écriture inclusive

Interrogé devant la commission de l’éducation de l’Assemblée nationale jeudi soir, Jean-Michel Blanquer a estimé qu’il « y a un risque énorme avec le point médian quant à la transmission du français« .  

Selon cette circulaire, « l’écriture inclusive modifie le respect des règles d’accord usuelles attendues dans le cadre des programmes d’enseignement« .  

Dans le JDD dimanche déjà, Jean-Michel Blanquer avançait, comme le fait ce texte, que « mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques« .

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A l’université, une guerre de tranchées autour des questions de race, de genre ou d’écriture inclusive

Quelques centaines d’universitaires réunis dans le collectif Vigilance Universités, ou le récent « Observatoire du décolonialisme », multiplient tribunes et critiques contre certaines études en sciences humaines et sociales.

— Par Samuel Laurent —

« Je suis encore un peu sous le choc. » Nahema Hanafi, maîtresse de conférences en histoire moderne à l’université d’Angers, ne s’est toujours pas remise de la déferlante de haine qu’elle a reçue sur les réseaux sociaux, à la suite de la publication dans Le Point, début février, d’une tribune fustigeant violemment son ouvrage, L’Arnaque à la nigériane. Spams, rapports postcoloniaux et banditisme social (Editions Anacharsis, 2020). Dans ce livre, la chercheuse analyse les discours des « brouteurs », ces cyberescrocs africains qui se font passer pour d’accortes jeunes femmes dans le but de soutirer de l’argent à des Occidentaux crédules. Ces truands, explique-t-elle au terme d’une étude de terrain, « ont un discours décolonial ; ils expliquent qu’ils “volent aux Blancs” pour réparer les dommages de la colonisation ».

Mais pour l’auteur de la tribune dans Le Point, Hubert Heckmann, maître de conférences en littérature du Moyen Age à Rouen et membre d’un récent Observatoire du décolonialisme, son ouvrage fait « l’éloge d’un système criminel » et tombe dans « la grille de lecture décoloniale [qui] inverse les rapports entre victimes et coupables ».

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Écriture inclusive : n’en déplaise aux linguistes, la langue appartient vraiment à tout le monde

—Par Bérengère Viennot —

Traductrice, rédactrice et correctrice, répond à Éliane Viennot qui estime que la linguistique n’appartient qu’aux experts et les débats sur l’écriture inclusive avec.

Marianne a publié le 18 septembre dernier une tribune rédigée par les linguistes Yana Grinshpun, Franck Neveu, François Rastier, Jean Szlamowicz et signée par une tripotée de leurs collègues plus ou moins médiatisés. Cette tribune réfute la thèse ardemment défendue par les partisans de l’écriture inclusive selon laquelle la langue telle que nous l’utilisons aujourd’hui est intrinsèquement sexiste.

Indignée que ces gens « s’affichent comme linguistes », Éliane Viennot, égérie des partisans de l’écriture inclusive en général et du point médian en particulier, a publié aussi sec une riposte sur le site Slate.fr visant à les décrédibiliser. Comme elle l’a asséné dans une tribune répondant à la mienne l’année dernière (oui, ça fait beaucoup de tribunes) je ne fais pas partie de la catégorie des linguistes puisque je ne suis qu’une « praticienne ». En effet, en tant que traductrice, essayiste, journaliste, professeur de traduction, de compétences rédactionnelles et de révision, j’ai les mains dans les mots, jusqu’aux coudes, jusqu’à la glotte, jusqu’au cortex, tous les jours de ma vie et une bonne partie de mes nuits.

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Une « écriture excluante » qui « s’impose par la propagande » : 32 linguistes listent les défauts de l’écriture inclusive

Tribune collective

Liste des signataires disponible à la fin du texte.

« Outre ses défauts fonctionnels, l’écriture inclusive pose des problèmes à ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et, en réalité, à tous les francophones soudain privés de règles et livrés à un arbitraire moral. » Bien que favorables à la féminisation de la langue, plusieurs linguistes estiment l’écriture inclusive profondément problématique.

