« J’ai le droit d’avoir plusieurs amoureux-euses » : le Planning familial champion du « et en même temps »

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Le Planning familial est au travail. Cette semaine, l’association publiait ce visuel sur sa page Facebook : « J’ai le droit d’avoir plusieurs amoureux-euses ». En cause, ces ignobles contes qu’on lit aux enfants et « qui finissent par la princesse épousant le prince » qui « vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Évidemment, le visuel est rédigé en écriture inclusive. Parce qu’on s’adresse à des enfants et qu’on doit les initier très tôt à une orthographe progressiste.

C’est donc cela aussi, le Progrès. Mettre sur le même plan le « droit à jouer dans la cour de récré » et celui d’avoir plusieurs amoureux ou amoureuses, ou les deux à la fois. On ne savait pas que le premier d’entre eux était foulé aux pieds dans nos écoles. À moins que ce ne soit une allusion aux immondes parties de football où les garçons occuperaient la partie centrale de la cour rejetant les filles à la périphérie. C’est ce que nous expliquent les nouvelles mairies EELV qui souhaitent « dégenrer » les cours de récréation, oubliant au passage que le football concerne de plus en plus de petites filles et s’embourbant dans les stéréotypes qu’ils pensaient déconstruire. Mais cela ne suffit donc pas. Le Planning familial vise haut et fort. Le droit à ne pas se contenter d’un seul amoureux est le nouveau combat. La monogamie, cette plaie des temps modernes. Et que vive le « polyamour » !

Le Planning familial vise haut et fort

Il n’est pas question ici de faire preuve de pudibonderie. Mais puisque l’objectif du Planning familial est d’obtenir des conventions avec les établissements scolaires pour dispenser aux élèves les heures d’éducation à la sexualité prévues par la loi, il n’est pas inutile de s’interroger sur leurs motivations. Reconnaissons que cette allusion aux contes de fées, dont des parents irresponsables abreuveraient leurs pauvres enfants, et cette volonté de déculpabiliser les enfants sur la possibilité de vivre plusieurs histoires d’amour successivement et/ou en même temps, interrogent.

Que cache cette mièvrerie ?

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