— Propos recueillis par Matilde dos Santos Ferreira, critique d’art et curateur indépendant —
Série d’entretiens avec les créateurs des œuvres du jardin des sculptures. Michel Rovelas a répondu par écrit le 26 juin 2019 au court questionnaire que j’avais envoyé par mail.
MDS : Michel Rovelas en cinq dates. Quels sont pour vous les événements et/ou rencontres qui ont le plus impacté votre destinée ou votre œuvre ?
MR : Compte tenu de l’urgence avec laquelle vous m’invitez à répondre à votre questionnaire, je n’apporterai, que des réponses qui déterminent à mes yeux un champ direct de significations lequel interagit avec la genèse de mon travail de sculpteur et de peintre.
Des bébés surgissent régulièrement dans le monde. Aussitôt, ils commencent à apprendre le monde.
Celui qui réussit à devenir peintre ou sculpteur est celui qui « en donnant son corps au monde transforme le monde en peinture ou sculpture ». Pour comprendre la vie il faut s’ouvrir au monde qui s’offre à vous. Si ce que vous donnez est juste et fondé, vous avez une chance de recevoir.
L’essence de la réalité et celle de l’art sont une seule et même chose.<p> Lire Plus



Pour donner continuité à la série d’entretiens avec les créateurs des œuvres du jardin des sculptures de la Fondation Clément, j’ai envoyé en juin 2019 mon court questionnaire à Christian Lapie qui a préféré répondre au téléphone, lors d’une conversation qui m’a enchanté par la bienveillance et sincérité qu’il dégage. Son œuvre est une de celles dont la présence dans le parc est pour moi la plus cohérente avec le site, par le matériau, la taille, le sens aussi.
Culture et Patrimoine, avec La Fondation Clément, le Mémorial de la catastrophe de 1902 / Musée Frank A. Perret, l’Habitation Clément
Le travail de Julie Bessard montre une puissante gestuelle, une sorte de rythme organique intérieurement éprouvé qui n’est pas de l’ordre de la figuration, mais est un pur produit d’un effet visuel et émotionnel.
Après l’exposition tirée du fonds de l’entreprise Renault, présentant quelques grands noms des arts plastiques du XXe siècle, la Fondation Clément a eu l’excellente idée de réunir trente-cinq artistes martiniquais toujours actifs dans une exposition collective intitulée Pictural. « Pictural » comme peinture, même si l’on n’est pas surpris de trouver des exceptions au châssis rectangulaire habituel, tant les frontières entre peinture, sculpture, installation se sont désormais estompées.
— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —





Les expositions organisées par la Fondation Clément, dans le cadre de l’habitation éponyme, offrent pour la Martinique un réel intérêt, qu’elles nous plongent au sein de l’univers caribéen, ou qu’elles nous apportent des nouvelles de l’au-delà des mers. La dernière en date, conçue en collaboration avec la Fondation Dapper, sera visible jusqu’au 6 mai 2018. Intitulée AFRIQUES, artistes d’hier et d’aujourd’hui, cette présentation des Arts anciens et de l’Art contemporain, qui occupe de belle et judicieuse façon toutes les salles du musée, du masque le plus traditionnel à la toile la plus novatrice, ne déroge pas à la règle. Et le catalogue de l’exposition, qui a pour préface un texte de Patrick Chamoiseau, Rencontres avec l’Afrique – De l’Absolu à la Trace, est aussi un superbe ouvrage, qui combine reproductions de qualité et analyses pertinentes.
Sa peinture et/est sa vie. Difficile de démêler l’une de l’autre. Et pourquoi le ferait-on ? L’œuvre d’un artiste ne s’explique pas par la biographie du créateur. Et pourtant puisque l’une ne va pas sans l’autre, elles dialoguent, s’apostrophent, se confondent, se font l’amour.
— Dossier de presse —
Conférence de Michel Rovélas
L’exposition
— Par Alfred Alexandre —