Présentée par ses promoteurs comme un progrès social, l’écriture inclusive n’a paradoxalement guère été abordée sur le plan scientifique, la linguistique se tenant en retrait des débats médiatiques. Derrière le souci d’une représentation équitable des femmes et des hommes dans le discours, l’inclusivisme désire cependant imposer des pratiques relevant d’un militantisme ostentatoire sans autre effet social que de produire des clivages inédits. Rappelons une évidence : la langue est à tout le monde.

Les défauts de l’écriture inclusive

Les inclusivistes partent du postulat suivant : la langue aurait été « masculinisée » par des grammairiens durant des siècles et il faudrait donc remédier à l’ »invisibilisation » de la femme dans la langue. C’est une conception inédite de l’histoire des langues supposant une langue originelle « pure » que la gent masculine aurait pervertie, comme si les langues étaient sciemment élaborées par les locuteurs.

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Édouard Philippe bannit l’écriture inclusive des textes officiels

Dans une circulaire à paraître mercredi, le Premier ministre demande à ses ministres de ne pas utiliser cette écriture visant à promouvoir l’égalité homme-femme mais controversée.

Edouard Philippe donne consigne à ses ministres de bannir des textes officiels l’écriture dite « inclusive », règle controversée d’élargissement du féminin dans la langue française, qui suscite un vif débat ces derniers mois en France.

« Je vous invite, en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive », écrit le chef du gouvernement, dans cette circulaire à paraître mercredi dans ce même JO.

L’écriture inclusive consiste à inclure le féminin, entrecoupé de point-médians, dans les noms. Le débat est devenu politique après la parution, aux Editions Hatier, d’un manuel utilisant cette écriture, destiné aux élèves de CE 2 pour la prochaine rentrée. On peut ainsi y lire : « Grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche. »

« Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l’Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme », justifie Edouard Philippe dans la circulaire.

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L’écriture inclusive : « N’ayons pas peur d’une mesure de progrès »

Dans une tribune au « Monde », deux membres du Haut Conseil à l’égalité rappellent que la primauté accordée au masculin au XVIIIe siècle n’est pas une loi d’airain et que le langage joue un rôle  

Tribune. Il y a deux ans, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes rendait public son « Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe », dit « Guide EgaCom », proposant dix recommandations pour une communication égalitaire, que ce soit dans les écrits, les images ou les événements publics. Ce guide fait notamment la promotion de l’écriture dite inclusive. Nous constatons avec satisfaction le chemin parcouru depuis 2015 dans la prise de conscience sur ce sujet, aussi bien de la part des pouvoirs publics et des médias que de l’opinion publique. Le contexte actuel de débats sur le sujet nous semble opportun pour montrer en quoi l’écriture inclusive est un outil de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Lire aussi :   Alain Bentolila : « Ce n’est pas avec l’écriture inclusive que l’on fera reculer la discrimination sexuelle »

Parce que la langue a toujours évolué et continuera de le faire.

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Langue française et domination sexiste. Faut-il encourager l’écriture inclusive ?

Retour sur un débat loin d’être clos

Rappel des faits L’écriture inclusive, ensemble de procédés visant à féminiser certains aspects de la langue française, fait débat dans la sphère publique.

Un des derniers bastions de la domination masculine par Éliane Viennot, Professeure émérite de littérature française et Raphaël Haddad, Docteur en sciences de l’information et de la communication.

Polémiques autour de la publication d’un manuel scolaire par les éditions Hatier, fable de La Fontaine parodiée, prises de position sarcastiques : l’écriture inclusive a fait cette semaine irruption dans la controverse publique. Si le débat est évidemment souhaitable, les formes exaltées qu’il a prises dans certains médias (où les « contre » ont souvent abusé d’anathèmes et chargé des moulins à vent) ne l’ont guère éclairé.

Commençons donc par une définition : l’écriture inclusive désigne l’ensemble des attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égale représentation des femmes et des hommes dans la langue écrite, attentions qu’on retrouve évidemment pour partie dans la langue orale. Le langage est en effet ce par quoi les mentalités se structurent et il est illusoire de penser qu’elles pourraient changer, faire advenir l’égalité des sexes en continuant d’être formatées par des usages linguistiques qui ne cessent de réaffirmer la primauté d’un genre sur l’autre.

