Altruisme et paternalisme, disponibilité désintéressée contre mesquinerie prédatrice…

— Par Camille Loty Malebranche —

Si l’on me demandait quelle est la face la plus hideuse, la plus sale de l’égoïsme ? Je répondrais sans la moindre hésitation que c’est le paternalisme, cette facticité du bienfaiteur narcissique en mal de règne pour l’assouvissement pathologique et pathogène des noirceurs de son ego, et donc toujours en quête de pouvoir aux dépens du destinataire de ses « bienfaits » piégés. De fait, le favori d’un paternaliste est une proie ciblée et perçue comme vulgaire favorisé par celui-ci qui, quels que puissent être les mérites du destinataire dudit bienfait, ne vise qu’à en faire sa chose par toutes les platitudes et les ruses de la réification de l’homme par l’homme. Le paternalisme est le bas-fond le plus sombre, le plus abyssal du mensonge mesquin et de l’hypocrisie narcissique que cultive un manipulateur singeant l’altruisme pour mieux dévorer son semblable.

L’altruisme, quant à lui, se reconnaît par le refus de tout rapport rapproché avec le bénéficiaire du bienfait qu’il fait. L’altruiste considère que le bien est un dû à l’humanité et une manière d’accomplir la sienne comme espace de valeurs spirituelles et morales, ces seules voies véritables de l’entéléchie humaine.

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