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À propos de l’écriture inclusive

Déclaratipon de l’Académie Française sur l’écriture dite « inclusive » adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

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L’adoption internationale, un ouvrage de Joohee Bourgain

Reconsidérer l’adoption du point de vue des adopté·es

Une analyse du système de l’adoption internationale, pour en finir avec une série de mythes qui en déguisent la véritable nature coloniale
À quoi pensez-vous quand vous entendez « adoption internationale »: à un acte d’amour, un geste qui sauve un·e orphelin·e ?
Joohee Bourgain analyse les pratiques et les enjeux de l’adoption internationale dans une perspective antiraciste, anticapitaliste et décoloniale. À partir d’une critique des rapports asymétriques de pouvoir entre le Nord et le Sud, l’autrice déconstruit un par un les mythes qui entourent l’adoption – le mythe de l’abandon, de l’orphelin·e misérable, ou de l’adoption comme acte non-raciste, pour ne citer qu’eux. Car si cette mythologie n’est jamais questionnée, n’est-ce pas parce que l’on entend rarement les personnes adoptées s’exprimer sur ce sujet ?
L’autrice témoigne à partir de sa propre expérience d’adoptée sud-coréenne, fait le lien avec le vécu d’autres minorités, et appelle à la politisation pour que la prise de conscience individuelle soit suivie d’une organisation collective.

Joohee Bourgain, enseignante dans le secondaire, est également très militante.
Persuadée de la nécessité de rendre visible un discours critique sur l’adoption internationale et de reconsidérer l’adoption du point de vue des adopté·es, elle souhaite par ce livre libérer la parole et porter ce sujet dans le débat public.

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« J’ai le droit d’avoir plusieurs amoureux-euses » : le Planning familial champion du « et en même temps »

— Par Par  —

Le Planning familial est au travail. Cette semaine, l’association publiait ce visuel sur sa page Facebook : « J’ai le droit d’avoir plusieurs amoureux-euses ». En cause, ces ignobles contes qu’on lit aux enfants et « qui finissent par la princesse épousant le prince » qui « vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Évidemment, le visuel est rédigé en écriture inclusive. Parce qu’on s’adresse à des enfants et qu’on doit les initier très tôt à une orthographe progressiste.

C’est donc cela aussi, le Progrès. Mettre sur le même plan le « droit à jouer dans la cour de récré » et celui d’avoir plusieurs amoureux ou amoureuses, ou les deux à la fois. On ne savait pas que le premier d’entre eux était foulé aux pieds dans nos écoles. À moins que ce ne soit une allusion aux immondes parties de football où les garçons occuperaient la partie centrale de la cour rejetant les filles à la périphérie. C’est ce que nous expliquent les nouvelles mairies EELV qui souhaitent « dégenrer » les cours de récréation, oubliant au passage que le football concerne de plus en plus de petites filles et s’embourbant dans les stéréotypes qu’ils pensaient déconstruire.

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« Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait », un film d’ Emmanuel Mouret

Avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne
/ 2h 02min / Drame, Romance, Comédie
Nationalité Français

🙂 😆 

Prix Lumières 2021

Synopsis :
Le film fait partie de la Sélection Officielle de Cannes 2020.
Daphné, enceinte de trois mois, est en vacances à la campagne avec son compagnon François. Il doit s’absenter pour son travail et elle se retrouve seule pour accueillir Maxime, son cousin qu’elle n’avait jamais rencontré. Pendant quatre jours, tandis qu’ils attendent le retour de François, Daphné et Maxime font petit à petit connaissance et se confient des récits de plus en plus intimes sur leurs histoires d’amour présentes et passées…

La Presse en parle :
Bande à part par Anne-Claire Cieutat
Dans ce délectable chassé-croisé amoureux, le cinéaste Emmanuel Mouret fait de la parole le terrain du cinéma d’où naissent vertige et charme dans un même élan conjoint.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Emmanuel Mouret filme la valse-hésitation de sentiments, la ronde vertigineuse des amours, dans un marivaudage rohmérien, exquis et délicat.

La Voix du Nord par Christophe Caron
Pour son dixième long-métrage, honoré d’un label Sélection officielle Cannes 2020, Mouret signe un film-gigogne d’une étonnante fluidité, à la fois ludique et bouleversant, qui s’interroge sur les règles régissant l’amour et le plaisir.

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Une contre-histoire de l’art est possible

— Par Joseph Confavreux —

Pouvons-nous trouver dans les œuvres d’art et dans certaines productions esthétiques un relais à nos désirs politiques ? C’est à cette question à la fois ancienne et actuelle que tente de répondre la galeriste Isabelle Alfonsi, dans son ouvrage Pour une esthétique de l’émancipation.

Dans un contexte où l’art contemporain a été largement digéré par l’industrie du luxe et où les artistes sont, pour la plupart, devenus des produits spéculatifs défiscalisés que s’arrachent les plus grandes fortunes du monde, reposer la question des liens entre art et politique est nécessaire. C’est ce à quoi s’attelle la galeriste Isabelle Alfonsi dans son livre Pour une esthétique de l’émancipation, publié par les éditions B42.

Ce livre écrit en écriture inclusive donnera de l’urticaire à la galaxie néoréactionnaire, qui n’aime rien tant que brocarder l’art contemporain, puisqu’il prétend défendre un « art queer » et « complexifier le grand récit de l’Histoire blanche, hétéronormative, validiste et bourgeoise ». Mais il devrait aussi bousculer les artistes, les collectionneurs ou les visiteurs de musée qui se contentent d’une création artistique neutralisée, décorative et homogène.

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Ce que la psychanalyse nous apprend de la pensée « décoloniale » et « intersectionnelle »

— Par Sabine Prokhoris —

Psychanalyste et philosophe, elle est l’auteur notamment de Au bon plaisir des « docteurs graves » – À Propos de Judith Butler (Puf, 2017)

Sabine Prokhoris revient sur la polémique qui a opposé des psychanalystes sur la pensée « décoloniale ». Pour elle, cette mouvance mène à une impasse identitaire.

Une vive controverse a opposé ces dernières semaines, par tribunes interposées, un collectif de psychanalystes, et « plus de 150 psys et intellectuels » au sujet de la mouvance intellectuelle dite « décoloniale », et des formes d’analyse militantes qui se revendiquent de l’intersectionnalité. Ces dernières, qui ambitionnent de décrire « l’intersection de genre, de culture, d’ethnicité, de classe », et d’examiner « le croisement des rapports de domination sans les hiérarchiser » (selon l’argument du colloque « Psychanalyse, études de genre, études postcoloniales » organisé en décembre 2018 à Paris VII par certains des signataires de la réponse au collectif psy), semblent néanmoins subordonner l’ensemble de ces rapports à la question de la « colonialité ». Cela à travers une attaque en règle de « l’universalisme abstrait » , dont le dessein hégémonique doit être « déconstruit » – et combattu.

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Contre les identités

— Par Laurent Dubreuil —


Nous étions bien abusés. Je ne suis détrompé que d’hier. Jusque-là, nous pensions que la politique avait pour objet le bien commun, la liberté individuelle ou collective, l’exercice du pouvoir, la conservation de la société, les formes de la citoyenneté, l’encadrement de l’exploitation, la protection contre la barbarie, voire la nation, l’ordre, le profit, le salut d’un peuple, les institutions, ou la révolution. Nous en débattions depuis quelques millénaires, souvent avec emportement. Des rébellions, des révoltes, des guerres étaient provoquées par ces puissants désaccords. Or il apparaît que nous faisions erreur. L’affaire ultime de la politique serait l’identité, qui, s’inscrivant en nos vies, régirait nos discours, nos fantaisies, nos lois et nos gouvernements. Il y a des identités, elles agissent à travers nous. Les oublier, les nier, les relativiser ou les reléguer signalerait la typique vilenie de cette identité-ci (sans doute majoritaire), qui cherche à faire taire les subalternes.

Lire : Laurent Dubreuil « La dictature des identités » Collection Le Débat, Gallimard

La politique d’identité se dit le parachèvement vrai de toutes les politiques : elle excave le principe de l’existence en commun, elle ordonne les diverses strates du public et du privé.

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Eliane Viennot: «La langue française n’est pas misogyne»

—Par Alice Develey —

INTERVIEW – La féminisation des noms de métiers et l’écriture inclusive ont révélé des tensions au sein de la langue française. La linguiste Eliane Viennot explique que le masculin ne l’a pas toujours emporté sur le féminin. Elle cite Racine, Montaigne et Mme de Sévigné.

L’écriture inclusive que beaucoup, comme l’Académie française, décrivent comme un «péril mortel pour la langue», a ses défenseurs. La professeure de littérature de la Renaissance et historienne, Eliane Viennot, en fait partie. Selon elle, la langue française traduit une inégalité existante alors même «qu’elle est équipée pour dire l’égalité». Elle explique au Figaro pourquoi il est nécessaire de remettre en question la règle du masculin qui l’emporte sur le féminin et précise que l’État est tout à fait légitime pour trancher les querelles linguistiques.

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L’appel de 440 historiennes françaises : « Mettons fin à la domination masculine en histoire »

Avant les Rendez-vous de l’histoire de Blois (du 10 au 14 octobre), un collectif d’historiennes déplore le manque persistant de parité au sein de leur discipline.

Tribune. Comme chaque année, la communauté historienne inaugure son salon du livre. Les Rendez-vous de l’histoire de Blois sont d’abord, comme le dit le dépliant, une « gigantesque librairie » d’histoire où se pressent des centaines d’éditeurs et d’auteurs venus rencontrer leurs lecteurs. D’année en année, cette manifestation s’est imposée comme le moment de visibilité unique donné à la production et à la recherche historiques, avec ses stars, ses invités, ses évités, ses dîners, ses conférences à guichets fermés.

Autant le dire d’emblée : si nous n’employons pas l’écriture inclusive, c’est qu’au fond elle est peu nécessaire ici. La visibilité du livre d’histoire n’est que marginalement celle des historiennes, à l’image du visage flouté de Mona Lisa sur l’affiche du festival. Alors c’est vrai, beaucoup de chemin a été parcouru, grâce aux collègues qui nous ont précédées : la parité progresse au sein des manifestations, des commissions préparatoires et des jurys.

L’association Mnémosyne, qui milite pour l’histoire des femmes et du genre, a obtenu pour la première fois en 2010 de pouvoir organiser une table ronde.

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Ne chargez pas ma langue d’indigeste !

— Par Patrick Mathelié-Guinlet

Vive le subjonctif
et l’accent circonflexe !

Lorsqu’un chapeau n’a pas couvert
sa tête, le Français s’enrhume en hiver…

Et pour la bonne alchimie de l’orthographe,
basique doit demeurer son ph !

Tant pis si des féministes frustrées s’en vexent
mais j’emmerde ce charabia inclusif
et pour moi c’est certain,
du moins dans l’écriture,
n’en déplaise aux esprits chagrins
avec tout le respect dû au deuxième sexe,
à Beauvoir, a beau faire
des mains et des pieds, au cœur de mes vers
où avoir un peu de style je me figure,
l’emportera toujours le masculin…

Que ce qui n’est qu’une simple convention arbitraire
par seul souci d’élégance perdure !

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Sciences sociales: nouveautés du 18 octobre 2020

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

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Sciences sociales : nouveautés du 22 décembre 2019

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

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Parutions : nouveautés du 25 août 2019

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

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Très belle soirée d’ouverture du Biguine Jazz Festival : entre tradition et innovation

— Par Roland Sabra —

La salle était pleine à craquer, rarement une soirée d’ouverture du Biguine Jazz Festival a réuni autant de monde. Déjà sur la route, il était possible de se rendre compte de l’affluence : plus d’une heure pour faire le trajet entre Fort-de-France et la Pointe du Bout. Il ne fallait pas avoir raté la navette de 19h !

C’est Chris Combette qui ouvre la soirée après avoir rendu un hommage appuyé au fondateur du Festival, Christian Boutant dont il rappelle le soutien déterminant dans l’attribution du Prix de la Sacem en 1996 pour sa chanson Lè Siel Si Ba qui marquera un tournant important dans sa carrière.

Il est solidement soutenu par une guitare solo ( Eric Bonheur), une basse (Patrick Plénet), une batterie (Eric Valérius) et une percussion (Georges Mac). Très vite le public va constater les limites de l’acoustique de la tente posée dans les jardins de l’hôtel Bakoua. Mais cela, somme toute, a peu d’importance tant l’enthousiasme de Chris Combette et l’énergie déployée sur le podium sont communicatifs. Il prend le public par l’oreille et lui rappelle quelques rêves de l’enfance, une nostalgie de l’âge adulte, des tranches de vie de ces petites gens qui font l’histoire, dans une traversée de rythmes caribéens qui,s’ils puisent leurs racines du coté de l’île de Gorée, se sont nourris des douleurs incommensurables de la déportation mais aussi des joies et des plaisirs d être toujours vivant.

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Parutions : nouveautés du 2 juin 2019

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

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Parutions : nouveautés du 13 janvier 2019

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Adolescebat autem obstinatum propositum erga haec et similia multa scrutanda, stimulos admovente regina, quae abrupte mariti fortunas trudebat in exitium praeceps, cum eum potius lenitate feminea ad veritatis humanitatisque viam reducere utilia suadendo deberet, ut in Gordianorum actibus factitasse Maximini truculenti illius imperatoris rettulimus coniugem.

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Cognitis enim pilatorum caesorumque funeribus nemo deinde ad has stationes appulit navem, sed ut Scironis praerupta letalia declinantes litoribus Cypriis contigui navigabant, quae Isauriae scopulis sunt controversa.

Huic Arabia est conserta, ex alio latere Nabataeis contigua; opima varietate conmerciorum castrisque oppleta validis et castellis, quae ad repellendos gentium vicinarum excursus sollicitudo pervigil veterum per oportunos saltus erexit et cautos. haec quoque civitates habet inter oppida quaedam ingentes Bostram et Gerasam atque Philadelphiam murorum firmitate cautissimas.

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Parutions : nouveautés du 06 janvier 2019

 

Les sciences sociales étudient l’humanité, de ses origines (paléoanthropologie) à sa psyché, en passant par ses aspects culturels et singuliers.
Les sciences sociales sont un ensemble de disciplines académiques ayant en commun l’étude du social humain, et des interactions sociales entre les individus, les groupes et leurs environnements. Selon les approches, elles peuvent tendre plus vers les sciences naturelles et cognitives, ou au contraire, vers la philosophie ou les lettres.

Elles comprennent plusieurs disciplines dont la sociologie, la psychologie, l’économie, la démographie, la géographie, la science politique, l’histoire, l’anthropologie, l’ethnologie, l’ethnographie, les sciences studies, la sexologie les études de genre, ou encore la criminologie et la linguistique.

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Adolescebat autem obstinatum propositum erga haec et similia multa scrutanda, stimulos admovente regina, quae abrupte mariti fortunas trudebat in exitium praeceps, cum eum potius lenitate feminea ad veritatis humanitatisque viam reducere utilia suadendo deberet, ut in Gordianorum actibus factitasse Maximini truculenti illius imperatoris rettulimus coniugem.

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Parutions : nouveautés du 28 octobre 2018

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Adolescebat autem obstinatum propositum erga haec et similia multa scrutanda, stimulos admovente regina, quae abrupte mariti fortunas trudebat in exitium praeceps, cum eum potius lenitate feminea ad veritatis humanitatisque viam reducere utilia suadendo deberet, ut in Gordianorum actibus factitasse Maximini truculenti illius imperatoris rettulimus coniugem.

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Cognitis enim pilatorum caesorumque funeribus nemo deinde ad has stationes appulit navem, sed ut Scironis praerupta letalia declinantes litoribus Cypriis contigui navigabant, quae Isauriae scopulis sunt controversa.

Huic Arabia est conserta, ex alio latere Nabataeis contigua; opima varietate conmerciorum castrisque oppleta validis et castellis, quae ad repellendos gentium vicinarum excursus sollicitudo pervigil veterum per oportunos saltus erexit et cautos. haec quoque civitates habet inter oppida quaedam ingentes Bostram et Gerasam atque Philadelphiam murorum firmitate cautissimas.

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